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ISBN : 2809818096
Éditeur : L'Archipel (10/02/2016)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Élisabeth s'est retirée du monde. Sitôt installée dans sa résidence de Stockholm, elle a débranché la sonnette et fermé sa porte à double tour. Elias, artiste dyslexique, rêve sa vie en peinture. Otto, libraire à la retraite, vit par procuration au milieu de ses livres. Tous trois habitent le même immeuble. Ils ne se connaissent pas, mais ont en commun leur solitude et leur immense sensibilité.
Jusqu’au jour où Elias se décide à frapper à la porte d’Élisabeth... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Livresque78
  15 février 2016
Un roman qui aborde tout simplement le sujet de la solitude. Qu'elle soit volontaire ou dû à un handicap ou un accident de la vie, beaucoup de gens vivent une forme de solitude. Ils s'enferment chez eux ou dans un mutisme avec leurs douleurs et leurs souffrances.
Linda Olsson nous raconte ici la rencontre de trois solitaires, qui vont réapprendre à découvrir le bonheur tout simple d'être ensemble. Redécouvrir des choses simples, qui permettent le partage et d'ouvrir son attention à l'autre.
Une belle lecture pleine de poésie qui même si elle débute de façon un peu tristounette, gagne en optimisme et en sentiments heureux tout au long de la lecture. Une petite histoire, comme il y en a sûrement beaucoup autour de nous, sans que nous le sachions. Une lecture qui aborde le passé et ses blessures, mais aussi les sentiments simples mais tellement enrichissants. Une très jolie histoire, qui mérite d'être découverte.
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tchouk-tchouk-nougat
  19 février 2016
Elisabeth a quelque chose de brisée en elle. Un chagrin tellement fort qu'elle se replie sur elle même, dans le noir de ce petit appartement de Stockholm. Elle ne sort pas, ne mange quasiment pas, et refuse de répondre à la sonnette. Pourtant un jour son voisin insiste et lui parle à travers la fente de la boite aux lettres. Ce sera le point de départ, ce sera cette voix anonyme qui fera peu à peu revenir l'espoir et tout simplement la vie dans le coeur d'Elisabeth.
Se livre va nous raconter la vie de trois solitaires qui font apprendre à se connaitre et à partager. Il y a Elisabeth, la femme aux ailes brisées qui ne veut plus ressentir l'espoir de peur de souffrir. Il y a Elias, artiste dyslexique qui rêve sa vie en peinture. Et Otto le libraire à la retraite qui regrette une vie dénuée de passion.
En lisant la 4e de couverture, on s'attend à une histoire un peu bisounours. Légère et rose. de celles qui sont belles et font sourire mais qui restent des bluettes superficielles. le début en prenait la chemin. Et puis jai eu la surprise de découvrir autre chose. Il y a à travers les lignes des choses beaucoup plus profondes, des interrogations et des réflexions sur le sens de la vie. Nos personnages se posent beaucoup de questions : l'amour, l'amitié, l'espoir, le chagrin...
L'atmosphère reste toujours un peu suspendue, dans l'attente. Souvent triste mais avec une note d'espoir, comme si l'on savait que ça ne pouvait qu'aller mieux tout de même.
Au final c'est une belle atmosphère, un beau roman. Même si j'avoue que les questionnements philosophiques sur la vie ne me semblent appréciable qu' à petite dose, et que donc certains passages m'ont lassés.
J'ai été un peu surprise par la fin aussi. L'auteur lance des indices qu'elle ne termine pas; laissant aux lecteurs le soin de les interpréter. Pour en faire une fin ouverte? Pour que chaque lecteur comprenne ce qu'il veut. En fait je trouve ça agaçant! Par ce que du coup j'ai l'impression de ne pas savoir, qu'on nous laisse en plan avec nos incertitudes!! Comme si le livre n'était pas achevé...
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Walkyrie29
  11 avril 2016
« Au premier chant du Merle » est un roman magnifique, d'une douceur infinie évoquant la reconstruction de trois âmes esseulées ensemble à travers la lecture et l'art visuel et auditif. L'auteure a parfaitement su raconter la solitude extrême qui peut toucher n'importe qui, à n'importe quel âge et pour plusieurs raisons différentes : un handicap pour l'un, une rupture pour un autre, l'absence d'amour pour le dernier. Un hymne à l'amour, à l'espoir et bien évidemment à l'art !
