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ISBN : 2743600802
Éditeur : Payot et Rivages (30/11/-1)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 39 notes)
Résumé :
À la Foire du Trône, Josiane se laisse séduire par un inconnu. Ils s'éloignent de la foule, se retrouvent sur un terrain vague. La femme panique mais, trop tard, l'homme sort son couteau et l'éventre. C'est sa cinquième victime. L'inspecteur Saverne a réussi à rassembler quelques indices sur le maniaque qui choisit toujours ses victimes de la même façon : de jeunes femmes seules et sans enfants, grandes voyageuses, revenues ou en partance pour les États-Unis. Savern... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  05 juin 2014
Alors six-pack, qu'est-ce à dire ?
La déclinaison de l'arbre généalogique de Tupac Shakur, 2pac pour les puristes, rappeur américain aujourd'hui décédé ? A part le bruit sourd des corps sans vie heurtant le sol, aucun ouaich ouaich spéciale cacedédi à l'horizon, piste suivante.
L'historique de la bière à travers les âges alors ? Récit originellement paru en 1996, comme une légère appréhension à l'idée de n'y déguster qu' une pinte de binouze éventée. Nouvelle voie sans issue. Excepté la vision d'hectolitres d'hémoglobine, pas l'once d'un demi à se jeter dans le gosier.
Procédons par ordre. Bouquin paru dans la collection Rivages/Noir, cinq victimes sanguinolentes dénombrées en quinze pages. Hum, hum, et s'il s'agissait tout bêtement d'un surnom. Celui du tueur en série refilant des nuits blanches à l'inspecteur Saverne...
Sec, nerveux, ramassé, un récit sans fioritures à la trame atypique. Habituellement, lorsqu'un méchant n'a pour seule et unique passion que de collectionner les cadavres, il s'ensuit généralement le petit jeu classique du "attrape-moi shérif si tu peux " entre le gentil inspecteur régulièrement borderline et le méchant multirécidiviste au passé familial souvent délicat. Maman picolait, me battait, se prostituait à la maison, me foutait devant la chaîne sénat à la moindre incartade, bref, du classique de chez classique. Ici, la matière grise supplante l'action pure. Un plan basique en deux points. Comprendre les mécanismes d'un tel déséquilibré puis, une fois la chose assimilée, lui tendre un piège en priant bien fort le dieu bourbon qu'il daigne aimablement tomber dedans. Inhabituel mais bougrement efficace.
Des chapitres brefs histoire d'accentuer un peu plus l'urgence de la situation.
Un inspecteur en délicatesse avec sa hiérarchie ( encore ) et la bibine ( toujours ).
Un processus d'élucidation inhabituel parfaitement retranscrit.
Ce polar tourmenté fait la part belle à la psychologie. Réflexion et tension se taillent la part du lion. A dévorer sans modération, une cafetière aussi noirâtre à portée de main...
A noter, pour la petite histoire, qu'il en a été tiré un film en 2000 sous la direction de Berbérian . Anconina et Diefenthal n'y décrochèrent ni Oscar, ni César, ni Babar, ni...
