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ISBN : 2742742190
Éditeur : Actes Sud (26/02/2003)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 201 notes)
Résumé :
Elle vit seule avec ses deux petits garçons et pour la première fois les emmène en vacances. Cette escapade doit être une fête, elle le veut, elle le dit, elle essaie de le dire.

Ensemble ils vont donc prendre le car, en pleine nuit, sous la pluie. Les enfants sont inquiets : partir en période scolaire, partir en pleine semaine, partir en hiver à la mer les dérange. Et se taire, et se taire, surtout ne pas pleurer, surtout ne pas se faire remarquer, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  10 janvier 2017
C'est un livre extrêmement sombre, dur, poignant. En 120 pages, Véronique Olmi nous dépeint la misère sociale. Ce livre est dur car criant de vérité, certes il s'agit ici de fiction, mais l'histoire de cette mère et ses deux enfants kévin 5 ans et Stan 9 ans ressemble malheureusement à des tas d'histoires de la vraie vie !
Dès la première phrase du livre, on est plongé dans une ambiance glaciale, une atmosphère éprouvante, angoissante qui ne nous lâche pas une seconde.
Le regard de Stan sur sa mère, son attitude sont touchants, émouvants.
La fin est terrible et irrémédiablement horrible.
Je reprends la dernière phrase de la quatrième de couverture : " Ce roman est un véritable cri - dérangeant, terrifiant, déchirant."
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le_Bison
  21 février 2012
« Bord de Mer », une nouvelle simple racontant la difficulté d'une mère à élever seule ses deux enfants, Stan 9 ans et Kevin 5 ans.
Mon premier sentiment est de ressentir beaucoup d'amour entre les membres de cette famille intimiste, resserrée sur elle-même. Mais aussi, j'aperçois un immense désespoir fondé sur d'insurmontables craintes, de peur et de découragement. La mère est malade, totalement anxieuse. A priori rien de grave, mais elle ne survit que grâce à la chimie de ses nombreuses pilules. Mais quand on n'arrive pas à fermer l'oeil de la nuit, nuit qui s'étend en longueur, le jour passe à une vitesse fulgurante, trop vite pour faire quoi que ce soit, trop vite pour s'occuper de ses envies. La fatigue lui prend, le repos dans la journée lui semble indispensable pour éloigner tous ces bruits dans sa tête. Elle n'est pas folle, juste trop angoissée pour vivre normalement, comme tout le monde. Et pour toute réponse à ce mal-être, elle se heurte à des institutions, à des éducateurs, à des intermédiaires sociaux qui ne cherchent même pas à la comprendre et à la sortir de ce malaise, de cette folie latente.
Est-ce vraiment ne pas être une bonne mère que de ne pas être à l'heure à la sortie de l'école pour pouvoir récupérer ses enfants ? Est-ce vraiment si « anormale » de ne pas pouvoir offrir à ses enfants des vêtements à leur taille pour aller à l'école ? Est-ce vraiment horrible de proposer à ses deux enfants une journée tous ensemble au bord de mer au lieu d'aller à l'école ?
Cette expédition au bord de mer va être une première pour Stan et Kevin, confondus entre la peur de rater une journée auprès de leurs maîtresses tant aimées et la joie de découvrir un océan déchaîné, une mer noire aux vagues impressionnantes déchiquetant le rivage, sous une pluie infernale, glacée qui assombrit ce paysage, aux portes d'un hôtel sombre, miteux et lugubre.
La fin de la nouvelle s'achève dans ma tête avec un certain malaise. J'ai envie de pleurer, mais est-ce que j'ai le droit de pleurer ? Est-ce qu'elle a le droit de pleurer ? Pourquoi est-ce que les gens n'ont pas le droit de pleurer, d'exposer leurs sentiments à la face du monde ? Comment font-ils pour retenir leurs peurs, leurs angoisses au fond de soi ?
Une boule reste en travers de ma gorge et je ne sais quoi en penser. J'essaye mais je n'arrive pas à comprendre. Peut-être n'y a-t-il pas grand-chose à comprendre, seulement des sentiments à ressentir, de l'amour et de l'angoisse, de la haine pour un monde différent, elle l'incomprise, la différente.
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Ladybird123
  09 août 2018
Comment quantifier les étoiles pour un tel roman ? Quelle critique est-il possible d'amener devant l'horreur absolue ?
Surtout éloignez-vous de ce roman si vous souffrez et broyez du noir, cette histoire ne vous rendra pas joyeux ni croyant.

