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EAN : 9782226448071
560 pages
Éditeur : Albin Michel (19/08/2020)
3.59/5   285 notes
Résumé :
Elles sont trois soeurs, nées dans une famille catholique modeste à Aix-en-Provence. Sabine, l'aînée, rêve d'une vie d'artiste à Paris ; Hélène, la cadette, grandit entre son oncle et sa tante, des bourgeois de Neuilly-sur-Seine, et ses parents, des gens simples ; Mariette, la benjamine, apprend les secrets et les silences d'un monde éblouissant et cruel.
En 1970, dans cette société française qui change, où les femmes s'émancipent tandis que les hommes perden... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (95) Voir plus Ajouter une critique
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sur 285 notes
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jeunejane
  19 octobre 2020
Bruno et Agnès sont conservateurs catholiques d'un milieu très modeste.
Leurs trois filles Sabine, Hélène, et Mariette vont traverser la décennie de 1970 à 1981 chacune avec leur personnalité, leurs faits de vie.
Sabine au caractère bien trempé se révèle plutôt critique envers les faits qu'elle observe, grâce à ses lectures aussi. Elle deviendra comédienne à Paris.
Hélène fréquente le milieu de la soeur aînée de sa mère à Neuilly. Elle se laisse éblouir par le luxe et réalise néanmoins des études de biologie.
Mariette, à la santé plus fragile, reste dans son milieu sous l'influence de sa mère.
Entre les soeurs règne une belle entente avec beaucoup de franchise amenée par la soeur aînée.
le roman constitue une véritable étude sociologique de ces dix années tellement importantes pour la femme.
Sabine sera marquée par le drame de Gabrielle Russier.
Véronique Olmi souligne l'importance de Gisèle Halimi et Simone Veil et bien d'autres.
L'autorisation de la pilule contraceptive et la libéralisation de l'avortement sont des avancées majeures pour la femme.
J'ai fêté mes 18 ans en Belgique en 1974 : nous bénéficiions du planning familial mais pas de libéralisation de l'avortement. Notre pays était en retard sur ce point.
Les médecins qui le pratiquaient ou qui manifestaient pour le droit à l'avortement se faisaient emprisonner, encore en 1977.
Nous ne bénéficiions pas de la majorité à 18 ans. Elle est arrivée bien après en Belgique.
Un petit clin d'oeil au souvenir de Ménie Grégoire que j'écoutais sur RTL je crois. Elle nous ouvrait une oreille bienveillante sur les problèmes que l'on pouvait rencontrer en tant qu'adultes.
Par contre, le milieu familial des trois jeunes filles me semble bien fermé. C'est une fiction évidemment.
Un beau point de vue sociologique de ces onze années en France mais les personnages manquent d'intensité afin qu'on puisse s'y attacher ainsi qu'au roman qui présente quelques longueurs, je dirais plutôt quelques enlisements surtout autour des plaintes du personnage d'Agnès, la maman.
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sabine59
  14 septembre 2020
J'ai toujours apprécié les histoires familiales. Je me suis donc glissée avec bonheur et grand intérêt dans celle de trois soeurs: Sabine, Hélène et Mariette, sur une période relativement courte, entre 1970 et 1981.
Issues d'une famille catholique modeste d'Aix -en-Provence, elles vont, chacune à leur façon vivre , dans les doutes et la douleur parfois, l'émancipation de la femme. Je les aimées toutes les trois: Sabine, la passionnée, la révoltée, et ses rêves parisiens de cinéma, Hélène, écartelée entre luxe bourgeois et milieu simple dès la plus tendre enfance, et la petite dernière, Mariette, secrète et si sensible.
L'auteure analyse en profondeur les changements sociaux vécus par ces trois filles qui deviennent des femmes et s'éloignent de plus en plus de leurs parents dépassés, perdus, qui ont aussi leurs chagrins intimes. Je me suis reconnue en elles, dans leurs pensées, leurs désirs, car j'avais à peu près leur âge durant ces années. Loi Veil sur l'avortement, le film" Mourir d'aimer", les chansons de David Bowie, l'école mixte... et l'image finale qui se dessine sur l'écran de télé de Francois Mitterrand , en ce mois de mai 1981...
Une radiographie juste d'une époque de bouleversements, et trois portraits fort attachants, tout en intériorité. Un vrai régal de lecture!
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TheWind
  28 octobre 2020
Quelle claque !
Je n'attendais rien en particulier de ce roman. Je m'étais même fait la réflexion que je risquais de trouver longues les 500 pages ... Il n'en fut rien.
J'ai avalé ce roman en trois jours et j'en sors encore bouleversée.
Il ne s'y passe pourtant rien d'exceptionnel. C'est l'histoire de trois soeurs, Sabine, Hélène et Mariette nées dans les années soixante, dans une famille modeste d'Aix-en Provence. Chacune d'entre elles va suivre un parcours différent. Sabine, l'ainée, rêve de faire du théâtre à Paris.
