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ISBN : 2752900783
Éditeur : Phébus (15/04/2006)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 230 notes)
Résumé :
Reprise (attendue !) en collection « Libretto » des trois volumes des aventures de Bernard Ollivier sur les routes d’Asie : Longue marche, Vers Samarcande, Le Vent des steppes.

« Bernard Ollivier est un voyageur. Il ne se prend pas pour un écrivain. Le résultat est qu’il écrit souvent mieux que les écrivains-voyageurs patentés : simplement, avec pour seul souci, plutôt que la belle page, le compte rendu véritable de son expérience. Il ne voyage pas po... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
27 janvier 2017
Pourquoi marcher, sur les chemins, dans les déserts ?
Toujours grand besoin de ce monde, allant vers ! :-)
Les droits d'auteur de ce livre, de tous les livres de Bernard Ollivier sont versés à l'association "le seuil" , aide par la marche en solitaire, à la condition, d'être accompagné par "un pair". S'adresse aux jeunes délinquants pour leur éviter les Fers .
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le_Bison
04 mars 2012
L'histoire pourrait débuter comme un pari stupide, inutile, voir dangereux. Elle peut être perçue comme le caprice d'un sexagénaire en mal d'aventures, en pleine crise de la soixantaine. Un ancien journaliste à la retraite décide de s'échapper de cette retraite dorée en partant sur les traces de la route de la Soie. En 4L ? En vélo ? Non simplement à pied, du bord de la méditerranée jusque dans les profondeurs de la Chine. Exploit sportif ou Coup de tête ? En fait, ni l'un ni l'autre. Bernard Ollivier n'a pas l'âme d'un grand sportif et ne parcourt pas ces milliers de kilomètres pour se faire un nom, pour connaître la gloire et la célébrité qu'un tel exploit peut engendrer. Si pour le commun des mortels, il peut s'agir d'une véritable performance sportive, lui ne voit pas l'affaire en ce sens. Pourtant, il ne s'agit pas non plus d'une impulsion stimulée par la peur de se retrouver pépère dans son pavillon à arroser son petit jardin printanier... Là encore, Bernard Ollivier est franc avec lui-même. Il sait que cette aventure sera extrêmement dure, éprouvante. Mais il s'y est préparé. Loin d'être fou, il a mené une longue réflexion sur le sujet, sur le trajet et ses modalités pour tracer sa route en trois longues étapes. Premièrement, il ne marchera qu'à la belle saison, en évitant de traverser les déserts et montagnes dans des conditions climatiques trop rudes ; deuxièmement, cela permettra à ses pieds, à son corps, à sa tête de se refaire une santé une année sur l'autre.
Istanbul, ville départ de ce long marathon à travers la Turquie et l'Anatolie.
Téhéran, ville arrivée pour cette première étape de la « Longue Marche » à travers une route de la Soie pleine de mystères, de saveurs et de découvertes.
Entre ces deux cités historiques, qu'y a-t-il ?
Des caravansérails et...
Beaucoup de souffrance physique et morale. Physique, tout d'abord, il suffit de regarder l'état de ses pieds, de ses hanches au bout de quelques journées de marche. Morale ensuite, parce que l'aspect physique influe aussi énormément sur sa psychologie et son esprit se trouve par moment submergé par des doutes, des peurs, des échecs.
Beaucoup de bonheur, de joie et d'attachement. le bonheur de se retrouver seul, de pouvoir méditer sur son propre sort, de comprendre son corps et sa tête. Seule une longue marche permet une telle introspection de soi. Ce n'est pas pour rien que dans toutes les religions, les longs pèlerinages font office de chemin vers la foi. Mais le but de Bernard Ollivier n'est en rien un appel à Dieu. Il ne voit en son « pèlerinage » aucune connotation religieuse, simplement le désir, l'envie de se retrouver seul, face à soi, face à ses illusions.
Et moi dans tout ça, simple lecteur de cette aventure humaine ? Je sens cette souffrance. Mais je respire également ce bonheur. Loin des circuits touristiques à travers la Cappadoce ou le long des côtes maritimes, je découvre un pays sous un autre jour, sous une autre âme, celle de l'hospitalité, de la serviabilité et du devoir d'accueillir chez soi le vagabond, le pèlerin voyageur.
