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Clément Baude (Traducteur)
EAN : 9782072845109
400 pages
Éditeur : Gallimard (11/03/2021)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Lark et Robin sont demi-sœurs, profondément di érentes et pourtant très liées. Tandis que Lark, l’aînée, est réservée et studieuse, Robin a un tempérament farouche et artistique a rmé. Elles sont élevées à Montréal par une mère célibataire distante chérissant plus que tout sa propre indépendance. Le lien entre les deux sœurs n’en est que renforcé. Lark excelle dans ses études et développe un intérêt pour le cinéma et l’art du montage en particulier ; Robin quant à e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Selias
  09 avril 2021
Copies non conformes : c est l'histoire de deux soeurs très différentes .Au début, l'aînée, Lark a joué le rôle de mère de substitution auprès de sa petite soeur Robin, leur mère étant affectivement incapable de remplir son rôle. Les deux soeurs sont très proches l'une de l'autre, mais ont des caractères différents. En grandissant, leurs intérêts intellectuels divergent et vont leur faire prendre de la distance. Lark passionnée de films documentaires devient monteuse, Robin, musicienne, commence des études de piano, puis abandonne tout brutalement et ne donne plus signe de vie. Robin réapparaît sans explication, amaigrie. Les relations entre les deux soeurs se distendent, Robin s'est refermée sur elle-même et devient secrète.
Lark va vivre sa passion de monteuse, avec son mentor, le réalisateur Weelhock, de manière exclusive. Elle consacre sa jeunesse à sa passion du cinéma et à Weelhock. Au contact de la fille de celui-ci, Min, qui vient d'avoir des jumeaux, Lark éprouve une envie irrepressible d'avoir un bébé, quand elle s'en ouvre à Weelhock, celui-ci lui fait comprendre qu'il a déjà une fille. Lark plaque Weelhock et repart à zéro, à New York . Quand Lark est victime d'un accident de la circulation, Robin revient pour s'occuper d'elle puis repart vivre au Canada, où elle a créé un refuge pour des loups qu'elle récupère et soigne.
Lark, toujours dans son désir d'enfant, tente des inséminations sans succès. A ce point de leur vie, les deux soeurs ont des relations distendues, elles ne se connaissent plus réellement, ne partagent plus grand chose d'intime.
Mais quand Lark aura besoin de Robin, celle ci sera la pour elle.
Ce roman, dans un style fluide, traite de la famille, des relations mère fille, de la sororité et de la maternité. Il en ressort qu' être soeurs ce n'est pas être tout le temps ensemble, tout le temps d'accord, mais être là pour l'autre quand c'est important.
Roman lu dans le cadre du partenariat Gallimard /picabo river book club.
Je remercie les éditions Gallimard et Lea Guignery de m'avoir permis de découvrir cette auteure.
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JIEMDE
  22 avril 2021
Portrait de famille avec ombres.
Ce qui est bien avec la famille, c'est que le sujet reste inépuisable, offrant à la littérature des possibilités infinies de variations originales. C'est l'exercice auquel se livre Alix Ohlin dans Copies non conformes – traduit par Clément Baude –, livre au style impeccable mais qui ne m'aura pas totalement embarqué.
Assez rapidement, le cadre est posé : deux demi-soeurs aux pères absents ; une mère successivement fantasque, démissionnaire puis perturbée ; Lark l'aînée appliquée, méthodique et rangée, face à Robin la cadette, imaginative, artistique et frondeuse : deux parcours de vie rapidement autonomes et aimantés, qui ne cesseront de se croiser, de s'attirer et de se repousser pour mieux s'accomplir.
Le décor en place, on peut entrer dans le coeur du sujet : Alix Ohlin nous décrit les difficultés de la construction personnelle de ces deux soeurs, inconsciemment mais profondément marquées par un univers familial contraignant. Dans les pas de ces femmes qui doutent mais qui avancent malgré tout, on partage les introspections sur ces liens complexes qui tissent les familles. Ohlin évoque ainsi la fibre artistique, quand l'une est créatrice et l'autre exécutante, la stabilité qui rassure ou angoisse, ou la maternité comme un objectif ou une conséquence.
