AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9781022601666
Éditeur : Editions Métailié (20/08/2015)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Une source d’eau douce, ou une fuite intarissable, s’est ouverte au premier étage d’un vieil immeuble du centre de Luanda. Les habitants s’y retrouvent pour un moment de conversation et de repos. Ce sont des gens simples qui partagent leurs vies et leurs souvenirs, ce sont des personnages surprenants et complexes qui ont des désirs, des rêves, des peines. Ils racontent leurs histoires, la guerre, et pensent à l’avenir. Il y a Odonato qui a la nostalgie de la Luanda ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Dixie39
  11 janvier 2016
Luanda, ville phare d'Angola et véritable personnage principal de ce livre, s'étend dans ce récit comme une pieuvre qui nous étourdirait en tournant autours de nous pour mieux nous attraper et nous attirer vers le fond avec elle...
Luanda, c'est un coeur qui bat. Celui d'une ville emblématique de ce pays d'Afrique, aussi convoité que décrié, dont les habitants s'accommodent, sans colère ni apitoiement, de sa corruption, de sa violence et de son développement anarchique.
Ondjaki nous relate la vie des locataires d'un immeuble de Luanda d'où jaillit du 1er étage, une source d'eau bienfaitrice, lieu de rassemblement et source d'apaisement pour ses habitants et leurs hôtes. Est-ce qu'on peut vraiment parler de destins ? Non. Simplement des vies qui s'entrecroisent, dans cette nécessité vitale de survivre, à soi et aux autres.
On ne peut parler réellement, non plus d'histoire, mais plus d'une galerie de portraits et d'évènements qui nous permettent d'apercevoir la réalité de ce pays, à peine sorti de la guerre civile et déjà intégré dans cette course folle du capitalisme, mais qui serait l'affaire de tous : chacun essayant de prendre la meilleure part du gâteau ou tout du moins d'y goûter, avant qu'il ne lui passe sous le nez... dans l'intelligence de l'à propos et de la débrouille, entre égoïsme et solidarité.
L'écriture d'Ondjaki est belle et surprenante : Il y a certaines envolées de pure poésie que j'ai adorées lire et relire. Dans le style, certes. Mais pas que. Certains de ses personnages ont l'air tout droit sortis d'un conte, et leurs parts de merveilleux, d'extra-ordinaire s'entremêlent à la réalité dure et sans concession de ce pays :
« nous ne sommes pas transparents parce que nous ne mangeons pas... nous sommes transparents parce que nous sommes pauvres. »
Quantités négligeables dans cette course aux profits individuels.
Son absence de point et ses retours à la ligne donnent le rythme à la lecture, comme si Ondjaki nous donnait le tempo et nous indiquait quand reprendre notre souffle : traces fugaces d'une oralité des récits restée reine dans ce pays.
J'ai eu beaucoup de mal à savoir noter ce livre, 3 ou 4 étoiles ? C'est là que je me dis que les demies auraient leur utilité... Ce qui m'a manqué ? J'aurai souhaité évoluer tout du long du récit dans cette poésie des mots et des images. J'aurai souhaité un peu plus de développement à certains moments du récit, même si je comprends que cela correspond à ce que l'auteur a voulu donner comme impression : celle d'un monde et d'un lieu où rien n'a vraiment d'importance, où chaque chose se vaut, l'amour comme la haine, la vie comme la mort... sans regret, tristesse, ni colère. Parfois certains essaient de s'extraire de ce flot continu d'eau ou de feu, mais c'est souvent peine perdue !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          402
Bookycooky
  13 décembre 2015
"–dis-moi quelle est la couleur de ce feu…
l’Aveugle parlait la tête tournée vers la main du garçon qui le soutenait..."
première page,premier paragraphe du livre...oups,ai-je sauté une page??
