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ISBN : 2818922054
Éditeur : Bamboo Edition (03/12/2012)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Rude journée pour les Godillots ! Ils viennent de découvrir la preuve d’un acte de barbarie commis sur l’ennemi par un soldat de leur propre camp. Le capitaine Mougin veut aller s’en excuser aux autorités allemandes au-delà du Front et l’intransigeant commandant Desmonnier profite justement de cet instant pour lancer une inspection de détail de l’escouade. Comment Palette, Le Bourru et leurs compagnons parviendront-ils à se tirer de ce délicat imbroglio ? Retrouvero... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
InstinctPolaire
  11 février 2013
[ Livre reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique. Je remercie les trois ours et Emmeline pour leur confiance.]
Je pourrais vous y mener. Tenter en quelques phrases maladroites de vous faire pénétrer dans cette bande dessinée de Ollier et Marko. Pensez, une oeuvre qui s'ouvre sur " le dormeur du val " de M. Rimbaud... Mais j'ai décidé de vous arrêter à la couverture tant elle se suffit à elle-même...
Le blanc paysage qui sert de décor nous donne une époque : L'hiver et le bleu-horizon des uniformes, un temps: Janvier 1917. La silhouette en arrière-plan permet de supposer un lieu ; L'usine Kuhlbaum dans les environs de Bachdorf, les Vosges. Encore une histoire de ligne bleue.
Ils sont trois sujets à occuper l'espace central de l'oeuvre. le plus apeuré à main gauche est le Caporal Ambroise Palette. Boulanger de son état dans le civil, bon sens et sens du devoir fait homme, combinaison plutôt rare...L'instant le prive de son indispensable accessoire, sa pipe. En souhaitant que la dangereuse situation dans laquelle il s'est fourré ne la lui fasse pas casser définitivement... Au centre, tel un gerfaut se hissant vers les cieux accroché à son gonfalon d'hermine, le Capitaine Mougin. L'officier-commandant de la 3ème Escouade du 435ème Régiment d'Infanterie de Ligne se croit probablement à l'abri sous son étendard. C'est qu'il a de l'honneur le bougre. Cet honneur qu'il ne veut abandonner aux horreurs du Premier Conflit Mondial. et le conduit, lui et ses subordonnés, ici, en cet instant. le grand gaillard à main droite est le soldat Le Bourhis dit " le bourru ". Montagne de force taciturne mais loyal compagnon. Ami du Caporal depuis que les caprices de la guerre les ont désignés ensemble volontaires pour prendre en charge " la roulade " - le chariot-cantine – du Régiment. Mais ceci est une autre péripétie qui s'inscrit dans le premier illustré de nos compères.
Au premier plan, les canons de trois Gewehr 98 , arme de dotation de la troupe teutonne en ces temps bellicistes.
La raison de cet instant immortalisé ? Elle est contenue dans le sous-titre " L'oreille coupée". Si l'honneur est affaire d'officiers, les " coups-de-mains '" sont affaire des compagnies franches. de ces sales confrontations fort bien illustrées par cette célèbre production du cinématographe – parlant ! - " Capitaine Conan ". Parfois ces francs-tireurs rapportent de macabres trophées...
... Que certaines inclinaisons civilisées quelque peu surannées réprouvent au plus haut point.
Je ne suis pas totalement convaincu par la démonstration de l'historien Jean-Yves le Naour en préface qui fait de Palette et Le Bourhis nos tuniques bleues-horizon. L'image y est bien plus travaillée et si le propos se veut tout aussi léger, le sujet est plus grave. Car comme le dit le Lieutenant Charton, commandant de ce corps-franc : " Certaines boutades raisonnent de façon particulière dans les têtes vides." Gravité dans la légèreté , légèreté dans la gravité : Un ton juste, comme ces vieilles productions gramophoniques de l'époque...
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LydiaB
  13 janvier 2013
J'ai reçu cette BD dans le cadre de l'opération Masse Critique. Je remercie l'équipe de Babelio ainsi que les Editions Bamboo pour cette belle découverte.

Ce qu'il y a de pratique avec cette petite série (je dis "petite" car, pour l'instant, elle ne compte que deux tomes), c'est que chaque album peut se lire indépendamment. Très pratique donc, surtout pour moi qui n'avais, vous l'aurez compris, pas lu le précédent, ne sachant même pas qu'une telle bande dessinée existait. Basée sur un fait réel, elle relate une anecdote tout en la fondant dans L Histoire. Il faut dire que les auteurs se sont appuyés non seulement sur des documents d'époque mais encore sur un historien spécialiste de cette période, Jean-Yves le Naour. Voilà un gage de sérieux qui fait de cet album quelque chose d'à la fois ludique et pédagogique. La mise en scène des personnages et du décor est extraordinaire. Mordante et drôle, l'histoire relatée permet d'en apprendre un peu plus sur ce conflit mondial et, plus précisément, sur le quotidien de nos poilus. le petit dossier situé à la fin de ce tome permet de comprendre toute la finesse des dessins ainsi que le désir de mettre en exergue la réalité du terrain. Je ne connaissais pas l'anecdote en question (l'histoire d'une oreille coupée appartenant à un allemand remise, par un soldat français, à l'ennemi, pour ne pas désavouer l'armée française) et cela m'a permis de faire des recherches plus approfondies.