Mais le plus grand bonheur est surtout celui que lui procure les autres, à savoir les autochtones (turcs et kurdes, hommes, enfants et femmes) qu'il croise le long des routes en voitures, camions ou plus rarement à dos d'âne. Cette rencontre avec l'autre, voilà ce que Bernard Ollivier est venu chercher : un contact avec la population locale pour comprendre ce pays. Et seul un marcheur solitaire (sans lecteur mp3, le casque sur les oreilles) peut se permettre de rencontrer chaque soir l'habitant, de recevoir une si chaleureuse hospitalité. S'abriter sous un toit hôte, partager son repas même frugal et souvent composé uniquement d'eau, de pain et de fruits secs, palabrer la nuit durant de sa vie parisienne mais aussi de la culture turque, de la politique des deux pays, du « problème » kurde... Les sujets de conversations ne manquent pas même si la langue peut parfois mettre des limites, être un frein à cette soif de découvertes, cet appétit insatiable de connaissances.
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Didili
23 octobre 2013
Découvrir la Turquie, l'Anatolie, en marchant voilà une belle idée et Bernard Ollivier l'a fait pour nous, ses lecteurs.
Véritable aventure humaine, la marche fait découvrir ce pays de façon différente et permet de s'imprégner d'un rythme propre au marcheur.
Les kilomètres défilent, les rencontres également. le peuple turc est accueillant mais parfois pas vraiment...
Pas toujours facile de se repérer dans ce pays où les chemins ne sont pas mis en valeur au détriment des routes Marcher n'est pas toujours compris par les autochtones, pourquoi marcher alors que l'on peut se faire transporter dans des véhicules motorisés !
le corps, les pieds, le dos avec le sac lourd en prennent un coup, puis s'habituent. La marche appelle la marche.
Allez toujours plus loin ... Les étapes sont souvent au dessus de 30 kilomètres et là je suis admirative...
C'est que 12 000 kilomètres à parcourir ce n'est pas une petite marche dominicale !
Les soirées dans les hôtels ne sont pas les plus reposantes, on lui offre souvent le couvert, plus rarement le gîte qu'il faut monnayer et dans ce cas ce n'est pas hôtel 4 étoiles ... Rarement de l'eau chaude et une propreté laissant à désirer...
Bernard Ollivier va s'imprégner de la cadence de la marche, va s'émerveiller de paysages, et faire des rencontres marquantes même toutes simples nous faisant entrer dans l'intimité des maisons turques.
Il va découvrir un pays par l'intérieur, avec du temps à partager et je trouve qu'il arrive à nous faire ressentir le pays, avec ses tensions politiques, notamment dans l'est avec le peuple Kurde, il en subira d'ailleurs les tensions ...
Les carenvansérails qui marquent la route de la soie ne sont pas bien entretenus et tombent pour la plupart en ruine. La route de la soie empruntée par de n.ombreuses caravanes n'est pas mise en valeur dans le pays et pourtant quel héritage historique ! Bernard Ollivier est déçu et on le comprend.
le chemin ne sera pas toujours de tout repos, les aventures quotidiennes parfois très stressantes, les chiens sauvages, les kangals effrayants, les êtres parfois tout aussi sauvages et /ou complètement fous !
On quitte à la fin de ce tome Bernard Ollivier en fâcheuse posture, son corps ne suit plus, mais pas à cause de sa longue marche, non, il a sans doute ingérer en buvant une eau pas claire, une vilaine bactérie qui le met KO !
Retour en ambulance où on souffre pour lui et où on s'inquiète...
Mais Bernard Ollivier reprendra la route là où il l'a laissé.
L'occasion pour moi de le retrouver et de suivre l'empreinte de ses godillots sur la route de la soie car j'ai très envie de continuer cette lecture en me procurant les deux autres tomes.
Lien : http://imagimots.blogspot.fr..
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Corboland78
22 décembre 2013
Bernard Ollivier est un journaliste et écrivain né en 1938 dans la Manche. Après une carrière de journaliste politique et économique, à la retraite et veuf, il décide de se consacrer à l'écriture et de marcher jusqu'à Saint Jacques de Compostelle avant d'entreprendre une longue marche sur la Route de la Soie. Comme écrivain, il publie des nouvelles dont un recueil sur les sans domicile fixe, des romans policiers, mais aussi des récits de ses voyages. le succès de ses ouvrages lui permet de fonder plus tard l'association Seuil pour la réinsertion par la marche des jeunes en difficulté.
Longue Marche est un récit en trois volumes, relatant son voyage de 12 000 kilomètres à pied sur la Route de la Soie, d'Istanbul à Xian en Chine. le premier tome abordé aujourd'hui, sous-titré Traverser l'Anatolie est paru en 2000. Il est consacré au trajet effectué entre Istanbul en Turquie, jusqu'à la frontière avec l'Iran.