eh non, Ondjaki dés les premières phrases, sans majuscules, ni points et une mise en
page déroutante, nous emporte dans le tourbillon de la vie des habitants d'un vieil immeuble
du centre de Luanda
un immeuble à sept étages, avec un énorme trou au rez-de-chaussée , un premier étage
envahi par une eau mystérieuse et fraîche, des habitants, hauts en couleurs, aux noms étranges, le MarchandDeCoquillages, MariaComForca, leCamaradeMuet, l'Aveugle, Odonato,le transparent....
un IMMEUBLE , métaphore d'un pays, l'Angola, tiraillé entre modernité et tradition ,en pleine
mutation, essayant de sortir des décombres de 14 ans de guerre d'indépendance contre le
Portugal et 25 années de guerre civile
personnages solidaires et débrouillards, aux histoires individuelles tragiques
politiciens,buzinesmen,policiers...violents et corrompus jusqu'à la moelle
quête du pétrole au profit d'une poignée de puissants et au détriment des pauvres.....
et la réponse du garçon à l'Aveugle ,"rouge tout doucement", magnifique
poésie et ironie pour qualifier ce très beau roman intéressant,différent,attachant


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          342
viou1108
  18 octobre 2015
L'eau, le feu. La première s'écoule, rafraîchissante et salvatrice, tout au long du récit, jaillissant inexplicablement d'une source invisible située au premier étage d'un immeuble délabré de Luanda, Angola. Le second ouvre et clôt ce même récit, de sorte qu'on pressent dès le début que celui-ci se terminera dans un feu d'artifice d'apocalypse.
Entre les deux (le début et la fin, l'eau et le feu), il y a le quotidien des habitants et des familiers de cet immeuble de sept étages du centre-ville, dans un quartier où l'électricité et l'eau sont aléatoires, ne serait-ce cette fuite intarissable du premier étage. Au détour d'un escalier aux marches branlantes (l'ascenseur est en panne, bien sûr), on y croise des hommes, des femmes, en couple ou célibataires, jeunes ou anciens, qui font bouillir leur marmite tant bien que mal, honnêtement à la sueur de leur front ou à coup de magouilles plus ou moins illégales. Des vendeuses de poisson grillé, un Facteur, un journaliste, un scientifique, un MarchandDeCoquillages, un Aveugle et un orphelin, une jeune fille et une GrandMère, un « entrepreneur culturel » qui lance sur le toit de l'immeuble un cinéma en plein air, ce qui ne manquera pas d'attiser la convoitise de deux « contrôleurs » très corruptibles, et même la curiosité d'une journaliste de la BBC. Tout ce petit monde, pour qui la solidarité n'est pas un vain mot, vivote dans ce quartier pauvre de Luanda, ville en pleine mutation, capitale d'un pays dévasté par 25 ans de guerre civile, et qui, après des années de marxisme à l'africaine, fonce tête baissée dans les tentacules de la pieuvre Capitalisme.
La découverte de pétrole dans le sous-sol de Luanda ouvre les appétits des dirigeants locaux, soudainement atteints de folie des grandeurs et de « dollarite » aiguë. La ville n'est désormais plus qu'un fouillis de chantiers encombrés d'excavatrices, de galeries et de tranchées creusées au mépris du sommeil des habitants et de la stabilité des immeubles des quartiers déshérités. Mais Luanda prépare sa vengeance...
Les habitants de l'immeuble de la Maianga observent ce cirque du libéralisme à tout crin et de la corruption à tous les étages avec un sentiment de fatalité et d'impuissance, plus rarement de révolte – le journaliste – ou de nostalgie – Odonato. Ce dernier, regrettant les temps pas si anciens où on manquait de tout sauf du bonheur d'être en famille au bord de l'océan ou entre amis autour d'un repas de fête, devient – littéralement – de plus en plus transparent et léger au fil du récit, finissant par s'envoler, à l'image d'un passé définitivement révolu, qui laisserait la place à un présent dans lequel les jeunes n'auraient d'autre avenir que des balles plus ou moins perdues dans leurs dos.
