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Critiques sur Miss Islande (97)
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Bookycooky
  22 septembre 2019
Charmante dans son pantalon à carreaux la jeune Hekla, qui par un beau jour de l'année 1963, lestée de sa machine à écrire, débarque de sa campagne à Reykjavik. Elle veut devenir écrivaine. Elle aime le plus beau garçon de son bled, Jon John, un garçon pas comme les autres, qui veut devenir costumier de théâtre.
Hekla et Jon, deux êtres sensibles, prisonniers de leurs conditions, de femme pour elle, d'homosexuel pour lui, qui devront patienter pour réaliser leurs aspirations créatives, dans un pays contre toute attente conservateur, du moins dans les années 60. Comme dit la maman de Hekla, il faut “porter en soi un chaos ....pour pouvoir mettre au monde une étoile qui danse”.


Dans ce quatrième opus que je lis d'elle, comme pour les précédents, je succombe très vite au charme de la prose et de l'histoire. A part ses personnages émouvants de sincérité et de tendresse, l'écrivaine touche ici à la création littéraire à travers Hekla, son petit ami le Poète et sa meilleure amie Isey, “Quand une idée me vient, j'ai l'impression de recevoir une décharge électrique, comme quand on touche le fil dénudé d'un fer à repasser.” La grande question étant, comment évaluer la valeur de cette création ?
J'adore aussi la forme, parsemée de petits poèmes, aux chapitres aux titres insolites, et quand elle gambade avec; comme avec ces phrases inachevées adressées par la maman du Poète à Hekla, coupées et achevées de suite par son fils, un beau ballet de langage.

Je vous invite donc à découvrir si non déjà fait, le conte de Miss Aurore boréal et de son Marin, au titre extravagant qui y donne le ton et sa fin surprenante, magnifique clin d'oeil d'Olafsdottir aux milieux de l'édition islandaise à domination mâle jusqu'au XXI éme siècle. Elle-même en souffrira beaucoup à ses débuts.

Coup de coeur !

“Je suis réveillée.
le poète dort.
En dehors des étoiles qui scintillent au firmament,
le monde est noir.”

“C'est la vérité. Mais pas forcément la réalité .......j'ai tellement envie de continuer chaque jour à inventer le monde”
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Kirzy
  26 août 2019
°°° Rentrée littéraire 2019 #7 °°°

Ce que j'aime chez cette auteure islandaise, c'est son don à camper des personnages décalés avec tendresse et sincérité, on les adopte immédiatement. Impossible de ne pas aimer son héroïne, Hekla et son prénom de volcan. Elle est jeune, libre, moderne, sûre d'elle pour déterminer son destin qui sera d'être écrivaine et poétesse. Elle quitte la ferme de ses parents pour la capitale afin de mener à bien ses projets.

Mais voilà, en 1963, dans une société islandaise minuscule et étriquée, conservatrice et sexiste, il est fort difficile pour une femme, quel que que soit le talent qu'elle possède, de prétendre à être publiée et reconnue. D'autant plus lorsqu'on est aussi belle que Hekla et qu'on ne vous propose comme unique voie de réussite et de réalisation personnelle l'élection de Miss Islande, un voyage aux Etats-Unis et des fourrures.

Les ellipses sont toujours très justement semées pour susciter étonnement ou émotion chez le lecteur. L'écriture d'Audur Ava Olafsdottir peut sembler très simple voire naïve avec ses phrases courtes. Elle est en fait dénuée de toutes afféteries, droite, directe, évidente pour dire avec beaucoup de finesse et de subtilité toute la difficulté d'être différent et de vouloir s'accomplir malgré les obstacles.

Car il n'y a pas que Hekla dans ce roman. Il y a deux personnages secondaires qui gravite autour d'elles, eux aussi voient leurs aspirations être en décalage avec ce que la société leur propose. Plus que Hekla, personnage éminemment romanesque mais assez linéaire, c'est celui de sa meilleure amie, Isey, qui m'a profondément touchée.

