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ISBN : 2867465788
Éditeur : Liana Lévi (27/06/2011)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 65 notes)
Résumé :
La maison familiale au Maroc, lieu de l'enfance et des souvenirs, elle n'y passait plus que des vacances... Rosa l'a quittée il y a vingt ans pour faire un beau mariage en métropole, au milieu des années cinquante, au moment où l'Histoire a changé la donne. Alors quand Egon, son second père, meurt, ce retour aux sources ne peut être que bouleversant. Chaque objet échangé avec sa vieille nourrice ou sa volubile marraine, réveille un nouveau fantôme. Face au passé, à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  16 janvier 2012
Rosa, 40 ans, française du Maroc mariée avec un métropolitain revient à Meknès à l'occasion du décès de son père adoptif . Ce retour est un plongeon dans son passé, ses ombres et ses mystères : submergée par les souvenirs, l'affection chaleureuse de Shérifa, sa nounou et seconde mère, et le fantôme d'Egon, son père adoptif, Rosa met en balance la perfection froide de son mariage parisien et sa véritable identité empreinte de ses racines marocaines : est-ce le moment de décider ce qu'elle veut vraiment faire de sa vie ? Un roman touchant et charnel sur l'identité et le retour aux origines.
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PegLutine
  31 octobre 2013
Je retrouve toujours avec plaisir la plume de Virginie Ollagnier depuis que j'ai lu la BD Kia Ora et le roman Toutes ces vies qu'on abandonne (qu'est-ce que j'ai pu pleurer en le lisant...). J'avais moins accroché à L'Incertain, mais Rouge argile m'a beaucoup touchée.
Rosa est une femme très attachante, qui va découvrir petit à petit l'histoire de ses origines, suite au décès d'Egon, son deuxième père. Même en faisant un super résumé, je ne pourrai pas aborder tous les thèmes de ce roman: destins de femmes, vie de famille, colonialisme, guerres, liberté, secrets, origines, croyances, choix de vie...
C'est bouleversant de suivre la renaissance de Rosa au Maroc: déracinée, coupable du passé, accablée par le deuil, elle va réussir à se reconstruire pour découvrir enfin qui elle est, et qui elle veut être.
Un magnifique roman peuplé de personnages inoubliables, comme la tante Monde ou Sherifa.
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fee-tish
  22 septembre 2011
Un livre de la rentrée littéraire mais pas du tout médiatique puisque la maison d'édition est plutôt petite : Liana Lévi. Quand je suis tombée sur le résumé, j'ai été attirée par le fait que ça se passe au Maroc. Pour moi cela signifie surtout une ambiance de lecture particulière. C'est ce que je cherchais en achetant et en lisant ce livre.
Et puis, comme d'habitude, moi qui suis très sensible au couverture, je trouve que celle-ci est juste parfaite car elle illustre assez bien le Maroc : il s'agit de petits carreaux de mosaïque colorés et un peu élimés.
Le premier abord de cette lecture était donc vraiment engageant. Mais en même temps, je ne m'attendais pas non plus à quelque chose d'extraordinaire. C'est un peu le malheur des petites éditions d'ailleurs je pense.
Quoiqu'il en soit, me voilà partie pour quelques 214 pages. Je vous le dis tout de suite : cela a été une très belle découverte. Je qualifierai ce roman de nostalgique.
On suit le personnage de Rosa, quarante-deux ans, française née au Maroc, un colon qui ne s'est jamais sentie chez elle sur cette terre, comme un imposteur. Quoiqu'il en soit, sa vie en France est monotone : ses enfants ont grandi et ont pris leur envol, son mari ne s'intéresse plus vraiment à elle et, au fond, c'est réciproque. Un drame, la mort de son "second père" au Maroc, la fait retourner sur cette terre.
Ce personnage est vraiment intéressant autant pour lui-même que pour les relations qu'il a avec les autres. Notamment Sherifa, sa "nounou" presque maman ; Mehdi, le fils de Sherifa son "petit frère" et Monde sa tante, son amie. La mort d'Egon la renvoie à elle-même, à son histoire qu'elle doit accepter, à sa vie en général.
J'ai trouvé ce roman plein d'odeurs et très charnel aussi. Je n'ai pas trouvé de stéréotypes sur le Maroc et ses habitants. Ce sont des gens réellement chaleureux, accueillants.
Je ne dirais pas que c'est le roman de l'année mais j'ai incontestablement aimé ce moment et c'est tout ce qui compte !
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ManouB
  23 septembre 2016
Rose, la quarantaine, quitte Paris pour revenir quelques jours à Meknès où elle a passé son enfance, et où elle est toujours venue en vacances, suite au décès d'Egon, son père adoptif, son second père.
Elle est partie depuis 20 ans pour fonder un foyer avec Antoine et élever leurs enfants. Mais maintenant qu'ils sont partis eux-aussi pour faire leur vie, que celle d'Antoine est de plus en plus occupée, sa façade de mère et d'épouse parfaite se fissure...