Elias Blom est un artiste talentueux, illustrateur de talent, de l'or dans les mains qui traîne depuis sa jeunesse un handicap ; il est dyslexique. Elisabeth Blom vit dans le noir, sans un bruit, extérieure au monde qui l'entoure avec pour seuls repas des sachets de soupes lyophilisés. Otto est un vieil homme, veuf depuis presque vingt ans, amoureux des livres mais qui se sent profondément ancré dans sa solitude. Et puis un jour, le facteur se trompe de destinataire pour une lettre, Elias tente alors un contact avec cette voisine que l'on n'entend pas et que l'on ne voit pas. de là, des échanges littéraires naissent, des amitiés se renforcent, avec au coeur un projet autour du Merle dont dans le chant résonne l'espoir effaçant la solitude.
Difficile de trouver les mots pour décrire ce que l'on ressent à cette lecture, toute en simplicité certes, mais qui véhicule énormément d'émotions, de sentiments, il initie à la réflexion sur la solitude mais aussi sur ces liens qui tendent à la détruire : l'amitié, l'amour, le sentiment d'exister pour quelqu'un d'autre. Linda Olmesson a une plume absolument fantastique parce qu'avec poésie et énormément de tendresse, elle dresse le portrait de trois personnes isolées chacun dans leur détresse, et qui grâce à une erreur épistolaire et une violente agression se lient les uns aux autres. Ce roman, c'est aussi une ode à la lecture car les échanges des uns et des autres, notamment Elizabeth et Otto qui ont un nombre incalculable de livres et qui savent parfaitement les choisir pour exprimer ce qu'ils ressentent, sont alimentés par la transmission d'oeuvres littéraires. Otto raconte chaque semaine un livre à Elias qui ne peut les lire sans grande difficultés à cause de son handicap, Elizabeth offre des ouvrages pour exprimer ce qu'elle ressent, elle ne parle pas beaucoup et prend le temps de se livrer peu à peu.
L'évolution des personnages est probablement le plus intéressant et finalement ce qui compte dans ce livre. Elizabeth est recluse dans son appartement, seule, fuyante, ne cherchant aucun contact extérieur, on ne sait pas vraiment ce qui lui est arrivée, pourquoi elle se laisse aller comme ça et est sujette à des visions d'une Dame en vert. Elle s'ouvre peu à peu à Elias mais surtout à Otto. Ce dernier vit seul depuis plus de quinze années, il se rend compte que sa vie maritale n'a pas été très réussie avec une femme froide dont il n'était pas proche, cet immigrant autrichien ne sait finalement pas ce qu'est l'amour et cela le désole. Entre eux, il y a Elias, ce jeune homme, qui a déjà noué une amitié sincère avec le vieil homme et qui se met à penser à cette voisine, à l'imaginer et de là naît une idée, des illustrations, qui le transportent, une oeuvre qui exprime autant de tristesse que de beauté, mais encore faut-il l'écrire et ça Elias en est incapable…
Si je devais retenir un défaut sur cet ouvrage, c'est probablement cette fin ouverte qui m'a laissé perplexe avec une pointe d'angoisse dans le coeur… Je l'ai d'ailleurs lu plusieurs fois pour être sûre. Je suis incapable de dire si ça finit bien ou pas mais les deux dernières pages laissent planer le doute. L'auteure a probablement décider de laisser le choix au lecteur, de le laisser imaginer l'avenir de ces personnages après avoir trouver une forme de bonheur ensemble. Personnellement, j'ai trouvé cela frustrant mais j'ai décidé de retenir le positif et ce qui m'a plu dans cette lecture assez magique dans le moindre atout surnaturel. C'est juste une belle histoire avec de beaux personnages et des réflexions justes, simples et pleines d'humanité sur la vie et ce qu'elle nous réserve, ce qu'elle offre, sur ces échanges entre personnes, sur cet amour que l'on se transmet, qui nous révèle les uns les autres.
En bref, une oeuvre très touchante qui devrait parler à tout ceux qui se sentent seuls, à tous ceux qui sont sensibles à la lecture mais aussi aux formes d'expressions artistiques et à tous ceux qui sont ouverts aux introspections personnelles. Je ne peux que conseiller cette lecture.
Je remercie Louve du Forum Mort Sure et les éditions de l'Archipel pour cette oeuvre intense et pleine de bons sentiments.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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LesLecturesDeCledesol
  18 février 2016
Je tiens tout d'abord à remercier Les Editions de L'Archipel pour leur confiance, j'ai vraiment été ravie de recevoir ce livre dans mon courrier, puisque je n'avais encore jamais eu l'occasion de découvrir la plume de Linda Olsson, dont j'avais déjà entendu le plus grand bien.
