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EAN : 9782226393227
464 pages
Albin Michel (23/08/2017)
  Existe en édition audio
4.2/5   2521 notes
Résumé :
Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (539) Voir plus Ajouter une critique
4,2

sur 2521 notes
Une petite fille, une petite africaine qui aurait pu être heureuse dans son village, entourée de ceux qu'elle aime, seulement voilà, la vie en a décidé autrement, mais la vie est parfois d'une cruauté sans borne et espérer être heureux au Soudan en 1865, c'était compter sans ces négriers cupides qui faisaient commerce de leurs frères humains.

Bakhita est né dans ce Soudan où l'on prostitue les filles, où on les vend comme esclaves, où on pratique à grande échelle, la castration des garçons, ou l'on sépare les familles,...

Bakhita, à qui on a volé l'identité ( elle ne se souviendra plus de son vrai nom), à qui on a volé la joie de vivre, à qui on a interdit de penser, d'espérer, bakhita, traitée plus bas qu'un chien comme tous ces gens expédiés en caravanes vers d'autres souffrances.

Certaines scènes de cette première partie sont vraiment insoutenables, et resteront gravées à jamais dans ma mémoire, toutefois, très attachée à cette jeune fille, j'ai cheminé, dans la deuxième moitié du récit avec celle qui grandit, fait des rencontres, s'attache aux enfants, et passe d'esclave à servante dévouée à son entourage, à un Dieu qu'on lui enseigne, même si, et cela se conçoit, elle restera marquée et sera assaillie par des rêves et des visions de cauchemar, paralysée parfois par ses anciennes terreurs qui se manifesteront souvent, perturbée jusqu'à sa mort par les souffrance endurées dans son enfance.

On remarquera que Bakhita, qui n'a pas été éduquée, si ce n'est à force de coups de fouets, a perdu la mémoire de son enfance, n'a pas reçu d'instruction, ne saura jamais lire et aura bien des difficultés à maîtriser une langue. il semble d'ailleurs que son langage soit fait d'emprunts à plusieurs langues qu'elle a dû pratiquer durant son parcours.

On notera également que quelques années après son installation en Italie, Bakhita informe une religieuse de sa situation d ‘esclave, et la religieuse lui répond qu'elle sait, sans autre commentaire. J'en déduis donc que dans un pays où à cette époque, on a déjà proclamé l'abolition de l'esclavage, on continue à considérer les gens enlevés par des négriers comme esclaves et que leur affranchissement doit faire l'objet d'un procès. La bonne société serait donc restée longtemps complice de ces pratiques… ?

Le récit est merveilleusement bien écrit, je crois avoir affirmé dans un commentaire de citation que cette écriture souvent très poétique, m'a permis de supporter ces quelques scènes difficiles à lire, même si le style se relâche un peu dans la deuxième partie .


Je laisse donc à mes amis lecteurs la possibilité de lire cette pépite de la rentrée littéraire, de cheminer à leur tour avec une femme qui termine sa vie comme elle le mérite mille fois puisqu'étant devenue croyante et pieuse, et qu'aujourd'hui encore, elle existe par les témoignages que l'on a conservés.
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On lui a souvent demandé de raconter sa vie. Bien sûr, elle n'a pas tout dit. Pouvaient-ils tout entendre ceux qui lui demandaient de se souvenir ?

Bakhita est née au Darfour vers 1869. Elle n'a que quelques années quand sa vie bascule. Enlevée par deux hommes, vendue à des négriers musulmans, Bakhita entre dans un univers de violence et de soumission ; celui des marches forcées, des coups, des humiliations, des tortures, des assassinats — le monde des esclaves.

Dans cet effondrement de toute normalité et de toute humanité, perdue parmi la foule des captifs, Bakhita est achetée, revendue, toujours battue, torturée. Elle vit dans un monde furieux qui la dévore. Mais se dévore aussi ; son salut après six ans de malheur. Celui qui l'achète pour la cinquième fois sera son sauveur. Il est italien, consul à Khartoum, il s'appelle Calisto Legnani.

Bakhita qui, sauf sa beauté, a tout perdu — son nom, sa langue, son village, interdisant un retour vers les siens — va partir avec son « padronne » en Italie. C'est sa volonté. Une nouvelle vie l'attend, elle le sait. Ce qu'elle ignore encore c'est que cette destination inconnue la mènera haut, très haut.

