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ISBN : 2843048176
Éditeur : Zulma (05/04/2018)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 323 notes)
Résumé :
La petite Ágústína, à son habitude, est descendue seule sur la plage à l’aide de ses béquilles et la force de ses bras pour méditer sur l’inconstance de la vie. Il y a longtemps que sa mère, universitaire émérite partie explorer les espèces migratoires aux antipodes, l’a confiée à la bonne Nína, experte en confitures de rhubarbe, boudins au sang de mouton et autres délices. Avec pour père de substitution épisodique Vermandur le bricoleur au grand cœur, celui-là même... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  04 octobre 2016
Conçue dans un champs de rhubarbe, venue au monde sur le siège arrière d'une Moskvitch, Ágústína n'a pas les jambes suffisamment forte pour la soutenir. Pourtant, elle rêve de gravir la montagne qui domine son petit village islandais. 844 mètres qui sembleraient inaccessibles à toute autre que cette adolescente encouragée par l'amour inconditionnelle de Nina qui l'élève comme sa fille depuis que sa mère est partie observer les oiseaux quelque part en Afrique.
Le rouge vif de la rhubarbe ou quand Audur Ava Olafsdottir débutait en écriture... Un premier roman donc mais qui porte en lui toutes les qualités propres à cette auteure : la simplicité des situations, la poésie et la douceur, des personnages un peu décalés et la splendide nature islandaise.
Ágústína, sirène ou ange selon les circonstances, courageuse, rêveuse, lunaire, la bonne Nina, mère de substitution, experte en confiture de rhubarbe, en boudin, en couture, Vermundur, le bricoleur serviable, Salomon, le nouveau venu qui très vite devient un ami de coeur...autant de personnages attachants dans ce village entre mer et montagne, aux plages de sable noir. Les saisons passent, des premiers rayons de soleil aux tempêtes de neige, de la cueillette de la rhubarbe à la fabrication du boudin, rythmées par les lettres d'une mère absente qui court après les oiseaux au sud de la planète...
Une petite pépite que ce premier roman qui invite au rêve et au voyage sur cette terre islandaise douce et violente à la fois. Des couleurs, des sensations, une poésie à découvrir.
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jeunejane
  05 janvier 2017
Agustina vit dans un village islandais au bord de la mer.
Sa mère est partie au loin faire des recherches sur les oiseaux et découvrir d'autres mondes.
Elle lui envoie de temps à autre une lettre écrite en italique dans le livre.
Son père était de passage dans le village, a connu à peine sa mère et est reparti par le bateau qui l'avait amené.
Agustina é été conçue dans un jardin de rhubarbe dans lequel elle passe beaucoup de temps.
Elle est née dans la camionnette de Vermundur, un des seuls hommes du village, juste avant d'arriver à l'hôpital. Le cordon enroulé autour du cou a provoqué un manque d'oxygène et les jambes d'Agustina sont très faibles. Elle est constamment soutenue par des béquilles.
Elle est élevée par Tina et Vermundur veille sur elle.
Elle grandit, arrive tout doucement à l'adolescence dans ce village où règne une vie calme, où les habitants s'échangent leurs confitures de rhubarbe et leurs boudins rouges de mouton.
C'est un roman d'ambiance vraiment charmant, dépaysant.
Les scènes qui décrivent la longue nuit en hiver et les trop longs jours de lumière en été sont adorables.
La protection du jeune Salomon envers Agustina est très bien décrite.
Très beau roman , il faut s'y plonger car le contraste avec notre vie remuante est fort mais ça calme, surtout avant le sommeil.
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Annette55
  29 janvier 2017
Augustina n'a pas connu son père, chercheur en mer qui l'a conçue dans un champ de rhubarbe sauvage....
Sa maman également chercheuse, est partie en voyage pour suivre et étudier les oiseaux migrateurs....
Elle envoie des lettres affectueuses à sa fille qu'Agustina collectionne.
Confiée aux bons soins de la chére Nina, Agustina vit dans un petit village de pêcheurs islandais dans les années 70.