Hélène, toujours entre deux eaux, partageant sa vie entre la sphère familiale à Aix et la vie bourgeoise de ses oncle et tante à Neuilly, s'engage pour la cause animale. Mariette, la petite, la "Souris" , la plus secrète, se perd dans les silences de la musique.
Ce roman m'a beaucoup touchée - et même parfois émue aux larmes - car j'y ai retrouvé une part de moi-même dans chacun des personnages. J'y ai retrouvé aussi mes trois filles, mes parents, mes proches...L'écriture est simple mais belle. L'auteure parvient à pénétrer au plus profond des êtres, dans ce qu'ils ont de plus intime, dans leurs pensées honteuses et douloureuses, dans leurs espoirs secrets ...

Ce livre m'a sans doute également interpellée car il raconte un pan de l'Histoire que j'ai moi-même vécu.
Le carcan traditionnel, familial et religieux qui laisse la femme au foyer et qui se heurte soudain à son émancipation...
La montée de la gauche au pouvoir avec cette joie explosive et pleine d'espoir un certain 10 mai 1981.
La lente prise de conscience de la nécessité de prendre soin de la planète.
Et tout simplement, l'évolution des moeurs et les balbutiements d'un monde au bord de la crise de nerfs...
J'espère de tout coeur que Véronique Olmi a prévu une suite à cette saga familiale.
En attendant, je vais me pencher vers d'autres romans de cette auteure que je viens de découvrir avec enthousiasme.
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qmike549
  08 octobre 2020
Tout est niaiserie dans ce roman....Avons ici des personnages fades, sans charisme aucun subissant leur destin en geignant, en jouant les « Caliméro » et surtout en ne faisant rien pour modifier le cours de leur existence.
Des personnages médiocres, sans ambition, des personnes incapables d'assurer leur pseudo-révolte soixante-huitards.....
Un livre brouillon où chaque situation est noyée dans un flot de détails totalement inutiles....Un roman interminable sur les pleurs d'une mère et de ses trois filles........
"Les Evasions particulières" est l'émancipation de la femme, un combat pour l'égalité des sexes, l'éveil à l'écologie....
Bruno et Agnès, catholiques convaincus, mariés très jeunes, vivent modestement à Aix-en-Provence dans les années 1970 avec leurs trois filles. Sabine, l'aînée, voudrait réaliser son rêve de comédienne de théâtre à Paris. Sa soeur, Hélène, passe toutes ses vacances à Neuilly chez son oncle et sa tante, qui lui offrent une vie aisée à l'opposé de celle de ses parents.
Seulement en ces années de bouleversements sociétaux post-68, c'est toute la famille Malivieri qui doit s'adapter…..
Véronique Olmi n'a donc pas su traiter correctement la révolte de la jeunesse française durant les évènements de Mai 1968.
Pourtant, le sujet aurait dû l'inspirer, en quelques semaines, la France a changé de siècle.
Les jeunes, les femmes, les ouvriers ont réclamé plus de pouvoir, plus de parole, plus de liberté. Nombre de leurs rêves sont devenus notre quotidien....
Ces jeunes ont exigé d'être traités comme des adultes et ont réclamé la liberté d'expression;, la liberté de parole, la liberté de vivre autrement...
Or, Véronique Olmi ne propose qu'une une galerie de personnages sans aura, sans ambition, sans passion, des personnage se laissant porter comme une plume au vent tout le long de ces 499 inutiles sans réagir
C'est donc un roman creux, raté où se mêle un mélange de déception d'ennui, de lassitude.
Nous sommes en droit de se demander que les critiques littéraires et certains journaux ne mettent pas en lumière certains auteurs ou certains livres sans les avoir lus soit pour soit booster l'auteur, soit pour plaire à la maison d'édition
IV) – Passages appréciés dans le livre :
Peu de passages intéressants, il n'y a rien à retenir dans ce livre de 497 pages.
Page 68
Ils respectaient les dix commandements et rêvaient d'un monde qui les respectait, avec l'abolition de la violence et éradication du mal, une vie plus égalitaire, avec des pauvres moins pauvres et des riches moins riches.
Page 227
Depuis quelques années, avec le premier choc pétrolier et la montée du chômage, l'image d'un bonheur prospère et d'une satiété éternelles se fissurait lentement.
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BurjBabil
  15 décembre 2020
Lu en audio (c'est bizarre d'écrire cela mais je n'arrive pas à le penser autrement) avec la voix de l'auteure. Cela donne forcément une teinte particulière à la critique rapide que je vais faire. Je crois néanmoins qu'il y a un petit supplément d'âme à cette version audio car j'ai emprunté le livre juste pour trouver une ou deux citations à insérer dans mes commentaires et en feuilletant j'avais du mal à retrouver l'ambiance d'écoute. V. Olmi a mis du coeur dans sa restitution sonore, elle vivait son livre, elle doit livrer là quelque-chose de son intimité.
C'est donc pour moi essentiellement un livre d'ambiance. Celle des années 60, 70, 80 : celles qu'on nomme abusivement peut être les « trente glorieuses ». Période décrite de manière languissante par des regards féminins se voulant féministes.