L'écriture est discrète, élégante, souvent intimiste et respectueuse des différences d'approche des deux soeurs. Mais elle ne suffit pas pour autant à tenir sur la longueur une histoire qui manque un peu de rebond sur la deuxième moitié du livre, et des personnages - Robin notamment - qu'on aurait aimé moins mystérieux pour les rendre plus attachants. Une nuance qui n'aura pas empêché une lecture agréable (Merci Léa & le PicaboRiverBookClub), truffée notamment de délicieuses références cinématographiques…
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mumuboc
  05 avril 2021
Deux demi-soeurs, une mère, Marianne, femme fantasque et peu impliquée dans son rôle maternel, des pères absents, des univers distincts mais artistiques et deux tempéraments pour deux parcours de vie de femmes. Lark, la narratrice et Robin de quatre ans sa cadette. L'une plus sauvage que l'autre, plus imprévisible et aux comportements parfois inattendus presque borderline, ayant en cela héritée peut-être de quelques gênes maternels, douée pour le piano mais qui préfèrera à une école artistique renommée une vie bohème et animale. L'aînée, elle, plus introvertie, ayant le sens des responsabilités, sera une sorte de mère de substitution en devenant le chainon manquant de la famille et protectrice de sa cadette, passionnée de cinéma qui deviendra son univers professionnel en tant que monteuse. 
Ce roman est l'histoire de deux femmes, de leur enfance jusqu'à la quarantaine, à la fois si proches et si différentes mais qu'un lien invisible, subtile, indélébile unit fait de partages, d'écoute mais également de mystères, d'éloignements où chacune respecte l'univers de l'autre, ayant en commun une enfance chaotique qui leur a forgé la force et l'indépendance dont elles font preuve au fil des ans, chacune réagissant suivant sa sensibilité et ses aspirations aux événements, l'une assez cartésienne, l'autre plus imprévisible mais elles ont en commun le domaine artistique dans lequel elles sont toutes deux repérées, aidées , promises au succès pour finalement choisir une autre voix.
L'auteure choisit de ne donner la parole qu'à l'une d'elle, Lark, l'aînée, qui peut ainsi parler de l'avant Robin, dont nous ne connaîtrons pas vraiment les pensées, les blessures même si certaines sont effleurées, ce qu'il advient d'elle lors de ses "disparitions", elle ne se livre que partiellement et uniquement à travers le regard de sa soeur. Lark, elle, s'investit dans le monde cinématographique dont l'auteure fournit nombre de références et démontre l'importance du travail de montage, de ses aléas avec de nombreuses références qui faisaient échos parfois aux vies des deux héroïnes.
J'ai aimé ce juste équilibre entre parcours féminins, entre Montréal et New-York, que ce soit dans les domaines artistiques, personnels et professionnels qu'ils soient dans l'image pour l'une donc de ce que l'on veut montrer aux autres et musical et animal, plus instinctif pour l'autre mais également les thèmes de l'indépendance, de la maternité et du couple. J'ai aimé le sentiment que m'a laissé cette lecture quelques jours après, de comprendre que l'on peut être à la fois très différents et identiques, des contraires qui s'assemblent, se comprennent, se rejoignent et s'acceptent. Une sororité à la fois distante et proche.
J'ai aimé l'écriture d'Alix Ohlin qui a survolé deux vies de femmes, oscillant entre vies réelles et vies rêvées, à la manière de Lark qui navigue entre montages de documentaires ou de télé-réalités, étant, dans l'ombre, la cheville ouvrière des idées du réalisation et leur restitution en images, comme elle est la pièce maîtresse d'une famille féminine éclatée mais qui se retrouve dans les moments décisifs de leurs vies tout en respectant l'indépendance et la liberté de l'autre mais sachant être présente dans des moments cruciaux. Un seul regret, mais qui n'en est pas un finalement, que Robin reste en partie un mystère pour sa soeur et pour les lecteurs mais cela laisse la porte ouverte à l'imagination, aux suppositions et j'aime bien quand un(e) auteur(e) nous laisse ce choix....
J'ai beaucoup aimé.
