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Longue marche tome 3 sur 5
EAN : 9782752900807
352 pages
Phébus (15/04/2005)
4.05/5   247 notes
Résumé :
Reprise (attendue !) en collection « Libretto » des trois volumes des aventures de Bernard Ollivier sur les routes d’Asie : Longue marche, Vers Samarcande, Le Vent des steppes.

« Bernard Ollivier est un voyageur. Il ne se prend pas pour un écrivain. Le résultat est qu’il écrit souvent mieux que les écrivains-voyageurs patentés : simplement, avec pour seul souci, plutôt que la belle page, le compte rendu véritable de son expérience. Il ne voyage pas po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Et c'est reparti pour l'étape de la 3ème année avec Bernard Ollivier sur la route de la soie, puis la 4ème année pour l'étape finale.
C'est étrange car on suit l'auteur dans son aventure, sans pour autant qu'il y est énormément de rencontres, sans beaucoup d'échanges, avec un certain ennui de l'auteur par moment... Et pourtant, tout comme lui, on continue la lecture et on en redemande. On imagine, on voit les paysages à travers ses mots. On a peur avec lui. On s'étonne des rencontres, des coutumes. Bref, on vit l'aventure avec lui, la douleur physique en moins !
On découvre aussi une culture chinoise, une population à l'autre bout du monde tellement différente de la nôtre. Et 20 ans plus tard, que de changements survenus sur certains points. Les paysages citadins ont du évoluer, et la mentalité chinoise aussi...
Et voilà, après environ 4 semaines de lecture pour moi, 4 ans de marche pour Bernard Ollivier, l'aventure est terminée. Mais comme il le dit si bien, la fin d'une aventure en appelle forcément une nouvelle...
Merci M. l'aventurier retraité pour ce partage. Encore à quelques années de la retraite, je me sais incapable de suivre vos traces, aujourd'hui ou plus tard. Mais quel plaisir d'avoir suivi ces traces là, 20 ans après votre parcours.
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Bernard Ollivier reprend la route de la soie jusqu'à Xian car le tome IV - le vent de Gobi - se trouve dans le même livre et je l'ai lu dans la foulée (c'est la cas de le dire). Après la difficulté de la remise en marche, il retrouve son rythme habituel enchainant kilomètre sur kilomètre le long d'une voie asphaltée et parcourue par des camions. le chariot Ulysse, un peu mieux adapté aux aléas du trajet, a remplacé le EVNI.
Tout le long de son "purgatoire" l'auteur s'est demandé (et moi avec) "que diable allais-je (allait-il) faire dans cette galère ?" L'auteur est souvent épuisé mais se remet rapidement, il ne nous cache rien de sa fatigue, de son ennui quand le paysage devient monotone.
C'est un excellent observateur qui découvre la pauvreté que les gouvernements s'efforcent de masquer. Cet écrivain voyageur, ancien journaliste, explique avec clarté la géopolitique et l'histoire des pays traversés.
Il commence son voyage final au printemps 2002, assez déprimé. Les Chinois s'avèrent au premier abord moins généreux que les autres peuplades rencontrées mais l'administration des douanes est toujours aussi tatillonne, l'alcoolisme et la corruption sévissent encore et la route est tout autant dangereuse. Mais, en fin de compte, il réussit à faire des rencontres émouvantes en étant reçu dans des familles ouighoures (déjà bien opprimées en 2002, date à laquelle le livre a été écrit) et chinoises, ce qui lui permet de connaître plus en profondeur les us et coutumes de ces endroits. J'ai beaucoup aimé la description poétique des paysages et le récit très vivant (exemple : le marché de Kashgar).
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Bernard Ollivier est un journaliste et écrivain né en 1938 dans la Manche. Après une carrière de journaliste politique et économique, à la retraite et veuf, il décide de se consacrer à l'écriture et de marcher jusqu'à Saint Jacques de Compostelle avant d'entreprendre une longue marche sur la Route de la Soie. Comme écrivain, il publie des nouvelles dont un recueil sur les sans domicile fixe, des romans policiers, mais aussi des récits de ses voyages. le succès de ses ouvrages lui permet de fonder plus tard l'association Seuil pour la réinsertion par la marche des jeunes en difficulté.