Singulière , née avec des jambes en coton, tendre, rêveuse, au caractère bien trempé, elle n'en fait qu'à sa tête à l'école....
Elle transforme son handicap en une force hors du commun....et rêve de de gravir" La Montagne":
une ascension de huit -cent -quarante mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles...
Elle appréhende le réel d'une maniére tout à fait étonnante.
L'écriture colorée, poétique , onirique à la saveur sucrée, iodée, rend à merveille les paysages rudes et sauvages de l'Islande, l'air cristallin, les longues nuits, la légèreté, la dureté du climat...
L'auteur nous transporte avec bonheur dans le quotidien, la vie ordinaire des habitants de l'île au rythme des saisons.....
Sensible et délicat , ce petit récit, gracieux et drôle, sur une adolescente surdouée et rêveuse condense de petits moments de vie, simples et magnifiques !
Une approche initiatique aux allures de conte sur les rêves , le handicap, les relations célestes et terrestres.....
Un intense voyage émotionnel avec des personnages hors normes!
Difficile à commenter car les mots de l'auteur créent de formidables images mentales....
J'avais lu avec bonheur :Rosa Candida du même auteur.
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sabine59
  18 septembre 2016
J'ai lu et apprécié tous les romans de cette romancière islandaise. J'ai aimé ses personnages décalés, émouvants, et son écriture originale et poétique.
Ce roman est le premier qu'elle a écrit et je lui trouve justement un goût d'inachevé, j'ai ressenti une frustration à la fin de ma lecture, l'impression que le livre n'avait pas donné tout ce qu'on en attendait.
J'ai pourtant dès le départ accroché à cette histoire assez loufoque, typique de l'auteur.Agustina m'a tout de suite plu: sa façon d'appréhender le réel de manière très particulière, son courage et sa persévérance face à son handicap physique ( elle marche avec des béquilles, ses jambes sont paralysées), son manque maternel ( sa mère, chercheuse ornithologue est la plupart du temps à l'étranger) , son beau lien à Nina,soixantenaire qui s'occupe d'elle.Une douce mélancolie émane des descriptions du quotidien , dans la maison saumon où l'adolescente vit avec elle .
Et il y a le fil conducteur, celui de la rouge rhubarbe, qui pousse partout, et particulièrement dans le jardin en hauteur d'Agustina, là où elle a été conçue. Les confitures abondent et s'offrent entre voisins, dans cette campagne islandaise rude, où les jours ne sont clairs que très peu de temps dans l'année, où l'hiver isole et engourdit...
Des ingrédients alléchants, un début de cuisson aux effluves prometteurs, mais un final un peu décevant, l'écume laissée par cette confiture manque de sucre et laisse un goût légèrement amer...
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Guylaine
  29 novembre 2016
Tout d'abord quel titre !
Quand on adore les tartes à la rhubarbe, qu'on aime l'odeur que dégagent ces tiges lorsqu'on les épluche, on ne peut que vouloir dévorer ce livre !
Il nous conte l'histoire d'une adolescente, Ágústína, conçue dans un jardin de rhubarbe en Islande. On l'accompagne, au rythme de ses béquilles (elle est née avec des jambes qui ne peuvent pas la soutenir), dans cette île sauvage et rude.
C'est une enfant qui a appris à lire en faisant des montagnes de mots, elle résout des problèmes mathématiques en faisant des montagnes de nombres... est-ce surprenant, alors, lorsqu'elle annonce qu'elle grimpera tout en haut de la montagne qui occupe une grande partie de son paysage, malgré ses jambes en coton ?
Cette enfant est élevée par Nina une amie de sa grand-mère, sa mère étant trop occupée à parcourir le monde pour étudier les oiseaux. A ses côtés il y a aussi Vermundur, un voisin bricoleur, qui lui raconte sa naissance tel que lui l'a vécue, sans filtre, aucun... on découvre aussi Salomon, le fils de la chef de choeur, un adolescent très prévenant...
L'écriture d'Audur Ava Ólafsdóttir est très agréable et fonctionne un peu comme un kaléidoscope, parfois c'est très réaliste, lorsqu'elle décrit le boudin de mouton par exemple, ou la fabrication de la confiture de rhubarbe, parfois c'est un peu loufoque, parfois elle nous enveloppe d'une tendresse émouvante, parfois c'est rude, brutal, parfois c'est profond et parfois c'est sincèrement drôle.