Cette histoire, c'est celle d'une mère en pleine dépression, foutue, brisée, accablée, annihilée. Sur un coup de tête, elle emmène ses deux jeunes enfants pour une virée au bord de mer. Mais les angoisses sont omniprésentes, le jour se confond avec la nuit, le noir s'insinue dans chaque regard, chaque détail, tout n'est que douleur.
Veronique Olmi nous écrit cette descente aux enfers avec une précision édifiante, elle va jusqu'à bannir la négation dans son phrasé comme si cette négation ne pouvait plus respirer, comme s'il ne restait plus rien à nier.
L'évidence est là : les gens se moquent des visages tristes et gonflés par les larmes, ils crachent sur toute forme de misère humaine. Personne ne veut voir, ni savoir, et encore moins aider. le monde psychiatrique se moque de la charité, non madame, il ne faut pas pleurer devant vos enfants, cachez vous. A coups de pilules chimiques voilà comment on soigne les hématomes de l'âme.
Quand la solitude cogne trop fort.
Quand la douleur ne sait plus où aller se moucher.
Quand l'avenir sonne sur un mur hostile. .
Quand la nuit n'a plus de frontière.
L'horreur et seulement l'horreur s'abat alors comme un géant démoniaque.
Et même après la vie, ça continue encore à souffrir.
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lula00
  07 février 2016
Dès les premières lignes, je me suis dit que ce voyage au bord de la mer s'annonçait chaotique. J'ai eu peur pour Stan et Kevin, peur de la fin. Ce malaise a été crescendo durant la lecture.
Stan, qui a neuf ans, ne peut vivre sa vie d'enfant car il lui faut surveiller et s'occuper de son frère, s'inquiéter et prendre en charge sa mère quand celle-ci est débordée par la vie, par sa vie. Kevin, présenté comme le petit, a cinq. Pourtant, il m'a paru bien plus petit tant il semble désemparé dès qu'il n'a pas son doudou. La mère possède rien au monde sinon ses enfants.
Véronique Olmi nous confronte à la misère sociale, économique et affective de cette femme qui embarque avec elle ses enfants dans son propre naufrage. On assiste, muet et abasourdi, aux échecs successifs des prises en charge sociales, psychiatriques pour aider et soutenir cette famille.
Mon pressentiment quant au sort de Stan et Kevin s'est avéré juste et j'ai fini les dernières lignes avec un coup dans l'estomac et la nausée. Si le sujet est grave et finalement sa lecture peu distrayante, on ne peut que saluer le talent de Véronique Olmi qui nous donne à voir mais surtout à ressentir de manière empathique ce que font le rejet, les jours tristes et délavés, le manque d'amour chez une femme fragile.
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Bouldegom
  16 août 2015
Véronique Olmi appuie là où ça fait mal. Elle narre l'histoire d'une petite famille composée d'une maman et de ses deux enfants, Stanley 9 ans, et Kévin, 5 ans.
Cette femme décide de réaliser un de leurs rêves et d'emmener ses enfants au bord de la mer. Ce qui pourrait être une belle idée commence à devenir suspect lorsque l'on comprend que ce projet est réalisé en pleine semaine et hors vacances scolaires. Tout au long du récit, le lecteur va accompagner les trois protagonistes dans cette escapade qui sera tout sauf joyeuse. Il découvrira cette mère dévorée par l'angoisse et la difficulté de vivre, complètement névrosée, à bout de tout et abandonnée à elle-même. Il souhaitera jusqu'à la fin s'être trompé sur l'issue qu'il a pressentie bien avant les dernières pages, mais l'auteure ne lui épargnera rien, car c'est bien le but de l'oeuvre.
Combien de personnes croisons-nous tous les jours dans le même cas que cette mère désespérée ? Sommes-nous assez attentifs à autrui et combien de drames pourraient être évités si l'on montrait un tout petit peu plus de compassion ?
Voilà les questions que cette lecture a soulevées et que certainement l'auteure voulait provoquer.
C'est un roman extrêmement noir et difficile à lire tant sa charge émotionnelle est pesante. Beaucoup n'iront pas jusqu'au bout, et personne n'en sortira indemne.

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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Ladybird123Ladybird123   09 août 2018
Je regardais toujours la grande roue. J’aimais les cris de ces gens, ils étaient faux, il se passait rien c’était formidable. J’étais là-haut, dans la lumière blanche, la tête en bas les pieds dans le ciel, je pouvais dégueuler, hurler de froid, de plaisir, de colère, je pouvais tout me permettre j’avais payé avec des pièces d’or, en bas la terre s'était renversée comme un petit tas minable, la foule valait rien, ça grouillait misérablement, des oiseaux sur du crottin.
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le_Bisonle_Bison   21 février 2012
Maman ! a crié Kevin quand il a vu que j’étais réveillée, et ça c’est merveilleux ! La façon dont un môme vous dit bonjour le matin, comme si vous étiez la surprise du jour, la bonne nouvelle qu’il attendait plus. Kevin, le matin, on dirait toujours que je lui ai manqué, je me demande où ses nuits l’emmènent pour qu’il ait l’impression de revenir de si loin. Quand il y a école Stan lui interdit de rentrer dans ma chambre je le sais bien, mais le dimanche souvent quand ils ont fini de regarder les dessins animés il se gêne pas, ah ça non, il saute sur mon lit et il me réclame un bisou péteur, c’est un bisou sur le ventre qui fait beaucoup de bruit, et ça le fait rire c’est incroyable, on dirait qu’il rit de s’entendre rire, qu’il profite de ce rire, qu’il s’amuse avec et je sais bien que ce rire-là il vous lâche dès que vous grandissez.
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pyrouettepyrouette   12 octobre 2012
On s'efforce de vivre du mieux qu'on peut mais tout ça disparaît aussitôt. On se lève le matin mais ce matin-là n'existe pas plus que la nuit d'avant que tout le monde a déjà oubliée. On avance sur des précipices, je le sais depuis longtemps. Un pas en avant. Un pas dans le vide. Et on recommence. Pour aller où ? Personne ne le sait. Tout le monde s'en fout.
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patrick75patrick75   07 mars 2013
La maîtresse lui prêtait des livres et quand il lit c'est pareil: il nous quitte. Des fois je crois qu'il continue à lire ses livres, quand il les a rendus il y pense encore, il lit même sans les mots, il est vraiment très fort pour être ailleurs.
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pyrouettepyrouette   09 octobre 2012
C'est tellement incroyable de voir quelqu'un entrer dans le sommeil, où s'en vont tous les gens qui dorment, est-ce qu'on se rencontre dans le sommeil, est-ce qu'il y a un pays des rêves, un vrai pays, est-ce qu'il est possible d'atterrir dans le rêve d'un autre ?
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