Ma chronique est la première de ce livre sur Babelio, et j'espère de tout coeur qu'elle donnera envie à d'autres de découvrir cette oeuvre et cet auteur.
Ce livre, teinté de réalisme magique, est une perle de cocasserie et d'émotions, de poésie et d'ironie, une source intarissable de tendresse envers ses personnages pauvres – les transparents (« nous ne sommes pas transparents parce que nous ne mangeons pas... nous sommes transparents parce que nous sommes pauvres. ») et un puits (de pétrole) de critique acerbe des politiciens et des autorités, corrompus à tous les échelons de la hiérarchie. Dans une langue imaginative (chapeau bas à la traductrice) et drôle, se jouant de la ponctuation, l'auteur dépeint l'Angola actuel, pays en transition, où les souvenirs de la guerre sont encore à fleur de mémoire.
Un tout grand merci à Masse Critique de Babelio et aux éditions Métailié pour cette épatante découverte !
Lien : http://www.voyagesaufildespa..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          292
Nuageuse
  23 juillet 2017
Le style d'Ondjaki m'a rappelée celui d'Alain Mabanckou dans Verre Cassé. Les écrivains africains commencent leur roman sans de majuscule et sont fâchés avec les points. Cependant, cette écriture est plus vivante et est indéniablement celle d'un conteur.
Pour revenir à "Les transparents", je me suis attachée à tous les personnages de cet immeuble, même au Facteur qui attend désespérément un moyen de locomotion pour faire son travail. Il ne fait pas que distribuer les lettres, il les lit même s'il oublie leur contenu immédiatement et il en écrit pour avoir une mobylette...
Ces personnages sont transparents vis à vis des hautes sphères ( Odonato le dit si bien : "nous sommes transparents parce que nous sommes pauvres") qui ne se soucient pas de régler leur fuite d'eau entre autre: il y a un grand trou dans l'immeuble rempli de ce liquide mais ses habitants ont du apprendre à vivre avec... Certains viennent s'y rafraîchir.
Ondjaki est un poète-conteur qui nous attendrit en allant au plus intime de ces personnages non transparents à nos yeux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151
Poljack
  01 septembre 2017
Mon avis :
La littérature africaine n'est certainement pas la plus représentée dans les vitrines de nos libraires, et c'est bien dommage ! À l'heure où le rouleau compresseur de la mondialisation nivelle tout ce qui se vend, même l'art est prié de passer par le moule de la rentabilité et l'auteur par celui du consensus. Dans ce monde aseptisé de la littérature industrielle, le roman d'Ondjaki est une salvatrice bouffée d'air frais.
Et quand je dis « bouffée d'air… », je devrais plutôt parler d'un puissant souffle qui attrape le lecteur et l'entraîne dans un tourbillon coloré, plein d'odeurs et de sons, de réalisme et de poésie. Rarement dans un livre, j'ai eu aussi fortement cette impression d'être parmi ces gens qui se côtoient, s'invectivent ou se caressent de mots, se filoutent ou s'entraident. de petites combines en grosses magouilles, du porteur d'eau au ministre, la vingtaine de personnages qui traversent ses pages le font avec un allant communicatif, une grâce jusque dans le désespoir, une dignité même dans les actes les plus vils. Il faut dire qu'ils habitent une ville au bord du gouffre, ce qui leur apporte un genre de surplus de vie, non pas dans la durée, mais dans la densité. Comme si un futur incertain les obligeait à vivre plus fortement le présent. Il faut dire aussi qu'ils habitent (ou ne font qu'y passer) un immeuble peu banal au centre de Luanda, et ce vieux bâtiment a également son âme.
