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Critiques sur Rosa Candida (380)
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sandrine57
  25 janvier 2012
A 22 ans, Arnljotur quitte la lave et la glace de sa terre d'Islande pour rejoindre, sur le continent, un monastère dont il doit restaurer la roseraie. Il part avec, dans sa poche, une photo de sa petite fille, dans son coeur, l'amour de son père et de son frère autiste et le souvenir de sa mère trop tôt disparue, et dans son coffre trois boutures de rosa candida.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes! Voilà les mots qui me sont venus à l'esprit quand j'ai refermé ce petit bijou de la littérature islandaise.
Tout est beau dans ce livre, les gens, les paysages, les sentiments. Quête initiatique, conte moderne, c'est le parcours d'un jeune homme à la recherche de lui-même qui grâce à des rencontres, à des conseils, à des expériences nouvelles, va découvrir qui il est et qui il peut devenir. J'ai beaucoup aimé Arnljotur, sa candeur, sa fraîcheur, sa bonté. Et j'ai adoré son père, vieux bonhomme complètement dépassé par la mort injuste et inattendue de sa femme, toujours inquiet pour son fils, tellement bon et aimant.
Un petit livre pour se déconnecter de la dure réalité, à déguster sans modération.
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Gwen21
  03 mars 2015
Je m'apprête à écrire un avis de lecture sur "Rosa Candida" de l'islandaise Audur Ava Olafsdottir. Pour cela, je m'assois à mon bureau, je fais un peu de place pour pouvoir ouvrir mon ordinateur. Papa dirait que le bureau est très mal rangé ; Maman n'aurait sûrement fait aucune remarque à ce sujet. Je pose mon portable sur le bureau et je l'allume. Pendant le démarrage, mon regard se porte vers la fenêtre. Dehors, il fait gris, cependant on perçoit un peu de soleil derrière un gros nuage, pareil à un énorme mouton mérinos. Voilà, l'écran s'allume, l'anti-virus me supplie comme chaque jour de télécharger sa mise à jour ; comme chaque jour, je clique sur non. Je me connecte à internet et j'attends que Babelio s'affiche. En attendant, je reporte mon regard vers dehors. A travers la vitre - qu'il faudrait que je nettoie - je n'aperçois plus le gros mouton mérinos ; à la place, il y a un timide rayon de soleil. Papa dirait qu'il va pleuvoir ce soir ; Maman n'aurait sans doute rien dit mais aurait sûrement souri. Je reviens à mes moutons et je clique sur le bouton qui permet d'ajouter une critique. Comme à chaque fois que je veux écrire une critique, je pense à tous les nouveaux usagers du site qui peuvent se tromper et cliquer sur le bouton pour ajouter une citation. Je ne vois pas bien mon écran à cause du soleil qui puise des forces dans la douceur du printemps. Alors, je change de position, je recule ma chaise pour limiter les reflets sur l'écran. Papa dirait qu'il vaut mieux tirer le rideau ; Maman aurait sans doute tiré le rideau. Je pose mes mains sur le clavier, prête à saisir mon avis. Ce faisant, je m'aperçois que mes mains sont très sèches et je me fais la réflexion que l'hiver n'a pourtant pas été bien rude cette année. Peut-être que la peau qui s'assèche est un signe visible et incontestable de vieillissement ? Pourtant je n'ai pas encore trente-cinq ans. Etrange, vraiment, j'y penserai plus tard. Le chat bondit soudain sur mes genoux. Il a de grands yeux verts et il se frotte contre mon ventre. Je le chasse après lui avoir caressé le crâne une seconde. J'essaie de me concentrer sur la critique à rédiger mais cette histoire de mains sèches me perturbe, je ne parviens pas à me concentrer. Je me lève et quitte le bureau. Je marche jusqu'à la salle de bains, empruntant le grand escalier. J'entends le chat grimper derrière moi. J'ai dans l'idée de me passer de la crème hydratante sur les mains, peut-être que j'en mettrai aussi un peu sur les poignets. Papa dirait que ça ne sert à rien, mieux vaut utiliser de l'huile végétale ; Maman aurait fait remarquer que le tube de crème est ouvert depuis trop longtemps, que peut-être la crème n'est plus si efficace. Dans la salle de bains, il y a une très faible lumière, le soleil a dû à nouveau se cacher derrière un nuage. Je me demande quelle forme il a, celui-là. Je fouille dans les placards, à la recherche de la crème pour les mains. Je mets plusieurs minutes à la trouver. le chat me regarde depuis le pas de la porte. Je remets la main sur le coupe-ongles que je croyais perdu depuis des lustres. Maman aurait eu raison, le tube de crème semble vraiment vieux ; Papa dirait que c'est parce que jusqu'à présent on utilisait plutôt de l'huile végétale, bien plus efficace. J'emporte quand même le tube jusqu'au bureau. Je me rassois devant mon ordinateur, qui s'est mis en veille. Il faut que je m'y mette, à écrire cette critique, sinon le soleil sera couché avant que je me souvienne du sujet du livre. Vu le nombre d'avis déjà déposés, je ne pense pas que ma contribution révolutionnera la blogosphère mais bon, ça me permettra toujours de garder un souvenir de ma lecture. Papa dirait que c'est important de se souvenir ; Maman aurait dit que les souvenirs ne servent qu'à rassurer l'avenir.