Dans ce roman, à l'atmosphère intimiste, nous faisons la connaissance de trois personnes.
Il y a tout d'abord la solitaire Elisabeth. Elle a emménagé il y a quelques mois dans la résidence ou elle vit aujourd'hui, mais nous découvrons très vite, qu'elle n'y fait qu'y survivre, parce qu'elle n'a pas le choix. Elle est dépressive, et vit recluse dans la noirceur de sa solitude. Qu-a-t-il bien pu lui arriver ?
Puis, il y a Elias, le voisin d'Elisabeth. C'est un artiste et dessinateur de talent, souffrant d'une forme de dyslexie sévère. Il est également assez solitaire, mais il s'est lié d'amitié avec Otto, un sexagénaire qui vit dans l'appartement au-dessus du sien. Elias n'est pas sûr de lui, il n'a pas une haute estime de lui-même.
Enfin, justement, il y a Otto, mon personnage préféré de ce roman. Il est tellement attachant, plein de sagesse et de bienveillance. Il avait déjà pris sous son aile Elias, en lui racontant à sa façon, les romans dont il avait le souvenir. Il redonnera l'envie de vivre et le sourire à Elisabeth. Otto s'aperçoit avec l'âge qu'il n'a jamais été réellement heureux, même s'il n'a jamais été non plus malheureux, même durant son mariage. Il a toujours vécu par procuration, au mileu des livres. Encore aujourd'hui, il vit au milieu de ces trop nombreux livres.
Ces trois personnages solitaires vont formés un trio, qui va s'entraider. Dans un roman plein de tendresse, Linda Olsson dresse le portrait de trois personnages terriblement attachant, avec chacun leurs faiblesses, mais surtout leurs plus grandes peurs.
L'art, que se soit le dessin, la musique, le cinéma, ou l'écriture tient une grande place au sein de ce roman. C'est un gros point positif qui m'a énormément plu. Il y a évidemment quelques bons sentiments, mais juste ce qu'il faut pour ne pas verser dans la facilité.
L'écriture de Linda Olsson est magnifique et délicate, presque poétique. C'est une vraie découverte, et je sais déjà que je vais me précipiter rapidement sur ses autres romans.
Ici, elle traite d'un sujet délicat, la dépression, pourquoi continuer à vivre quand on a tout perdu, mais surtout quand on a compris que pour continuer à vivre il faut prendre le risque, de sourire, d'aimer et de prendre le risque de tout perdre à nouveau. Elisabeth sera-t-elle assez forte pour affronter sa plus grande peur ?
On ne peut obliger personne à aimer ni à poursuivre une relation.
Un roman qui est passé à un fil du coup de coeur ! Je le recommande !
A découvrir aux Editions L'Archipel, depuis le 10 février 2016.
Lien : https://milleetunepages.com/..
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AlouquaLecture
  11 mars 2016
Trois âmes solitaires qui vont faire un bout de chemin ensemble et se donner un avenir meilleur.
Elisabeth vit dans le noir, elle ne veut plus voir le monde extérieur.
Elias est un artiste, il fait des illustrations fantastiques.
Otto vit seul depuis que sa femme est décédée.
Comment ses trois personnes vont pouvoir s'aider ?
Otto et Elias se rencontrent déjà souvent, ils sont amis, et pourtant ils sont seuls.
Un jour, le facteur va se tromper d'adresse, un courrier destiné à Elisabeth va se retrouver chez Elias, en fait ils portent le même nom de famille donc l'erreur est vite faite. Elias va vouloir rendre le courrier à sa vraie destinataire, mais aucunes réponses lorsqu'il sonne ou frappe à la porte. Alors il va déposer le courrier devant sa porte, et parler à travers la boîte aux lettres d'Elisabeth, qui l'entend mais ne réagira pourtant pas.
Ce la ne changera pas grand chose, mais un soir, elle entend du bruit dehors et regardera en se demandant ce qu'il se passe. Là elle verra un corps au sol, ni une ni deux elle fonce voir. C'est Elias qui c'est fait agresser ... de là tout va changer pour nos trois solitaires.
