AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2848052821
Éditeur : Sabine Wespieser (01/03/2018)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 38 notes)
Résumé :
"Depuis vingt ans mon esprit erre en ce lieu, qui me hante. J'y reviens enfin, pour retrouver des souvenirs perdus. En exil de moi-même. Je suis de retour ici pour une femme flamme, rencontrée pendant la guerre. Nous nous étions aimés, sans bruit ni fureur, avant de nous séparer, contraints. Dans la stridence du silence. J'étais jeune et mal marié, rêveur, avide de voyages et d'aventures, de douces drogues dures et d'écriture. Passions voraces et dévastatrices pour ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  15 juillet 2018
Comment décrire une telle histoire d'amour éperdu et perdu, de souvenirs et de guerre , ce conflit qui donna à Alexandre, ce soldat français parti au Vietman faire la guerre, en 1954 qui fit de lui l'homme qu'il deviendra et quelques - unes des rencontres les plus déterminantes de sa vie ? Une histoire d'amour qui changera son coeur à jamais...
Une quête de renaissance et de vérité , la clé de son existence , de retour au Vietman vingt ans après ....
Chaque phrase, chaque mot nous fait vibrer intensément , nous touche au coeur , un chatoiement lyrique , empreint d'amour ....un lyrisme où la poésie affleure ....
Je pensais lire un roman historique à propos de la guerre comme j'aime en découvrir mais c'en était un sans l'être vraiment ....
C'est surtout une ode à l'amour fou qui embrasa Alexandre lorsqu'il croisa le regard de Maï, la fìlle au " visage lune " qu'il a follement aimée ....et son souvenir aux éclats d'arc en ciel .
Elle le fit sortir de lui - même, , de sa race, prétendument supérieure .
Il a dit oui à l'amour, a appris à rire vrai , à aller vers lui-même, à exister, à voler de ses propres ailes, par VOlONTÉ de vie ....
Alexandre le soldat français rencontre l'amour absolu mais aussi l'amitié solide et indestructible avec Alessane Diop, son camarade de régiment sénégalais qui va lui sauver la vie ....
Le style original, lyrique est parsemé de Poémes qu'Alexandre durant vingt ans a écrit à l'absente...
Le lecteur est immergé , bercé , au sein d'une histoire forte à l'écriture musicale et vivante , de toute beauté!
Je n'en dirai pas plus .
Une très belle découverte au hasard de recherches à la médiathéque ,
Du grand art!
L'auteur né en 1976 à Douala au Cameroun est poéte et slameur ..
"Résistance n'est qu' espérance ",René Char dont s'inspire l'auteur...
"Maï Lan
Je te rêve vivante
Je te rêve heureuse
Je te rêve en blanc
Je te rêve un bouquet de lilas à la main
Fixant l'horizon de notre amour
Belle amour qui dure encore
Belle amour, belle amour toujours
Je t'aimerai jusqu'à la mort ..."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          524
fanfanouche24
  28 mars 2018
"Prendre le temps, non pas de choisir, mais se laisser choisir par les mots justes. C'est seulement lorsqu'on éprouve
chaque phrase, dans son corps et son coeur, qu'on sait qu'on y est. Au mitan de nous-mêmes et de nulle part, là
où naît, peut-être, la littérature. Et au bout du petit matin, le monde. "(p. 67)
Une très belle découverte que ce poète-slameur camerounais...que je découvre avec ce roman. J'avais beaucoup hésité car le sujet de la Guerre, quelle qu'elle soit n'est pas dans mes sujets habituels. J'appréhendais... à cause de cela... et la prose très musicale, poétique de ce jeune écrivain m'a emportée !
Une ode à l'Amour et l'Amitié... à la Magie du VIVANT...dans les conditions barbares d'une guerre coloniale...
et où, curieusement et justement notre narrateur, jeune marié (par convenance) va partir au Vietnam pour faire la guerre, et là-bas, si loin, dans cette guerre, et y faire les deux rencontres déterminantes pour sa vie entière...
Maï Lan, le grand amour vietnamien, et Alassane Diop, un camarade de régiment sénégalais, qui lui sauva la vie , devenu son Ami...comme un frère !
Un style lyrique, enveloppant de fluidité et de rythme...offrant une prose originale, ponctuée de poèmes !

"Je rêve.
De paix.
