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ISBN : 2752907621
Éditeur : Libretto (02/09/2012)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 59 notes)
Résumé :
La retraite est une aventure. Qu’elle soit ardemment souhaitée ou rejetée, elle est inéluctable. Il y a de nombreuses recettes pour la rater. Hélas pour ceux qui ne réagissent pas, il n’y aura pas d’autre chance ; c’est la dernière. Comment ne pas transformer une période cruciale - la troisième et dernière partie de la vie après l’adolescence et la maturité - en marais intellectuel et physique, avant la déchéance promise ? Voici 10 ans, alors que j’entamais cette de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Moan
  15 avril 2015
le narrateur est journaliste. A soixante ans, il est mis à la retraite et se sent très mal.
Il entreprend alors le Chemin de Compostelle et se rend compte que marcher fait beaucoup de bien au corps et à l'esprit. Aussi , ne s'arrête-t-il pas en si bon chemin et entreprend à pied la route de la soie d'Istanbul à Xi'an. Il écrira trois livres Longue marche.
Il décide alors , entouré de retraités compétents, d'inviter des jeunes en difficulté à les suivre sur les routes pour leur permettre de se remettre sur les rails.
Un livre optimiste, où la retraite peut être le début de quelque chose d'extraordinaire.
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cathe
  21 septembre 2015
Bernard Ollivier est l'auteur de "La longue marche", ce récit de voyage sur la Route de la Soie. Dans ce livre il revient sur les circonstances qui l'ont amené à faire ce voyage.
A soixante ans il prend sa retraite de journaliste. Sa femme est décédée quelques années auparavant et il aborde cette période de sa vie avec pessimisme. Il ne veut pour rien au monde être un retraité passif qui fait des voyages organisés et se repose entre temps. Mais il ne sait pas quoi faire. Pour faire le point sur sa vie, il décide de partir de Paris faire le chemin de Compostelle. Ce long chemin lui redonne un peu de joie de vivre et lui montre combien la marche est bonne pour l'équilibre intérieur. Convaincu qu'il a eu beaucoup de chance dans sa vie, il imagine de créer une structure où il pourrait, par la marche, redonner cette joie de vivre à des jeunes en rupture avec la société.

De retour à Paris, et avant de mettre en place cette structure, il rêve de repartir marcher pour un long voyage sur une route"habitée" comme il l'écrit. Ce sera la Route de la Soie. Pour préparer ce périple, il fait des préparatifs, des rencontres, des observations. Et ce sera cette belle aventure qu'il fera sur quatre ans, entrecoupée par des arrêts pendant l'hiver. le succès de son premier livre, qu'il hésite à écrire et qu'il a beaucoup de mal à terminer, sera incroyable ! A tel point que l'argent recueilli, par celui-ci et ensuite les deux autres, lui permettra de mettre sur pied la structure dont il rêvait. L'association "Seuil" sera donc financée par la belle aventure de cette marche et de ces livres, et elle l'occupera pendant les années qui suivront.