«  Je me sentais tellement à l'étroit chez mes parents. La montagne touchait la clôture de la ferme, j'avais envie de partir. Je suis tombée amoureuse. Je suis tombée enceinte. L'été prochain, je serais seule avec deux enfants dans un appartement en sous-sol de Nordurmyri. Et je n'ai que vingt-deux ans. »

Isey, qui n'a pas eu le temps de tisser son destin individuel, Isey embourbée dans la solitude des tâches ménagères et maternelles mais qui essaie de s'échapper, elle aussi par l'écriture secrète de son quotidien. Elle est bouleversante lorsqu'elle se raconte à Hekla.

L'autre ami de Hekla, Jon John, est lui aussi différent, homosexuel tourmenté par ce que la société islandaise lui impose, la solitude, l'hypocrisie et la violente injonction à entrer dans le rang. Mais il m'a un peu agacé avec ses jérémiades constantes même si justifiées. Il permet en tout cas à l'auteur de traiter de thèmes lourds, toujours en profondeur et sans cynisme.

Avec ce beau roman, plus profond qu'il n'en a l'air, l'auteure rend hommage au travail des écrivains et poètes, à la force de la pulsion d'écriture. Sans doute pour cela que j'ai été assez stupéfaite des dernières pages. Je n'ai pas compris l'acte de Hekla, si étonnant étant donné le caractère linéaire du personnage, qu'après quelques jours. Il m'a désolée mais est porteur de sens dans cet hymne à l'écriture et rend le personnage de Hekla complexe et encore plus puissant. Libre avant tout.
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Cannetille
  11 février 2020
Hekla a vingt ans, du talent, et ne rêve que d'écrire. Née en 1945 dans une Islande patriarcale et conservatrice, la jeune femme aura besoin de tout le tempérament suggéré par son prénom, choisi d'après un volcan de son pays, pour s'extraire de la gangue dans laquelle sa vie menace de s'enliser. L'impulsion nécessaire viendra de son ami d'enfance, un homosexuel qui ne trouve pas non plus sa place dans la société de l‘époque.


A travers Hekla et son ami Jon John, l'auteur pose la question du droit à être soi-même, de l'ouverture à la différence, et de la liberté de faire ses propres choix. Racisme – dans les années soixante, l'Islande s'est opposée à la présence de noirs sur la base américaine installée sur place –, sexisme, homophobie, sont trois thèmes que le livre évoque avec pudeur, loin du cynisme parfois cru des Fureurs invisibles du coeur de John Boyne, auquel on pense d'autant plus facilement qu'Islande et Irlande opèrent déjà un phonétique et insulaire rapprochement entre les deux romans. En Irlande, l'histoire de John Boyne est marquée par la forte imprégnation catholique du pays, en Islande, celle d'Olafsdottir fait une large place à l'âpreté du climat, aux rudes splendeurs de la nature, et à des références culturelles dépaysantes pour les non-autochtones.


Les aspirations littéraires d'Hekla et de son amie Ivey sont aussi émouvantes les unes que les autres : tandis que la seconde s'escrime tant bien que mal à voler des moments d'écriture à une existence par ailleurs conforme à celle dévolue aux femmes d'alors, rythmée par d'incessantes maternités, la première ose le non-conformisme et la rupture totale avec son monde, sacrifiant tout pour que son oeuvre puisse être publiée, fut-ce en ayant recours à des pseudos masculins ou à des prête-noms.


Hommage à l'écriture, protestation contre les préjugés sexistes et immersion dans la société islandaise, ce roman exprime en douceur, et avec beaucoup de tendresse pour ses personnages, un engagement féministe résultant, on s'en doute, des propres et injustes difficultés de l'auteur à trouver sa place dans le monde littéraire masculin islandais.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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sabine59
  07 décembre 2019
J'ai retrouvé l'auteure avec grand plaisir. Ce dernier roman est, je trouve, une réussite et un de mes préférés d'elle!

