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Critique de nameless


nameless
  27 janvier 2017
Si je n'ai pas été entièrement conquise par le premier roman de Kristina Ohlsson, c'est en partie parce que son démarrage m'est apparu « maternellement » inconcevable : Sara laisse sa fillette de 6 ans endormie, seule dans un train bondé, pour aller passer un coup de fil sur le quai lors d'un arrêt d'une dizaine de minutes dans une gare. Il n'est pas nécessaire de fréquenter assidûment trains et gares pour penser qu'il s'agit d'un comportement irresponsable. D'ailleurs, l'auteur donne raison à ma prudence puisque Sara loupe le départ et que Lilian se volatilise. C'est donc incrédule que j'ai mené cette lecture jusqu'à son terme, espérant que la suite effacerait cette réticence initiale, mais ça n'a malheureusement pas été le cas.


Kristina Ohlsson utilise tous les ingrédients existants pour la confection d'un polar, les place dans son shaker littéraire et réalise ainsi un cocktail de 445 pages de clichés ; jusqu'à la météo, pourrie en ce mois de juillet à Stockholm. Elle ratisse large et consensuel parmi les thèmes disponibles, disparitions d'enfants, pédophilie, violences infligées aux femmes, tueur traumatisé par une enfance malheureuse, enquêteurs mal dans leur couple ou leur célibat… A vouloir tout aborder, l'auteur a finalement dilué son histoire, racontée sur un ton distant et impersonnel, sans implication émotionnelle. La superficialité règne autant dans l'écriture que l'intrigue, l'enquête policière ou la psychologie, jusqu'à l'épilogue parachuté. Les personnages n'ont pas de consistance ou présence remarquables, leurs pensées sont parfois écrites en italique, procédé utilisé pour faciliter la compréhension du lecteur, les dialogues sont perfectibles.


Last but not least, j'ignore si la traductrice restitue l'exacte expression de l'auteur, mais certaines formules, agencements ou choix de mots, phrases tranchées au hachoir, paraissent quelquefois relever du bricolage linguistique. 3*** parce que Kristina Ohlsson possède un évident potentiel, et que j'ai envie de connaître son évolution.
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