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ISBN : 222624297X
Éditeur : Albin Michel (01/06/2012)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 345 notes)
Résumé :
Serge, la soixantaine, a tout ce dont peut rêver un homme : une belle situation, une femme jeune et jolie, deux beaux enfants. Pourquoi s’éprend-il soudain de Suzanne, une accordeuse de piano d’apparence ordinaire, mariée elle aussi, et qui n’est a priori pas son genre ? Et pourquoi la choisir comme confidente de lourds secrets d’enfance dont il n’a jamais parlé et qui ont changé le cours de sa vie ?
Véronique Olmi met en musique le jeu des apparences, le ver... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (108) Voir plus Ajouter une critique
latina
  08 janvier 2019
Décidément, je n'ai pas beaucoup de chance dans mes choix de lecture pour le moment. Je cherche désespérément un roman qui pourrait me donner la pêche, un roman qui parle d'espoir, de concret, d'invincible, et je tombe sur un texte qui me murmure une peine infinie. Avec infiniment de délicatesse dans le style, mais une peine infinie quand même.

Serge, le personnage principal, est taraudé par son passé douloureux, une histoire de mère aimante et de père désaimant. Il se raccroche à une femme – pas la sienne, malheureusement - , Suzanne, qui elle est la femme d'un autre. L'histoire passée et l'histoire présente s'entremêlent pour aboutir finalement à quelque chose d'assez mal formé, dans le sens premier : rien n'a de forme.
Pourquoi Suzanne aime-t-elle Serge ? Je ne sais pas.
Pourquoi Serge quitte-t-il sa femme ? Je ne sais pas.
Pourquoi la narration est-elle partagée entre Serge et Suzanne, alors que c'est l'histoire de Serge la plus tentaculaire ? Je ne sais pas.
Roman bizarre, mal assuré, mal scindé.

D'ailleurs, le temps d'écrire ce billet, j'ai déjà oublié la fin du roman.
Mauvais signe...
Qu'est-ce que c'est le titre, déjà ? « Ils étaient faits pour être heureux », c'est ça ? Qui donc ? Je ne sais pas.
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jeunejane
  11 octobre 2017
Le roman se passe dans le quartier de Montmartre.
Serge, agent immobilier, la soixantaine est marié à une jeune femme, Lucie, flamboyante, trente ans plus jeune que lui. Avec elle, il a deux jeunes enfants, Théo 7 ans et Chloé 3 ans. Une vie qui reluit en surface où rien ne semble clocher.
Seulement, l'auteure amène très vite un climat de non communication entre Serge et Lucie. On sent très vite qu'ils naviguent chacun sur une planète différente.
Entre en scène Suzanne, la soixantaine également qui vient chez Serge et Lucie pour accorder le piano du petit Théo.
Il semble ne pas la remarquer et pourtant ils vont devenir amants et Serge va enfin pouvoir se confier à Suzanne au sujet d'un problème qu'il traîne depuis son enfance et dont le déclencheur est le piano.
Suzanne est la femme qui va l'aimer pour lui-même sans rien demander en échange. C'est tellement rare pour ces hommes qui apportent un confort matériel à leur famille.
Véronique Olmi nous décrit Serge avec énormément de talent et de profondeur, nous faisant vivre la relation entre Serge et Suzanne avec beaucoup d'intensité.
J'ai lu le livre à sa sortie en 2012 et relu ces dernières semaines avant d'entamer prochainement la lecture de Bakhita.
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Marple
  24 février 2018
Ils étaient certainement faits pour être heureux, mais ce livre était peut-être fait pour en être deux...
Le premier autour du coup de coeur bouleversant d'un homme pour une femme moins belle, moins brillante et moins cultivée que la sienne. Et le deuxième sur les secrets de famille et leur impact sur notre vie. Chaque histoire m'a emportée, mais la mayonnaise n'a pour moi pas pris entre les deux.
Je retiens toutefois de Véronique Olmi beaucoup de subtilité, de pudeur, de nuance, de finesse, d'émotion, dans sa description des personnages et des situations. On s'attache vraiment à cet homme qui souffre et se débat...
Bref, il y a dans ce premier livre que je découvre d'elle un tas de choses que j'aime et que je chercherai probablement bientôt dans d'autres de ses romans.
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sandrine57
  27 août 2012
Bien dans sa tête, dans sa vie, dans son couple, Suzanne est une accordeuse de piano d'une quarantaine d'années. Elle vit dans une douce quiétude avec Antoine, son mari.
Serge, quant à lui, dirige une agence immobilière. Il a 60 ans, une belle carrière, une grande maison, une épouse somptueuse ,de 30 ans sa cadette, et deux enfants.
Quand ces deux-là se croisent pour la première fois, ils ne savent pas encore qu'ils se reverront, s'aimeront, s'ouvriront leurs coeurs et que leurs vies en seront bouleversées