J'éprouve une grande tendresse pour ses personnages si attachants, en apparence fragiles mais qui forcent l'admiration par leur détermination à vivre leur différence, à faire entendre leur voix unique.

C'est encore le cas ici: Hekla, au prénom volcanique, décide, toute jeune encore, dans les années soixante, de tenter sa chance en tant qu'écrivain à Reykjavik. Elle a déjà publié sous des noms d'emprunt masculins ( les femmes sont rares dans la litterature islandaise, à l'époque!) des poèmes et des nouvelles. Elle rejoint ses deux amis d'enfance, Jón John, homosexuel qui souffre du rejet des autres, et Isey, engluée dans son quotidien d'épouse et de maman, alors qu'elle a aussi le don d'écrire.

De nombreux thèmes, très intéressants, sont abordés, souvent avec humour et un peu de dérision, notamment la volonté de s'affirmer en tant que femme dans un monde machiste. Celui, évidemment aussi, de la différence, et de l'intolérance des gens face à celle-ci. Les passages sur l'acte d'écrire, sur l'inspiration , la création m'ont particulièrement plu.

" Une phrase vient à moi, puis une autre, une image se dessine, cela fait toute une page, tout un chapitre qui se débat dans ma tête, comme un phoque pris dans un filet."

De nombreuses et belles citations d'auteurs jalonnent le roman, riche en émotion, poétique, et exaltant la liberté de s'accomplir, en dépit des obstacles. Un très bon moment de lecture. Je le recommande chaudement!

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Ziliz
  29 septembre 2019
Née en 1942 à Dalir, Hekla porte le nom d'un volcan - choisi par son père.
« Bouillonnante d'énergie (littéraire) créatrice », elle fait indubitablement honneur à son prénom.

Dans les 1960's, l'Islande aussi connaît son exode rural : la campagne semble trop étriquée pour les jeunes. Direction Reykjavík, la capitale.
Hekla écrit depuis longtemps et rêve d'être publiée, son ami Jón John se voit styliste. Quant à Ísey, elle tient en cachette un journal intime lorsque son bébé dort et en l'absence de son mari.

Ce roman m'a déçue sans doute parce qu'il ne s'y passe pas grand chose 'en surface' - contrairement à 'L'exception' et à 'L'embellie' de cette auteur.
On y suit les questionnements existentiels de quatre jeunes gens, leurs tâtonnements pour se faire une place dans le monde adulte, dans la société, sans trop renoncer à leurs rêves et leur identité.
Hekla n'entend pas se cantonner à un rôle de potiche lorsqu'on lui propose à plusieurs reprises de devenir Miss Islande.
Ísey craint d'être réduite à sa vie de mère et d'épouse.
Et Jón John fuit la cruauté homophobe :
« Je suis un hôte de passage sur cette Terre. Je suis né par accident. On ne m'attendait pas. Je suis parfois tellement fatigué, Hekla. Tellement las d'exister qu'il m'arrive d'avoir simplement envie de
somnoler
sommeiller
de passer un mois entier
dans les bras de Morphée. »

C'est ce personnage aux désirs 'contre nature' (sic)* qui m'a le plus touchée. Sa détresse est bouleversante : « Je voudrais tant être normal, Hekla. Je voudrais ne pas être moi. »
J'aurais aimé qu'il apparaisse davantage dans cette histoire, trop axée sur le 'poète' condescendant et jaloux, et sur Hekla - que j'ai paradoxalement perçue comme une ombre, malgré son énergie et sa détermination.
___

* 'Animaux gays' - Tu mourras moins bête - ARTE
« L'homosexualité est très courante dans la nature. Bizarrement, l'espèce humaine aura été la seule à l'avoir interdite. »
>> https://www.youtube.com/watch?v=SNJdvTHBOE4
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Annette55
  19 décembre 2019
Tout a été dit déjà, je reviens vers cette auteure dont j'ai lu plusieurs livres avec un plaisir toujours renouvelé :

Et voici notre héroïne, Hekla , qui porte un nom de volcan, animal un peu sauvage , attachante et déterminée, éprouvant le besoin d'être à la fois seule et accompagnée.
Elle quitte la maison familiale, en 1963, pour gagner Reykjavik, en autocar,son pantalon à carreaux , sa Remington, et son exemplaire d'Ulysse de James Joyce à la main....