J'avais découvert l'auteur en 2009 avec son délicieux Aventures en Loire où il s'était aventuré sur le fleuve en canoë, alors qu'il n'en n'avait jamais fait de sa vie ! Je le retrouve avec plaisir pour ce récit exclusivement pédestre qui fait lever les yeux au ciel quand on suit sur la carte, la distance qu'il prévoit de parcourir à pied. En trois fois, certes, mais pédibus quand même.
Ce qui m'a le plus frappé en le lisant, c'est la différence de ton entre Aventures en Loire datant de 2009 et Longue Marche paru en 2000. Près de dix ans qui font toute la différence. le récit le plus ancien trahit la situation morale de l'écrivain, il entre dans la retraite et elle lui pèse déjà, homme d'action il lui faut très rapidement trouver un sens à sa nouvelle vie, d'autant qu'il la passera seul, devenu veuf. Quand souvent les récits de marche appuient sur l'aspect quasi zen de l'entreprise, Bernard Ollivier avoue, « La difficulté pour moi n'est pas de marcher mais de m'arrêter » ou bien quand exténué « le bon sens voudrait que je ne fasse rien. Mais ça, je ne sais pas. » La marche sera donc une thérapie destinée à le sauver de ses propres démons, plus qu'une randonnée sportive et culturelle. Et il s'y applique avec fougue pour ne pas dire obstination un peu bornée – si j'ose – quand deux ou trois fois, obligé par les circonstances à faire quelques kilomètres en voiture pour s'éloigner en hâte d'une zone, il mettra un point d'honneur à y revenir plus tard pour refaire le trajet à pied !
Le périple en Turquie s'avère riche en péripéties. le marcheur est considéré avec un étonnement curieux par les autochtones qui l'assaillent de questions ou l'invitent, presque de force, à boire un thé ici, partager un repas là. Bernard Ollivier loge souvent chez l'habitant, car sa route ne passe que par de petits villages, nous découvrons alors les moeurs indigènes dans les contrées régies par l'Islam où l'hospitalité n'est pas un vain mot. Pour autant la route n'est pas un long ruban tranquille, trois fois il sera confronté à des voleurs potentiels et le récit devient angoissant. Mais c'est aussi la période où la Turquie se débat avec le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan formé en 1978 par Abdullah Öcalan (dans l'ouvrage, l'auteur l'orthographie Odjalan, ce qui trouble le lecteur) une organisation armée se présentant comme un mouvement de guérilla, dont le leader incarcéré se prépare à être jugé. le voyageur pédestre et suspect aux yeux des militaires sera l'objet de brimades et ennuis désagréables. Mais ce ne sera pas tout, il y aura un ou deux fous furieux croisés en pleine campagne, sans oublier les terribles kangals, énormes chiens de berger gardant les troupeaux.
Comme souvent, l'ennemi le plus dangereux est celui de l'intérieur. En l'occurrence, les boyaux du pèlerin ! Alors qu'il n'est plus qu'à une journée de marche de la frontière avec l'Iran, une dysenterie amibienne le cloue au lit et il sera rapatrié vers la France. Mais déjà il envisage son prochain voyage, bien décidé à le reprendre là exactement où il s'est arrêté. Borné, je vous l'avais dit !
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Apikrus
18 janvier 2014
En 1999, l'auteur, ancien journaliste à la retraite, a décidé de parcourir à pied l'ancienne route de la soie, de Istanbul à Changan (Chine), soit environ 12 000 kilomètres prévus sur quatre ans.
Cet ouvrage, le premier d'une série, raconte sa traversée de la Turquie. Bernard Ollivier essaie d'y faire partager les plaisirs nés de ses efforts et de ses rencontres, ainsi que les souffrances et les peurs qu'il a éprouvées durant son périple. Il y parvient, donnant même au lecteur l'envie de prendre le temps de se déplacer à pied, pour voir les choses d'un point de vue différent de celui du touriste motorisé - comme je l'ai été en Turquie environ dix ans après l'auteur.
Français comme l'auteur, j'ai reconnu certains éléments qu'il décrit de la Turquie. Je n'ai cependant pas profité comme lui du sens de l'hospitalité de nombreux Turcs, ni eu à craindre les agressions terroristes ou les excès de zèle policier (en raison des différences entre nos modes de déplacement, et probablement à cause du décalage dans le temps ainsi que du fait que l'auteur est aussi allé dans l'est du pays).
J'ai beaucoup aimé cet ouvrage. Je regrette toutefois qu'il ne comporte pas de planches photographiques et trop peu de cartes détaillées permettant de suivre l'itinéraire. Je suis aussi surpris que ce récit - qui aborde beaucoup d'éléments de l'histoire, de la géographie, et de la sociologie de la Turquie - n'évoque pas (sauf erreur d'attention de ma part) le génocide arménien. L'usage du mot « génocide » pour désigner les massacres d'Arméniens au début du XXème siècle est pénalement sanctionnable en Turquie. Si l'auteur voulait éviter de fâcher les autorités ou des amis turcs, il pouvait citer ces événements passés sans se prononcer sur leur caractère génocidaire.
