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EAN : 9782859407254
320 pages
Éditeur : Phébus (31/03/2001)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 220 notes)
Résumé :
Reprise (attendue !) en collection « Libretto » des trois volumes des aventures de Bernard Ollivier sur les routes d’Asie : Longue marche, Vers Samarcande, Le Vent des steppes.

« Bernard Ollivier est un voyageur. Il ne se prend pas pour un écrivain. Le résultat est qu’il écrit souvent mieux que les écrivains-voyageurs patentés : simplement, avec pour seul souci, plutôt que la belle page, le compte rendu véritable de son expérience. Il ne voyage pas po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Corboland78
  27 janvier 2014
Bernard Ollivier est un journaliste et écrivain né en 1938 dans la Manche. Après une carrière de journaliste politique et économique, à la retraite et veuf, il décide de se consacrer à l'écriture et de marcher jusqu'à Saint Jacques de Compostelle avant d'entreprendre une longue marche sur la Route de la Soie. Comme écrivain, il publie des nouvelles dont un recueil sur les sans domicile fixe, des romans policiers, mais aussi des récits de ses voyages. le succès de ses ouvrages lui permet de fonder plus tard l'association Seuil pour la réinsertion par la marche des jeunes en difficulté.
Longue Marche est un récit en trois volumes, relatant son voyage de 12 000 kilomètres à pied sur la Route de la Soie, d'Istanbul à Xian en Chine. le premier tome était consacré au trajet effectué entre Istanbul en Turquie, jusqu'à la frontière avec l'Iran. le second paru en 2001, se poursuit de l'Iran jusqu'à Samarcande en Ouzbékistan, en passant par le Turkménistan, c'est-à-dire sur près de 2100 kilomètres.
Comme prévu par l'écrivain à la fin de son premier parcours, ce second voyage reprend la route à l'endroit même où il l'avait abandonnée l'an passé, terrassé par la dysenterie. Si le ton du premier bouquin m'avait semblé révéler un certain désespoir moral de l'auteur (récemment veuf et à la retraite), ici Bernard Ollivier a retrouvé une écriture enjouée et il s'embarque dans l'aventure avec des précautions (un GPS) ou des résolutions tirées de son expérience précédente qu'il aura bien du mal à tenir néanmoins, comme faire des étapes plus courtes mais qui au fil de la marche pourront parfois atteindre 50 kilomètres ! N'oubliez pas qu'il ne s'agit pas d'une randonnée dans le bocage normand, mais d'un périple sous le soleil, avec la traversée de deux déserts et des températures tournant entre trente et cinquante degrés selon les endroits.
Bientôt il devra se fabriquer une petite carriole pour se faciliter le transport de son sac à dos mais surtout de ses provisions d'eau, buvant parfois dix ou quinze litres par jour « sans aller pisser ». Il lui faudra mater ses peurs à l'entrée des déserts, « peuplés de petits animaux aussi sympathiques à fréquenter que cobras, scorpions et tarentules ».
Mais le voyage est surtout fait de rencontres. de sympathiques, quand dans chaque village tout le monde veut l'inviter à boire le thé ou loger pour la nuit, en échange du récit de ses aventures, de désagréables quand on cherche à le voler ou l'escroquer. Ou de carrément risquées quand il doit se colleter (trop souvent) avec policiers ou douaniers abusant de leur petit pouvoir pour lui pourrir la vie avec des contrôles sans fin dans le but de lui soutirer des bakchichs. Bernard Ollivier n'est pas du genre à pleurer sur son sort, les accueils chaleureux sont une fête, les désagréments une simple péripétie lissée par le récit.
