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ISBN : 2226312471
Éditeur : Albin Michel (02/01/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 2.81/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Une femme sur un banc de la gare de l'Est en pleine nuit revoit les dernières 24 heures qui l'ont amenée là.

Nelly est comédienne de théâtre, sa journée est entièrement aimantée vers le rôle qu'elle joue en soirée : la Mère de Six personnages en quête d'auteur de Pirandello. Ce soir-là quand débute la représentation, elle reconnaît au cinquième rang l'homme qui l'a quittée quelques mois auparavant, qu'elle aime toujours, et dont elle a refoulé jusqu'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  29 mars 2019
Véronique Olmi est un des rares auteurs pour qui je peux passer de l'enthousiasme à de la déception. Généralement, il y a une certaine constance, j'aime ou je n'aime pas l'écrivain. Avec Véronique Olmi , je ne sais jamais à l'avance si je vais adhérer à l'histoire.
« J'aimais mieux quand c'était toi », fait partie de ses romans que n'ai pas su apprécier. Alors oui, il y a des belles phases, sa plume peut être poétique mais l'histoire de cette femme, Nelly, actrice de 47 ans n'a pas réussi à me toucher.
Je n'ai pas été « une bonne oreille » lors de la confession de cette comédienne, je l'ai « écoutée » distraitement car il n'y a pas eu ce petit quelque chose qui fait que l'on entre en osmose avec son interlocuteur. alors j'ai tourné les pages sans curiosité, sans passion, avec une certaine nonchalance. Je suis restée à distance.
Le parallèle entre le jeu au théâtre et la relation amoureuse est pourtant intéressant. le risque au théâtre de ne pas être bon, de décevoir son public peut être mis en lien avec l'incertitude d'une relation amoureuse, le bonheur peut être éphémère. Que ce soit au théâtre ou dans une relation, rien n'est acquis, tout peut basculer dans un sens comme de l'autre.
Je reste donc avec un avis plutôt mitigé pour ce roman que je n'ai peut-être pas su apprécier comme il le devrait.
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Chrisdu26
  09 février 2015
Pourquoi se contenter du pire quand le meilleur s'offre à nous ? Ne serait-ce que pour une minute, une heure une éternité…

