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ISBN : 2370731583
Éditeur : Allary Editions (11/01/2018)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Roman vient de trouver un job sur le Paris-Venise, le train de nuit le plus en retard d’Europe. Un signe. Lui non plus n’est pas très en avance dans sa vie. À presque trente ans, décrocher ce poste de couchettiste ressemble à une consécration…
Les trafics de clandestins, les douaniers avinés, les descentes de pickpockets venus piller la diligence une fois les passagers endormis : tout peut arriver dans ce théâtre ambulant. Même tomber amoureux.
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
lecturemameufsure
  17 mars 2018
J'ai découvert il y a quelques semaines déjà le jeune auteur Florent Oiseau par son Je vais m'y mettre, par son Fred. Et mes cinq étoiles parlent d'elles-mêmes quand on sait que j'ai eu l'outrecuidance de n'en mettre que trois à un Dostoïevski (pas le meilleur tout de même, vous en conviendrez).
Sans hésiter je me suis lancée dans la lecture de son second roman, Paris-Venise, avec en tête une petite voix qui fredonnait la rengaine des deuxièmes fois qui arrivent bien trop vite après la première mais (presque) jamais à son niveau. À partir d'aujourd'hui, c'est décidé, avoir tort est ma nouvelle première passion.
Non seulement Monsieur Oiseau nous propose une intrigue aussi bien menée que dans son premier opus, sinon plus, mais il y parvient sans perdre une miette de ses délicieuses formules (à volonté en termes de justesse et de drôlerie).
Un train-couchettes qui donne envie de tout sauf y dormir, des protagonistes aussi loufoques que touchants et l'homme de toujours, Roman, qui n'a pas de romanesque que son nom, loin s'en faut. Ayant lui-même officié à bord de cette liaison, Florent Oiseau semble jongler entre ses petits moments de vie et ceux qu'il a sûrement dû fantasmer les nuits où tous les passagers étaient en règle, où personne n'a cédé à la tentation d'un léger larcin et où il ne restait donc que les lumières des villes au loin qu'il nous décrit pour le tenir éveillé.
C'est là que tout son talent réside, une beauté désinvolte conférée aux recoins parfois sombres, qui en fait des non-lieux. Florent Oiseau ou la suggestion du plus beau par le sentiment parfois, par la dérision tout le temps.
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Ziliz
  11 février 2019
Après avoir perdu son job de réceptionniste dans un hôtel, Roman se retrouve à bosser sur le Paris-Venise, un train d'une compagnie privée. Les collègues sont sympas, les chefs un peu moins, les conditions de travail pas terribles, certaines tâches ingrates, et le boulot est mal payé.
Mais... la délicieuse Juliette illumine et rafraîchit ces trajets interminables, éreintants et étouffants. Il peut aussi arrondir ses fins de mois avec quelques activités annexes, au nez et à la barbe de l'employeur.
Nicolas Ungemuth (Le Fig Mag, cité en 4e de couv) écrit à propos de ce roman : « Pour lire tout en riant à gorge déployée. »
J'ai ri, souvent, mais ma gorge était plus nouée que 'déployée'.
T'es resté en première classe, Nico ? 🙃
Ce loser au grand coeur, Roman, est aussi amusant qu'émouvant et les victimes de ces petits délits entre amis ne sont pas seulement des touristes friqués prêts à s'en mettre plein les mirettes à Venise. Au retour, il y a aussi ceux qui montent à Milan, avec ou sans billet, avec ou sans passeport :
« Ces hommes venaient en majorité d'Afrique, mais aussi du Pakistan, du Bangladesh, de Syrie, d'Albanie, et avaient l'air d'avoir vécu des choses compliquées [...]. Des types avec des cernes, des cheveux sales, des coupures. »
Quoi qu'il en soit, grâce à l'humour de l'auteur, ce récit est une réussite. Le ton rappelle ceux d'Arnaud le Guilcher et d'Olivier Maulin. On pense aussi à Iain Levison pour le côté autobiographique, l'auto-dérision, et la critique de notre société, de ses laissés-pour-compte et des 'petits boulots'.
