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ISBN : 2226249699
Éditeur : Albin Michel (21/08/2013)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 90 notes)
Résumé :
«Et se regarder nu, face au miroir, jamais il ne le ferait, jamais il ne serait ce garçon qui en lui faisant face lui ferait honte. Enzo ne voulait pas être son ennemi. R voulait aimer le jour, la nuit, la peur, Liouba, et lui-même si c'était possible.»

À travers la relation forte et fragile entre une mère trop jeune et un fils au seuil de l'adolescence qui vivent chacun à leur façon l'expérience de l'exclusion et de la détresse intérieure, Véronique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  19 août 2013
Enzo Popov vit avec sa mère dans un somptueux appartement parisien. Il habite un quartier très prisé. Il fréquente un collège prestigieux. Il a tout pour être heureux.
Oui mais dans cet appartement fabuleux, Enzo et Loubia partagent la même chambre, que le couple de riches propriétaires leur cède en échange de 8 heures de ménage quotidien. Au collège, Enzo est la tête de turc des élèves de sa classe. Il est obèse, il est le « fils de la bonniche », peut-être même que sa mère est une prostituée de l'Est…
Quand la tyrannie se transforme en passage à tabac, Enzo fuit en lui-même, son imagination nourrie par ses nombreuses lectures. Pendant que Loubia le veille, l'adolescent se reconstruit mentalement et décide de quitter un endroit où il n'est pas à sa place pour partir sur les traces d'une famille dont il ignore tout.

Avec la justesse et la douceur qui caractérisent son écriture, Véronique OLMI nous raconte l'histoire d'un adolescent décalé, qui n'est pas à sa place dans une vie que sa mère, trop jeune, apprentie maman, a voulu, pour son bien. Mal à l'aise dans son appartement, dans son collège, dans son corps même, Enzo va peu à peu prendre conscience de lui-même et s'échapper grâce à la lecture.
C'est l'histoire d'un couple mère / fils qui s'aiment très fort sans trouver les mots pour le dire, une histoire tout en pudeur sur la conscience de soi, la libération, l'évasion. Enzo, garçon solitaire, isolé, maltraité, est un héros bouleversant mais pas seulement, parce que La nuit en vérité est aussi un hymne à la vie, celle qui est belle, celle où tout est encore à découvrir et qu'on aime envers et contre tout.
Une belle évocation de l'adolescence, de la maternité et de l'espoir, un livre magnifique, comme toujours avec cette auteure sensible.
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Eve-Yeshe
  23 août 2014
Enzo est le fils de Liouba Popov d'origine russe comme son nom l'indique. Ils habitent tous les deux dans un grand appartement dont les propriétaires sont toujours en voyage. Liouba doit y faire le ménage et comme cet appartement est situé dans un quartier grand standing, Enzo a pu être inscrit dans un bon collège.
Parlons-en du collège pour les riches du coin. Liouba croit donner toutes les chances de réussir à Enzo mais il ignore qu'il est le souffre douleur de la classe. Il est obèse car amoureux du Nutella, et toujours « assis sur son cul d'obèse à lire», habillé d'un survêtement noir (le noir mincit c'est connu), sa mère est femme de ménage et il est né de père inconnu donc le bouc émissaire idéal on trouve même qu'il a une odeur !!!!
Ils sont logés, certes mais doivent dormir dans la même chambre, donc intimité impossible elle doit s'exiler dans le salon quand elle revient de virée nocturne hebdomadaire avec un amant de passage auquel elle présente toujours son fils qu'elle croit endormi : « c'est mon fils, il est beau hein ?» mais Enzo entend leurs ébats.
Liouba doit faire le ménage huit par jour, mais elle travaille beaucoup plus que cela, ses mains sont usées par les lavages de doubles-rideaux intempestifs, la façon dont elle récure chaque pièce du sol au plafond dans cet appartement immense car les propriétaires reviennent toujours à l'improviste à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
Un jour, Enzo découvre un débarras dans l'appartement, et fait une rencontre qui va changer son existence.
On assiste à l'évolution de ce couple qui n'en est pas un et que je vous laisse découvrir…

Ce que j'en pense :
J'ai éprouvé beaucoup de tendresse et d'empathie pour Enzo. C'est un adolescent qui se cherche et qui est différent des autres donc une victime toute trouvée pour ces ados en herbe qui trompent leur ennui en le martyrisant. Il m'a rappelé des souvenirs d'école : ce n'est jamais drôle d'avoir des kilos en trop dans l'enfance, les enfants ne font pas de cadeaux c'est connu, mais autrefois il s'agissait de moqueries sur le physique (grosse patate ou clou pour les trop maigres) et encore pire quand on se réfugie dans les livres et qu'on a envie de travailler bien en classe.