Vous est-il déjà arrivé, de vous asseoir sur un banc, le temps s'arrête, votre regard est dans le vide mais votre cerveau est en pleine ébullition prêt à exploser ? Devant ce banc plusieurs chemins se présentent à vous. Lequel choisir ? Voilà le dilemme qui torture l'esprit de Nelly, 47 ans.
Nelly est assise sur ce banc, au milieu d'une gare. Peu importe que ce soit Nelly, vous ou moi, 47 ou 34 ans ! Quelle importance au fond, un jour ou l'autre un banc se présente à nous et le dilemme tombe comme une urgence, comme si notre vie en dépendait !
Nelly est actrice. Ce soir, l'attend un grand rôle au théâtre. La salle est comble. Mais un homme, au centre du cinquième rang lui fait l'effet d'une entaille, d'une trahison. Nelly puise en elle la force pour tenir son personnage. Mais son corps démissionne. Ses mots se fragmentent en silence. La représentation chavire, la pièce est annulée !
Nelly fuit. Elle va marcher sans but dans les rues de Paris à la recherche d'une réponse, d'un souffle, d'un sursaut de vie qui lui manque pour ne pas asphyxier. Dans cette gare, sur ce banc elle se pose. Durant toute une nuit, l'heure de la mise au point est venue, un face à face s'impose. Des images de sa vie lui reviennent comme des boomerangs. Des flashbacks jaillissent comme des missiles. Ça fuse de toute part. Pas le temps de souffler que ça retombe, coup de poing dans la gueule, aucune pitié pour Nelly. N'oublie pas de tendre l'autre joue ma fille, Dieu l'a dit ! Et puisque tu as choisi ta vie, maintenant tu assumes, quitte à en crever. Pour le meilleur et pour le pire. Pas le droit à l'erreur. Putain, comme ça fait mal. Mais Nelly reste sur ce banc, affronte ses démons, se couche, se relève comme un bon petit soldat et nous raconte :
Une mère qui sombre peu à peu dans la maladie : Les ténèbres de l'oubli.
« Je me demande pourquoi j'ai voulu la blesser. Pourquoi haïssant sa maladie, je me suis emportée contre elle. Je la vois sortir de son rôle, être doucement happée par hier, et même si l'avenir est un oubli perpétuel, je voudrais qu'elle marche sans se retourner, avec une dignité que rien n'entame. »
Un père qui n'a pas eu les armes pour affronter sa sexualité.
« Et soudain, je pense à mon père. A sa vie qu'il n'a pas jouée. Et cette vie sans rébellion m'emplit de chagrin. Cet homme, magnifique personnage tragique, second rôle timide qui ne savait pas qu'il pouvait parler aussi fort que les autres… qu'y avait-il à l'autre bout de la plage, papa ? Y avait-il la solitude, la tentation du suicide, ou celle d'autres hommes ? »
Deux fils qui ne voient en elle qu'une mère dans ce grand lit désert et froid.
« Ils ignorent ma chambre vide. Ils font confiance. […] Comme si la maternité nous rendait infaillibles. Et pourtant, il suffit d'un rien. Un homme qui n'est pas eux. Un homme qui passe et leur mère n'est plus leur mère. Juste une femme qui hurle de douleur. Qui meurt sur scène. Et couche dans les gares. »
Un homme effacé mais tellement présent.
« Mais ce soir, hier soir, elle s'est octroyé le premier rôle. Elle a placé au centre du cinquième rang – place idéale – l'homme idéal. Celui que j'avais nié sans l'oublier. Occulté sans le quitter. le porteur de vie. L'amoureux. Pas un jeune premier, non. Un homme d'âge égal au mien. de force égale. […] Un fait pour moi. »
Une vie. Sa vie. Ses choix.
« Est-ce qu'on me laissera jouer encore ? Est-ce que vous pensez que cela est possible ? Un pardon ? Une grâce … »
On ne peut être que touché, réveillé, bousculé, par la fragilité de cette femme et par l'écriture sobre de l'auteure Véronique OLMI, comme des cris, des bouteilles à la mer. On s'en prend plein la gueule et on se demande, Nelly, vous, moi, 47 ou 34 ans quel chemin, quel choix, quelle voie ? Celle que nous dicte une certaine retenue, une certaine conscience morale ou celle qui va nous apporter cette petite brise qui nous rend si vivant ? A droite ? A gauche ? Tu me suis ? Ne pas cracher sur le bonheur.
« J'aimais mieux quand c'était toi », mais je préfère quand Aimer se conjugue au présent : J'aime mieux quand c'est toi ! L'Amour c'est quand même mieux quand il est vécu au présent ! Ne pas avoir de regret, ne pas avoir à se dire que l'on aurait pu…
Contre vent et marée, Nelly fait le choix de la Vie, de l'Amour, pour une minute, une heure et pourquoi pas l'Éternité ?
« J'ai vaincu la mort pour cet instant-là. Précisément. Être dans ces minutes-là. Ce regard-là. Cet homme là.
Le temps s'incline et nous quitte.
Et la vie est là.
Mon Dieu…
Comme c'est simple. »