Longue Marche est un récit en trois volumes, relatant son voyage de 12 000 kilomètres à pied sur la Route de la Soie, d'Istanbul à Xian en Chine. le premier tome était consacré au trajet effectué entre Istanbul en Turquie, jusqu'à la frontière avec l'Iran. le second paru en 2001, se poursuit de l'Iran jusqu'à Samarcande en Ouzbékistan, en passant par le Turkménistan, c'est-à-dire sur près de 2100 kilomètres. Et voici le dernier volet de cette incroyable aventure, paru en 2003, qui emmène Bernard Ollivier et nous dans son sillage, de Samarcande jusqu'à sa destination finale, Xian en Chine.
Des plateaux du Pamir (3200m) aux déserts du Taklamakan ou de Gobi, quand on suit son parcours sur les cartes insérées dans l'ouvrage – que serait un livre de voyage sans cartes ?- on a le vertige devant l'ampleur de la tâche qui l'attend et qu'il accomplira. Si l'homme est modeste, il peut se targuer néanmoins d'être « en deux milles ans d'histoire, le seul homme qui ait accomplit intégralement, seul et à pied, la route de la Soie. » Arriver à pied par la Chine, il fallait le faire effectivement !
Car cet ultime trajet se déroule principalement en Chine où il crapahute durant 4500 km, soit le tiers du parcourt total. Si jusqu'alors depuis son départ de Turquie, grosso modo, quelques soient les pays traversés, les gens étaient aimables et accueillants (tradition musulmane), les Chinois vont s'avérer beaucoup moins aimables avec les Longs nez (étrangers occidentaux). Il lui sera beaucoup plus difficile de loger chez l'habitant, partout on cherchera à l'arnaquer avec des prix gonflés, résultat de la longue situation politique du pays recroquevillé sur lui-même d'abord, puis du mot d'ordre de Deng Xiaoping (1904-1997) « Enrichissez-vous ! » Ce n'est, le plus souvent, que lorsqu'il croisera des chinois musulmans, qu'il retrouvera la tradition des accueils chaleureux pour les voyageurs dans son genre. Mais avec l'inconvénient suprême de ne pas parler un mot de Chinois, alors qu'il avait emmagasiné quelques notions des langues utilisées par les autochtones des pays traversés précédemment, d'où un ressenti de solitude particulièrement éprouvant.
Un périple en demi-teinte donc, ponctué aussi d'incidents en tout genre, une grosse araignée dans sa tente, un cadavre momifié laissé depuis un an dans un fossé sans que quiconque ne s'en émeuve et toujours ces sempiternelles complications administratives aboutissant à des situations complètement ubuesques lors des passages de frontières ou contrôles policiers.
Conséquence, Ollivier avoue avoir hâte d'en finir et confronté à la problématique des visas qui imposent des temps de passages stricts et contraignants, l'homme pressé conforté par ces alibis traverse un peu la Chine à la vitesse maximum autorisée par ses mollets. Un bémol à cette trilogie baladeuse pour le lecteur, qui lui confortablement installé dans son fauteuil, aurait aimé traînasser un peu au pied de la Grande Muraille… Au bout du compte, Bernard Ollivier s'interroge encore sur le sens de cette longue marche, sans y trouver une explication particulièrement convaincante. Mais après tout, pourquoi devrait-il toujours y avoir des explications à nos actes ?
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voici la dernière étape du très long voyage à pied de Bernard Ollivier. Peut être la plus dur pour lui, car en chine, les belles rencontres se font plus rare. Peut être parce que c'est la fin de son périple. Comme les deux autres je les ai lu plusieurs fois avec autant de bonheur. Même si j'aurai aimé qu'il nous en dise plus sur la raison de son périple......Mais c'est très personnel, alors je lui pardonne ma curiosité peut être mal saine. Merci à lui de nous avoir emmené avec lui. Il l'a fait dans le début des années 2000, je pense qu'il trouverai une autre ambiance quelques décennies plus tard. Donc c'est aussi un livre d'histoire, sur un passé pas si lointain.
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Fort de l'expérience de ses deux précédents tomes, je me sens donc prêt à franchir de nouvelles montagnes pour atteindre enfin la Chine et plus précisément la ville de Xi'an.