Submergée par ses souvenirs et les moments heureux qu'elle a vécu à Sejâa, entourée d'attention par sa nourrice Shérifa, elle va plonger de toute son âme dans la vie de celui qui l'a élevé à la mort de Gabriel (son vrai père), de celui qui a aimé comme un fou sa mère Suzanne, tout en ayant une maîtresse_secret bien gardé qu'elle découvre aujourd'hui_ et tout en dévoilant tous ces petits riens qui font une vie de famille, elle va comprendre que sa propre vie est toujours là, là où elle est née.

Elle comprend pourquoi, fille de colons, elle se sent indigne de cette terre volée à ceux d'ici, pourquoi elle décide de vendre la terre à Medhi son "petit frère", fils de sa nourrice, et elle saura choisir entre vendre la maison pour ne jamais revenir ou rester et changer de vie.
Son récit à elle est entrecoupé de celui d'Egon, ce père adoptif qu'elle a tant aimé et qui est arrivé un beau jour au domaine fuyant la guerre et la persécution des juifs. Là il a retrouvé une famille, lui qui avait perdu la sienne, une identité, lui qui ne savait plus qui il était et devait cacher son nom et ses origines, un travail, la confiance des autres et...l'amour.

Un roman qui traite du deuil et des origines avec beaucoup de sensibilité et de réalisme. Il met le doigt sur les croyances bâties pendant l'enfance et que les adultes ne dévoilent (presque) jamais, sur ces secrets de famille que l'on découvre souvent à la mort d'un être cher, et sur lesquelles on a bâti nos vies, mais aussi sur les attentes non formulées qui, sans le savoir, peuvent empoisonner tout un destin...

Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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Bazart
  15 mars 2013

virginie ollagnierDans le cadre de ma participation au prix CEZAM dont je vous ai parlé plusieurs fois, j'ai eu la chance- même si au départ je ne faisais pas partie de ce jury là-, d'assister fin janvier, dans un beau café de la Place des Terreaux, à la remise du prix de l'an passé, qui a vu l'attribution du prix à la romancière Virginie Ollagnier pour son 3ème roman Rouge argile.
Et comme Virginie Ollagnier est une romancière lyonnaise, elle était évidemment présente lors de cette remise du prix (l'année d'avant, c'était un irlandais parait il, il avait plus de chemin à faire), et nous avons pu l'écouter parler et lui poser toutes les questions que l'on voulait.
Personnellement, au moment de la rencontre, je n'avais pas encore lu Rouge Argile, donc, forcément cette conversation était un peu sybiline pour moi, mais ensuite, j'ai demandé le roman à son éditeur, et j'ai pu me plonger dans ce beau roman et ainsi mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette rencontre.