Eh, vous êtes toujours là ? Vous ne vous êtes pas écroulés, endormis, devant votre ordi ? Non ? Bon, alors voilà, si vous avez survécu à la lecture de cette critique, vous survivrez à la lecture de ce roman.

Un rythme que je qualifierais de lent ; une narration qui m'est souvent apparue comme une énumération de lieux communs (cf. les citations extraites) et de détails superflus mais qui, dans l'ensemble, réussit la prouesse de rester assez agréable à lire ; un ton doux comme du coton ou le précieux duvet des eiders islandais, mélodique comme une berceuse susurrée ou le vent balayant un champ de lave ; un chemin initiatique vers la paternité (et l'apprentissage culinaire) trop lisse pour être vraiment palpitant ; des personnages terriblement nordiques, c'est-à-dire calmes, fair-play, solitaires, introvertis, limite associables, pas très attachants ; une atmosphère étrange qui entraîne le lecteur dans des lieux quasi mystiques, pas tout à fait réels mais pas tout à fait fictifs non plus. Au final, un roman assez inclassable qui a pour lui de ne ressembler à aucun autre mais qui, à mes yeux, souffre d'être trop intimiste sans pour autant distiller de vraie poésie. Pourtant, on y parle de l'Islande, de fleurs, de sentiments, d'une maman, d'un bébé, de rencontres… mais non, pas de véritable alchimie en ce qui me concerne.

Sinon, pour savoir de quoi parle ce roman, vous pouvez vous référer aux 279 autres critiques publiées, sans doute bien plus instructives.


Challenge de lecture 2015 - Un livre qui se déroule à un endroit où vous avez toujours voulu aller (Islande)
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freude
  21 mars 2012
Quelle douceur que ce roman ! Il coule tout seul, à la fois tendre et triste, drôle et apaisant. Il m'a fait un bien fou. Arnljotur, ce personnage si jeune, si bringueballé par la vie avec sa mère chérie et décédée, son frère autiste qui s'en sort plutôt bien, son bébé "tombé du ciel" est tellement attachant. Il est si intiment lié à la terre via son amour des roses qu'il paraît fort et serein. Son père vieillissant qui se retrouve seul après le départ de son fils poursuit son bout de chemin, affrontant son deuil en annexant au fur et à mesure les recettes de cuisine de sa défunte épouse est lui aussi très émouvant. Et ce jardin de monastère oublié qui reprend vie peu à peu sous les doigts du jeune jardinier, je rêverais qu'il existe pour aller y passer l'après-midi...
Ajoutons à cela, la jolie relation qui se tisse entre le père et l'enfant et on n'a plus qu'attendre impatiemment d'autres romans d'Olafsdottir !
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Ptitgateau
  09 mai 2012
J'ai été amenée au cours de ma lecture à me poser bien des questions :
d'abord sur les personnages : un jeune homme qui ne présente pas vraiment de traits de caractère particuliers, qui se cherche constamment, se pose une foule de questions, qui se décrit sans exprimer de sentiment comme s'il était extérieur à lui-même et sans communiquer son ressenti de façon évidente, un père octogénaire anxieux, soucieux que son fils ne manque de rien, une maman décédée omniprésente, un frère autiste dont je n'ai pas bien cerné le rôle dans ce récit , un moine érudit qui pour répondre aux questions, utilise les moyens dont il dispose : livres et films.
Ensuite sur l'histoire : sorte d'errance contrôlée du jeune Arnljotur qui quitte le foyer pour se rendre dans un endroit perdu où les gens pratiquent un patois étranger.
Les lieux : pas d'indication de temps, de lieux.
Le but du héros : faire revivre sa mère à travers ses passions, ses actions afin qu'elle poursuive son éducation et en fasse un homme.
Je l'ai abordé finalement comme une sorte de conte avec pour épreuve, devenir un homme, devenir un père et faire son apprentissage de la vie. Ce jeune homme m'a parfois fait sourire et et m'a attendrie, particulièrement lors de son initiation au métier de père qui a tout à apprendre.
Par ailleurs, ce roman pourrait être assimilé à une oeuvre philosophique si on considère que les nombreuses questions que se pose Arnljotur interpellent le lecteur.
La ligne conductrice de ce récit est fort agréable et poétique : l'histoire d'une rose à huit pétales sans épine, à laquelle peut être comparé notre héros , pacifique et candide.

Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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Ellane92
  01 décembre 2013
Ah, que c'est joli, cette petite histoire... On ne sait pas trop où commence et où finit l'histoire (certains parlent de l'Islande, surement parce que c'est la terre natale de l'auteure), mais nulle part on ne nous donne d'indication de ce genre. On traverse en compagnie de notre jeune héros une forêt mystérieuse, une petite ville, et une abbaye pleine de charme mais dont le jardin est en friche, comme la vie du narrateur. On visite aussi son âme et ses pensées. Au départ de son voyage, il croira mourir, mais victime d'une appendicite, ce sont ses regrets et ses peurs qu'il laissera derrière lui.
Rosa candida ne révolutionne pas le monde, ce n'est pas le roman de l'année. Mais sa douceur candide et poétique fait un bien fou !
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carre
  30 mars 2013
Arnljotur est le héros du livre d'A.A.O. (trop long à écrire, tant pis pour le classement graphomane). Ce grand échalas de vingt deux ans prend la direction d'un petit village pour redonner vie à une roseraie, laissée à l'abandon dans un monastère. Il y rencontre le père Thomas, féru de cinéma, qui devient son confident. Car dans le cerveau de notre petit Lobby, surnom donné par son octogénaire de père, sa bouillonne sec : Vie, mort, sexe, choix professionnels, privés, spirituels, sens à donner à sa vie. Autant de questions que le candide jeune homme se pose alors que débarque dans sa vie Anna aventure d'un soir et mère de leur petite fille Flora Sol.
Audur Ava Olafsdottir (pas si long à écrire finalement) nous raconte une histoire toute simple, avec délicatesse et pudeur d'un jeune contraint de prendre ses responsabilités. C'est joliment écrit, même si parfois les scènes entre Arnljotur et sa fille m'ont paru bien naïves, pour ne par dire plus !
Mais au final, cette « bulle » de douceur réussit à nous émouvoir. Les scènes avec le père Thomas et Anna sont à mon sens les plus réussis. Pas le chef d'oeuvre annoncé donc mais un moment d'apesanteur qui fait du bien, dans un monde ou l'éloge de la lenteur est vu comme un défaut.
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Vianna
  11 avril 2015
Voilà un roman anti-déprime, léger, lumineux, enchanté, comme les premières journées du printemps.
Le personnage principal, jeune homme de 23 ans traverse ce livre avec candeur, ouvert à la vie, il se laisse totalement pénétrer par les circonstances hasardeuses… jusqu'à devenir père presque malgré lui. Les situations sont loquaces, chargées de tendresse et de bienveillance.
Une promenade dans le jardin des Roses où l'amour et la vie éclosent avec délice et tout en lenteur.

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caro64
  17 septembre 2012
Rosa Candida porte bien son titre. Si telle est le nom de la rose que Arnjoltur veut aller soigner dans le monastère d'un pays perdu, il est lui ce Candide des temps modernes qui, en allant sauver un jardin, veut surtout découvrir sa propre évidence.


