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Max Roth (Traducteur)Régine Ackermann-Ophuls (Illustrateur)Marcel Ophuls (Éditeur scientifique)
EAN : 9782866423261
268 pages
Éditeur : Cahiers du cinéma (31/03/2002)
4.5/5   1 notes
Résumé :

« C'est la légèreté, la grâce, la bonne humeur, la gentillesse, et cette espèce d'insouciance frôlant parfois la coquetterie, qui me semblent caractériser le recueil de ces quelques souvenirs d'un enfant du siècle et de la balle. » C'est ainsi que Marcel Ophuls présente dans sa préface les souvenirs de son père, Max Ophuls. Exilé à Hollywood en 1941, Max Ophuls a écrit ce livr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ileana
  07 février 2019
Je m'attendais à un livre sur le cinéma … et j'ai découvert la vie d'un homme dans son siècle. Etonnant, touchant, hilarant. C'est un livre pour ceux qui aiment le cinéma des années 40 – 50 et aussi pour ceux qui goûtent une bonne biographie.
Vivacité, fraîcheur, enthousiasme pour son métier, modestie et autodérision. Dans un registre léger, truffé d'anecdotes, Ophuls raconte d'abord son parcours au théâtre en tant que comédien et metteur en scène. Cette étape le mène à Berlin où il commence à travailler pour le cinéma. Il se réfugie à Paris suite à la montée du nazisme. Ces souvenirs ne couvrent ni les années à Hollywood, ni la dernière étape parisienne, celle qui a vu naître ses dernières oeuvres, les plus abouties.
Ce texte posthume n'a pas été écrit pour être publié tel que nous l'avons sous nos yeux. L'auteur en a commencé la rédaction en 1945 à la demande d'un attaché de presse d'un studio hollywoodien. MO s'y trouvait depuis quatre ans, il chômait et espérait retravailler.
Avec ces souvenirs, il souhaitait attirer la sympathie de son producteur du moment, le brillant et richissime Preston Sturges, qui se prétendait aussi son ami et protecteur.
Marcel Ophuls, le fils de Max, signe l'indispensable préface et les notes. En constatant quelquefois que son père s'est arrangé avec la réalité, qu'il a gommé quelques détails, le fils nous demande d'être pardonné d'avoir une autre vision des choses. Tout en tendresse et douce ironie. Un de plaisirs de lecture pour moi était justement la découverte et le recoupement de deux versions. A présent je souhaite lire Les Mémoires d'un fils à papa, de Marcel O. Il déclarait : « Mon problème, c'est que je suis le fils d'un génie»
Je reviens à Max Ophuls. Eh bien, il ne faut pas oublier qu'il était à l'origine acteur et qu'il adorait cet univers-là : à mon avis, il s'est composé un rôle. Mais je ne lui en veux pas, car c'était son CV pour trouver un emploi. Et il n'a pas cherché à se donner le beau rôle.
Extraits de la préface de Marcel Ophuls, - le fils s'interroge sur le choix de la légèreté : « Mon père, à mes yeux, n'a jamais voulu passer pour une victime. Jamais il n'a voulu s'identifier aux victimes de l'Holocauste. [ ] Nos exils successifs, estimait-il, ne nous avaient jamais apporté que des enrichissements. C'est donc par pudeur, et par respect pour le malheur des autres qu'il a voulu taire les raisons véritable de ce tout premier exode. » p85
« C'est justement cette pudeur face aux avatars de l'histoire contemporaine, cette réticence à parler de soi, ce refus absolu de se plaindre et de laisser plaindre, cette fuite presque systématique dans l'ironie et dans l'anecdote [ …] ».p7
« C'est un texte rédigé [ ] au fil de ses insomnies, rapidement, nerveusement, spontanément, entrainé malgré lui par ses souvenirs, sans la moindre intention de jamais le faire publier, sans doute un peu par nostalgie et inquiétude pour une Europe défaite et dévastée [ ] ». p18
Quant à l'extrait ci-dessous, il est signé par Jacques Rivette et François Truffaut, qui l'ont interviewé en 1957, quelque mois avant sa mort :
« Max Ophuls était aussi subtil qu'on le croyait lourd, aussi profond qu'on le croyait superficiel, aussi pur qu'on le croyait grivois. Comme il échappait aux écoles, on le tenait pour démodé, désuet, anachronique, sans comprendre qu'il ne traitait que des sujets éternels et somme toute essentiels : le désir sans l'amour, le plaisir sans l'amour, l'amour sans réciprocité. Le luxe et l'insouciance ne constituaient que le cadre favorable à cette peinture cruelle où l'on vit cette absurdité : les critiques rendent compte du cadre qu'ils prenaient pour la toile.
Max Ophuls se faisait toujours complice de ses héroïnes ; il raffinait à l'infini sur les personnages féminins, stylisait les personnages masculins : la femme se donne, l'homme se prête. » p229
Excusez-moi, je n'ai pas pu faire bref. Moi aussi je suis tombée sous son charme.
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"Foisonnant", "labyrinthique", "gargantuesque", les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le roman "Illusions perdues" d'Honoré de Balzac. Il ne faut pas oublier que les trois parties ont à l'époque été publiées séparément entre 1837 et 1843. Pour son film, Xavier Giannoli concentre le récit sur l'aventure parisienne de Lucien de Rubempré, c'est-à-dire la partie centrale du roman intitulée "Un grand homme de province à Paris".
Histoire d'amours déçues et découverte des faux-semblants et des lois cachées qui règnent dans la capitale, Illusions perdues est aussi une critique acerbe du journalisme qui est en pleine mutation dans les années 1830. le capitalisme envahit tous les domaines, le journalisme devient une manière d'éclairer les lecteurs que d'obéir aux actionnaires et aux annonceurs. Tout n'est qu'arrangement et corruption. Au destin incertain de poète, Lucien de Rubempré préfère rapidement les avantages faciles qu'il peut tirer de la critique journalistique.
Xavier Giannoli livre un film d'une étonnante actualité et trouve dans ce sujet qu'il a en tête depuis une trentaine d'années l'inspiration pour une mise en scène élégante et fluide qui rappelle Luchino Visconti et Max Ophuls.
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