Hekla, qui écrit chaque jour, a terminé déjà deux manuscrits....
Son entourage, galerie de portraits originaux et inoubliables :
Son amie d'enfance , Isey déjà mère d'un enfant rongée par les doutes, Jón John, marin homosexuel , garçon blessé qu'elle connaît depuis l'enfance, l'héberge et lui rapporte d'une escale « La cloche » de Sylvia Plath et le «Deuxième sexe » de Simone de Beauvoir.
Ou encore le bibliothécaire « poète »qui prétend qu'elle est une Lumière et que les Goélands se taisent quand ils la voient...

L'auteure , page après page dresse un portrait doux , lumineux, poétique simple et envoûtant de ces personnages décalés , celui d'un jeune femme éprise de liberté et d'absolu .
Elle souligne avec grâce les différences et les fragilités entre Jôn John  et Hekla, explore avec tendresse , délicatesse, mélancolie et force la difficile conquête de la liberté face au conformisme rigide des années 60, la place de la femme quand on est une artiste, l'acceptation de l'homosexualité ...
Écriture de glace et de feu, texte grave , insolent, pertinent drôle mêlant l'inconstance humaine à la poursuite sans relâche de la liberté ...
L'auteure nous ouvre grand les portes de l'Islande avec ces personnages attachants ouverts à la création, à l'accomplissement et au monde qui les entourent .

«  Je suis réveillée.
Le poète dort.
En dehors des étoiles qui scintillent au firmament, le monde est noir.
C'est du travail d'être poète ».

«  Tu es un glacier qui scintille, je ne suis qu'un pauvre talus au pied d'une femme.
«  Mains glaciales comme l'enfer, sables profonds ... au lever du jour... »
«  J'ai le pouvoir d'allumer une étoile sur le noir de la voûte céleste .. »
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alexb27
  01 novembre 2019
Les romans d'Audur Ava Olafsdottir ont sur moi habituellement des vertus apaisantes (j'ai adoré Rosa Candida et Ör) sauf celui-ci dont la fin m'a profondément agacée (même si après réflexion, elle ne pouvait pas être mieux trouvée, clin d'oeil à une époque totalement misogyne). A travers les portraits d'Hekla, écrivaine en devenir, de Jon John, homosexuel en quête d'amour et d'Isey, mère au foyer désabusée, c'est une radioscopie de la société islandaise des années 60 que l'auteure propose avec beaucoup d'humour et de fraîcheur. Elle décrit avec tendresse des personnages subtils, différents et épris de liberté, qui ne renoncent jamais, dans une époque où il est plus acceptable pour une femme d'être reine de beauté qu'écrivaine.
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manU17
  20 janvier 2020
"-Tu ne laisses rien affleurer à la surface. Quand on vit avec un volcan, on sait que les profondeurs bouillonnent de lave incandescente. Tu sais, Hekla, tu projettes d'énormes blocs de pierre dans toutes les directions... ils détruisent tout sur leur passage... tu es un rocher imprenable, un buisson de ronces... je ne compte pas pour moi..."


Après Rosa Candida et L'Exception, c'est avec encore plus de plaisir que j'ai découvert Miss Islande. On y retrouve la plume toute en finesse et poésie de l'auteure à travers le destin d'Hekla, jeune femme qui un jour quitte la ferme familiale pour aller vivre à Reykjavík.

Sur place, elle retrouve Jon John, son ami d'enfance, une amitié amoureuse mais un amour impossible, ce dernier préfère les hommes. Il a d'ailleurs fui la campagne pensant vivre plus sereinement son homosexualité dans une grande ville mais les choses ne sont finalement pas si simples en ce début des années 60.