J'ai hâte de lire le second ouvrage de la série ("Vers Samarcande"). En effet, le dépaysement est garanti (même si, a priori, les pays traversés suscitent moins ma curiosité et mon intérêt que la Turquie).
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Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
aventuriersaventuriers16 mars 2008
Extrait du livre

LES VILLES DU BOUT DU CHEMIN

6 mai 1999
Mes enfants, sur le quai, me font un dernier signe. L'aiguille sur la grande horloge de la gare bascule sur le départ. Le train m'arrache. La ville, ses bruits et ses lumières s'éloignent. Pénombres de la banlieue pavillonnaire, nuit profonde de la campagne percé de lampes fugitives. Je suis, enfin, parti pour ce long voyage de la route de la soie à pied.
Pendant que je rêve, le nez collé à la vitre, les yeux suivant des lumières filantes, trois retraités s'activent dans le compartiment que nous partageons. Deux d'entre eux s'offrent un voyage de noces tardif. En trente-cinq ans, ils n'ont jamais eu le temps. . L'autre femme qui voyage seule connaît déjà la ville et veut voir le carnaval. A Venise, la saison commence.
Je reste un long moment dans le couloir. Je n'ai pas envie de parler. Je suis déjà sur le chemin, sur cette route qui m'a tant fait rêver. Je songe que j'ai eu raison de demander à mes amis de ne pas venir sur le quai. La moitié, celle qui se désole de me voir partir, m'aurait une fois de plus posé la question : pourquoi ce voyage? De la part d'un jeune homme, ils comprendraient : va pour l'aventure. Mais qu'un homme sérieux, au lieu de bichonner ses pivoines dans sa retraite normande, parte pour trois mille kilomètres, à pied, sac au dos, dans une région réputée dangereuse, c'est abracadabrant. La présence des autres, ceux qui m'admirent ou m'envient pour ces grandes vacances, ne m'auraient pas davantage encouragé. Et si je les décevais?…
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ninosairosseninosairosse31 janvier 2017
Je choisis la plus grande et la plus belle maison pour aller cogner à l'huis. Le vieil homme qui vient de m'ouvrir me considère d'un oeil méfiant. J'essaie d'expliquer qui je suis, où je vais, mais je suis sans doute trop fatigué et mon vocabulaire turc se fait la malle. En désespoir de cause, je sors mon petit message-sésame et le lui tends. Il le lit, me dévisage en prenant son temps puis, de l'index il se frappe plusieurs fois le front : cinglé. C'est tellement inattendu et je suis si content d'avoir atteint mon but et d'être libéré de mes peurs que je ne me formalise pas, au contraire; j'éclate de rire. Alors il sourit, s'efface et m'invite à entrer.

p78
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le_Bisonle_Bison04 mars 2012
On a pu constater, chez les pèlerins en particulier, que lorsque la moyenne de trente kilomètres par jour est atteinte, l’entraînement physique neutralise la perception du corps. Dans presque toutes religions, la tradition du pèlerinage a pour objet essentiel, à travers le travail de l’être physique, d’élever l’âme : les pieds sur le sol, mais la tête près de Dieu. D’où l’aspect intellectuel de la marche que les béotiens ne soupçonnent pas. Ceux qui n’ont pas vécu pareille aventure pensent le plus souvent que la marche est souffrance. Elle peut l’être pour ceux qui, par masochisme ou religiosité, s’infligent des tortures, marchent à genoux ou nu-pieds sur les cailloux. Mais dans la limite de trente kilomètres par jour, la marche est une jouissance, une douce drogue.
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boadalioboadalio30 juin 2010
Mes enfants entament leur vie d'homme.Déjà ils ont éprouvé ce sentiment angoissant que, même entourés, nous somme seuls.Comme je les aime !
Nous sommes, eux et moi, devant l'océan de la vie. Ils ne voient pour l'instant que l'immensité des eaux. Moi,j'aperçois déjà la rive ou il faudra aborder.
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cchaccha08 août 2011
Le plus vieux mode de déplacement du monde est aussi celui qui permet le contact. Le seul, à vrai dire. Assez de voir des civilisations en boîte et de la culture sous serre. Mon musée à moi, ce sont les chemins, les hommes qui les empruntent, les places de village, et une soupe, attablé avec des inconnus.
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