J'ai vraiment passé un très bon moment avec ce livre... je ne regrette qu'une chose, c'est de l'avoir lu en hiver, alors qu'il n'y a plus une seule tige de rhubarbe dans le jardin... il va falloir attendre !
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   19 juin 2017
Audur Ava Olafsdottir, avec beaucoup d’élégance, de poésie et un grand talent de conteuse, dévoile la vie d’Agustina page après page, décrivant l’Islande des années 1970, des petits villages de pêcheurs où les femmes doivent tout faire puisque leurs hommes sont partis au loin pour vendre du poisson et ramener des cigarettes.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Actualitte   11 octobre 2016
Ce moment de lecture est une sincère réjouissance, une fenêtre ouverte pour voir au-delà.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   04 octobre 2016
Poétique et plein de fantaisie, ce nouveau roman de l'auteure islandaise aborde du même ton pétillant le quotidien d'une adolescente solitaire et rêveuse, aux jambes invalides.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   06 septembre 2016
L'Islandaise Audur Ava Olafsdottir livre un roman à l'humour délicat sur une adolescente surdouée et rêveuse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   18 avril 2018
Le mannequin était manifestement destiné à être ouvert afin d'en sortir les viscères et les examiner, qu'on puisse tenir un œil dans chaque main, extraire le cœur de la cage thoracique, idem pour le cerveau, le système circulatoire ou les glandes. Ainsi peut-on s'amuser à intervertir les organes, à mettre la rate à la place du rein, le pancréas à la place de la vessie, ou même le cœur au lieu du cerveau. Mais impossible d'achever le travail ni de refermer le corps sans que les pointes d'acier de chaque organe aillent dans les trous prévus à cet effet dans sa cavité d'accueil. Tout l'intérêt du jeu consistait à y parvenir avant que les camarades ne reviennent de la gym.
Page 59
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book-en-stockbook-en-stock   20 octobre 2016
Le vent du nord qui s'engouffre dans le fjord fait des ricochets sur les crêtes blanches des vagues. Si l'astre rouge de l'hiver perce les nuages, on peut être sûr qu'il va rouler sur la neige verglacée et disparaitre derrière la montagne au moment même où Agustina sortira de l'école pour rentrer chez elle.
p. 71
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gavarneurgavarneur   22 avril 2018
Dans quel livre avaient séché les tiges à six feuilles ? L'herbier se disséminait dans la bibliothèque, aplati comme les lettres d'un livre. Les joyaux en sont pourtant des plantes défectueuses, ayant subi des mutations. N'aurait-elle pas mis les trèfles dans l'Apocalypse, confiant à huit cents pages de sainte parole le soin de les comprimer ?
Page 97
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jeunejanejeunejane   05 janvier 2017
Elle referme la porte et se tourne vers Agustina.
- Je suis contente que tu te sois fait un camarade mais je préfère que vous ne vous enfermiez pas là-haut dans votre chambre. Les garçons de son âge n'ont pas encore la maturité suffisante pour apprécier la beauté de l'âme et la personnalité d'une femme.
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BibaliceBibalice   03 juin 2016
Elle avait promis à maintes reprises de ne pas descendre seule traîner sur le ponton. Avec ses béquilles, elle risquait de trébucher sur les déchets de poisson et de tomber dans la mer.
— Le ressac t’emportera, lui disait Nína.
Personne n’aurait pu imaginer qu’au lieu du ponton, Ágústína mettrait le cap sur sa plage privée. C’est qu’elle est du genre téméraire. À la voir crapahuter avec ses béquilles, on aurait pu croire le contraire. Pendant ce temps-là, Nína épluchait les pommes de terre sans se douter de rien.
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Videos de Auður Ava Olafsdottir (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Auður Ava Olafsdottir
Auður Ava Ólafsdóttir - Lecture par PAGE 112 d'un extrait de L'embellie Zulma, 2012
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