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EAN : 9782715249851
144 pages
Éditeur : Le Mercure de France (14/03/2019)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Résumé :
"Un jour, alors qu’Agatha, paisiblement installée sur le banc blanc tout au bout de l’allée verdoyante, reprisait un bas de laine noire, Clarissa vint soudain s’asseoir à ses côtés. Elle était plus petite que dans son souvenir et faisait moins que son âge, qui devait approcher les dix ou onze ans. Elle avait un visage menu, très pâle, et au fond de ses yeux pointait une forme d’espièglerie contenue, étouffée, et dont on ne pouvait cependant nier la présence."
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
torpedo
  17 août 2019
Entourée de domestiques, Agatha vit seule dans une grande maison depuis le décès de sa mère. Trentenaire taciturne, invisible dans ses vêtements passe-partout, elle est terne et ne fréquente personne. Personne à qui parler, pas d'époux, pas de famille, pas d'amis. Les jours se suivent et se ressemblent, sa vie est triste. Jusqu'au jour où elle retrouve Clarissa, une fillette sortie tout droit de son imagination et avec qui elle s'était liée enfant. Et lorsqu'un policier vient l'interroger sur cette présence, Agatha répond que Clarissa est enfant de l'amour. Où va la mener cette relation ?
Ce classique anglais nous emmène à mi-chemin entre le fantastique et le rêve éveillé. Et vous, jusqu'où seriez-vous prêt à aller pour ne plus vous sentir seul pendant quelques heures ?
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PhilippeCastellain
  06 avril 2019
Si vous avez poussé la porte de Babelio, c'est que vous aimez les livres, un peu trop pour les standards modernes sans doute ; et dans ce cas vous avez probablement tâté un jour ou l'autre de la solitude. Dans votre enfance même, peut-être. Il se peut alors que vous vous soyez imaginé un ami. Une chose qu'en général on ne croise que dans les livres – mais qui l'avouerait autrement que par un livre, ou à la limite une critique ? Moi j'avais un royaume imaginaire. Il faut voir grand.

Avec l'âge, souvent reviennent les journées vides et grises. Kent Haruf, dans son beau roman « Nos âmes la nuit », imagine deux personnes d'âges mûrs rapprochant leurs solitudes. Mais s'il n'y a ni désir, ni envie, ni personne de qui se rapprocher – personne de réel, du moins ?

L'héroïne, Agatha, a atteint la quarantaine d'une vie sans relief. Sa mère, la seule compagnie qu'elle n'ait jamais eue et dont elle n'était pourtant pas particulièrement proche, vient de s'en aller. La voici seule, sans rêve, sans famille, sans désirs, menant jour après jour la même vie, comme si la poussière s'était peu à peu déposée sur son existence même. Et voila que, du plus lointain de sa mémoire, remonte soudain le souvenir du seul être qui ait jamais égaillé sa vie…

Un beau roman, qui n'avait jamais été traduit en français. C'est chose faite maintenant. Qui sait ? Peut-être regretterons-nous un jour de n'avoir pas même un ami imaginaire…
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redmary
  24 mai 2020
Voici un petit Objet Littéraire Non Identifié.
Il surfe à la lisière de plusieurs genres, tout en finesse et en mystère. Est on face à une femme névrosée perdant pieds ou l'histoire part elle vraiment dans le fantastique? A tout moment, le lecteur se retrouve lui-même plongé dans un dilemme qui ne connaîtra peut être pas de résolution définitive.
Le livre est court mais se déguste.
Les personnages sont attachants et l'atmosphère générale est particulièrement bien rendue.
Une belle découverte.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
torpedotorpedo   18 août 2019
Sans même y prendre garde, Agatha Bodenham s'était écartée d'un ou deux pas et elle demeura ainsi, seule devant la tombe de sa mère, jusqu'à ce que le pasteur eût achevé de réciter l'office. Elle portait une robe noire, de la coupe et de la nuance que sa couturière jugeait de bon ton pour un deuil, et un chapeau d'une parfaite banalité. Elle ne pleurait pas, même si la voilette frémissait légèrement, comme agitée par un souffle irrégulier, et si la gaze était humide là où une aspiration convulsive l'avait plaquée dans sa bouche. Son visage était sans expression - mais c'était une absence d'expression si entière qu'elle suggérait, plus sûrement que la physionomie la plus éloquente, une solitude radicale et irrémédiable - une solitude que rien ne pouvait rompre, car elle indiquait qu'Agatha était tout bonnement dépourvue de la faculté de communiquer avec ses semblables. Peut-être ne ressentait-elle rien. Elle était certes bien incapable, en toutes circonstances, de formuler ses émotions, comme de rechercher et d'accueillir la compassion d'autrui.

[incipit]
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