Diop m'ouvrait à moi-même et à la sagesse de son ethnie, à la philosophie peule. Il m'apprenait à reconsidérer
les choses, d'un point de vue différent de mon prisme occidental. Nous parlions pendant des heures de tout,
de rien. Et je me reconnaissais dans sa manière de regarder, d'habiter le monde. (...)
Je me souviens. de tout. Chaque regard, chaque sourire en coin, chaque conversation, éloge de l'amitié,
la fraternité, la vie. En temps de guerre." (p. 80-81)
Un grand coup de coeur que ce premier roman d'un poète-slameur-journaliste... que je viens de découvrir avec joie et émotion. Une prose , des idées, des idéaux de paix, de fraternité entre les peuples... qui résonnent très fort en ces périodes... où les "Barbaries" prennent d'autres
visages...Très beau livre, qui reste un cri d'ESPOIR pour un monde meilleur... où la Fraternité, l' Amour, le réconfort des mots.... ainsi que la magie de la poésie de René Char... restent des flambeaux, des exemples de vie !
"Nous partagions le même sens poussé de notre devoir de journalistes, notre devoir d'informer,
notre devoir de décrypter
la complexité du monde et d'en rendre compte.
Ce furent de belles années
De combat et d'amitié.
De rêves et d'espoirs de changement
j'écrivais, j'écrivais, j'écrivais. (...)
Des mots de résistance et d'espérance.
En hommage à un ami.
Bel ami auquel je pense toujours, frère auquel je pense tout le temps, à chaque fois que je
relis Char, dont il ne s'est pas relevé. Char, dont on ne se relève pas.
Résistance n'est qu'espérance. (p. 198)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          462
hcdahlem
  15 mai 2018
Sur la trace d'un amour perdu
Un premier roman qui résonne déjà comme l'oeuvre d'une vie. En racontant le retour au Vietnam d'un soldat français vingt ans après Diên Biên Phù, Marc Alexandre Oho Bambe nous offre un roman d'amour absolu.
Quel choc! Voilà sans doute l'un des plus beaux romans qu'il m'a été donné de lire cette année. Marc Alexandre Oho Bambe s'inscrit pour moi dans la lignée de ces auteurs qui portent en eux une histoire forte qu'ils écrivent et réécrivent des dizaine sde fois avant de la poser sur le papier. Une histoire qu'ils veulent parfaite, entière, définitive. Une histoire dont chaque mot est pesé, chaque phrase pensée. le slameur et poète qui se produit sous le nom de Capitaine Alexandre est désormais aussi un grand écrivain dont il faudra retenir le nom: Marc Alexandre Oho Bambe.
Le livre s'ouvre sur le rappel de cette ultime bataille de ce que l'on appelait alors la Guerre d'Indochine et qui fît plus d'un demi-million de morts :
« Diên Biên Phù,
Joli nom, pour un naufrage.
Diên Biên Phù,
Trois syllabes de sang, un son de claque et de défaite.
Pour nous, les hommes.
Le 7 mai 1954, après cinquante-sept jours et cinquante-sept nuits âpres, nous rendons les armes, vaincus par les troupes viêtminh. »
Les jeunes générations ont peut-être oublié aujourd'hui la déflagration provoquée par cette défaite. Alexandre, le narrateur, marqué non seulement dans sa chair mais aussi dans son coeur nous le rappelle en quelques lignes: « Nous avons perdu la bataille, la guerre et l'honneur. L'honneur de la France coloniale. » Pour les autorités françaises, il faut dès lors essayer de tirer au plus vite un trait sur cette humiliante défaite en rapatriant au plus vite le contingent.
Pour Alexandre, ce rapatriement n'est pas un soulagement, mais un nouveau déchirement. Il laisse derrière lui Alassane Diop, le camarade de régiment sénégalais qui lui a sauvé la vie et avec lequel il a noué une solide amitié et Maï Lan, la femme dont il est passionnément amoureux. Lui qui avait grandi dans l'idée que le combat pour la civilisation était juste avait compris la légitimité des autochtones dans leur aspiration à la liberté. Avec Diop, son «frère d'une autre terre», il avait aussi compris qu'une civilisation sans coeur était moribonde et sans honneur.
Si en 1954, on ne parlait pas encore de syndrome post-traumatique, on comprend fort bien dans quel état psychologique devaient être les soldats qui retrouvaient le sol de France.