A priori cette histoire pourrait être l'histoire banale d'un adultère. Mais il n'en est rien. D'abord parce que cette liaison est totalement inattendue pour Suzanne et Serge, ensuite parce qu'elle s'éloigne des stéréotypes du genre. Serge ne trompe pas sa femme avec une jeunette plus belle qu'elle. Non, curieusement il est attiré par Suzanne qui n'est ni jeune, ni belle, ni même son type de femmes. C'est pourtant dans les bras de cette femme entière et vivante, loin de sa vie trop parfaite, dont il semble toujours être plus spectateur qu'acteur, qu'il va enfin sortir de son silence, livrer ses secrets, raconter ses blessures. C'est grâce à ses questions, à son insistance et, sans doute, à la compréhension qu'il sait pouvoir espèrer d'elle, que Serge va s'ouvrir et raconter les drames de son enfance, tout ce qu'il a toujours caché, pour oublier un peu et par peur d'être rejeté surtout.
Alors non, Nous étions faits pour être heureux n'est pas une histoire banale, c'est une romance tendre et douce-amère entre une femme qui sait donner et se donner et un homme qui révèle ses failles et apprendra à les surmonter.
On ressort bouleversé de cette lecture sans vraiment savoir pourquoi, peut-être tout simplement à cause du talent de Véronique OLMI à nous décrire les êtres et les sentiments dans toute leur complexité
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Lolokili
  25 novembre 2012
D'une part, une histoire d'adultère aussi touchante que peu crédible. de l'autre, un homme tourmenté par un lourd secret enfoui depuis l'enfance. Le problème est qu'à vouloir traiter ces deux sujets dans une même histoire, l'auteure s'est à mon sens un peu perdue dans un drame bourgeois improbable et sans grande consistance.
Bien dommage car j'ai trouvé le personnage de Suzanne plutôt attachant et la plume de Véronique Olmi, que je découvrais pour la première fois, m'a rapidement séduite par son énergie et sa fluidité. Pour cette raison au moins je retenterai, à l'occasion, une « expérience Olmi ».


Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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critiques presse (4)
Actualitte   24 juin 2013
Un vrai mélo raconté à travers de belles balades dans Paris, charmant et touchant, jamais mièvre même si le secret révélé par Serge et surtout la visite au père monstrueux dramatisent tout de même un peu lourdement le ton du récit, ceci sans véritable nécessité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   10 décembre 2012
L'écriture de Nous étions faits pour être heureux est d'une telle précision que le récit se déroule comme un film. Le lecteur a l'impression de circuler dans différents quartiers de Paris.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   27 novembre 2012
De son écriture qui caracole en chapitres courts, en brèves scènes très visuelles, la dame nous entraîne dans une harmonie certes tissée de souffrances, mais où ce qui importe-avec un fiévreux romantisme-est d'abord d'avoir senti, vécu. Aimé.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs   13 novembre 2012
Pour vendre du papier, une dramaturge délicate accepte, quitte à se trahir, de se métamorphoser en romancière de gare.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
Chrisdu26Chrisdu26   04 mai 2015
Ayant quitté Antoine, j’étais seule, du matin au soir. Seule avec les autres. Seule dans mon lit, ma cuisine, mes dimanches, mes projets, et parfois je me rendais compte que je dormais mes deux bras m’enlaçant. La liberté et son pendant, la solitude, maintenant je les connaissais bien. Elles étaient une partie de moi, elles me constituaient, et je pensais qu’on aurait pu les analyser dans mon sang, les cellules de ma peau. Parfois l’avenir semblait vaste, parfois je me trouvais pitoyable. La solitude est à vous, elle vous tient, et on ne sait jamais si c’est une délivrance ou une malédiction. Va-t-elle vous donner des ailes ou vous réduire à une existence de petits pas ? J’étais entre deux mondes. Si libre.
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BibaliceBibalice   12 juillet 2012
Combien de fois perdons-nous ceux que l'on aime, sans le savoir ? Combien de fois crie-t-on Au revoir, sans même se retourner, et c'est fini pour toujours, et ce que l'on voudrait retenir, ce que l'on voudrait revivre, même une minute, même en rêve, n'existe tout simplement plus ?
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CarosandCarosand   22 janvier 2013
J'essayais de tout retenir, de Serge. Pas ce qu'il avait dit. Mais lui. Je me disais Je vais le perdre mais je le sais, quel privilège. Combien de fois perdons-nous ceux que l'on aime, sans le savoir ? Combien de fois crie-t-on Au revoir, sans même se retourner, et c'est fini pour toujours, et ce que l'on voudrait retenir, ce que l'on voudrait revivre, même une minute, même en rêve, n'existe tout simplement plus ? Nous étions posés Serge et moi, dans ce radeau, au-dessus d'une gare endormie, dans le silence triste d'avant les grandes ripailles de Noël et du jour de l'an. Les derniers instants vierges. Avant que tout le monde décide d'être heureux à la même minute, lance ses voeux de bonne année et puis remonte dans les trains bondés. Et se plaigne de la fatigue, un manque de sommeil irratrapable, comme si toujours l'effort était le même : tenir les yeux ouverts, le corps debout.
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LolokiliLolokili   21 novembre 2012
Il y a tant de façons de s'aimer, et ce désir qui se nourrit de lui-même, qui se renouvelle à peine assouvi, les accapare tout entiers. Ce qu'ils ont laissé avant de venir, ce qu'ils rejoignent quand ils se quittent, ils n'en parlent pas. Ils le savent. Il n'est question que de l'instant partagé. Le reste est un décor, celui d'une vie familiale qui ressemble à une position sociale.
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LolokiliLolokili   22 novembre 2012
Combien d'hommes et de femmes se heurtent à la nuit, avec quel désarroi ils constatent leur insomnie répétée, tenace, ignorant qu'ils ne sont pas seuls mais font partie d'une multitude, celle des gens lucides dont la nuit jamais ne vient à bout.
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