L'écrivain voyageur, ou plutôt l'inverse pour être exact, ne s'appesantit pas sur les précisions historiques, il en donne juste assez pour nous éclairer mais ne noie pas le lecteur sous les références culturelles, Bernard Ollivier n'est pas Patrick Leigh Fermor. Par contre il détaille la vie quotidienne des habitants des pays traversés, les boîtes aux lettres grises à Tabriz en Iran destinées aux courriers de dénonciations à la police, l'opium et l'héroïne, les femmes et le tchador dans la république des mollahs…
Bientôt le marcheur approche de Samarcande – qui n'a jamais rêvé à l'évocation de ce nom ? – il avoue être fatigué (il aura perdu douze kilos) mais surtout par la solitude, quatre mois sans avoir pu discuter réellement avec des gens parlant sa propre langue, du coup il « marche comme un fou, pressé de finir. » Pressé d'en terminer mais envisageant déjà son dernier voyage qui devrait aussi être le plus difficile, pour rallier la Chine. A suivre…
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le_Bison
  05 mars 2012
Bernard Ollivier démarre donc son nouveau périple à l'endroit exact où l'année précédente, il avait achevé sa première étape. Au programme de cette expédition : l'Iran, le Turkménistan et l'Ouzbékistan. En route vers Samarcande et au-delà ! Oublié donc les turcs et les kurdes, il part à la rencontre de nouveaux peuples, de nouveaux profils et s'investit toujours autant, malgré la barrière de la langue, dans des échanges verbaux et culturels avec les autochtones. Un début difficile mais n'est-ce pas le propre à toute grande aventure. La chaleur humaine et les émotions éprouvées ne sont pas encore à l'image de ce que pouvaient lui apporter la Turquie et le Kurdistan. Pourtant, il sent que ce n'est pas une affaire de comportements et de caractères, mais surtout de la peur et de la crainte que la Police des religieux a su engendrer à ses habitants. Une fois passée cette première impression, l'âme humaine reprend son bon fond et les rencontres se trouvent toujours emprunts de belles émotions. Les paysages aussi changent de visages et leur splendeur rend la longue marche plus attrayante, mis à part ces longues autoroutes, bruyantes et sans intérêt pour un piéton.
Et si je lisais pour ressentir de telles émotions, partir vers de telles découvertes et faire des rencontres qui ne me seraient jamais permises ? Voilà peut-être ma plus grande motivation, mon plus grand plaisir. Les lectures de Bernard Ollivier m'entraînent littéralement vers de nouvelles contrées que je n'avais jusqu'ici explorées aussi profondément. Elles me permettent de longs voyages que je rêve de faire (mais dont, à mon avis, j'aurais jamais le courage d'entreprendre) et dépassent de loin l'ensemble des guides touristiques et culturels sur ces pays visités. Elles donnent une autre vision du monde dans lequel nous cohabitons tous ensemble. La Route de la Soie se transforme en Route du Coton et les épices parfument aussi bien les souks que ma lecture.
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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frueka
  11 juin 2017
Après la mort de sa femme, Bernard Ollivier décide de parcourir seul et à pied, à raison de 4 étapes en 4 ans, les 12'000 km de la Route de la Soie, d'Istanbul à Xi'an. Cette formidable épopée est relatée dans sa trilogie Longue Marche, dont "Vers Samarcande" est le 2ème volet.
En mai 2000, B.O reprend la route à l'endroit exact où 10 mois plus tôt, terrassé par la dysenterie, il avait dû être rapatrié d'urgence. Cette 2ème étape débute donc non loin de la frontière turco-iranienne et raconte sa marche à travers l'Iran, le Turkmenistan et l'Ouzbékistan. Traumatisé par son expérience de l'année précédente, il débute cette 2ème étape avec bcp d'appréhension et un peu de mélancolie et il arrivera à Samarcande lassé et heureux de rentrer en France.
Si le moral n'est pas au beau fixe et qu'il est parfois anéanti par "l'impression d'être une poussière dans le cosmos", B.O finira par s'habituer à ces nouveaux paysages -souvent arides- et à la culture locale et nous racontera avec bcp d'humour et de mordant ses rencontres avec les habitants de ces trois pays "à la réputation abominable".
S'il n'est pas tendre dans ses réflexions sur le régime des mollahs et que la délation institutionnalisée et le comportement de la police irannienne le scandalisent, il n'hésite pas à se moquer de l'Occident et de sa propension à l'exagération, ironisant sur les Iraniens, ces "hideux excités", et restant émerveillé devant la générosité et la discrétion orientales. En tant qu'ancien journaliste politique et économique, B.O nous livre une nouvelle fois des analyses historiques,  politiques et économiques pertinentes, auxquelles s'ajoutent des réflexions religieuses et culturelles très intéressantes.
 
En bref: un récit de voyage captivant, loin des sentiers battus, un voyageur intelligent, humain et intègre, des réflexions intéressantes, une plume très agréable. J'ai adoré!