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coquinnette1974
  20 décembre 2017
Paris-Venise est un roman que j'ai eu la chance de découvrir en avant première grâce à net galley et Allary Éditions.
J'en suis ravie car ce roman lu d'une traite cette après-midi m'a permis de passer un bon moment en compagnie de Roman sur le train Paris-Venise.
Roman accepte un emploi de couchettiste sur le train couchette Paris-Venise. Il ignore tout de l'ambiance très spéciale, des petits trafics qui sont possibles. Il a du travail, il est content car ça va rassurer sa banquière mais il ignore que ses heures de nuit ne seront pas comptés et il ne s'attendait pas du tout à découvrir certaines choses. Il ne s'attendait pas non plus à avoir un coup de coeur pour une de ses collègues :)
Roman m'a beaucoup touché, c'est un personnage très intéressant, très humain et il est facile de s'identifier à lui.
Les petits trafics font parfois sourire, ça peut aussi agacer, mais leur comportement est humain.
C'est un roman très crédible, j'ai aimé la façon d'écrire de Florent Oiseau, et il y a pas mal d'humour.
J'ai aimé la petite histoire d'amour en prime.
La fin m'a semblé un peu rapide mais elle est ouverte, et laisse place à notre imagination, c'est sympa.
Paris-Venise est une très bonne surprise de la rentrée littéraire de l'hiver 2018, c'est avec plaisir que je vous invite à le découvrir quand il paraîtra.
Je lui donne avec plaisir quatre étoiles et demie.
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Bazart
  15 janvier 2018
Roman, de galère en galère, vient de décrocher la queue du Mickey dans le grand manège de pole-emploi. Un CDI comme garçon de cabine dans le Paris-Venise, c'est vraiment le Graal pour ce presque trentenaire sympathique certes mais un peu mou du genou.... Paris-Venise deux fois par semaine, une destination qui fait rêver le p'tit gars de Bondy, un salaire qui tombe tous les mois rient de tel pour rassurer ses parents et Mlle Pajot sa banquière....Mais la grande question dorénavant devient:
Roman restera-t-il honnête très longtemps dans ce Paris-Venise où les tentations sont grandes? Pots de vin auprès de passagers clandestins, falsification de caisse, combines foireuses, tout le monde à l'air d'en croquer, tout le monde? Non! Pas Juliette tout de même...Ça y est Roman est amoureux.

Roman d'aujourd'hui, roman sur les petits, roman sur la galère des travailleurs du XXIe siècle, roman sur la débrouille au quotidien, “Roman Rap Rigolo” tout de même car Florent Oiseau, mais cela on le savait depuis son précédent livre “Je vais m'y mettre”, écrit vif et drôle et dieu sait si il faut du talent pour raconter drôlement et humainement la galère des petits boulots.

De métaphores acrobatiques en zeugmas funambules la prose de Florent Oiseau rappelle Frédéric Dard, et ce freluquet a du culot, il se permet de se moquer de Simenon en nous contant une enquête du Commissaire Maigret en dix lignes absolument tordantes et très efficaces.a aussi du Renaud dans sa prose et le livre me fait penser à du Rap de banlieue, mais du bon forcément.

Dard, Simenon, Renaud, le cocktail est alléchant, pas vrai?
Ce qui est certain c'est que cet Oiseau de Bonheur possède de l'audace et ça on ne peut le reprocher à un jeune romancier.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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isabelleisapure
  30 décembre 2017
J'étais curieuse de découvrir le nouvel opus de Florent Oiseau tant j'avais été étonnée par « Je vais m'y mettre », premier roman original et prometteur.
J'ai découvert cette fois-ci l'histoire de Roman employé à bord du « Paris Venise » en qualité de couchettiste, profession que l'auteur connait bien puisqu'il l'a lui-même exercée.
J'ai passé quelques heures à bord de ce train et j'ai suivi avec le sourire les péripéties qui émaillent chacun de ces voyages.
Un uniforme, une clé carrée et une tape dans le dos et voilà le contrat de travail signé pour Roman qui prend vite le pli, dans son nouveau job.