J'ai trouvé très intéressante la réflexion de Bernard Ollivier sur lui-même, sur sa personnalité, sur ses savoirs, et ensuite la synthèse qu'il en fait pour imaginer ce que seront ces années de retraite. Ce moment de la vie, écrit-il, est ce que l'on veut bien en faire, il n'y aura pas d'autre chance, profitons-en. A nous d'imaginer notre voie pour cette période de notre vie... C'est une belle leçon de vie qui ne me quittera certainement pas.
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Labandedesayacks
  17 octobre 2012
Bon cela s'appelle de la synchrronicité, figurez vous que j'ai reçu la liquidation de la retraite à 55 ans, mais comme le dit si bien Bernard OLLIVIER, lui il est loin d'être liquidé, parir sur les chemins de compostelle, puis sur la route de la soie, B.OLLIVIER nous explique dans son livre (bien écrit) que la vie commence à 60 ans, et qu'il a donné un sens à sa vie à l'âge où l'on pense que c'est fini...pour lui tout commence. Y compris une association (SEUIL) qui aide les jeunes délinquants à se réinsérer dans la vie par la marche.
Infatigable B.OLLIVIER, son livre se lit facilement, on se laisse porter par son récit de voyage, pour moi le plus intéressant, et on sent la dose de courage et d'abnégation qu'il faut pour partir comme cela au bout du monde (il m'a fit penser à un autre célébre écrivain voyageur S.TESSON), alors bon vent encore M.OLLIVIER.
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allard95
  12 avril 2019
Journaliste, ayant arrêté son activité professionnelle de bonne heure, Bernard Ollivier se trouve en retraite dès l'âge de 60 ans. En pleine forme physique, il n'accepte pas l'idée de faire de ce nouveau temps un simple temps de repos et de loisirs; Il a deux objectifs: faire le point sur sa vie (blessée par la mort prématurée de sa femme), et se rendre utile. Il comblera le premier besoin par la marche longue: d'abord un parcours de plusieurs mois qui le mènera de Paris à St Jacques de Compostelle, puis un parcours plus insensé: se rendre à pied jusqu'à l'Asie - 12000 kilomètres! -, en 4 étapes. A cette occasion, ayant découvert les vertus de la marche sur le mental, il aura l'idée de satisfaire son second besoin, celui de l'utilité sociale, en créant une association qui aura pour vocation d'accompagner sur les chemins de jeunes délinquants, thérapeutique qu'il considère préférable à la prison, dont il nous dit qu'elle ne "guérit" en rien les délinquants mineurs, avançant ce chiffre: 95% des mineurs emprisonnés deviendraient des récidivistes.....
Bernard Ollivier sait écrire: à quelques faiblesses près, son style est vivant et plaisant. Sa démonstration est convaincante: oui, après 60 ans, le corps a encore des ressources considérables; oui, la marche représente davantage un effort mental que physique (tout comme le marathon, qu'il pratiquera également); oui, la découverte d'un monde différent peut constituer un enrichissement personnel considérable; oui, quand on "profite" à vie d'une indemnité de retraite qui vient créditer notre compte bancaire chaque mois, il est juste de restituer un peu de ce que la société nous a donné et nous donne encore, et de mettre à la disposition des autres ses talents, ses connaissances, son expérience.
Ce livre présente de manière très claire et convaincante cette démonstration. Pour cela, son intérêt est bien réel. Et il nous donne envie, par ailleurs, de découvrir la trilogie du même auteur, racontant les péripéties de son voyage en Asie, sous ce titre: "La longue marche".
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SD49
  04 août 2018
J'approche tranquillement de cet âge (vénérable) de 60 ans, enfin... encore quelques années quand même... 
J'ai beaucoup aimé cette réflexion qui permet de se poser les premières questions à propos de la retraite (qui pour moi n'arrivera pas à 60 ans d'ailleurs). L'auteur a choisi de le faire en marchant, sur le chemin de Compostelle, il établit un bilan de sa vie et réfléchit en quoi il peut être utile à la société.
Car, non, la retraite n'est pas que repos, farniente et oisiveté. A cet âge on peut encore apporter beaucoup.
Cela m'a fait penser à mon papa qui de nombreuses années d'une retraite bien  occupée nous a dit qu'il prenait la retraite de sa retraite ! J'aime bien cette formule.
J'aime aussi beaucoup marcher mais je ne sais pas si je choisirai la formule de l'auteur pour faire le point sur ma vie et sur ce que je souhaite après ma vie professionnelle (pas vie active car la retraite peut l'être aussi). 
Les choix ne sont forcément pas les mêmes selon que l'on est en couple ou non, j'espère que nous serons toujours tous les deux pour vivre cette période de notre vie.
Un livre que je vais prêter et que je relirai certainement dans quelques années.
Lien : https://pagesdelecturedesand..
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   15 octobre 2012
Je pouvais, bien entendu, continuer à travailler jusqu'à 65 ans. Les discours officiels nous disent qu'il faut travailler plus longtemps. Certes, mais quand va-t-on vivre ? Durant toute notre existence, on a bossé pour faire plaisir à ses parents, aux professeurs, au patron, à son conjoint, à ses enfants, trimé au nom de la raison, de la maison à payer, de la Nation. Assez, c'est assez. Il arrive un moment où l'on a le droit de travailler pour soi... à la condition de ne pas en profiter pour ne rien faire. il n'était pas question de m'accrocher à ma profession. Il y avait tant de jeunes journalistes au chômage, je n'allais pas squatter la place.

