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ISBN : 2226393226
Éditeur : Albin Michel (23/08/2017)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 662 notes)
Résumé :
Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (263) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  17 septembre 2017
Une petite fille, une petite africaine qui aurait pu être heureuse dans son village, entourée de ceux qu'elle aime, seulement voilà, la vie en a décidé autrement, mais la vie est parfois d'une cruauté sans borne et espérer être heureux au Soudan en 1865, c'était compter sans ces négriers cupides qui faisaient commerce de leurs frères humains.
Bakhita est né dans ce Soudan où l'on prostitue les filles, où on les vend comme esclaves, où on pratique à grande échelle, la castration des garçons, ou l'on sépare les familles,...
Bakhita, à qui on a volé l'identité ( elle ne se souviendra plus de son vrai nom), à qui on a volé la joie de vivre, à qui on a interdit de penser, d'espérer, bakhita, traitée plus bas qu'un chien comme tous ces gens expédiés en caravanes vers d'autres souffrances.
Certaines scènes de cette première partie sont vraiment insoutenables, et resteront gravées à jamais dans ma mémoire, toutefois, très attachée à cette jeune fille, j'ai cheminé, dans la deuxième moitié du récit avec celle qui grandit, fait des rencontres, s'attache aux enfants, et passe d'esclave à servante dévouée à son entourage, à un Dieu qu'on lui enseigne, même si, et cela se conçoit, elle restera marquée et sera assaillie par des rêves et des visions de cauchemar, paralysée parfois par ses anciennes terreurs qui se manifesteront souvent, perturbée jusqu'à sa mort par les souffrance endurées dans son enfance.
On remarquera que Bakhita, qui n'a pas été éduquée, si ce n'est à force de coups de fouets, a perdu la mémoire de son enfance, n'a pas reçu d'instruction, ne saura jamais lire et aura bien des difficultés à maîtriser une langue. il semble d'ailleurs que son langage soit fait d'emprunts à plusieurs langues qu'elle a dû pratiquer durant son parcours.
On notera également que quelques années après son installation en Italie, Bakhita informe une religieuse de sa situation d ‘esclave, et la religieuse lui répond qu'elle sait, sans autre commentaire. J'en déduis donc que dans un pays où à cette époque, on a déjà proclamé l'abolition de l'esclavage, on continue à considérer les gens enlevés par des négriers comme esclaves et que leur affranchissement doit faire l'objet d'un procès. La bonne société serait donc restée longtemps complice de ces pratiques… ?
Le récit est merveilleusement bien écrit, je crois avoir affirmé dans un commentaire de citation que cette écriture souvent très poétique, m'a permis de supporter ces quelques scènes difficiles à lire, même si le style se relâche un peu dans la deuxième partie .

Je laisse donc à mes amis lecteurs la possibilité de lire cette pépite de la rentrée littéraire, de cheminer à leur tour avec une femme qui termine sa vie comme elle le mérite mille fois puisqu'étant devenue croyante et pieuse, et qu'aujourd'hui encore, elle existe par les témoignages que l'on a conservés.
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palamede
  06 décembre 2017
On lui a souvent demandé de raconter sa vie. Bien sûr, elle n'a pas tout dit. Pouvaient-ils tout entendre ceux qui lui demandaient de se souvenir ?
Bakhita est née au Darfour vers 1869. Elle n'a que quelques années quand sa vie bascule. Enlevée par deux hommes, vendue à des négriers musulmans, Bakhita entre dans un univers de violence et de soumission ; celui des marches forcées, des coups, des humiliations, des tortures, des assassinats — le monde des esclaves.
Dans cet effondrement de toute normalité et de toute humanité, perdue parmi la foule des captifs, Bakhita est achetée, revendue, toujours battue, torturée. Elle vit dans un monde furieux qui la dévore. Mais se dévore aussi ; son salut après six ans de malheur. Celui qui l'achète pour la cinquième fois sera son sauveur. Il est italien, consul à Khartoum, il s'appelle Calisto Legnani.
Bakhita qui, sauf sa beauté, a tout perdu — son nom, sa langue, son village, interdisant un retour vers les siens — va partir avec son « padronne » en Italie. C'est sa volonté. Une nouvelle vie l'attend, elle le sait. Ce qu'elle ignore encore c'est que cette destination inconnue la mènera haut, très haut.