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Apikrus
  14 février 2014
Le premier récit du voyage à pied de Bernard Ollivier le long de l'ancienne Route de la Soie s'achevait avec son rapatriement en France pour raisons sanitaires. Quelques mois plus tard, l'auteur revient à l'endroit de son abandon, puis reprend sa marche en direction de Samarcande, via l'Iran, le Turcménistan et l'Ouzbékistan.
Sur la forme, ce récit de voyage ressemble beaucoup au premier : paysages très variés et échanges enrichissants avec les personnes croisées.
La traversée de l'Iran amène l'auteur à exprimer franchement ses critiques négatives sur le régime politique iranien et sur l'omniprésence et l'hypocrisie de classes religieuses influentes. B. Ollivier met notamment en évidence le décalage entre les attentes d'une grande partie de la population iranienne (de religion musulmane) et les élites religieuses (ou politiques) qui prétendent les représenter.
La traversée d'autres pays montre quelques dégâts du totalitarisme et de l'impérialisme soviétique. L'auteur constate cependant que le chute de l'Empire n'a pas forcément amélioré les choses dans certaines de ses anciennes républiques : régimes politiques de même nature, importance de la corruption, activités économiques encore tournées vers l'extérieur au détriment de l'environnement et de productions locales pourtant nécessaires (spécialisation dans la culture du coton).
En résumé j'ai trouvé ce second tome aussi intéressant que le premier, même si a priori les pays traversés ici éveillaient moins ma curiosité que la Turquie.
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allard95
  02 juin 2019
Bernard Ollivier a repris sa route là où, malade, il l'avait laissée 8 mois plus tôt, à l'est de la Turquie, à deux pas de la frontière Iranienne. Et ce deuxième parcours devra le mener à Samarcande: toujours seul, et toujours à pied.
Il se retrouvera - en plein été - dans un désert torride et face aux reliefs d'immenses chaînes de montagnes. Entre le "grand" Iran et l'immense Chine, 3 "petits" pays: le Turkménistan, l'Ouzbékistan (fin de ce second livre à Samarcande), et (mais ce sera pour le troisième livre), le Kirghizstan. Il rencontrera, encore et encore, toujours les mêmes embûches: tracasseries des policiers et des douaniers, parfois corrompus, filous petits et grands prêts à fouiller son sac, prix multipliés par dix, cadeau à l'étranger. Mais la force de B.Ollivier est qu'il sait se détacher de ces aléas, et ne voir, ne retenir, que ce qu'il y a de positif dans son expérience. Il y a des filous, mais aussi beaucoup de gens généreux, simples, souriants, accueillants, désintéressés: ce sont ceux-là qui l'intéressent, et il est probable que cela se sent, car la facilité avec laquelle il obtient presque chaque jour le gite et le couvert de la part d'inconnus est certainement du à son attitude, sa façon d'être, naturellement tournée vers les autres.
Aussi ce second tome apparait-il plus intéressant que le précédent. On comprend au fil des pages que l'expérience de B.Ollivier, folle, évidemment, a un sens, et que ce n'est en rien par vantardise qu'il nous la conte. Il a voulu voir le monde, le sentir au plus près. Et pour cela, en marchant. A la fin de ce second volume, il nous conquiert davantage, et sa générosité, ressentie par ses hôtes éphémères tout au long de son parcours, agit aussi en séduction, finalement, vis-à-vis de ses lecteurs.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
aventuriersaventuriers   16 mars 2008
Extrait du livre

I
L’ORAGE
14 mai 2000. Entre Erzouroum et Dohoubayezit. Kilomètre zéro.
Le chauffeur du bus ne comprend pas.
–Tu veux descendre ici? C'est la steppe, il n'y a rien. Nous serons dans un quart d'heure à Dohoubayezit…
–Non, je veux m’arrêter maintenant. Je veux marcher.
Je n'ai ni le temps ni le vocabulaire turc pour lui expliquer que je tiens absolument à commencer ici même un voyage de trois mille kilomètres à pied. Il est vrai que cela peut surprendre… Incrédule, il se tourne vers son coéquipier et ils échangent quelques mots. Je suppute que cela doit être quelque chose comme : est-ce licite d'abandonner un voyageur en pleine campagne? ce roumi d’Occident est-il un dément?