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Renod
  23 juin 2016
« Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. » a déclaré Montesquieu quelques siècles avant que des esprits torturés publient des romans noirs. Parce qu'ici, c'est plutôt « Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir » (ce n'est pas une citation de Montesquieu). « Six pack » a tous les codes du thriller. Cinq jeunes-femmes ont été affreusement massacrées dans des lieux discrets de Paris. L'inspecteur Saverne et son adjoint Risson traquent un « serial killer ». (« Je suis quasiment sûr que nous avons affaire à un serial killer. » «Pardon ? » « Je crois que nous avons affaire à un serial killer. » « Un quoi ? »). L'affaire s'annonce compliquée pour nos deux enquêteurs malgré le talent de Risson qui sait utiliser un ordinateur (euh oui, le roman a été publié en 1996, nous en sommes encore au Minitel). Saverne part à la rencontre de Turpentine,un chief-detective du FBI spécialiste de ce type de tueurs. Turpentine lui parle du « Mal Absolu », le mal en toute innocence détaché de toute morale humaine, dans lequel chacun peut se reconnaître avec horreur. L'enquête va progresser, trop vite peut-être aux yeux de la hiérarchie policière qui va tout faire pour en entraver le cours. Vous savez, la fameuse raison d'État…
Jean-Hughes Oppel livre ici un roman à la fois léger et amoral. le livre est truffé d'expressions loufoques « l y a du mou dans la corde à noeuds, de l'eau dans le gaz, ou une couille dans le potage », de jeux de mots potaches « le couteau à la main et la bite au vent, comme Ludwig van ! » et de références déguisées : « Il se met à crier aussi Marine, pour qu'elle revienne. » Mais malgré les sourires lâchés au cours de la lecture, il s'agit bien d'un roman totalement noir, avec une conclusion dépourvue de toute morale. le roman m'a permis d'apprendre deux expressions américaines : « six pack » et « pearl necklace » dont je ne pourrai malheureusement pas révéler le sens ici.
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KiriHara
  02 décembre 2017
Hoooo, voilà une chronique qu'elle est difficile à faire (en français, s'il vous plaît), tant j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le roman.
Tout d'abord, il faut dire que c'est ma première incursion dans le monde littéraire de l'auteur (Jean-Hugues Oppel). Je précise volontairement littéraire, car, je connaissais « Six Pack » pour avoir été un des rares spectateurs à avoir apprécié l'adapation cinématographique éponyme signée Alain Berberian avec Richard Anconina, Frédéric Diefenthal et Chiara Mastroianni dans les principaux rôles.
Effectivement, j'ai l'habitude d'appriécier les films de genre français détestés par le public et par la presse (La Horde de Yannick Dahan, Djinn de Hugues et Sandra Martin... plus récemment, le serpent aux mille coupures d'Éric Valette... mais pas Belphégor de Jean-Paul Salomé, Bloody Mallory de Julien Magnat ou Vidocq de Pitof, faut pas déconner non plus).
Six pak, le film, était donc, pour moi, un bon souvenir.
Mais passer du film au livre, voilà qui n'était pas aisé.
D'autant moins aisé que, ces derniers temps, j'ai beaucoup de mal avec le roman policier à suspens contemporain, depuis que je prends tant de plaisir à lire les oeuvres d'hier.
Et mes craintes étaient justifiées, non pas forcément à cause du roman, mais plutôt à cause de mon état d'esprit, d'autant que j'avais assez peu de temps, à chaque fois, à accorder à ma lecture. Autant je parviens à entrer dans un roman de Frédéric Dard, Léo Malet et consorts, en lisant par petites touches, parce que le style est de suite prenant, autant, dans les « thrillers » plus actuels, la qualité étant l'intrigue, il m'est bien plus difficile d'être captivé lors de mes grignotages littéraires.
Bref... après un difficile début de lecture, j'insistais... un peu pour savoir si le film se rapprochait complètement du livre, ou non.
Et, si c'est en coupant du bois que Léonard devint scie, c'est en persévérant que je terminais ma lecture. Il faut avouer (à moitié pardonné) que, sans être totalement happé par l'histoire et le style, au moins, je prenais un certain plaisir à ma lecture.
Même si je retrouvais dans le livre, certains défauts de crédibilité du film.
Attention, ce qui suit peut dévoiler certaines informations contenues dans le livre :
Un tueur en série, voilà qui est chose courante dans les romans policiers. Quand un flic est en présence d'un tel criminel, la première des choses est de chercher les points communs entre les victimes. Dans le roman, les premières ressemblances sont physiques : des femmes, relativement jeunes, indépendantes... jusque là pas grand chose à se mettre sous la dent... enfin, sauf qu'on apprend par la suite que la première et la troisième victime revenaient des USA quand elles ont été tuées. Deux sur trois, sachant que des femmes célibataires qui partent en vacances aux USA, voilà qui ne doit pas courir les rues, ça faisait déjà une bonne base de départ, mais quand on sait que la seconde victime devait partir le mois suivant sa mort, aux USA, difficile de penser que la police n'ait pas trouvé cette information en enquêtant sur la morte ???