Souriant, efficace, serviable, il n'hésite pas à vendre des billets au noir à des voyageurs pas tout à fait en règle où à cacher des clandestins, contre quelques centaines d'euros.
Mais que voulez-vous, il faut bien vivre, alors Roman apprend à mettre ses scrupules dans sa poche et son mouchoir par-dessus.
Plus que l'histoire, ce que j'ai aimé dans ce roman est l'écriture alerte, imagée, drôle.
Florent Oiseau a le sens de la formule, en voici un aperçu :
« Un suisse en plein fou rire, c'est moins expressif qu'un italien qui éternue, mais c'est aussi rare qu'une éclipse totale du soleil, alors on s'en satisfait. »
Certes, je n'ai pas lu le meilleur roman de l'année, mais surement l'un des plus désopilants.
Faire rire en littérature, peu savent le faire, alors : Bravo Monsieur Oiseau.

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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   13 février 2019
« Tu crois que je plaisante avec toi ? T'es qui ? Tu sors d'où ? Evite de me prendre pour un abruti, c'est pas le jour. »
En fait, on était le soir, mais le gars a eu le bon goût et le flair de ne pas relever mon erreur.
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ZilizZiliz   12 février 2019
« C'est sûr que t'as pas dégoté la plus simple. Mais bon, si elle fait ça pour son vieux, c'est que c'est une gamine qu'a un coeur gros comme ça. »
Il m'a montré une forme délimitée par ses pouces et ses index, et qui était censée imager la taille supposée du coeur de [la fille]. Puis, il s'est fendu la gueule et m'a dit que ça ressemblait plutôt à 'la chatte de Shirley' [sa femme]. Je n'en suis pas fier, mais j'ai ri. Pire, j'ai henni, mais le kir et les bières devaient avoir une certaine part de responsabilité. Ou alors, je virais beauf. J'ai repris mes esprits.
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ZilizZiliz   11 février 2019
- Il se sent comment, le délinquant ? Tu vois, je t'avais dit, aucun risque.
- En soi, je sais que c'est pas bien grave, désolé d'avoir un peu perdu mes moyens.
- C'est moi qui suis désolée. Je n'avais pas à te mêler à tout ça.
[...]
Elle avait bien fait. Pour quel genre de petit bouffon étriqué et chiant je serais passé en refusant ? Merde, je n'étais peut-être pas une figure du grand banditisme, mais je venais de Bondy Nord, ça devait suffire à faire de moi un gars crédible et couillu quand il fallait un peu s'écarter du droit chemin. D'accord, je faisais des allergies au pollen et j'avais une tendresse pour le point de croix, mais je l'avais héritée d'une grand-mère couturière. En dehors de ça, j'avais une bonne gueule de mec qui accepte de rendre un service sans se liquéfier, il fallait bien que je le justifie.
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ZilizZiliz   11 février 2019
- Ecoute, arrête de me prendre pour un con, putain. Tu sors d'où ?
- De ma couchette, m'sieur.
Pour la toute première fois de mon existence depuis une bagarre (perdue) en maternelle grande section contre l'infâme Wendy Palmier, je suis sorti de mes gonds. J'ai chopé le mec par le col, et je l'ai plaqué contre le mur. J'avais le regard noir et brisé de Sean Penn dans 'Mystic River'.
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ZilizZiliz   10 février 2019
[ dans un train Italie > France ]
Ces hommes venaient en majorité d'Afrique, mais aussi du Pakistan, du Bangladesh, de Syrie, d'Albanie, et avaient l'air d'avoir vécu des choses compliquées [...]. Des types avec des cernes, des cheveux sales, des coupures. Des visages qu'on retrouve dans les albums en noir et blanc de photographes à la con ayant fait le tour du monde pour se retrouver plus proches 'des gens et de la terre' - mais très contents, une fois rentrés, d'exposer leurs clichés dans des petites galeries de la rive gauche avec des blinis bios tartinés de caviar Beluga et des vieilles putes en tailleur sur mesure.
- Mireille, regardez seulement l'intensité de ce regard. Ah, oh, wouah, uh.
(p. 34-35)
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