La précédente étape m'avait laissé à Samarcande. C'est donc dans cette antique cité d'Ouzbékistan que je repars pour une nouvelle aventure, celle d'un homme qui marche à travers la route de la soie. Laissant derrière moi les hauteurs glacées du Pamir, je m'engage d'un pas ferme, l'esprit serein, droit devant. le programme de l'expédition ? Simplement la traversée du désert du Taklamakan, enchaînant sur le désert de Gobi avant les longues plaines chinoises... J'espère toujours autant des rencontres d'un jour, ces petits bonheurs éphémères, mais si merveilleux, qui égayent ma longue marche de lecteur itinérant. Je ? Enfin, presque... n'ayant pas le courage et la détermination de l'auteur, j'essaye de m'identifier en globe-trotter des grands chemins et m'associe ainsi à la marche de Bernard Ollivier.

La troisième aventure de Bernard Ollivier m'enchante toujours autant. La raison en est simple : Bernard Ollivier ne se dit pas écrivain, ni aventurier. Il marche simplement et écrit simplement avec ses propres mots, ses propres émotions. du coup, les pages défilent sous mes yeux aussi rapidement que les kilomètres marchés (courus même, devrais-je dire, à la vitesse où s'emballe cet homme toujours pressé). Son carnet de route foisonne de petites anecdotes, drôles, cocasses. Tous les jours, j'en apprends un petit peu plus sur ces « étrangers » au grand coeur, cette belle famille de voyageurs nomades. Malgré la souffrance des kilomètres avalés, à travers le vent des steppes ou la chaleur suffocantes des déserts, Bernard Ollivier garde constamment son sens de l'humour en plus de la perspicacité du monde qui l'entoure.
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Il est curieux de noter que plus les moyens de communication se multiplient et se modernisent de par le monde, plus l'on rencontre de ces voyageurs qui recherchent la lenteur et l'archaïsme, signe sans doute d'un besoin de rébellion et de résistance à l'égard de ce monde que l'on se plaît à dire "performant" et pour lequel la vitesse est la vertu majeure.
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Il est bien vrai que je cherche à m'extraire de la folie qui semble envahir nos sociétés. Notre monde va trop vite, comme un fou. Il est donc urgent de ralentir. Mais je ne veux pas fuir, encore moins cesser d'avancer. Je veux juste tenter de vivre au rythme de la pensée. Et la marche freine cette course à la mort - que l'on confond avec la vie - qui s'est emparée de nos sociétés dites civilisées. Lesquelles me semblent ne plus exister qu'à travers le miroir déformé que leur tend la télévision.
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Les publicitaires ont vite compris que les plus jeunes étaient les plus malléables. Chaque jour, on en voit les effets : des jouvenceaux, parés de toutes les grâces pourvu qu'elles soient "de marque", paient les violons d'un bal dont ils ne sont que les spectateurs.
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Qu'est-ce qui est important dans ma vie ? Les réponses arrivent par flashes, par paliers. Dégagé des contingences, l'avoir s'efface devant l'être. Et c'est là que la marche révèle son secret : on croyait aller vers les autres et l'on arrive à soi-même.
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Extrait du livre

PARTIR

Le plus difficile, dit-on, est de partir. Mais repartir est pire encore.
Voilà deux jours que j’ai repris, depuis Samarcande, cette route de la soie qui tout à la fois m’obsède, m’enchante et m’effraie depuis maintenant deux ans. Mon corps proteste : muscles douloureux, jambes qui refusent les kilomètres, sensation de soif inextinguible de l’organisme qui récuse cette chaleur soudaine, nuits hantées de rêves érotiques par une sexualité niant la diète imposée…Il n’y a pas que le premier pas qui coûte. Chaque kilomètre est cruel, les premiers jours. Le plus crucifiant restera pourtant l’arrachement à ceux que j’aime. Certes, les voleurs et les flics amateurs de dollars, les hauteurs glacées du Pamir que je devrai franchir, le désert du Taklamakan -– en ouighour, « l’endroit d’où on ne revient pas » –, tout cela sera mon lot durant les cent vingt jours que durera ma marche de 2001. le cauchemar suprême étant toutefois le terrible isolement dans lequel je vais être plongé jusqu’à ce que je parvienne à Turfan, cette oasis brûlante que les chinois nomment « la Terre de Feu ». je ne m’accoutume pas à la solitude. J’ai soif encore plus qu’auparavant d’aventures, de rencontres, de tous ces bonheurs dont cette route enivrante m’a jusqu’alors abreuvé…
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Videos de Bernard Ollivier (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Ollivier
Rencontre avec Bernard Ollivier. Escales le mois du Voyage chez Gibert Joseph.
Bernard Ollivier
Terrassé à 51 ans par la mort de sa femme, suivie d'un licenciement, Bernard Ollivier s'abîmait dans le travail pour gagner sa vie comme journaliste indépendant.
Lors de son départ en retraite, ce Normand de souche suit le chemin de Compostelle afin de réfléchir, et décider, du sens qu'il va donner à cette nouvelle période de vie. C'est pendant ces trois mois qu'il entend parler d'Oïkoten et de la réinsertion par la marche à pied.
De 1999 à 2000, sa volonté d'aller à la rencontre d'autres cultures se concrétise en nouveau projet de marche ; il suit à pied la Route de la Soie, par étapes de quatre mois et 3000 km par an entre Istanbul et Xi'an en Chine.
Pendant les mois où il ne marche pas, il écrit le récit de son voyage et la satisfaction de dépasser les limites de l'effort physique et la peur de l'inconnu.
Longue Marche devient best-seller et avec les droits d'auteur, Bernard Ollivier met en place une structure d'accueil pour faire marcher les jeunes en difficulté : Seuil.
Lien Gibert Joseph: http://www.gibertjoseph.com/catalogsearch/result/?token=2180d89a6c94f9818e33a638dd895012126f9af4&q=Bernard+Ollivier&product_type=*
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