Je ne tarderai pas à acheter le tome 1 et je suivrai avec intérêt les parutions de cette série.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Villoteau
  25 décembre 2012
Voici le second tome d'une série autour de la Première Guerre mondiale qui peut intéresser un public de jeunes d'une dizaine d'années et d'adultes. Tant par l'ambiance colorée, que par certaines caractéristiques du récit, cette série rappelle les "Tuniques bleus". Si le premier tome se déroulait à l'été 1916 en Picardie dans les tranchées, nous voilà maintenant au début du printemps suivant dans le Massif vosgien. Les deux héros que sont les poilus Palette et le Bourhis du 435e RI vont accompagner leur capitaine, vers le côté allemand du front. Ce dernier a été scandalisé de trouver une oreille prise comme trophée par un membre d'une section d'assaut française (appelée en fait "compagnie de grenadiers d'élite de régiment") à un soldat allemand mort lors de l'expédition. Il décide d'aller la rendre à son propriétaire. Il est par ailleurs notoire que la propagande d'Outre-Rhin accusait les troupes françaises noires de se confectionner des colliers d'oreilles coupées. Accueillie respectueusement côté allemand, l'initiative est sur le point de causer de très gros ennuis à nos héros (qui avaient accompagné leur capitaine dans l'aventure) à leur retour. On note au passage des réflexions mises dans la bouche des acteurs qui apportent de réelles informations historiques, comme celles au sujet des qualités des tranchées allemandes. Un chagrin prévisible pour les jeunes lecteurs, il n'est plus question du frère du jeune Bixente, ce dernier était monté au front pour le retrouver. Accompagné d'un singe surnommé " Salopiot", Bixente garde un rôle non négligeable dans l'intrigue.
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ladesiderienne
  13 janvier 2013
Je tiens à avertir un éventuel lecteur de cette critique que ma culture en BD est assez restreinte (je veux dire par là encore plus limitée que le reste). Pour résumé, après le stade classique de "Lucky Lucke", "Astérix" et "Tintin", j'ai survolé celui de "Yakari", "Jojo", "Cédric" et "Titeuf" pour m'arrêter au dernier album des "Pompiers" (et ceci grâce en partie à mes deux garçons).
Merci donc à Babelio et aux Editions Bamboo d'avoir participé, par l'envoi de ce deuxième tome des "Godillots" à l'amélioration de cette culture de basse fosse.
Je n'imaginais même pas que l'on puisse faire une bande dessinée sur un thème aussi dramatique que la guerre 14-18. Mission réussie ! Bravo à Olier pour cette belle parenthèse (inspirée d'un fait réel) de la vie de nos Poilus, si pleine d'humanité. Félicitations à Marko pour les dessins de ses protagonistes et à ses aquarelles où le bleu et le blanc, couleurs dominantes pour les extérieurs traduisent bien l'ambiance du front.
C'est vraiment une approche inhabituelle, d'ordinaire accès sur l'horreur, de ce conflit mondial. Mention "très bien" aussi pour "La Gazette des Godillots" avec les reportages très drôles du correspondant de guerre Yvon Touffer-Paitey.
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IreneAdler
  13 janvier 2013
Nos Godillots sont maintenant cantonnés dans les Vosges, en plein hiver. Outre le froid vosgien et les soldats ennemis, ils doivent composer avec une escouade de corps francs et parmi Berthier, brute de son état. Qui a malencontreusement perdu un "trophée" de guerre. Il n'en faut pas plus au capitaine Mougin, qui va faire ce que lui commande l'honneur : rapporter le dit "trophée" et s'excuser. Derrière les lignes ennemies.
Parler des horreurs de la Première Guerre sans les montrer ou à peine, c'est grand. le comique est là, pourtant le ton est grave, la violence est bien présente. L'intelligence et l'honneur ont bien du mal à s'imposer face à la bêtise et à la barbarie. Et surtout, pour combien de temps ?
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critiques presse (2)
BulledEncre   17 janvier 2013
Sans bénéficier de l’effet de surprise du premier tome, ce second volume est un bon moment de lecture.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDGest   16 janvier 2013
Mêlant intelligemment aventures et gravité, L'oreille coupée devrait passionner les historiens en herbe ainsi que les plus expérimentés.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   13 janvier 2013
- Ah ! Si seulement on avait du bon piment de chez moi à claquer dans nos bidons... Vous connaissez le piment d'Espelette ?
- Certes, mon cher Bixente, mais c'est quand même un petit peu la guerre, en ce moment, l'approvisionnement de ce genre de denrées exotiques laisse un peu à désirer, voyez-vous...
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ladesiderienneladesiderienne   12 janvier 2013
C'est un trou de verdure où chante une rivière...
....accrochant follement aux herbes des haillons d'argent...
..... où le soleil de la montagne fière, luit...
.... c'est un petit val qui mousse de rayons.

Dites donc, c'est drôlement joli, votre récitation, M' Ledru !

De la poésie, jeune homme, de la poésie...
Et du Rimbaud, mon ami !
Ce n'est pas de la roupie de sansonnet, si j'ose m'exprimer ainsi...

Ouais, ben, si tu veux mon avis, Fieu, son Rimbaud, là, il devait pas parler de ce foutu bled perdu où nous v'là cantonnés...
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TakalirsaTakalirsa   28 octobre 2015
Cette mutilation gratuite d'un ennemi rabaisse vos "brutes nécessaires" au rang de la bestialité... Et si on perd le chouïa d'humanité qui nous reste, on va faire comment pour supporter cette grande boucherie ?!
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