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isabelleisapure
  15 mai 2015
J'ai tout aimé dans ce court roman de Véronique Olmi.
L'écriture bien sûr, absolument magnifique et comme une midinette mon coeur s'est ému pour cette histoire d'amour. J'ai suivi Nelly, comédienne, dans sa vie quotidienne, celle d'une femme dont on pense qu'elle a tout pour être heureuse.
« Beaux enfants. Beau métier. Pas de cancer. Aucune tragédie. On me félicite.
Parfois le soir on m'applaudit ».
Une vie bien ordonnée en somme, jusqu'au soir ou entrant sur scène, elle aperçoit dans la salle, Paul, l'homme qu'elle a quitté six mois auparavant.
« Il me semble entrer lentement sous l'eau, dans un espace transparent et sans dimension… L'homme que j'ai quitté, rayé, enterré est là »
Si elle arrive à finir l'acte, c'est son métier qui la soutient, car la femme qu'elle est à l'impression de mourir, tuée par la passion qui revient sans prévenir.
J'ai lu ce livre en deux heures, en oubliant tout ce qui était autour de moi, bénissant le ciel de faire tomber des trombes d'eau afin de me donner une excuse pour rester sur mon canapé, seule avec Nelly et son amour.
Ce livre n'est peut-être pas le meilleur de l'auteure, si l'on ne considère que l'intrigue, mais par la simplicité du propos, par les non-dits, par l'ambiance particulière qu'il dégage, il est pour moi le plus bouleversant.
Un grand coup de coeur.
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Ziliz
  28 février 2015
Nelly a quarante-sept ans, elle est actrice de théâtre. Ce soir, au cours de la représentation, quelque chose l'a tellement bouleversée qu'elle ne peut pas rentrer chez elle. Elle passe la nuit dans une gare et se raconte à une personne endormie.
Dans ce roman, une grande place est donnée à la pièce de Pirandello "Six personnages en quête d'auteur". C'est celle dans laquelle joue Nelly, y tenant le rôle de la mère. Et c'est en jouant cette pièce qu'elle a reçu un choc et que son corps l'a abandonnée... Ça partait mal pour moi qui n'ai ni lu ni vu cette pièce. Difficile d'établir des parallèles entre l'oeuvre jouée et le drame vécu, entre le personnage de la femme en noir et Nelly, qui l'incarne. Je me suis raccrochée à ce que j'ai compris : une histoire d'amour mal terminée, une page pas refermée, une blessure à vif depuis six mois. Et je ne sais pas si j'ai trouvé ce texte beau et triste ou ultra-banal et bourré de poncifs. Je reste ainsi parfois sur le fil avec Véronique Olmi, alors que plusieurs de ses romans m'ont séduite (La nuit en vérité, Un si bel avenir, Bord de mer)... Une seule certitude en refermant ce livre : l'envie de découvrir "Six personnages en quête d'auteur" de Pirandello.
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paroles
  03 novembre 2016
Elle est actrice et joue le rôle de la mère dans la pièce de Pirandello, Six personnages en quête d'auteur...
Mais au moment où débute le récit, Nelly est assise sur un banc, gare de l'Est à Paris. Elle semble perdue, anéantie, effarée. Petit à petit et au fur et à mesure que la pièce se répète et se joue, nous allons comprendre ce cheminement qui l'a poussée jusqu'à cet endroit. Nelly parle et se confie...
La construction et l'écriture de ce roman sont remarquables. Nous passons des émotions et souvenirs de la comédienne pour son rôle aux émotions et souvenirs de la femme et mère de famille qu'est Nelly. Mais parfois émotions et souvenirs se mélangent, se bousculent, se distendent pour de nouveau se confondre. Pourquoi ? Pour qui ?
Quelle force pousse Nelly à endosser chaque rôle, à sublimer chaque personnage puis à accepter chaque mort ?
L'atmosphère du théâtre est rendue dans sa plus juste vérité. La vie de Nelly tourne autour de son métier, que ce soit avant, pendant ou après le jeu sur scène.
L'écriture est froide mais directe. Les phrases sont courtes et percutantes. Les chapitres se succèdent comme autant de petites scènes.
Un beau monologue de théâtre sur la souffrance, la détresse, l'amour, la passion. Un très beau rôle de femme.
J'ai quitté ce roman exaltant avec beaucoup de regret. J'ai quitté Nelly, inquiète de son devenir...