572 - [chapitre I, p. 26]
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JcequejelisJcequejelis   27 octobre 2012
En le quittant, je songeai que la retraite n'était pas nécessairement ce gouffre que j'avais redouté. Elle pouvait être le début et l'achèvement de tous les possibles. A quel âge de la vie cumulait-on, pour peu que la santé s'en mêle autant d'atouts gagnants ? J'avais déjà découvert le temps, si précieux. En écoutant cet homme parler longuement de son métier et de ce qu'il lui avait apporté, je mesurais combien mon travail et mes lectures m'avaient moi aussi enrichi. J'ai, au cours de ma vie, lu des livres, vu des films, entendu des histoires, bref, acquis une culture qui pourrait rivaliser dans certains domaines avec celle des plus doctes savants que produit notre Université... si ma pauvre mémoire n'en avait pas effacé une partie. Toute l'expérience accumulée n'avait pas entamée ma capacité à rêver, au contraire.

611 - [p. 55/6]
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JcequejelisJcequejelis   16 novembre 2012
Un livre est pour moi la rencontre de deux personnes qui lui apportent autant l'un que l'autre. L'auteur, par la précision de ses descriptions ou l'évocation de ses émotions, fait naître des images dans la tête d'un lecteur. De son côté, celui-ci dispose d'un imaginaire qui va lui permettre de retenir, de s'approprier, d'enjoliver telle ou telle image. Il va entrer seul dans l'histoire, qu'il s'agisse d'un roman ou d'un récit. Il apporte sa culture, sa sensibilité, son humeur du moment. Et de cette magie qu'est la rencontre entre l'écrivain et le lecteur naît un livre unique.

663 - [p. 153]
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JcequejelisJcequejelis   01 novembre 2012
La majorité était partie dans le même état d'esprit que moi : pour se débarrasser des scories d'une vie qui ne les satisfaisait pas totalement, prendre de la distance, élaborer une réflexion importante à leurs yeux. Jeunes s'interrogeant sur la vie qui vient, vieux se questionnant sur la vie qui va, leurs pas les portaient, mais l'esprit dominait.
Chaque soir en arrivant au gîte, fourbu par l'étape, ils posaient le sac et se précipitaient sous la douche. Dans l'attente de l'heure du diner, chacun se coulait ensuite dans un endroit discret et sortait un petit carnet pour y noter ses pensées et les événements du chemin. Loin du bruit, coupés pour un temps des médias et des choses du monde, les pèlerins de Compostelle deviennent écrivains et penseurs par la magie de la marche.

624 - [p. 66]
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JcequejelisJcequejelis   14 novembre 2012
Durant deux années, j'ai laissé mon imagination vagabonder. Une vague idée naissait, je la cajolais, la caressais et, lorsqu'elle semblait mûre, je m'asseyais devant mon ordinateur et lui donnais vie. J'ai pris un plaisir infini à l'écriture de ces récits que j'intitulai Nouvelles d'en bas. J'avais beaucoup lu ces fabuleux écrivains américains qui, sans fard, décrivent les bas-fonds de leur société de consommation, éclairant d'une plume lumineuse les plaies de l'Occident libéral qui, selon l'adage, voudrait que le bonheur soit forcément placé sous le signe de la liberté, mais d'une liberté particulière, celle d’un renard libre dans un poulailler libre". Les poètes et les écrivains se doivent d'éclairer les mauvais côtés d'un monde volontairement cachés et laissés dans l'ombre par les politiques, de mettre à nu les abcès purulents et douloureux qu'on voudrait ignorer.

654 - [p. 137-138]
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