Quand il quitte sa maison, son père et son jeune frère autiste, Arnjoltur n'a aucune idée de ce qu'est le monde. Il se résume à son Islande natale, à la serre où il a mis enceinte Anna, par le hasard d'une nuit entre les Rosa Candida, ces roses à huit pétales dont il emportera des plants dans son périple.
Quel périple ! Arnjoltur a l'ignorance et l'ingénuité de sa jeunesse. Son voyage est une succession de découvertes, de petits bonheurs et de gros malheurs. Mais rien ne saurait dévier sa route, car il y a ce jardin au bout de la quête. Dans ce monastère, un moine cinéphile et un peu adepte du petit verre d'alcool lui donnera à voir un peu plus loin que le bout de son nez. Et puis, débarque Anna et leur petite-fille, Flora Sol, et sa vie de célibataire sera chamboulée...

Rosa Candida est un livre touchant, comme on en lit peu. Même si elle n'est pas trépidante, cette jolie histoire que nous offre Audur Ava Ólafsdóttir est presque un conte initiatique qui oscille entre gravité et légèreté, joie et tristesse. Et où elle dépeint avec finesse et humour un personnage principal insolite dont la naïveté et la candeur le rendent profondément attachant. Un beau roman, qui fait du bien.
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jeunejane
  13 mars 2017
L'histoire débute en Islande.
Lobbi est un jeune homme de 22 ans qui vit avec son père.
Sa mère est décédée dans un accident de la route et il en est très affecté.
Il a un frère jumeau Josef qui a un retard de développement.
Une nuit, par hasard, il couche avec une fille, Anna et 9 mois plus tard, une petite fille vient au monde. Elle répond au joli prénom de Flora Sol. Il est loin de s'en désintéresser, on verra plus tard à quel point il s'engage.
Sa mère, prénommée Anna elle aussi, cultivait des roses dont une variété à huit pétales, sans épines.
C'est muni de boutures de cette fleur qu'il quitte l'Islande, après avoir fait ses adieux, pour rejoindre un monastère avec une roseraie qu'il est chargé de remettre en état.
C'est le deuxième livre d'Audur Ava Olafsdottir que je lis.
Je préférais "Le rouge vif de la rhubarbe" car j'y ai mieux ressenti la vie, l'ambiance, la lumière ou l'obscurité islandaises.
Celui-ci est très spécial aussi : le héros est d'une gentillesse extrême. de son point de vue, tout le monde est aimable avec lui.
Les scènes les plus crues comme un accident de la route ou le jeune homme qui vomit partout avant d'être opéré de l'appendicite ont l'air de se passer comme sur un petit nuage cotonneux.
Etrange ambiance presque magique comme la description du petit village où il arrive en fin de parcours, perdu, au bout du monde et pourtant tout ce dont on a besoin s'y trouve.
Attention, amateur d'actions sensationnelles, s'abstenir.
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paroles
  04 janvier 2015
Dès les premières pages, je me suis demandé où voulait en venir l'auteure. En fait, nulle part ! Ce qui importe ici n'est pas le lieu mais les personnes, les rencontres, les vies.
Ce roman, ou ce conte initiatique, est tout à fait charmant, léger, poétique. C'est une bulle de douceur qui se lit facilement et, je le crains, s'oublie de même. Mais qu'importe, ces quelques heures de lecture nous convient à un moment de paix très loin des vicissitudes du monde.

C'est l'histoire d'un jeune homme de vingt-deux ans à la recherche de lui-même. Jardinier de son état, il quitte son pays, sa famille pour travailler et remettre en état une roseraie dans un monastère perdu. Ses pensées vagabondent sans cesse : la vie, la mort, le sexe mais surtout son rôle de père. Une petite fille lui est presque tombée du ciel, après une aventure très courte avec Anna, la maman. Il ne refuse pas ses responsabilités, au contraire, mais comment faire face ?

Prendre la vie comme elle vient avec simplicité et bonheur, être attentif aux autres et à la nature seraient peut-être le chemin à suivre par Auður Ava Ólafsdóttir pour accéder à la sérénité...
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