L'histoire de Bakhita est bouleversante et exemplaire. Dans ce roman pénétrant, Véronique Olmi a su trouver les mots pour dire la souffrance, l'horreur, l'abjection des hommes, autant que la beauté, la bienveillance et l'amour de Bakhita — l'audacieuse et généreuse gazelle du désert devenue sainte.
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Joséphine Bakhita, c'est un magnifique personnage de biographie, Véronique Olmi ne s'y est pas trompée. Elle en fait une autre « storia meravigliosa » après celle consacrée de son vivant, dans un récit au présent de narration jamais essoufflée, au rythme limpide et envoûtant.
La première partie est noire comme la peau d'ébène de Bakhita : une enfance arrachée de sa tribu, de son dialecte, de ses racines et de sa mémoire, bringuebalée de bourreaux en bourreaux entre Khartoum et El Obéid, dans une vie torturée d'esclave. On peine à imaginer que l'on puisse en sortir, mais c'est sans compter sur sa flamme de vie inextinguible, son obstinée intuition d'un monde meilleur qui la guidera sur le chemin transalpin d'un ailleurs spirituel et salvateur, dévouée à un autre esclave, le crucifié. De Bakhita la chanceuse à Madre Moretta, une conversion réussie pour qui a perdu son nom sur le chemin de vie.

«  Elle voudrait leur dire comme la vie est rapide, ce n'est qu'une flèche, brûlante et fine, la vie est un seul rassemblement, furieux et miraculeux, on vit on aime et on perd ceux que l'on aime, alors on aime à nouveau et c'est toujours la même personne que l'on cherche à travers toutes les autres. Il n'y a qu'un seul amour. »

Une superbe histoire, à lire bien sûr, pour s'évader sur les traces de Bakhita.
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Elle mérite toutes les étoiles du ciel parce qu'elle a porté en elle, sur son dos, dans son coeur, dans sa chair le ciel et la terre. Bakhita. Cette jeune enfant est enlevée à l'âge de 7 ans, enlevée dans son innocence, faute de son innocence et sa foi enfantine en l'homme. Elle va endurer les pires souffrances, ses yeux marqueront à jamais en elle la violence inouïe que les hommes auront infligé au temps de l'esclavage. La douleur et les images atroces sont habillées par tant de poésie et de talent par l'auteure, que cela permet de tenir l'insoutenable.
Véronique Olmi en magicienne, utilise la nature à bon escient. Une nature habitée d'émotions, une nature témoin des atrocités, protectrice à son tour pour Bakhita qui n'aura de cesse de plonger dans ses rêves au secours de son âme. Dans son enfer, elle imagine un bel oiseau blanc, elle le prie et le supplie de la protéger elle et son amie. Dans son isoloir, elle parle aux objets afin d'humaniser ce qui peut encore l'être. Quand l'homme n'est que démon.
Bakhita sera forte, belle, intelligente et saura mettre la chance dans ses mains pour apercevoir un peu le soleil. En Italie, la vie se fera plus douce. Là-bas, elle rencontrera de belles personnes pour finir dans les bras de dieu, celui qui aime tout le monde.