Bah non, ce qui met le policier sur la piste des USA, c'est qu'il a affaire à un serial killer et qu'un serial killer est forcément un américain qui a débarqué en France (quid de Patrice Allègre, Pierre Chanal, Michel Fourniret, Francis Heaulme, Landru, Émile Louis, Marcel Petiot... et on peut remonter bien avant le XXème siècle avec Joseph Vacher ou Martin Dumollard et bien d'autres. Sans compter tous les tueurs en séries de tous les autres pays du monde. D'ailleurs la France est en deuxième position, certes, après les USA, du pays comptant le plus de tueurs en série, juste devant l'Allemagne). Donc, tueur en série, donc, américain, alors, le flic part aux USA pour rencontrer le spécialiste en la matière du FBI.
Passons sur ce point-là. Les deux flics découvrent qui est le tueur, mais, comme il a l'immunité diplomatique, ils ne peuvent rien faire pour prouver la culpabilité du type et, surtout, pour avoir la certitude que ce soit bien lui le tueur, qu'ils ne partent pas sur une fausse piste (heuu, tu peux pas te démmerder pour récupérer son ADN grâce à un cheveu, un verre utilisé dans un bar ou un restaurant...) et, comme la France est en pourparler pour un accord commercial avec les États-Unis, les autorités refusent aux flics la possibilité d'approcher le type. du coup, il leur faut trouver un moyen de prouver la culpabilité du gars (alors que les victimes sont toutes couvertes de son sperme et ses empreintes) et pour cela, quoi de mieux que de le prendre en flagrant délit ? C'est vrai, quoi, que risquent-ils ? Une nouvelle victime... oui, c'est vrai, mais qu'importe, ils trouvent une chèvre et c'est parti. Enfin, presque, parce que là ils sont confrontés à deux possibilités. Suivre la chèvre ou suivre le loup. Bon, ils sont deux flics, dans ce cas tu te dis que le moins risqué est que chacun en suive un, mais non, ils vont suivre la chèvre dans l'espoir que le loup l'aura remarqué et qu'il la choisira elle et pas une autre (c'est dire s'ils comptent sur la chance quand même). Heureusement, ils prennent toutes les précautions, ils suivent la chèvre et ils lui ont collé un micro. Pour que leur plan rate, il faudrait que le loup n'ait pas repéré la chèvre ou que le micro de la chèvre subisse une panne. Rooo, pas de bol, le micro subit une panne. Re pas de bol, c'est juste le moment que choisit le loup pour attaquer la chèvre, encore pas de bol, le tout se passe hors de portée de vue des flics et ce qu'il devait se passer arriva...
Bon, à partir de là, juste la toute fin, si mes souvenirs sont bons, diffèrent dans le film et l'on peut comprendre pourquoi étant donné que la fin est assez saugrenue.
En fait, plus je raconte l'histoire ainsi et plus je me demande comment j'ai pu arriver jusqu'à la fin du livre tant l'histoire ne tient pas debout. Heureusement, l'auteur parvient à nous vendre le tout plutôt correctement et comme c'est écrit sans temps mort, du fait d'un roman assez court, et que quelques traits d'humour parsème l'ouvrage, la lecture n'est pas aussi déplaisante que le résumé que je viens de faire pourrait le laisser penser.
Au final, pas de quoi s'enthousiasmer avec cet ouvrage qui lorgne vers le thriller à l'américaine, style dans lequel d'autres auteurs français ont excellés par la suite.
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EMRA
  30 décembre 2015
Je retire ce que j'ai dit (et écrit sûrement), pas besoin d'un pavé pour être emporté par l'ambiance d'un livre.