L'histoire de Bakhita est bouleversante et exemplaire. Dans ce roman pénétrant, Véronique Olmi a su trouver les mots pour dire la souffrance, l'horreur, l'abjection des hommes, autant que la beauté, la bienveillance et l'amour de Bakhita — l'audacieuse et généreuse gazelle du désert devenue sainte.
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Merik
  03 décembre 2017
Joséphine Bakhita, c'est un magnifique personnage de biographie, Véronique Olmi ne s'y est pas trompée. Elle en fait une autre « storia meravigliosa » après celle consacrée de son vivant, dans un récit au présent de narration jamais essoufflée, au rythme limpide et envoûtant.
La première partie est noire comme la peau d'ébène de Bakhita : une enfance arrachée de sa tribu, de son dialecte, de ses racines et de sa mémoire, bringuebalée de bourreaux en bourreaux entre Khartoum et El Obéid, dans une vie torturée d'esclave. On peine à imaginer que l'on puisse en sortir, mais c'est sans compter sur sa flamme de vie inextinguible, son obstinée intuition d'un monde meilleur qui la guidera sur le chemin transalpin d'un ailleurs spirituel et salvateur, dévouée à un autre esclave, le crucifié. De Bakhita la chanceuse à Madre Moretta, une conversion réussie pour qui a perdu son nom sur le chemin de vie.
«  Elle voudrait leur dire comme la vie est rapide, ce n'est qu'une flèche, brûlante et fine, la vie est un seul rassemblement, furieux et miraculeux, on vit on aime et on perd ceux que l'on aime, alors on aime à nouveau et c'est toujours la même personne que l'on cherche à travers toutes les autres. Il n'y a qu'un seul amour. »
Une superbe histoire, à lire bien sûr, pour s'évader sur les traces de Bakhita.
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Ladybird123
  14 octobre 2018
Elle mérite toutes les étoiles du ciel parce qu'elle a porté en elle, sur son dos, dans son coeur, dans sa chair le ciel et la terre. Bakhita. Cette jeune enfant est enlevée à l'âge de 7 ans, enlevée dans son innocence, faute de son innocence et sa foi enfantine en l'homme. Elle va endurer les pires souffrances, ses yeux marqueront à jamais en elle la violence inouïe que les hommes auront infligé au temps de l'esclavage. La douleur et les images atroces sont habillées par tant de poésie et de talent par l'auteure, que cela permet de tenir l'insoutenable.
Véronique Olmi en magicienne, utilise la nature à bon escient. Une nature habitée d'émotions, une nature témoin des atrocités, protectrice à son tour pour Bakhita qui n'aura de cesse de plonger dans ses rêves au secours de son âme. Dans son enfer, elle imagine un bel oiseau blanc, elle le prie et le supplie de la protéger elle et son amie. Dans son isoloir, elle parle aux objets afin d'humaniser ce qui peut encore l'être. Quand l'homme n'est que démon.
Bakhita sera forte, belle, intelligente et saura mettre la chance dans ses mains pour apercevoir un peu le soleil. En Italie, la vie se fera plus douce. Là-bas, elle rencontrera de belles personnes pour finir dans les bras de dieu, celui qui aime tout le monde.
Un récit bouleversant, poignant où la barbarie des hommes est sans limite, et forgera Bakhita à briller plus fort qu'une étoile. Car la peau du chagrin et des souffrances un jour se lasse et laisse paraître la peau de l'amour et de la paix.
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celdadou
  08 octobre 2017
Bakhita , quel livre poignant , Véronique Olmi nous fait une description saisissante de la vie de cette jeune fille .
Comment rester indemne après cette lecture.
Ce livre est si bien critiquer que je vais me baser sur quelques thèmes qui me semblent enrichir les autres commentaires .
On est donc au Soudan dans les années 1865.Bakhita , jeune villageoise se fait enlever afin de devenir esclave à l'âge de 7 ans .
Elle prendra son entité , aura une amnésie de sa petite enfance certaine due aux chocs post traumatiques qu'elle vivra tout au long de sa captivité.