À travers cette galerie d'êtres plus ou moins malmenés par l'existence, Ondjaki porte un regard ironique et décalé sur la société angolaise, relevant mille détails du quotidien, tantôt drôles, tantôt émouvants, mais souvent empreint de poésie et ne manquant jamais de tendresse pour ses compatriotes. On n'est également pas loin des contes ancestraux, avec un peu de magie qui apporte un côté métaphorique au récit. Mais ne nous y trompons pas : sous son humour et sa poésie, Les transparents est un texte éminemment politique. le personnage d'Odanato qui devient de plus en plus transparent est aussi celui que l'on regarde le plus… Les politiques mettent en lumière ce qu'ils veulent cacher ou interdisent l'éclipse solaire… La représentation est partout, chacun joue son rôle à tous les niveaux de cette société en pleine mutation, et ce que l'on voit n'est pas forcément l'exacte vérité. La nouvelle Angola essaie de se calquer sur l'ancienne mais ne peut la chasser… Les symboles de la continuité sont là (l'écoulement d'eau dans le vieil immeuble, le réfrigérateur qui ne s'éteint jamais malgré les coupures de courant), ceux du renouveau débarquent en force, comme les frères DestaVez et DaOutra. On retrouve cette même logique de continuité dans la forme narrative : en début et fin, les alinéas sont exempts de points et de majuscules, donnant au lecteur le sentiment contradictoire d'un récit à la fois éclaté et d'une grande homogénéité.
Ce roman foisonnant est aéré par de nombreux et savoureux dialogues, ce qui ajoute à l'impression d'immersion et au plaisir de lecture. Alors, si comme moi, vous n'êtes pas parti en vacances, prenez votre ticket pour l'Afrique avec ce roman d'Ondjaki, vous ne serez pas déçu du voyage !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          51


critiques presse (1)
Liberation   30 octobre 2015
L’Angolais Ondjaki signe une première œuvre chorale, ode à la débrouillardise dans un immeuble inondé par des appétits pétroliers.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou1108   11 octobre 2015
- un des plus grands problèmes de l'humanité - commença Davide - à part les autres, évidemment... c'est que les hommes ne veulent pas donner à l'imagination la place qui lui est due... de nos jours, dans notre quotidien. ils veulent de l'argent, oui, mais avec cet argent ils ne sont pas foutus de chercher à acquérir du plaisir, du savoir... et laisser libre cours à l'imagination ne coûte rien...tu comprends ce que je veux dire?
- à peu près
- imaginer, imaginer...faire usage de cette faculté qui nous sépare des autres êtres. la pierre n'imagine pas, elle attend. la fleur n'imagine pas, elle fleurit. l'oiseau migre, la baleine nage, le cheval galope. avant de migrer nous imaginons, nous sommes capables d'imaginer tout en nageant et nous pouvons découvrir de nouvelles et innombrables façons de courir, en imaginant. même pour dominer le cheval et le faire galoper pour nous, nous avons dû l'imaginer auparavant. et cela fait partie de notre condition, belle, d'humains, fait partie de notre condition d'êtres libres, prisonniers, reclus, malheureux, et jusqu'aux derniers instants de nos jours, nous imaginons... et c'est de cela que la science et l'humanité ont besoin: de l'imagination
[NB: l'oubli des majuscules en début de phrases est voulu par l'auteur]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          214
viou1108viou1108   12 octobre 2015
- je crois que je souffre de la maladie du mal-être national - dit-il à sa femme, avec un petit sourire
- que veux-tu dire? - demanda Xilisbaba sans regarder son mari
- le pays me fait mal... la guerre, les désaccords politiques, tous nos désaccords, ceux de l'intérieur et ceux provoqués par ceux du dehors...
ses yeux et son corps ressentaient la nostalgie profonde des promenades du dimanche en famille, au bord de la mer (...)