Un récit bouleversant, poignant où la barbarie des hommes est sans limite, et forgera Bakhita à briller plus fort qu'une étoile. Car la peau du chagrin et des souffrances un jour se lasse et laisse paraître la peau de l'amour et de la paix.
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Je dois avouer qu'il m'a été très difficile de lire les premiers chapitres de ce livre. Mais comme je connaissais le dénouement, j'étais curieuse de savoir comment Bakhita avait réussi à se sortir de l'Enfer.
Bakhita est écrit avec beaucoup d'empathies et de sensibilités. J'ai éprouvé tellement de compassions et d'amours pour cette femme, que j'aurais aimé la connaître et l'étreindre. J'aurais voulu consoler cette petite fille, cette femme, cette Grande Dame. Je ne vais pas m'éterniser car je peine à m'exprimer et d'autres billets défendent mieux que moi ce roman. Merci à Véronique Olmi de nous avoir fait partager cette très émouvante histoire.
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critiques presse (10)
Culturebox
15 décembre 2017
Le roman de Véronique Olmi donne une voix à Bakhita, pour dire ce pour quoi elle avait si peu de mots. Ses souffrances, ses tourments, son calvaire, mais aussi la charge immense d'amour qui déborde d'elle et qui la porte toujours du côté de la vie.
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Actualitte
21 novembre 2017
Librement inspiré d’une histoire vraie, le nouveau récit de Véronique Olmi possède une intensité dramatique pénétrante et une tonalité quasi-ensorcelante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeJournaldeQuebec
09 octobre 2017
L’écrivaine française Véronique Olmi raconte avec une plume extraordinairement sensible l’histoire lumineuse d’une esclave devenue une religieuse vénérée en Italie, canonisée en 2000.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique
03 octobre 2017
De l’esclavage à la sainteté, Véronique Olmi raconte le roman vrai de Bakhita.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress
25 septembre 2017
Véronique Olmi compose un opéra sur la vie de cette ancienne esclave du Soudan, morte en 1947 à l'âge de 78 ans après cinquante-trois ans de vie religieuse en Vénétie.
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LeFigaro
15 septembre 2017
La romancière vient de recevoir le Prix du roman Fnac pour Bakhita, l'histoire d'une esclave soudanaise devenue sainte.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Bibliobs
14 septembre 2017
Déjà en piste pour le Goncourt, “Bakhita” retrace la vie d’une esclave canonisée par Jean-Paul II. Mais manque cruellement d'aspérités.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox
14 septembre 2017
Bakhita, esclave soudanaise devenue religieuse, a été canonisée par le pape en 1992. Véronique Olmi scande ce destin extraordinaire dans un roman palpitant et profond, qui interroge sur la liberté, l'amour, et la foi.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Culturebox
14 septembre 2017
Véronique Olmi signe "Bakhita" (Albin Michel), un roman qui raconte le destin extraordinaire d'une esclave devenue religieuse et canonisée en 1992.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaCroix
08 septembre 2017
Voici l’authentique destin, la « storia meravigliosa », de Bakhita, esclave soudanaise entrée dans les ordres en Italie à la fin du XIXe siècle et canonisée en 2000 par le pape Jean-Paul II.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (405) Voir plus Ajouter une citation
C'est comme ça que ça a commencé. Avec des hommes qui avaient besoin de se regrouper. Se battre. Être italiens. Être fiers, aussi. Virils. Et pour beaucoup, violents. Avec le goût de la guerre sous la peau. Et celui de la vengeance. Pour régner, enfin. Dans son groupe, son camp, son village, son pays. Et pour s'affranchir. Dans la bagarre. Le saccage. Le meurtre. L'alcool. La cocaïne et le sexe. C'était leur temps. Le temps d'une nouvelle Italie. Le temps de leur jeunesse. Ils chantaient « Giovenizza », et le chant devenait un hymne. Ils s'habillaient de noir, et la couleur devenait un drapeau. Ils avançaient dans les rues, et c'était la terreur. Ils s'appelaient « Désespoir », « Sans peur », « Foudre », « Satan ». Ils avaient des gourdins, des poings américains, des poignards, des revolvers et des grenades. Leur sang bouillait, ils allaient vite, comme des chiens furieux, et leur envie de vivre se confondait avec celle de tuer. Ils voulaient venir à bout de tous les autres, ceux qui n'étaient pas avec eux. Qui embourbaient le pays. Entravaient leur règne. Les rouges. Les associations paysannes. Les coopératives catholiques. Les syndicats. Tous des petits. Des minables. Des nuisibles. Eux étaient un feu dévorant le pays. Un mouvement qui se déploie, pose son ombre et impose sa loi. Et puis, un jour, leur mouvement n'est plus un mouvement. C'est un parti. Le Parti national fasciste, créé par Mussolini. Avec des députés. Des voix au Parlement. La légalité et la force. La révolution bolchévique est morte. La révolution fasciste est en marche. Mussolini entre dans Rome. Mussolini est nommé Premier ministre. Mussolini crée la milice. Ramène l'ordre. La discipline et le respect. La guerre a créé martyre et sacrifice, mais le temps est venu de dominer la Méditerranée, de se faire enfin une place au soleil. La réunification a fait l'Italie. Il est temps de faire les Italiens.
