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ISBN : 222624297X
Éditeur : Albin Michel (01/06/2012)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 297 notes)
Résumé :
Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi
soudain recherche-t-il Suzanne qui n’est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ?
Pourquoi va-t-il lui confier un secret d’enfance dont il n’a jamais parlé et qui a changé le cours de sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (95) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  11 octobre 2017
Le roman se passe dans le quartier de Montmartre.
Serge, agent immobilier, la soixantaine est marié à une jeune femme, Lucie, flamboyante, trente ans plus jeune que lui. Avec elle, il a deux jeunes enfants, Théo 7 ans et Chloé 3 ans. Une vie qui reluit en surface où rien ne semble clocher.
Seulement, l'auteure amène très vite un climat de non communication entre Serge et Lucie. On sent très vite qu'ils naviguent chacun sur une planète différente.
Entre en scène Suzanne, la soixantaine également qui vient chez Serge et Lucie pour accorder le piano du petit Théo.
Il semble ne pas la remarquer et pourtant ils vont devenir amants et Serge va enfin pouvoir se confier à Suzanne au sujet d'un problème qu'il traîne depuis son enfance et dont le déclencheur est le piano.
Suzanne est la femme qui va l'aimer pour lui-même sans rien demander en échange. C'est tellement rare pour ces hommes qui apportent un confort matériel à leur famille.
Véronique Olmi nous décrit Serge avec énormément de talent et de profondeur, nous faisant vivre la relation entre Serge et Suzanne avec beaucoup d'intensité.
J'ai lu le livre à sa sortie en 2012 et relu ces dernières semaines avant d'entamer prochainement la lecture de Bakhita.
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sandrine57
  27 août 2012
Bien dans sa tête, dans sa vie, dans son couple, Suzanne est une accordeuse de piano d'une quarantaine d'années. Elle vit dans une douce quiétude avec Antoine, son mari.
Serge, quant à lui, dirige une agence immobilière. Il a 60 ans, une belle carrière, une grande maison, une épouse somptueuse ,de 30 ans sa cadette, et deux enfants.
Quand ces deux-là se croisent pour la première fois, ils ne savent pas encore qu'ils se reverront, s'aimeront, s'ouvriront leurs coeurs et que leurs vies en seront bouleversées

A priori cette histoire pourrait être l'histoire banale d'un adultère. Mais il n'en est rien. D'abord parce que cette liaison est totalement inattendue pour Suzanne et Serge, ensuite parce qu'elle s'éloigne des stéréotypes du genre. Serge ne trompe pas sa femme avec une jeunette plus belle qu'elle. Non, curieusement il est attiré par Suzanne qui n'est ni jeune, ni belle, ni même son type de femmes. C'est pourtant dans les bras de cette femme entière et vivante, loin de sa vie trop parfaite, dont il semble toujours être plus spectateur qu'acteur, qu'il va enfin sortir de son silence, livrer ses secrets, raconter ses blessures. C'est grâce à ses questions, à son insistance et, sans doute, à la compréhension qu'il sait pouvoir espèrer d'elle, que Serge va s'ouvrir et raconter les drames de son enfance, tout ce qu'il a toujours caché, pour oublier un peu et par peur d'être rejeté surtout.
Alors non, Nous étions faits pour être heureux n'est pas une histoire banale, c'est une romance tendre et douce-amère entre une femme qui sait donner et se donner et un homme qui révèle ses failles et apprendra à les surmonter.
On ressort bouleversé de cette lecture sans vraiment savoir pourquoi, peut-être tout simplement à cause du talent de Véronique OLMI à nous décrire les êtres et les sentiments dans toute leur complexité
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Lolokili
  25 novembre 2012
D'une part, une histoire d'adultère aussi touchante que peu crédible. de l'autre, un homme tourmenté par un lourd secret enfoui depuis l'enfance. le problème est qu'à vouloir traiter ces deux sujets dans une même histoire, l'auteure s'est à mon sens un peu perdue dans un drame bourgeois improbable et sans grande consistance.