Hekla, elle, se rêve écrivain. Mais sur la place, en raison de sa grande beauté, ses rencontres de hasard la voient davantage dans le rôle de la future Miss Islande. « Sois belle et tais-toi ! » en gros. C'est sans compter sa détermination et son tempérament de feu, ce n'est pas pour rien qu'elle porte le nom d'un volcan, la grande passion de son père.

Les deux amis sont bouillonnants de créativité. La création est d'ailleurs au centre de cette histoire, qu'elle soit littéraire ou artistique. D'autres personnages sont habités par cette même passion dévorante, je vous laisse les découvrir.. Auður Ava Ólafsdóttir nous offre un magnifique roman féministe sur l'accomplissement et la quête de soi. À lire absolument.


"Tu n'es pas un écrivain d'aujourd'hui, Hekla, tu es un écrivain de demain. Ton père te l'a toujours dit, tu es née trop tôt."


Lien : https://bouquins-de-poches-e..
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mariech
  02 novembre 2019
Miss Islande c'est le troisième livre de l'auteur que je lis , le premier étant Rosa Candida , le deuxième le rouge vif de la rhubarbe , tous trois lumineux .
Ce dernier Miss Islande est mon préféré , c'est un coup de coeur absolu , un livre qui fait partie des rares livres inoubliables, ceux où les personnages si attachants m'accompagnent un long moment .
Il y a quelque chose qui me parle comme lorsque l'amie de l'héroïne Hekla , Isey lui dit qu'elle a été touchée par le poème de Sylvia Plath qu'elle lui a envoyé , il parle de moi lui dit elle .
Quand un livre entre en résonance aussi forte avec nous , c'est toujours un moment magique .
J'ai beaucoup aimé les phrases sur l'amour des livres , quand l'héroïne évoque qu'elle a dévoré tous les livres de chez elle , l'évocation du travail d'écriture , si facile pour Hekla , si difficile pour son amoureux poète , qui en sera jaloux certes mais qui arrivera à lui pardonner et lui écrira une lettre bouleversante , il restera son ami pour la vie lui dit il
C'est ça aussi que j'aime chez l'auteur , les personnages sont humains mais plein de nuances , ils évoluent aussi .
Que dire du si attachant jon John , je suis le fils de John dira t il , avec deux s .
Être homosexuel dans les années 60 n'est pas facile et c'est un euphémisme, lui qu'on compare à un pédophile , ce qui le fait tant souffrir , lui qui voudrait être normal .
Helka c'est l'auteur il me semble qui a réussi à devenir écrivain .
Je vous le recommande chaleureusement, 6 étoiles 🌟 pour moi .
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Bazart
  15 décembre 2019
Si vous aimez les livres qui parlent d'écriture, avec Miss Islande, vous baignerez dans cet univers : Hekla l'héroïne s'installe à Rejkavik pour écrire ; sa meilleure amie Isey cache le cahier dans lequel elle écrit au fond d'un seau; il existe un café où se rencontrent les poètes (que des hommes en 1963 !). Si vous aimez les livres qui parlent de lecture, vous croiserez des étudiants lisant des recueils de poèmes (sans que personne ne les force), des librairies partout dans la ville et vous vous installerez dans la bibliothèque. .

Si vous aimez les personnages qui sont des héros ordinaires alors vous vous attacherez à à Hekla, Isey et Jon John qui luttent pour être autre chose que l'étiquette collée par une société rétrograde, machiste, homophobe (une jolie fille, une mère de famille, un déviant)

Si vous aimez les livres qui vous emmènent en Islande, vous entendrez parler de volcan, de lutte islandaise, de vinarbraud...

Le tout porté par la plume si sensible et si juste d'Audur Ava Olafsdottir.

C'est beau, c'est émouvant ! Bref lisez-le si vous ne l'avez pas encore fait !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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