Ce qu'elle n'oubliera jamais , c'est qu'elle a une soeur jumelle.Cette gémellité , elle la recherchera chez tous les maitres ou elle passera .Elle sera toujours proche voir fusionnelle d'une jeune fille .Comme si cette relation lui donnait la force de survivre malgré les sévices psychologiques et physiques ....Elle aura la force de ne pas se laissé mourrir et ne baissera jamais les bras ..
Les rencontres avec les jeunes l'aide à avancer et à rebondir.
Elle aide ses enfants , les protège mais sans s'en rendre compte ..elle réussi à combattre face a cette brutalité humaine ..quelle soit chez les adultes ou chez les enfants.
un autre thème que je voulait mettre en avant , c'est la mise en avant de l'esclavage entre personne de même couleur , de même race , de même religion.
Par la force , le courage , sa relation aux autres Bakhita aura cette force surhumaine , ce sur-moi infaillible qui lui permettra de quitter l'Afrique ,ses racines certes et d'arriver en Italie ou elle pourra commencer une autre vie ..Même si la souffrance fera partie intégrante de sa vie ...elle parviendra à s'occuper des jeunes ..toujours comme si elle était le miroir de ces jeunes perdues ...et elle se mariera avec Dieu ...jesus ...
Je recommande ce livre , qui est une leçon de vie .Mon coup de coeur de cette rentrée littéraire .
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critiques presse (10)
Culturebox   15 décembre 2017
Le roman de Véronique Olmi donne une voix à Bakhita, pour dire ce pour quoi elle avait si peu de mots. Ses souffrances, ses tourments, son calvaire, mais aussi la charge immense d'amour qui déborde d'elle et qui la porte toujours du côté de la vie.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Actualitte   21 novembre 2017
Librement inspiré d’une histoire vraie, le nouveau récit de Véronique Olmi possède une intensité dramatique pénétrante et une tonalité quasi-ensorcelante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeJournaldeQuebec   09 octobre 2017
L’écrivaine française Véronique Olmi raconte avec une plume extraordinairement sensible l’histoire lumineuse d’une esclave devenue une religieuse vénérée en Italie, canonisée en 2000.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique   03 octobre 2017
De l’esclavage à la sainteté, Véronique Olmi raconte le roman vrai de Bakhita.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   25 septembre 2017
Véronique Olmi compose un opéra sur la vie de cette ancienne esclave du Soudan, morte en 1947 à l'âge de 78 ans après cinquante-trois ans de vie religieuse en Vénétie.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   15 septembre 2017
La romancière vient de recevoir le Prix du roman Fnac pour Bakhita, l'histoire d'une esclave soudanaise devenue sainte.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Bibliobs   14 septembre 2017
Déjà en piste pour le Goncourt, “Bakhita” retrace la vie d’une esclave canonisée par Jean-Paul II. Mais manque cruellement d'aspérités.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox   14 septembre 2017
Bakhita, esclave soudanaise devenue religieuse, a été canonisée par le pape en 1992. Véronique Olmi scande ce destin extraordinaire dans un roman palpitant et profond, qui interroge sur la liberté, l'amour, et la foi.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Culturebox   14 septembre 2017
Véronique Olmi signe "Bakhita" (Albin Michel), un roman qui raconte le destin extraordinaire d'une esclave devenue religieuse et canonisée en 1992.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaCroix   08 septembre 2017
Voici l’authentique destin, la « storia meravigliosa », de Bakhita, esclave soudanaise entrée dans les ordres en Italie à la fin du XIXe siècle et canonisée en 2000 par le pape Jean-Paul II.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (237) Voir plus Ajouter une citation
VeureyVeurey   09 décembre 2018
Les cheveux de Bakhita gouttaient sur le drap, elle pensait avoir épuisé ses larmes, elle n'avait jamais pleuré de gratitude, et même ce temps là, le temps du silence entre Aïcha et elle, elle ne pensait pas que c'était possible. Le temps du regard, sans menace
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NathalCNathalC   15 mars 2018
Tout est concentré sur la marche et le courage qu'il faut pour la faire. Mais cette envie de vivre qui la saisit là, dans cette captivité où elle est moins considérée qu'un âne, est comme une promesse qu'elle se fait : elle veut vivre. Cette pensée est à elle. Personne ne peut la lui prendre. Elle a vu les esclaves abandonnés aux vautours et aux hyènes. Elle a vu les esclaves invendables, et ceux bradés aux miséreux. Elle ne sait pas si elle vaut de l'argent, une chèvre, quatre poules, du sel, des bassines en cuivre, des colliers, des pagnes, une dette, une taxe, elle ne comprend pas contre quoi on l'échange, mais elle sait une chose : elle ne veut pas mourir abandonnée au bout de la route. Alors elle obéit. Elle marche. Elle se concentre sur l'effort. Elle est avec Binah, sauvée de la bergerie et du berger. Elle marche. Et elle a une amie. Une autre vie que la sienne, à laquelle elle tient aussi fort qu'à la sienne.