Bien dommage car j'ai trouvé le personnage de Suzanne plutôt attachant et la plume de Véronique Olmi, que je découvrais pour la première fois, m'a rapidement séduite par son énergie et sa fluidité. Pour cette raison au moins je retenterai, à l'occasion, une « expérience Olmi ».
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brigittelascombe
  20 septembre 2012
"Aux fils", dédicace la romancière Véronique Olmi d'entrée de jeu.
Aux fils brisés par un "père terreur", aux fils en trop grande fusion avec leur mère, aux fils abandonnés, aux fils blessés incapables d'aimer....
Ces fils...ce fils, cet enfant du passé dit "Sergio" qui ne demande qu'à émerger des limbes où il est enfoui, ce porteur de secret inavouable, Serge le cache sous son bonheur clinquant d'agent immobilier sexagénaire bourgeois dont l'épouse au foyer Lucie "lumineuse et fraiche" est une "jeune pouliche robuste" l'ayant doté de deux jeunes enfants et maintenant à elle seule une vie harmonieuse dans leur somptueuse maison de Montmartre.
Parallèlement, Suzanne "l'accordeuse de pianos" "petite et laide" mais aux "yeux d'onyx" vit un petit bonheur forcé avec son mari Antoine "au corps lourd", ouvrier dans un garage.
Serge et Suzanne vont se croiser fortuitement. "Elle n'est pas de son monde" mais possède les clefs de l'univers de la musique,celui du passé. Elle, si libre,si vraie, va devenir son obsession.
Véronique Olmi dresse le portrait fort d'un homme "séduisant et riche" qui prend sans penser aux conséquences,un homme égoïste, mufle, qui oscille entre deux migraines et sautes d'humeur, un homme irrémédiablement blessé qui porte un germe de destruction en lui, un homme qui cache ses ressentiments sous une façade de "politesse sournoise" acquise dés son jeune age, un homme....dont on a pitié (d'où le talent de l'auteur).
Véronique Olmi étudie avec finesse les rapports de couples réfugiés dans la routine.Elle démontre au lecteur qu'il suffit d'un rien "pour qu'une vie se désaccorde elle aussi". C'est dur et limpide à la fois.Bouleversant!
Nous étions faits pour être heureux cite Véronique Olmi suite aux vers d'Aragon: Nous étions faits pour être libres/ Nous étions faits pour être heureux . Est-ce ce manque de liberté, cet enfermement qui prédestine à être inapte au bonheur et à semer le malheur autour de soi? nous interroge-telle.
Nous étions faits pour être heureux aura, je l'espère le bonheur de recevoir un prix car il le vaut bien!
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Macha_Loubrun
  03 septembre 2013
Ce matin Suzanne part accorder le piano de la fille de Serge. C'est à Montmartre dans un décor assez convenu pour bobos parisiens et en se frôlant dans l'entrée de l'immeuble, ils ne savent pas encore qu'ils vont si mal s'aimer. Ils n'avaient pas prévus qu'ils allaient aimer à nouveau.
Pourtant elle n'est pas trop jolie Suzanne et elle mène une vie pantouflarde avec Antoine. Serge est un séduisant sexagénaire marié à une belle jeune femme et ils ont deux beaux enfants. Tout est si beau et élégant chez eux, Serge a tout pour être heureux, une belle réussite professionnelle et une belle famille.
L'histoire d'amour qui va déferler dans la vie ces deux êtres va réveiller des blessures enfouies depuis l'enfance et complétement refoulées chez Serge. Un terrible remord le tenaille depuis le décès de sa mère dans des conditions tragiques mais la force de cet amour inattendu leur permettra-t-elle de construire ensemble une vie nouvelle ?
Tous les ingrédients pour un beau roman d'amour blessé étaient réunis mais je me suis profondément ennuyée en lisant « Nous étions fait pour être heureux ». J'ai cru lire une synthèse d'un article de Psychologie magasine et d'un témoignage d'une lectrice dans Marie-Claire !