Au premier chant du merle est une très belle histoire, très prenante, qui nous montre que des âmes solitaires peuvent se trouver et tout changer. Bon forcément ces changements ne se feront pas du jour au lendemain, mais progressivement, et nous pouvons ressentir chacun de ces changements s'effectuer pour chacun d'eux. Une histoire où les émotions sont au rendez-vous, des émotions qui par moment m'ont complètement submergées. Par moment j'avais envie de les avoir devant moi, de les serrer dans mes bras, de prendre leurs souffrances.
Ce n'est pourtant pas une histoire triste, bien au contraire, elle est remplie d'espoir pour toute les personnes qui comme Elisabeth, Otto et Elias font de la solitude leurs quotidiens. Une très belle histoire qui est pour moi un joli coup de coeur et que je vous recommande accompagnée de kleenex.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
ju-s-tineju-s-tine   16 juin 2016
Je pensais que l’amour serait à la fois aussi léger qu’une plume et plus fort que tout. Que je pourrais me reposer sur cet homme et me sentir à l’abri, tout comme il pourrait se reposer sur moi et savoir que je le protégerais, quoi qu’il arrive. Certes, j’étais naïve, pas au point cependant d’ignorer qu’il y aurait des épreuves, mais j’étais convaincue que, au plus profond de nous, nous nous préserverions mutuellement, quelles que soient les tempêtes que nous aurions à traverser. C’est étrange qu’il soit aussi facile de projeter ses espoirs, de se persuader qu’ils sont partagés. Et tout aussi étrange qu’il faille autant de temps à comprendre que l’on s’est trompé, que l’autre ne vous portait pas en lui. Et pourtant, comme il est difficile de se défaire de celui que l’on a porté, en dépit de ce que l’on sait ! C’est gravé dans le corps, dans le cœur. Le cerveau ne peut rien contre le fait que cet être fait partie de vous, que nul ne peut l’en séparer. Il n’y faut voir aucune logique : c’est ainsi, voilà tout. Quel que soit le poids du fardeau, on a beau savoir qu’il faudrait s’en débarrasser, qu’il est essentiel de se protéger, impossible de s’en délester. Plus personne ne vous porte en lui. On cesse d’exister, tout simplement.
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myprettybooksmyprettybooks   08 avril 2016
« Nous nous persuadons que l’amour va venir à nous, satisfaire tous nos besoins, combler nos attentes, accomplir nos rêves et durer éternellement. (…) Nous croyons aimer lorsque, en réalité, nous voulons être aimés. Nous projetons nos sentiments sur quelqu’un, perdant de vue en un instant tous ceux qui nous entourent, qui pourraient nous donner de l’amour. Il est impossible d’obtenir tout l’amour dont on rêve d’une seule personne, alors que de petites preuves d’amour réunies peuvent représenter plus que ce qu’un seul être nous apporte. »
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   19 février 2016
Ma mère avait tant de chagrins à supporter qu'ils semblaient prendre le pas, comme si la peine de ce qu'elle avait perdu assombrissait la joie de ce qu'elle avait encore. C'est assez fréquent je crois : le malheur prend plus de place que le bonheur.
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myprettybooksmyprettybooks   08 avril 2016
« Je suppose qu’on peut parler d’obsession. Mon existence entière dépendait des livres : je lisais au petit-déjeuner, je travaillais entouré de livres toute la journée, je lisais le soir. Et quand je ne lisais pas de livres, je lisais des critiques ou des articles qui en parlaient. Quant aux gens que je fréquentais, ils partageaient le même centre d’intérêt. »
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ju-s-tineju-s-tine   16 juin 2016
Dans la bibliothèque d’Otto, j’ai choisi Inferno. Je l’avais déjà lu il y a très longtemps. Je ne suis pas sûre d’avoir saisi ce qu’il signifiait, à l’époque. Maintenant, il me semble que je le comprends – et peu importe si c’est dans le sens que souhaitait Strindberg. Il me parle aujourd’hui, il signifie quelque chose pour moi. Voici ce qu’il écrivait : ‘Il y a dans la vie des incidents si horribles que l’âme refuse d’en garder l’empreinte, sur le moment ; mais l’impression demeure et ne tarde pas à se reproduire avec une force irrésistible.’
C’est exactement ce qui se passe, Elias. On commence par se dire qu’une nouvelle porte va s’ouvrir sur un avenir qui mérite d’être exploré. Mais mon texte n’a ouvert aucune porte ; il ne m’a pas non plus permis d’en refermer une derrière moi. Au contraire, il m’a laissé suspendue dans le vide, entre les deux. Et là, Elias, il n’y a absolument rien.
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