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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Leslecturesdemamannature
  20 avril 2021
Lark, notre narratrice est très proche de sa demi-soeur Robin de quatre ans sa cadette d'autant que leur mère vit sa vie loin des obligations maternelles. Lark va donc servir de mère de substitution. Les deux fillettes sont différentes, physiquement mais surtout de caractère, Robin brille et attire l'attention alors que Lark malgré une réussite scolaire reste en retrait. Pour autant ses compétences vont lui permettre de prendre son envol et s'éloigner un temps de sa soeur et exister par elle-même. 
Puis les deux soeurs vont se retrouver malgré les différences, elles vont cohabiter. En grandissant puis en veillissant leur vie va prendre deux chemins différents, les silences meubler cette relation. le lien qui relie les deux femmes restera toujours intense parfois distendu mais toujours présent. Lark va donner beaucoup à Robin, jusqu'à parfois se sacrifier mais sa rencontre avec  Olga Ivanof, sa professeure de cinéma va lui révéler sa vocation et celle avec Weelock lui permettre de prendre un nouveau départ. 
La maternité et les relations filiales sont au coeur de ce roman. Leur complexité, leur intensité, leur déséquilibre parfois rien n'est oublié. Lark, une soeur aimante, est avant tout une maman au fond d'elle, d'abord de substitution avec sa soeur, puis elle trouvera sa place en tant que belle-mère mais son besoin de s'accomplir réellement dans ce rôle sera plus fort et le chemin tortueux pour y arriver nous est relaté avec justesse. 
L'art et la nature sont aussi omniprésents. Robin virtuose du piano nous embarque dans ses mélodies, quant à Lark c'est au septième art qu'ele va se frotter et de nombreuses références cinématographiques sont disséminées au fil des pages. La nature à travers de npmbreux paysages mais surtout avec le refuge de Robin 
Un roman agréable à lire, l'autrice aborde des sentiments profonds, complexes et authentiques. En lisant les premières pages j'étais loin de m'imaginer cette fin et cette relation liant les deux soeurs, une très jolie surprise! Je remercie les Editions Gallimard et Léa du Picabo River Book Club pour la découverte de ce roman.
Lien : https://leslecturesdemamanna..
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Zazie13
  11 avril 2021
Lark et Robin sont des demi-soeurs canadiennes vivant seules avec leur mère, Marianne, à Montréal, sans père.
Lark, telle une sentinelle, une mère de substitution veille sur sa soeur cadette Robin, devant la défaillance de leur mère trop centrée sur elle.
« Des orphelines volontaires éloignées d'une mère toxique » solidaires, elles partent étudier à New York.
L'une étudie le cinéma l'autre virtuose, le piano.
Alors que Robin excelle dans son domaine Lark tente avec difficulté de développer un talent dans le domaine cinématographique.
Alors qu'elle joue avec son coeur l'université veut faire de Robin une technicienne de la musique!
Alors que l'une voue sa vie à l'autre toujours présente pour l'aider, l'autre réagit parfois avec égoïsme.
Devenue monteuse, Lark vit dans l'ombre d'un cinéaste égocentré dont elle partage la vie renonçant à ses ambitions professionnelles.
Alors que tout semble les séparer, un attachement indéfectible les lie, celui de la sororité qui les réunit toujours.
« Copies non conformes » dresse le portrait de deux soeurs aussi différentes que le sont les oiseaux dont elles portent le prénom, et en toile de fond celui de Marianne, leur mère si singulière.
Il traite avec justesse de l'ambition professionnelle, de l'expression artistique, de l'amour maternel, de la complexité des relations humaines et de la force de la complicité née des liens fraternels profondément tissés dans l'enfance.
Un roman intimiste dont l'écriture fluide exprime la complexité et la profondeur des sentiments avec talent.
Quatrième roman d'Alix OHLIN autrice canadienne dont les nouvelles ont été publiées par le NEWYORKER, vit à Vancouver où elle enseigne l'écriture creative à l'université de Colombie britannique. Traduite en français par Clément Baude, traducteur du grand Colum MCCANN et de son roman également publié en 2013 chez Gallimard, INSIDE finaliste du prestigieux GILLER Prize qui récompense chaque année au Canada un recueil de nouvelles ou un roman de langue anglaise.