A l'heure actuelle, on en est à la maltraitance pure et simple, frapper, cracher dans le cou ou sur le visage, rouer de coups…..
Enzo finit par quitter son corps, il est au dessus mais cela n'empêche pas les coups de pleuvoir. (cf. la journée organisée pour lui via les réseaux sociaux à la quelle il échappe par miracle) il se réfugie dans ses amis les livres (le propriétaire a une immense bibliothèque qui le fait rêver). Mais ils se vengeront et de quelle manière.
Un beau roman intéressant à plus d'un terme : l'évocation de la violence en milieu scolaire et de la souffrance, de la torture que subit un enfant parce qu'il est différent, alors qu'il voudrait se noyer dans la masse. Et aussi, l'auteure évoque très bien la souffrance d'une femme enceinte trop jeune qui n'a pas vraiment vécu une adolescence lui permettant de devenir une adulte en paix et qui cherche elle- aussi à être comme tout le monde. On ne lui a pas appris à être mère, elle a dû apprendre toute seule, guidée par son amour pour son fils et son bon sens.
Véronique Olmi nous envoie un uppercut pour nous faire réfléchir sur tous ces thèmes et elle réussit parfaitement.
Liouba est un joli prénom qui dérive du mot Lioubov qui signifie amour en russe
Note : 8/10
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pyrouette
  20 septembre 2013
Je suis rentrée de plein fouet dans un monde précaire, le monde d'Enzo, jeune garçon entrant dans l'adolescence. Pourtant il vit dans un quartier huppé de Paris, dans un appartement luxueux et va dans une école accueillant les enfants de bonne famille du quartier. Oui mais parce que dans le monde de Véronique Olmi tout n'est pas rose, loin de là sa mère est employée de maison pour une couple de riches bourgeois et vit sur place. Elle partage sa chambre avec son fils et fait le ménage toute la journée. Leur vie pourrait être agréable, la jeune maman reçoit ses copines dans la cuisine, ses amants le samedi soir, en l'absence des patrons. Enzo vit dans un cadre privilégié. Pourtant en lisant je ressentais un fort sentiment d'insécurité dans la vie de ces deux-là. Puis Enzo est obèse, se réfugiant dans le Nutella que sa mère n'ose lui refuser. Alors à l'école il est rejeté par les autres. Et puis la honte d'apercevoir sa mère dans la rue en rentrant de l'école : elle est mal habillée, pauvrement aussi. Il essaye de se rapprocher d'elle, de la comprendre, d'améliorer leur vie dans cette chambre… Il essaye. Jusqu'au jour où tout bascule, chronique d'un jour annoncé, de la détresse de deux êtres.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Ziliz
  29 septembre 2013
En dix mots, en vrac car tous ces sentiments se succèdent et s'entremêlent en cours de lecture : beau, triste, poétique, inégal, affecté, surprenant, douloureux, violent, choquant, poignant...
En plus développé : quel gâchis ! Je sortais de l'excellent 'Long week-end' de Joyce Maynard dont le cadre est identique : une cellule étouffante mère-fils et un pré-ado mal dans sa peau. Alors forcément, j'ai comparé et trouvé ce roman léger, artificiel, agaçant. D'autant que mes impressions à l'égard de l'oeuvre de l'auteur varient beaucoup d'un texte à l'autre, et la dernière expérience ('Cet Été-là') fut ratée pour moi.
Et puis déclic, je ne saurais dire pourquoi, à mi-chemin. Des situations et des propos tellement justes, pertinents. L'ambivalence réciproque des sentiments mère-enfant : tu me fais honte, je t'adore, tu m'étouffes, tu m'agaces, tu me manques quand tu n'es pas là. La souffrance d'un enfant harcelé au collège. L'infinie cruauté dont est capable un groupe. le hiatus entre deux mondes, deux milieux sociaux. le poids du passé familial. La difficulté d'être mère, d'improviser chaque jour face à des comportements déroutants.
Donc ce gâchis, de ne pas avoir su savourer ce très beau roman dès le début, je compte y remédier : en relisant la totalité du livre, dans quelques mois. La preuve, encore une fois, que je ne dois pas abandonner un livre trop rapidement.