Luanda était alors, comparée à l'actualité, un presque désert urbain où la nourriture manquait, où les vêtements et les médicaments manquaient, où il n'y avait ni eau ni électricité, où on était très souvent à court de bière ou de vin, les repas se limitaient au fameux poisson frit au riz avec une presque sauce tomate, il n'y avait pas de conserves mais il y avait les fruits venus du Sud et de l'intérieur, il n'y avait pas de whisky mais il y avait le poisson séché, il n'y avait pas de lignes téléphoniques stables mais les conversations étaient bénies par la brise du petit matin, les chaussures étaient éculées mais les jambes dansaient heureuses dans le bonheur d'infatigables nuits de kizomba, il y avait le couvre-feu et pour cette raison même les fêtes se remplissaient, pleines de sourires et d'animation, jusqu'à cinq heures du matin, il n'y avait pas de cédés ni d'ème-pé-trois mais les tourne-disques transpiraient et les amplificateurs étaient rafraîchis par les ventilateurs pour ne pas compromettre la bonne humeur musicale, on ne connaissait pas les maladies sexuellement transmissibles et encore moins l'habitude récente de se couvrir le membre avec des bouts de plastique, mais les plages, les buissons et les vieilles voitures brinquebalantes savaient tout des corps repus par l'acte festif de l'amour, des enfants naissaient, des enfants mouraient, d'autres enfants naissaient, les pauvres organisaient des fêtes plus pour revoir les amis, les parents et les voisins, que pour manger ou commettre des exhibitionnismes de nouveaurichisme, la mer était généreuse en poisson
et même les gens étaient plus doux,
[à nouveau, ponctuation respectée]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
nadejdanadejda   21 octobre 2015
les nuages lointains, le soleil absent, les mères appelaient leurs enfants à grands cris et les enfants aveugles ne voyaient pas la lumière éphémère de cette ville qui transpirait sous son manteau incandescent, se préparant à la tombée d'une nuit profonde et noire -- comme seul le feu peut en générer
les langues et les flammes de cet enfer tendu dans une marche viscérale d'animal forcé, trapu et résolu, fuyant le chasseur dans la volonté implacable d'aller plus loin, de brûler plus, de souffler sur la fournaise, puis, épuisé, chercher à dévorer des corps ayant perdu leur rythme humain, harmonie respirée, mains caressant des cheveux et des crânes joyeux dans une ville où, pendant des siècles, l'amour avait découvert, entre brumes de brutalité
çà et là, un coeur à habiter p 14 (L'auteur ne met ni point, ni majuscule)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
BookycookyBookycooky   09 décembre 2015
c’était un immeuble, peut-être un monde, pour qu’un monde soit, il suffit qu’il y ait des êtres humains et des émotions. les émotions, pleurant à l’intérieur des cœurs, débouchent sur des rêves. nous ne sommes peut-être rien d’autre que des rêves ambulants d’émotions diluées dans le sang circulant sous la peau de nos corps si humains. on peut donner à ce monde le nom de “vie”.
.......
nous sommes la continuité de ce qu’il nous est donné d’être. l’espèce avance, tue, progresse, désenchante, reste. l’humanité est laide –d’aspect souffreteux et d’odeur fétide, mais elle est bien là parce qu’elle a un bon fond.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
viou1108viou1108   14 octobre 2015
qu'est-ce que, après tout, un endroit rempli d'êtres humains si peu concernés les uns par les autres? qu'est-ce qu'un endroit plein de voitures conduites par des gens seuls cherchant à bousculer le temps et à maltraiter les autres pour arriver plus vite chez eux et n'y retrouver que leur propre solitude? qu'est-ce qu'un endroit plein d'effervescence et de festivités et d'enterrements regorgeant de nourriture, si on ne peut plus frapper à la porte de quelqu'un pour demander un verre d'eau ou la permission de se reposer un instant sous l'ombre fraîche d'un figuier?
"cette ville est un désert", pensa-t-il
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180

Video de Ondjaki (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Ondjaki
Entrevue en portugais à la bibliothèque d'Algès en décembre 2008.
autres livres classés : angolaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






.. ..