Mon "plus c'est long, plus c'est bon" ? Je le remballe, le mets dans un sac, fais un noeud et jette le sac sans hésiter.
En comparant avec un livre référence avec un serial killer (Shane Stevens et Au-delà du mal), il n'y a pas une multitude de point de vue, de personnages, de lieu,...
En comparant avec un livre référence avec un serial killer(Claire Favan et le tueur intime), il n'y a pas la super équipe de profilers et le jeu du chat et de la souris avec le tueur.
Oppel distribue les bons mots, de l'humour, des traits d'esprit comme les candidats à la présidentielle distribuent des billets en Centrafrique (c'est-à-dire beaucoup).
L'Horreur n'est jamais très loin, juste derrière la prochaine phrase peut-être ?
Un sens du suspens bien supérieur à la moyenne (pour les cinquante dernières pages, n'oubliez pas de respirer).
On va à l'essentiel (si vous cherchez une description détaillé des fleurs, france 5 a une émission pour ça).
Difficile (pour moi) de mettre 5 étoiles à l'ordinaire, mais impossible de ne pas les mettre ici.
J'ose (pour qui comprendra) "Découvrez Oppel" si vous ne le connaissez pas encore.
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fabricepichon
  12 juin 2015
Lorsqu'on s'attaque à un sérial killer, mieux vaut avoir les bonnes armes...Nous sommes à la fin des années 90 et les programmes TV ne nous ont pas abreuvés de tueurs en série à gogo dont l'ADN est suffisamment parlant pour régler l'affaire en moins de 45 mn, le sanguinolent ne s'est pas encore répandu dans toutes les pages des auteurs de thrillers ou de polar...ils ne savaient pas encore ce qu'était l'hémoglobine ( depuis certains se sont rattrapés et en ont fait leur fond de commerce avec plus ou moins de talent). C'est avec cet esprit que j'ai abordé six-pack. Comme à chaque fois, prendre un Oppel c'est accepter que l'auteur renouvelle constamment son style au service d'une histoire. Ici, tout y est: ambiance, des flics à la vie pas simple mais loin d'être stupides, des chapitres courts et ciselés, une pointe d'humour à moins que ce ne soit du cynisme pour pouvoir aborder un sujet profond: LE MAL. Alors si l'adaptation ciné fut une daube, le bouquin lui est une véritable réussite
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
CrossroadsCrossroads   30 mai 2014
Le patron du stand récupère l'épreuve dans un bac placé sous la rangée de cibles et la donne à sa cliente avec un sourire commercial usé jusqu'aux gencives. Un demi-siècle bientôt de kermesse en tout genre dans les varices, à entretenir ses pétoires aux mires savamment faussées pour augmenter le rendement du tiroir-caisse, et aligner des kilomètres de pipes crayeuses offertes en sacrifice rituel aux rambos du dimanche(...)
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RenodRenod   21 juin 2016
Elle bat l’air des mains, griffe la terre, cherche une racine, une souche, n’importe quoi où planter les ongles et freiner ce transport monstrueux.
Un brouillard atroce lui glace le cerveau. Elle souhaite alors mourir – mourir vite là maintenant.

La miséricorde que certains qualifient de divine vint charitablement mettre un terme au calvaire de Josiane Moulinier
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RenodRenod   22 juin 2016
Lui doit affronter sa libido aux désirs exacerbés par son divorce, la solitude du célibat forcé, et d’autres pulsions érotiques probables, enfouies au plus profond de son inconscient. Des pulsions peut-être semblables à celles qui tourmentent son tueur, sans qu’il le sache. Sans qu’il le sache…
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EMRAEMRA   29 décembre 2015
Au royaume des aveugles, le borgne fait 20% les bonnes années électorales.
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Videos de Jean-Hugues Oppel (11) Voir plusAjouter une vidéo
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Jean-Hugues Oppel - 19.500 dollars la tonne
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