Pour Alexandre, les choses vont se faire «sans lui». Il sera plus spectateur qu'acteur de sa vie de famille, épousera Mireille et lui fera des enfants. «Nous devions avoir une belle vie. C'était la promesse du jour. Mais le jour ne tint pas sa promesse. Et la nuit finit par tomber. Sur nous, Mireille et moi, notre mariage arrangé, les hommes en guerre contre eux-mêmes, l'humanité dérangée. Je partis m'abîmer à la violence du monde, me construire et chercher ma place dans les décombres de mon être et le vacarme des bombes.»
Pour survivre, il utilise la recette de son ami Diop, il écrit. «Écrire pour laisser une trace. Ma trace.» Il lui faudra vingt ans pour pouvoir comprendre qu'il vivait une vie de procuration, qu'il n'était qu'une sorte d'ectoplasme. «Je n'ai jamais pu m'habituer à la mort, pas même à la mienne. Je n'ai jamais pu m'habituer à la mort. Et pourtant je suis mort vivant, Depuis vingt ans.»
Il comprend alors que son amour pour Maï Lan est toujours aussi fort, qu'il lui faut retourner à Hanoï, quitte à blesser sa famille. Il part sans se retourner, il part pour ne plus revenir.
Retrouve le Normandie qui «était la base de repos des soldats français. C'est là aussi que me retrouvait Maï. On buvait quelques verres, on dansait, on parlait, on riait fort, on s'aimait, défiant l'absurdité du monde. Et la guerre. Ensuite on s'échappait hôtel de la Paix quelques pas plus loin, pour baiser. Ou faire l'amour. Et oublier. La condition humaine et nos pays, patries ennemies.»
Il brûle d'un fol espoir, celui de retrouver la femme de sa vie. La femme qu'il croise au bar est touchée par son histoire, accepte de l'aider, quand bien même le fil est très ténu.
On rêve avec lui, on espère qu'un amour aussi pur sera récompensé. On craint aussi les ravages du temps, la nouvelle défaite. Disons simplement que la fin de ce roman bouleversant est à la hauteur de la quête. Précipitez-vous sur ce livre magnifique qui, et c'est là mon seul regret, aura échappé à la sagacité du comité de sélection des «68 premières fois». Quoiqu'il en soit, il fait désormais partie de ma bibliothèque idéale!
Lien : https://collectiondelivres.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          275
gonewiththegreen
  27 janvier 2019
Je sais déjà que je ne vais pas traduire ce que j'ai ressenti en lisant ce roman de Marc Alexandre Oho Bambe, nom de scène capitaine Alexandre.
Comme son héros , le capitaine Alexandre , soldat français parti défendre son pays en Indochine, contre les bodois qui n'aspiraient qu'à retrouver leur indépendance. Il a défendu la France au coté d'Alassane Diop, Sénégalais , qui lui aussi faisait son devoir de soldat , pour un pays qui occupe le sien !
Alexandre est marié à Paris mais tombe amoureux de Maï Lan pendant cette guerre. le roamn débute 20 ans plus tard , lorsque l'ancien soldat français vient au Viet Am retrouver son amour.
Quel magnifique texte ! L'auteur use de son talent de poète pour , au milieu du récit, poser des vers simples , percutants, traduisant parfaitement l'amour , la quête de soi, la fraternité .
L'auteur aurait pu se contenter d'une histoire d'amour a priori impossible mais il va pousser bien plus loin sa réflexion , en s'appuyant sur la guerre et en en montrant le pire des cotés (combattre pour une cause injuste par exemple) mais aussi s'en servant pour montrer ce que l'être humain a de meilleurs : le don de soi , la fraternité, l'amitié , le mot est faible , entre deux hommes , un français et un sénégalais qui auraient préféré se battre pour exclure le colon plutôt que pour l'oppresseur.
Les femmes y sont aussi décrites merveilleusement, comme avec ce très beau "certaines femmes sont des être surdoués, de bonté et de beauté d'âme."
Ce livre a eu le prix Louis Guilloux , dont on peut lire sur wiki : Ce prix est décerné chaque année à une oeuvre de langue française ayant une « dimension humaine d'une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l'individu au profit d'abstractions idéologiques »
Il y a de ça bien sur dans Dien Bien Phu, mais beaucoup plus encore !