Je remercie les éditions Gallimard et le Picabo River Book Club grâce auxquels j'ai pu lire avec délice ce beau roman à découvrir absolument.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   18 avril 2021
Ce que Thoreau n’a pas compris, c’est la sauvagerie fondamentale de l’humanité. Nous sommes des primates, rien de plus.
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rkhettaouirkhettaoui   17 mars 2021
Elle ne ressentait pas cette peur qui me motivait constamment, que ce soit en classe, dans le bus ou à la maison : j’étais terrifiée à l’idée d’être découverte et punie par quelque autorité anonyme. Me sentant coupable d’un crime que je n’avais pas encore commis, j’expiais sans arrêt. Un jour, une fille m’a marché sur le pied dans un couloir de l’école et je me suis excusée. Elle a pris un air dégoûté. « De quoi tu t’excuses ? D’être née ? »
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rkhettaouirkhettaoui   17 mars 2021
Avec le recul, il me semble que ma sœur n’a jamais été totalement apprivoisée. Quand nous étions petites, Robin disparaissait souvent une heure, un après-midi, une journée. Notre mère, rarement à la maison, ne remarquait rien, mais ces absences me dérangeaient. Je nourrissais une passion pour la régularité ; j’adorais les repas à heure fixe et les petites routines quotidiennes. Tous les mercredis, j’allais à la pizzeria en bas de la rue et, grâce aux billets froissés que notre mère laissait sur le plan de travail, j’achetais une pizza, la rapportais à la maison dans un carton blanc dont le fond était imbibé de gras, et j’attendais. Je ne faisais ça que les mercredis. Le mardi, à l’école, c’était le jour de la bibliothèque, et le jeudi le cours de dessin. La bibliothèque comme le dessin me plaisaient, mais j’adorais savoir ce qui suivrait. Dans mon esprit, chaque jour avait sa couleur – violet pour la bibliothèque, orange pour la pizza, et une grosse tache jaune pour l’éducation artistique. Mises bout à bout, ces couleurs faisaient de la semaine un arc-en-ciel, elles lui donnaient structure et sens. Même à cet âge-là, j’étais une collectionneuse de motifs récurrents, une pie en quête de restes.
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rkhettaouirkhettaoui   17 mars 2021
Elle racontait des tas de souvenirs qui ne signifiaient rien pour nous et pourtant nous captivaient. Je crois que cela tenait à la conviction qu’elle affichait, au fait qu’elle présupposait que nous comprenions l’importance de la culture, et à l’exotisme de sa tenue et de sa coiffure. Comme Marianne, elle se fichait du regard des autres, mais contrairement à elle, elle avait du temps à nous consacrer et elle était toujours à la maison. Bien que focalisée sur ma sœur, elle me laissait aussi des livres dans le salon, ou de vieux calendriers qu’elle avait gardés parce qu’elle en aimait les images ; je m’asseyais par terre et je m’occupais. Parfois, je reprenais ma vieille habitude du cinéma, mais je préférais tout autant être dans le salon pendant que Robin et Mme Gasparian jouaient et chuchotaient. C’était la situation idéale pour moi : me trouver dans une pièce et écouter ce qui se déroulait dans celle d’à côté, et au cours de ces longues heures passées dans la poussière je me sentais heureuse comme jamais.
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rkhettaouirkhettaoui   17 mars 2021
En grandissant, ma sœur devint une fillette délicate et rêveuse, qui avait hérité de Bob ses pommettes hautes – sioux ou non – et de notre mère sa chevelure noire brillante. Elle avait l’air un peu perdue, même quand elle savait très bien où elle était. Les gens aimaient lui faire des cadeaux : il lui arrivait de revenir à la maison avec une boîte de pâtisseries ou un assortiment de fromages dans un sachet, que quelqu’un lui avait mis entre les mains. Comme nous avions généralement faim, j’étais toujours ravie de découvrir ces cadeaux. Marianne s’était remise à voir des hommes, et souvent ne rentrait pas avant que nous nous soyons endormies. Le matin, tout en se préparant pour le travail, elle nous racontait où elle était allée : un restaurant, une fête, une soirée au théâtre. Ses histoires étaient teintées de glamour et de méchanceté : quand elle parlait des gens qu’elle avait croisés, elle les taillait en pièces. Elle voulait nous faire comprendre que rien ne lui échappait.
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