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Tout est concentré sur la marche et le courage qu'il faut pour la faire. Mais cette envie de vivre qui la saisit là, dans cette captivité où elle est moins considérée qu'un âne, est comme une promesse qu'elle se fait : elle veut vivre. Cette pensée est à elle. Personne ne peut la lui prendre. Elle a vu les esclaves abandonnés aux vautours et aux hyènes. Elle a vu les esclaves invendables, et ceux bradés aux miséreux. Elle ne sait pas si elle vaut de l'argent, une chèvre, quatre poules, du sel, des bassines en cuivre, des colliers, des pagnes, une dette, une taxe, elle ne comprend pas contre quoi on l'échange, mais elle sait une chose : elle ne veut pas mourir abandonnée au bout de la route. Alors elle obéit. Elle marche. Elle se concentre sur l'effort. Elle est avec Binah, sauvée de la bergerie et du berger. Elle marche. Et elle a une amie. Une autre vie que la sienne, à laquelle elle tient aussi fort qu'à la sienne.
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Les esclaves domestiques et paysans dorment dans deux bâtisses séparées, une pour les hommes, l'autre pour les femmes, des bâtisses délabrées qui puent la paille humide et l'urine, où pullulent les rats, se transmettent les maladies, mais où règne surtout la peur. Les esclaves ont peur tout le temps. Peur de dormir alors qu'il est peut-être l'heure de se lever. Peur de ne pas dormir et d'être trop épuisé pour travailler au matin. Peur des coups qui réveillent les coups de la veille. Peur des coups qui ne viennent pas et vont tomber par surprise. Peur des anciens esclaves et des nouveaux esclaves, ceux qui savent trop de choses et ceux qui arrivent dans une innocence dangereuse. Peur le jour et peur la nuit, car l'épouse du général vient chaque matin avant le chant du coq pour les battre. Et ceux qui ont travaillé dans la nuit et viennent à peine de s'allonger sur leur natte sont battus pareil. Et celles qui sont grosses d'un enfant, et ceux qui sortent de leurs songes, et ceux dont l'esprit est encore uni à la nuit, et ceux qui ont la fièvre, et ceux qui sont si vieux qu'on les jettera bientôt sur le tas de fumier, et les petits enfants encore au sein, tous, encore couchés, sont battus pareil. Chaque matin avant le chant du coq, la femme du général crie dans une jouissance furieuse : « Abid ! Esclaves ! Race animale ! » Après cela, elle va mieux.
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Les esclaves ont peur tout le temps. Peur de dormir alors qu'il est peut-être l'heure de se lever. Peur de ne pas dormir et d'être trop épuisé pour travailler au matin. Peur des coups qui réveillent les coups de la veille. Peur des coups qui ne viennent pas et vont tomber par surprise. Peur des anciens esclaves et des nouveaux esclaves, ceux qui savent trop de choses et ceux qui arrivent dans une innocence dangereuse. Peur le jour et peur la nuit, car l'épouse du général vient chaque matin avant le chant du coq pour les battre. Et ceux qui ont travaillé dans la nuit et viennent à peine de s'allonger sur leur natte sont battus pareil. Et celles qui sont grosses d'un enfant, et ceux qui sortent de leurs songes, et ceux dont l'esprit est encore uni à la nuit, et ceux qui ont la fièvre, et ceux qui sont si vieux qu'on les jettera bientôt sur le tas de fumier, et les petits enfants encore au sein, tous, encore couchés, sont battus pareil.
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Depuis Taweisha, elle sait que cette ville n'est en rien un endroit paisible. Ici tous sont marchands et gardiens d'esclaves, esclaves, femmes ou enfants d'esclaves, esclaves d'esclaves, une vie hiérarchisée, sous le haut commandement du prêtre, lui-même aux ordres des gros négociants. Le respect, c'est à eux qu'il va, les riches et les religieux. Ici les hommes ne sont pas seulement chargés de ce qu'ils ont pris aux villages razziés, ils sont aussi chargés de ce qu'ils ont arraché aux éléphants et aux bêtes sauvages, leurs mulets et leurs chameaux aux dents jaunes portent les trésors de pierres et d'or, ils ont gratté et éventré la terre et les arbres, ils vont vendre les hommes, les cornes et les peaux, le sel, la gomme et le cuivre, par eux le monde a été saccagé, et Bakhita entend le bruit des masses qui cognent le bois pour faire des enclos, celui des bêtes et celui des hommes, prisonniers et innocents pareils.
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Vidéo de Véronique Olmi
Lecture de Véronique Olmi tiré du livre Figures d'écrivains, dirigé par Étienne de Montety.
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Pour en savoir plus : https://www.albin-michel.fr/figures-decrivains-9782226436351
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