N'y cherchez pas un roman historique, même si l'on y croise quelques grandes figures de cette époque, des présidents successifs à Mme S. Veil en passant par Mme S. de Beauvoir et M. J.P Sartre, des évènements plutôt franco-français : Mort de M. Pompidou, le Larzac, l'attentat de la rue Copernic... Tout cela forme un arrière-plan très partiel, choisi pour calibrer certains états d'âme des héroïnes : avortement, droit des femmes, homosexualité, bisexualité...
On peut être d'ailleurs un peu surpris de l'absence quasi totale de références internationales (un peu le Vietnam, mais pour l'écologie de l'agent orange...), comme si ces femmes vivant originellement en province, n'étaient pas intéressée par la marche du Monde.
Ce qui manque pour moi à ce long roman, c'est une vraie intrigue : on brosse beaucoup de portraits, on rencontre pas mal de personnages mais finalement, il y a assez peu de relief chez chacun d'eux.
Ce sont ces femmes vivant les bouleversements que l'on sait concernant leurs droits qui sont mises en avant, à tel point qu'après la moitié du livre, je mélangeais les (petits)amis masculins rencontrés. le seul à sortir un peu du lot est le père des trois filles, dont la description au fil des situations est douce-amère, à tel point que je soupçonne Mme Olmi d'y avoir mis beaucoup de sa relation personnelle avec le sien. Mais ceci, comme d'habitude, n'engage que moi.
C'est donc en résumé un roman intimiste axé sur les états d'âme de quelques femmes vivant l'évolution de la société française et de ses moeurs.
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   28 décembre 2020
Évoquant les années 1970 et ses combats, Véronique Olmi raconte la traversée d’une fin de siècle où l’esprit révolutionnaire s’empare de ceux et celles qui, jusque là, n’avaient pas voix au chapitre : les jeunes et les femmes.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeSoir   28 septembre 2020
Une décennie prodigieuse. Les années 70 à travers les regards d’une famille catholique d’Aix-en-Provence, papa, maman et leurs trois filles. Une longue voie vers l’émancipation magnifiquement mise en scène par Véronique Olmi dans « Les évasions particulières ».

Lire la critique sur le site : LeSoir
Actualitte   24 septembre 2020
Grâce à une écriture fine et sensible, l’auteur nous fait partager le quotidien de trois femmes en quête d’évasion.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaCroix   22 septembre 2020
La description attentive des ébranlements d?une famille catholique de province dans les années 1970.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
SpilettSpilett   01 mars 2021
Aujourd'hui l'amour avait pris une autre tournure, il s'était affranchi de la morale chrétienne, même s'il en avait inventé une autre, celle d'une liberté sans limites qui incluait les enfants, que beaucoup d'intellectuels s'accordaient à considérer comme consentants et parfois provocants. Françoise Dolto, Sartre et Simone de Beauvoir avaient signé une lettre ouverte à la commission de révision du code pénal, il fallait abroger ou modifier la loi sur le détournement de mineur et "reconnaître le droit de l'enfant à entretenir des relations avec des personnes de son choix". On refusait l'expression "attentat à la pudeur sur mineur" si l'enfant était considéré consentant, s'il n'y avait pas de signes de violence, et on signait inlassablement des pétitions. "Si une fille de treize ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire ?"
+ Lire la suite
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BurjBabilBurjBabil   15 décembre 2020
Alors ça n’en finira jamais, pensait Sabine, nous serons toujours soumises aux hommes d’une façon ou d’une autre, nous serons toujours cette marchandise espérant qu’on l’achète, les noces ou la misère, ce troc auquel aujourd’hui encore on se prête, désirant le mariage et le plus tôt possible avant notre date de péremption, et d’ailleurs quelle est-elle ? Vingt ans ? Vingt-cinq ? Trente ?
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jeunejanejeunejane   19 octobre 2020
L'autre combat de Sabine, au fil des mois, ce fut encore et toujours le théâtre. Le théâtre et l'amour avaient la même urgence et le même sens : vivre sa vie en intensifiant les heures et les sentiments.
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sabine59sabine59   12 septembre 2020
Sabine s'était inscrite à la bibliothèque municipale et découvrait des mondes qu'elle ne comprenait pas toujours, mais au fur et à mesure de ses lectures, sa vie mêlée à celle des héros de roman prenait souffle, c'étaient des vies immenses, des ailes déployées qui battaient dans le vent.
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grandcaffegrandcaffe   26 janvier 2021
C'était le printemps, un printemps qui lançait en plein ciel des bouquets d'odeurs généreuses et charnelles, et quand elle fut dans la rue, elle sentit glisser et disparaitre le temps d'avant, quatorze années et plus encore, son temps à elle et celui des autres qu'elle portait sans le savoir, le mythe de la perfection, la famille unie et indestructible. Elle l'avait déposé là ce mythe, dans le jardin et la maison de l'enfance. Elle avait aimé y croire, mais il était inventé, maintenant elle le savait, et elle comprit avce une fierté émue qu'elle avait grandi. Elle traversa la rue et ne se retourna pas, ignorant que derrière elle le jardin gardait, enraciné et fier, le souvenir de son passage.
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