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
Chrisdu26Chrisdu26   21 janvier 2015
-Mais Paul qu’est ce qu’on va devenir ?
Il rit. Et je ris aussi. Cette question, je la lui posais si souvent après nos étreintes, nos retrouvailles, nos champagnes, nos fous rires, ces instants où la beauté de l’amour était une menace terrible.
-Je ne sais pas ce qu’on va devenir si on recommence, Nelly. Mais je sais ce qu’on va devenir si on se quitte.
-Ah oui ? Et qu’est ce qu’on va devenir ?
-Deux cons.

Je ris, encore. Un rire énervé, tendu, épuisé. Un rire heureux. Parce que c’est vrai. C’est cela que deviennent les amants désunis, les orgueilleux cuirassés, les apeurés, les protégés, c’est exactement cela qu’ils sont, deux cons, et ils portent cette malédiction comme un signe du destin, ils sont marqués au sceau de la fuite. Bannis et chassés. Coupables de renoncement. Je ris et c’est une fatigue immense que cet accord-là. Ce serment muet.

Je trébuche un peu en avançant vers Paul, je tombe presque dans ses bras et on tremble en se serrant si fort. Comme deux naufragés. Je tremble et je sens sa peau respirer contre la mienne et c’est un appel vital.
Je serre Paul si fort contre moi, et ce sont nos vraies retrouvailles. Celles qui disent que l’on va se garder, la vie n’en a pas fini avec nous. Et derrière lui, derrière son épaule d’homme, la lune n’est plus qu’un trait fin presque disparu, un trait comme une illusion, un souvenir de lune.
Le jour s’est levé.
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Chrisdu26Chrisdu26   19 janvier 2015
C’est tout.
C’est comme ça que s’est inscrite l’histoire. La grande histoire. H. Majuscule. Scène initiale. Serrer une main inconnue. Et dire « Enchantée ». Sans savoir.
Ce que cette main.
Ce qu’elle sera.
Comment elle m’appartiendra.
Où elle s’insinuera.
Enchantée.
Paul.
Nelly.
Nos deux mains déjà.
Fulgurant courant électrique.
Trop tard.
Paul.
Nelly.
C’est déjà commencé.
Enchantement.
C’est parti.
Ecrit quelque part.
………

La cérémonie se veut innocente et amicale, mais nul ne peut ignorer la tension permanente, l’émotion qui circule entre deux êtres qui vont oser.
Bientôt.
Dans une heure.
Une minute.
Un mois.
Bientôt
Être l’animal l’un de l’autre.
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Chrisdu26Chrisdu26   22 janvier 2015
On peut par des électrochocs effacer de la mémoire les mauvais souvenirs. Une taxidermie qui nous laisse l’apparence de la vie. Moi, je veux ce qui m’a blessée. Je veux garder la conscience du mal. Je veux garder mes réflexes. De survie. De méfiance. Comment jouer sans cela. ? Ma vie est faite de ces batailles, ces sentiments contraires, ces incohérences et ces refus. Je ne peux pas démêler ce qui m’envahit. Mais je peux au moins le jouer… Est-ce qu’on me laissera jouer encore ? Est-ce que vous pensez que cela est possible? Un pardon? Une grâce…
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Chrisdu26Chrisdu26   04 février 2015
C'est pareil pour un amour. Un jour on ne connaît pas un homme. Et le lendemain subitement, on le connaît. Subitement, en une seconde on le voit et on apprend son prénom, on découvre son visage et après il est trop tard pour oublier cela que l'on nomme -faire la connaissance- de quelqu'un. Défaire la connaissance est impossible.
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Chrisdu26Chrisdu26   20 janvier 2015
Mais comment font les autres ? Ceux qui sont assurés de ne jamais passer la nuit sur ce banc ? Ceux qui depuis des dizaines d’années en chapelet attendent de l’autre simplement ce qu’il peut donner ? Ils sont patients et vivent chichement selon une loi infaillible : avec le temps, à défaut de s’aimer, on s’attache. En récompense de tant de patience et de compromis, de tant d’efforts et de mansuétude, un jour lointain on est indispensable à l’autre sans l’avoir aimé jamais.
On accepte le second rôle.
Ce rabaissement.
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