Lisez le et parlons en .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          284
Marti94
  16 février 2019
« Diên Biên Phù » n'est pas un livre sur la guerre d'Indochine même si, en 1954, Alexandre le narrateur a été soldat de l'armée française opposée aux forces du Viet Minh commandé par le général Giap. C'est d'abord une belle histoire d'amour et d'amitié. Celle d'un jeune homme mal marié qui s'est engagé sans savoir ce qui l'attendait.
Dans l'horreur de la guerre, il a trouvé l'amour.
À Hanoï, le Normandie était la base de repos des soldats français. C'est là qu'il a rencontré Maï Lan donc il est tombé éperdument amoureux et qu'il n'oubliera jamais. Pourtant il a dû retourner en France et vivre avec Mireille sa femme légitime avec laquelle il a eu deux enfants.
Dans l'horreur de la guerre, il a trouvé l'amitié.
Sur le pont Paul Doumer (ou Long Biên) un soldat sénégalais viendra lui sauver la vie alors qu'il est blessé. de là naîtra une longue amitié au-delà des frontières. Les deux hommes partageront leur admiration du poète René Char et surtout la lutte contre le colonialisme.
20 ans après, le narrateur retourne à Hanoï pour cesser de vivre avec ses fantômes, en quête de lui-même. Il y rencontre la fille au taxi à qui il raconte son histoire.
J'aime le rythme de ce livre. Ce n'est pas surprenant car il a été écrit par un poète slameur, Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre. D'ailleurs, les chapitres courts qui vont à l'essentiel sont ponctués de poésies qui font le charme de ce roman.
Lu en février 2019
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Marti94Marti94   12 février 2019
Elle parlait de son plus jeune frère, encore adolescent, qui avait lui aussi entendu l’appel du président Hô Chi Minh : « Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée… Que chacun combatte le colonialisme. »
Commenter  J’apprécie          40
Marti94Marti94   12 février 2019
La dame en noir ne hiérarchise pas les hommes, elle passe aveugle, frappe et fauche, sans discrimination.
Commenter  J’apprécie          00
Marti94Marti94   12 février 2019
J’ai quitté l’Indochine et Maï, mais l’Indochine et Maï ne m’ont jamais quitté.
Commenter  J’apprécie          00
Annette55Annette55   14 juillet 2018
"Retour à Dien Bien Phù .
A la recherche d'un amour jeune et vieux " fou" .
De vingt ans.
Retour ici, en pèlerinage.
Cette fìlle est ma faille, mon alcool, ma parabole.
Et son pays, mon gouffre néant: j'y suis mort et m'y suis enterré , avec mes dernières illusions sur l'humanité , sur moi- même et sur ma propre patrie , " terre des droits de l'homme" .
C'est ainsi, ainsi qu'elle aime,
Qu'elle aime qu'on la nomme.
Je suis mort ici, en Indochine.
Avant de renaître , puis mourir encore.
Dans le regard de Maï.
Il y a vingt ans .
C'était la guerre......"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
fanfanouche24fanfanouche24   28 mars 2018
Nous partagions le même sens poussé de notre devoir de journalistes, notre devoir d'informer, notre devoir de décrypter la complexité du monde et d'en rendre compte.
Ce furent de belles années
De combat et d'amitié.
De rêves et d'espoirs de changement
j'écrivais, j'écrivais, j'écrivais. (...)
Des mots de résistance et d'espérance.
En hommage à un ami.
Bel ami auquel je pense toujours, frère auquel je pense tout le temps, à chaque fois que je relis Char, dont il ne s'est pas relevé. Char, dont on ne se relève pas.

Résistance n'est qu'espérance. (p. 198)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
Videos de Marc-Alexandre Oho Bambe (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc-Alexandre Oho Bambe
Avec Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre, poète, romancier, slameur, et Christophe Isselée, musicien (guitare et oud). Lecture musicale du roman paru chez Sabine Wespieser éditeur. « Étrangement, j?avais le sentiment de devoir quelque chose à cette guerre : l?homme que j?étais devenu et quelques-unes des rencontres les plus déterminantes de ma vie. Étrangement, j?avais trouvé la clé de mon existence, l?amour grand et l?amitié inconditionnelle. En temps de guerre. Au milieu de tant de morts, tant de destins brisés. »
Vendredi 25 mai 2018 - Salle Molière - 33e Comédie du Livre
autres livres classés : viêt-namVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1543 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
.. ..