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isabelleisapure
  30 octobre 2013
Enzo. Je m'appelle, Enzo. Je me suis se retrouvé dans cet établissement scolaire élitiste réservé aux enfants de la « haute » société. Je n'appartiens pourtant absolument pas à cet univers huppé, je m'y trouve placé là, comme par erreur. Ma très jeune mère, Liouba, se trouve être l'employée de maison d'un de ces riches propriétaires qui ne séjournent que très rarement dans leurs appartements, les siens lui ayant outre confié l'entretien du leur à la condition expresse qu'elle y réside. Si elle en est plutôt satisfaite, cela ne lui donne pas pour autant les moyens de me hisser au standing des étudiants de l'établissement en question. Peu loquace, complexé par mon obésité et habillé quasiment de haillons je vais devenir le souffre-douleur des autres élèves qui se demandent naturellement ce qu'un « énergumène » comme moi là fait là parmi eux, enfants de bourgeois !
Enzo est ainsi devenu une victime de l'inconscience de cette jeunesse évoluant dans des sphères d'une société trop gâtée à laquelle, laissant libre cours à leur ingratitude naturelle, on n'apprend pas à regarder les autres dès l'instant ou ils ne sont pas « comme eux ».
Et Enzo va énormément en souffrir seul face à la meute et sa hardiesse à l'humilier sur tous les plans, une véritable oeuvre de destruction de sa personnalité à laquelle même la direction du collège restera insensible.
Enzo déprimant finira par ne plus supporter ce véritable martyr dont il se garde pourtant de parler à Liouba, une bien trop jeune maman sans expérience pour percevoir les signes de son drame.
Enzo reste seul face à son destin.
Avec une écriture empreinte d'une grande sensibilité Vénronique Olmi nous brosse ici le portrait d'un monde sans foi, sans âme dans lequel des êtres « dits » humains ne savent même plus ni reconnaître ni intégrer ceux de leur espèce pour peu qu'ils ne leur soit pas absolument semblables.




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critiques presse (2)
Telerama   04 décembre 2013
Il y a de la nuit et du jour dans ce saisissant roman-là, mené comme un thriller. De l'épouvante et de la tendresse. Du tragique et de la légèreté. Du recommencement encore possible...
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   24 septembre 2013
Très tenu et fort bien charpenté, La Nuit en vérité est comme toujours une oeuvre de tension, de liberté, et de grande émotion.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
soltansoltan   16 septembre 2013
C'est déjà fini, se répète l'enfant, c'est déjà fini. Mais ça ne finit pas. C'est la nuit mais il n'y a ni étoile ni lune, juste une force d'attraction terrible, une chute interminable. Il n'a aucun repère. Est-ce lui ce type sans slip qu'on force à ramper dans le vomi ? On le filme et il ferme les yeux, comme si ne pas regarder le téléphone portable le soustrayait à l'appareil. Mais la vidéo à peine finie est postée sur Facebook. Est-ce à lui, cette douleur en bas des reins ? Il reconnaît ses propres cris et sa morve coule dans sa bouche. On ouvre sa peau, on la déchire lentement, maladroitement, une capsule s'enfonce en vrille dans sa chair, qu'est-ce qu'ils inscrivent ? Je ne le verrai jamais, il pense. Comme un veau. Une bête à l'abattoir qui ne comprend pas ce que le fer a marqué. Je suis un petit veau. Etrangement, cette pensée le soulage un peu, il est à part, on l'a capturé et il ne peut se défendre, ce n'est pas une soumission, c'est une acceptation. La vie, c'est cela aussi. Cette fille qui crie "Enfonce-lui ! enfonce-lui ! ", elle a une voix trop aigüe, il semblerait qu'elle va en mourir, elle en mourra un jour et elle ne le sait pas. Cette autre qui applaudit en dansant, ce garçon qui l'insulte sans reprendre son souffle, et celui qui approche un briquet de ses poils pubiens, tous soudain, Enzo les voit comme ils ne se verront jamais. Et comme ils sont pourtant. Ce moment de torture, ils le partagent bien plus qu'ils ne le croient, chacun d'eux en souffrira, et pour toujours. Cela surgira un jour, une minute, une seconde peut-être, mais cela sera. Pas besoin de vidéo pour s'en souvenir, et plus ils utilisent le corps si vaste, si flasque et soumis du Russe, plus ils captent à leur insu le martyre d'Enzo Popov. Enzo décide de faire jaillir sa douleur, qu'elle les éclabousse tous et les damne, et tous se sentiront coupables sans le savoir jamais. Ils auront des reflux gastriques, des migraines et des phobies, ils auront des tics et des angoisses soudaines, ils aimeront des femmes dont ils se détourneront sans comprendre pourquoi et ils fuiront la beauté de leurs fils, ils craindront la sensualité et la délicatesse [...]. Ils attendront quelque chose qui ne viendra jamais. Une émotion qui toujours se dérobera. Une insouciance inatteignable. En torturant Enzo, ils anéantissent toute chance de bonheur. Leur crime est une ombre qui toujours les accompagnera. Ils ne le savent pas. C'est cela la grande punition. Ne pas connaître la joie. La quiétude. Sans en savoir la raison. Vous êtes maudits, pense Enzo, et toujours vos repos, comme vos moments d'allégresse, seront empoisonnés par cet après-midi où mon sang se mêle à votre pisse. Je ne vous pardonnerai jamais.