Nous avons quitté Erzouroum au petit matin. Avant de monter dans ce bus, j'ai dû, depuis mon départ de Paris, prendre trois avions : Paris-Istanbul; Istanbul-Ankara; enfin Ankara-Erzouroum. D’en haut, confortablement sanglé dans mon fauteuil, j'ai regardé défiler les paysages, les villes et les villages traversés l'an dernier . Ici même, dans ce décor désolé, grillé par le soleil de juillet, j'étais tombé le nez dans l'herbe, abattu par la dysenterie. Et me voici prêt à repartir du même endroit, au mètre près, afin de terminer l'étape initiale qui devait me conduire jusqu'à Téhéran, en Iran. De là, je prendrai la route pour Samarcande, la ville aux coupoles turquoise qui me fait rêver depuis l'enfance. Je serai alors à mi-chemin de cette route de la Soie que j'ai entrepris de parcourir seul, à pied, et en quatre ans. Car je tiens à reprendre le trajet interrompu à l'endroit précis où la maladie m'a terrassé. Un geste pour le moins tatillon : mais c’est qu’il y va pour moi de mon intégrité. J’ai formé un projet bien défini, je n’entends pas le brader à la première peccadille ni le raboter à la première proposition. Je ne raterai pas un pouce de la route qui doit me conduire jusqu’à Xi’an, en Chine, et tant pis si je passe pour un intégriste ou un maniaque! Voilà pourquoi
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le_Bisonle_Bison   05 mars 2012
La vie ici est douce pour un marcheur. Je m’attendais à une population crispée sur ses certitudes religieuses, hostile aux étrangers. Je ne cesse de m’étonner de la gentillesse et de l’attention chaleureuse que les habitants rencontrés me témoignent. Comme nous n’avons pas de langue commune, les villageois me saluent au passage d’une courbette ou d’un sourire qu’ils accompagnent d’un geste de la main sur le cœur. Ceux qui viennent me serrer la main l’emprisonnent affectueusement entre leurs paumes. Les enfants m’encerclent, mais ce n’est jamais pour mendier ou réclamer argent ou cadeaux.
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Corboland78Corboland78   27 janvier 2014
Quand j’arrive à Hemmet Abad, ils sont une dizaine assis en rond sur des caisses de plastique. Un roumi dans ce village éloigné des grands axes est un événement qui va alimenter les discussions de ce soir, de la semaine et sans doute du mois. Pas question de laisser passer une telle occasion. On se précipite pour m’offrir un siège-caisse, on m’allège de mon sac, on s’empresse d’aller me chercher une boisson fraîche. Curieuse comme une pie, la jeunesse débarque à vélo, s’informe d’un mot, et sprinte à l’autre bout du village pour porter la nouvelle : il y a un Anglais (pour les Iraniens, tous les étrangers sont des Ingilésé) devant chez l’épicier. Nous étions dix, nous sommes promptement cinquante
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THonigerTHoniger   29 avril 2014
Marcher seul, sac au dos, c'est se livrer entièrement aux dangers et aux hommes. Il n'y a nulle possibilité de fuite comme à vélo ou d'abri comme avec une voiture.
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NastasiaKNastasiaK   13 février 2017
Pour moi, voyager c'est déclouvrir ce qui n'est ni dans les livres ni dans les guides de voyage - que je lis tous avant de partir. Découvrir quoi alors ? me direz-vous. Je ne sais pas, justement. C'est rencontrer, au moment le plus inattendu, un être hautement improbable, se trouver foudroyé, sans qu'on est seulement pu l'envisager, par l'harmonie simplissime d'un coin de campagne, ou encore se surprendre soi-mêmeà faire ou penser ce qu'il n'a jamais été pensable qu'on fasse ou pense jusque là.
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0:44 Huit jours aux Indes, d'Emile Guimet 1:20 L'Odyssée de l'endurance, de Sir Ernest Shackleton 2:05 Longue marche (trois tomes), de Bernard Ollivier 2:50 A marche forcée, de Slavomir Rawicz 5:24 Tsiganes, de Jan Yoors
Site dédié pour les 20 ans de Libretto : https://libretto20ans.fr/
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