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NathalCNathalC   18 mars 2018
Les esclaves ont peur tout le temps. Peur de dormir alors qu'il est peut-être l'heure de se lever. Peur de ne pas dormir et d'être trop épuisé pour travailler au matin. Peur des coups qui réveillent les coups de la veille. Peur des coups qui ne viennent pas et vont tomber par surprise. Peur des anciens esclaves et des nouveaux esclaves, ceux qui savent trop de choses et ceux qui arrivent dans une innocence dangereuse. Peur le jour et peur la nuit, car l'épouse du général vient chaque matin avant le chant du coq pour les battre. Et ceux qui ont travaillé dans la nuit et viennent à peine de s'allonger sur leur natte sont battus pareil. Et celles qui sont grosses d'un enfant, et ceux qui sortent de leurs songes, et ceux dont l'esprit est encore uni à la nuit, et ceux qui ont la fièvre, et ceux qui sont si vieux qu'on les jettera bientôt sur le tas de fumier, et les petits enfants encore au sein, tous, encore couchés, sont battus pareil.
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PtitgateauPtitgateau   29 août 2017
Ils avancent dans le bruit lourd des chaînes.Ils se traînent, frappent la terre de leur malheur. c'est le bruit du fer qui claque et gémit dans le vent. La longue file des épuisés et des mourants. Leurs grimaces de douleur et leurs lèvres brûlées. Leurs yeux aveugles. Leur peau déchirée. Et on dirait que ce n'est pas une caravane qui passe, mais une seule personne, une seule douleur qui pose son pas sur la plaine et l'écrase.
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troumouloutroumoulou   07 mars 2018
Bakita ,c'est une petite fille capturée à l'age de 7 ans.   Devenue esclave, domestique puis religieuse en Italie et canonisée par le pape en 1992. C'est l'histoire de son combat pour survivre, une histoire dure, triste et forte.  
Elle a 7 ans lorsqu'elle est razziée dans son village natal du Soudan par les négriers musulmans. Elle subira les épreuves les plus dures,les coups, la souffrance. Elle trouvera une énergie et une force incroyable pour survivre à des conditions de vie insupportables : l'isolement, la peur, la douleur, les longues marches attachée aux fers, le viol. Garder l'espoir grâce à Binah, sa compagne de misère avec qui elle sera vendue. L'espoir par la fuite, l'espoir de retrouver sa soeur vendue bien avant elle...
L'arrivée au harem, alors qu'elle a moins de douze ans. C'est encore une enfant et elle a déjà tout subi : torture, scarification, abus et violence. elle a vu des sœurs, compagnes d'infortune, mourir de souffrances abominables.
Vendue pour la cinquième fois à un consul italien, cette rencontre va changer sa vie et la mener en Italie où elle arrive à la fin du XIX siècle . Là elle devient un objet de curiosité, on la touche, on la goûte, on craint de la voir déteindre. Elle est la figure du diable.
On la craint même dans la communauté religieuse où elle se retrouve ; elle est si noire ! 
Celle que l'on nommera "La Moretta" accepte son sort. 
Puis elle rencontrera Stefano qui veut l'adopter, lui donner une éducation.
Elle ira étudier chez les sœurs de Venise, elle y rencontrera la foi, "l'illumination".
Elle donne sa vie à Dieu et aux autres, aux petites élèves qu'elle va choyer et protéger.
Un livre prenant, riche en émotions. Une écriture rythmée avec de courtes phrases, pour décrire un destin difficile. 
A lire.
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