Le style est plat, j'ai terminé le livre paresseusement, soulagée de terminer rapidement ce roman sans intérêt.
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critiques presse (4)
Actualitte   24 juin 2013
Un vrai mélo raconté à travers de belles balades dans Paris, charmant et touchant, jamais mièvre même si le secret révélé par Serge et surtout la visite au père monstrueux dramatisent tout de même un peu lourdement le ton du récit, ceci sans véritable nécessité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   10 décembre 2012
L'écriture de Nous étions faits pour être heureux est d'une telle précision que le récit se déroule comme un film. Le lecteur a l'impression de circuler dans différents quartiers de Paris.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   27 novembre 2012
De son écriture qui caracole en chapitres courts, en brèves scènes très visuelles, la dame nous entraîne dans une harmonie certes tissée de souffrances, mais où ce qui importe-avec un fiévreux romantisme-est d'abord d'avoir senti, vécu. Aimé.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs   13 novembre 2012
Pour vendre du papier, une dramaturge délicate accepte, quitte à se trahir, de se métamorphoser en romancière de gare.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
Chrisdu26Chrisdu26   04 mai 2015
Ayant quitté Antoine, j’étais seule, du matin au soir. Seule avec les autres. Seule dans mon lit, ma cuisine, mes dimanches, mes projets, et parfois je me rendais compte que je dormais mes deux bras m’enlaçant. La liberté et son pendant, la solitude, maintenant je les connaissais bien. Elles étaient une partie de moi, elles me constituaient, et je pensais qu’on aurait pu les analyser dans mon sang, les cellules de ma peau. Parfois l’avenir semblait vaste, parfois je me trouvais pitoyable. La solitude est à vous, elle vous tient, et on ne sait jamais si c’est une délivrance ou une malédiction. Va-t-elle vous donner des ailes ou vous réduire à une existence de petits pas ? J’étais entre deux mondes. Si libre.
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CarosandCarosand   22 janvier 2013
J'essayais de tout retenir, de Serge. Pas ce qu'il avait dit. Mais lui. Je me disais Je vais le perdre mais je le sais, quel privilège. Combien de fois perdons-nous ceux que l'on aime, sans le savoir ? Combien de fois crie-t-on Au revoir, sans même se retourner, et c'est fini pour toujours, et ce que l'on voudrait retenir, ce que l'on voudrait revivre, même une minute, même en rêve, n'existe tout simplement plus ? Nous étions posés Serge et moi, dans ce radeau, au-dessus d'une gare endormie, dans le silence triste d'avant les grandes ripailles de Noël et du jour de l'an. Les derniers instants vierges. Avant que tout le monde décide d'être heureux à la même minute, lance ses voeux de bonne année et puis remonte dans les trains bondés. Et se plaigne de la fatigue, un manque de sommeil irratrapable, comme si toujours l'effort était le même : tenir les yeux ouverts, le corps debout.
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BibaliceBibalice   12 juillet 2012
Combien de fois perdons-nous ceux que l'on aime, sans le savoir ? Combien de fois crie-t-on Au revoir, sans même se retourner, et c'est fini pour toujours, et ce que l'on voudrait retenir, ce que l'on voudrait revivre, même une minute, même en rêve, n'existe tout simplement plus ?
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LolokiliLolokili   21 novembre 2012
Il y a tant de façons de s'aimer, et ce désir qui se nourrit de lui-même, qui se renouvelle à peine assouvi, les accapare tout entiers. Ce qu'ils ont laissé avant de venir, ce qu'ils rejoignent quand ils se quittent, ils n'en parlent pas. Ils le savent. Il n'est question que de l'instant partagé. Le reste est un décor, celui d'une vie familiale qui ressemble à une position sociale.
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LolokiliLolokili   22 novembre 2012
Combien d'hommes et de femmes se heurtent à la nuit, avec quel désarroi ils constatent leur insomnie répétée, tenace, ignorant qu'ils ne sont pas seuls mais font partie d'une multitude, celle des gens lucides dont la nuit jamais ne vient à bout.
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