Pour Rouge argile, ce roman qui traite du sentiment apatride des migrants, les recherches ont également été nombrerougeuses, pour plonger le lecteur dans le Maroc des années 1970, se basant notamment sur des témoignages pour nourrir l'imaginaire …
Bref, cette rencontre était passionnante et très enrichissante et m'a donc donné envie de me plonger dans ce fameux Rouge Argile, qui m'a emmené dans un autre continent, et précisemment au Maroc, sur les traces d'une femme, Rosa, qui , après 20 ans de vie à paris, revient aux sources après la mort de celui qu'elle a toujours considéré comme son second père.
Rosa, de retour après 20 ans de vie parisienne, se replongera dans ses lieux d'enfance et de souvenirs. Un formidable récit onirique et sensuel, où sentiments et douleurs s'avivent au souffle de l'Orient. Une belle rencontre en perspective.
En situant son intrigue en 1979, Virginie Ollagnier se place très peu de temps après la décolonisation de l'Afrique du Nord et place ses personnages dans une situation d'interrogation par rapport à leur rôle. Car en nous présentant l'histoire d'une femme mariée, mère, qui revient sur sa terre natale et va s'interroger sur la suite de sa vie et devoir accepter que le passé n'est pas celui qu'elle imaginait, Virginie Ollagnier nous offre aussi un roman qui parle de l'Histoire à travers la question de la décolonisation mais aussi à travers le personnage d'Egon, le père dont Rosa va faire le deuil.
Egon, juif allemand, arrivé au Maroc pendant la guerre, n'hésitera pas à prendre directement la parole au cours du récit pour relater sa vie, ses errances, ses rencontres, ses amours... Et puis Rouge Argile est aussi un roman qui nous parle d'histoire et de mythologie familiale, d'une petite fille qui s'est construite sur des croyances qu'elle va découvrir erronées, qu'elle devra accepter cependant pour combler les lacunes et les incompréhensions qui pouvaient s'être glissées dans son esprit.
Bref, un très joli roman riche et écrit d'une très belle plume, qui n'a fait que prolonger le charme de cette rencontre avec cette excellente romancière.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
PegLutinePegLutine   01 novembre 2013
L'imam s'était levé. L'heure de la prière de l'aube approchait. Un sourire tendre sous sa barbe blanche, il étendit sa main au-dessus des deux femmes enlacées. (...)
- Dites: nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Jacob et aux tribus, à ce qui a été donné à Moïse, à Jésus, aux Prophètes de la part de leur Seigneur. Nous n'avons pas de préférence pour l'un d'entre eux. Nous sommes soumis à Dieu.

(Coran 2, 136)
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litolfflitolff   16 janvier 2012
J’ai eu la chance de naître une seconde fois. Pas comme vous l’imaginez sans doute, une vie après, non, ce n’est pas de cela que je parle. Pas de Dieu, ni de Paradis, ni d’angelots, rien que de la pensée à perte de temps et l’honnêteté de regretter mes choix, mais ce n’est pas cette histoire que je vais vous
conter, non, cependant je suis bien né une seconde fois.
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PegLutinePegLutine   31 octobre 2013
Julie s'était tue quand sa mère lui avait annoncé la mort d'Egon au téléphone. Un silence qui se transforma en "ça va maman?" lorsque Rosa, à son tour, se tut. Que pouvait-elle répondre à sa fille? Non mon amour je ne vais pas bien du tout, je suis seule au monde, tu es partie, ton père et moi ne partageons plus que le silence des repas qu'il m'accorde encore, Maurice a grandi, et ce salaud d'Egon vient de m'abandonner lui aussi! Alors non je ne vais pas bien, je déteste ma vie en ce moment, tu me manques, Egon me manque, ma mère me manque. Julie tu me manques tant.... Mais Rosa répondit que oui, elle n'allait pas trop mal, qu'elle partait le lendemain pour Sejâa, qu'elle l'aimait, et qu'il était bon de se le dire (...)
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PegLutinePegLutine   31 octobre 2013
Rosa frappa le matelas du poing. Elle frappait ses habitudes. Elle frappait son impuissance à changer. Elle sentit monter une colère nouvelle, quelque chose que le modèle Jackie [Kennedy] ne pouvait plus contenir avec ses petits chapeaux et ses tailleurs impeccables, avec son visage sans larmes le jour de l'enterrement de son mari, le jour où son fils saluait la dépouille de son père. Cette maîtrise stricte que Rosa s'imposait craqua brusquement sur le matelas de la chambre d'amis.
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BazartBazart   14 février 2013
On est égoiste, quand on est jeune. On morfle après, quand on est vieux.
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Videos de Virginie Ollagnier (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginie Ollagnier

SMEP 14 Virginie Ollagnier
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