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Eve-YesheEve-Yeshe   24 août 2014
Le silence se fit instantanément dans la classe. Enzo n’avait aucune chance de s’en sortir, il le savait : s’il récitait sans se tromper, on le traiterait de fayot, s’il faisait une erreur, de cancre. C’est déjà fini se dit-il. Mais au travail de la pieuvre, il sut que ça commençait au contraire… ça aurait pu être n’importe où dans le monde et depuis toujours : une salle de classe dans laquelle il y avait trop de monde et pas assez de passion, trop d’ennui et aucune joie. C’était le pays de l’apprentissage et de la bêtise, des satisfactions de groupe, avec ses convictions faciles, ses amitiés de caste, de jeunes adolescents à la conscience endormie, qui n’avaient pas envie de s’encombrer de remords, voulaient sortir de l’enfance et se ruer dans l’âge adulte, sans avoir flâné, sans avoir dérivé dans la marge, car la marge était le lieu effrayant entre tous, le lieu redouté et banni, de la différence. P 50
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FRANGAFRANGA   07 mai 2014
Un dimanche ordinaire, où il fut pris dans le loisir commun, le repos dominical, mais dès que le soir tomba, la peur du lundi matin s'empara de lui. Son corps l'avait intégrée, c'était devenu une peur physiologique, une appréhension ponctuelle, et bien souvent il se sentait mal et n'en comprenait la raison que plus tard, la migraine, les crampes abdominales, le coeur lourd, c'était comme une horloge interne qui lui donnait l'heure et le jour : dimanche, 18 heures. Et le compte à rebours débutait, l'enfant était pris dans le piège du temps qui le mènerait aux portes du collège, aucune résistance ne pouvait s'opposer à cela. Quels que soient ses malaises, ses prières et ses réticences, le temps marquerait 8 heures à toutes les montres et tout le monde commencerait la même semaine, le même mois de la même année.
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ZilizZiliz   29 septembre 2013
(...) le sourire que [son fils] lui envoya alors, elle décida de ne jamais l'oublier. Elle le méritait. Chaque jour depuis douze ans, elle improvisait. Chaque jour depuis douze ans, elle faisait face à une situation inconnue. L'enfant grandissait et changeait, et ce qu'elle avait appris la veille ne lui servait plus le lendemain. C'était comme si sa vie de mère n'était qu'une répétition, et lorsqu'elle aurait appris et mémorisé son rôle, Enzo serait un adulte. Elle resterait toute seule avec un savoir qui ne lui servirait à rien, et lui il aurait essuyé les plâtres, voilà tout. Les ordres contradictoires, les maladresses, les revirements, il avait tout encaissé pendant qu'elle apprenait à être sa mère, et il avait été emporté dans des courants contraires, où l'amour se mêlait au découragement et à la fatigue.
(p. 201)
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FRANGAFRANGA   06 mai 2014
C'était quoi un père ? Le père de Beethoven était alcoolique. Le père de Tchekhov un parâtre. Le père de Gorki le battait comme plâtre. Le père d'Aragon se faisait passer pour son parrain. Le père de Kafka le terrorisait. Si le père était celui qui vous donnait envie d'être ailleurs, alors Enzo n'était pas orphelin.
Ce désir-là, il l'avait toujours eu, et cette évasion il la trouvait dans des livres écrits par tous ceux qui avaient connu leur père d'un peu trop près.
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