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ISBN : 2226116699
Éditeur : Albin Michel (23/08/2000)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 19 notes)
Résumé :

« Que pouvait-il me demander de plus ? L'inimaginable, il L'a pourtant imaginé. IL ne m'a pas dit : "Je veux peindre ton sexe, les jambes ouvertes. "Non, ce fut dit différemment. Mais dit. Comment a-t-il osé ? Comment ai-je pu accepter ? »
--Ce texte fait référence à l’édition




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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
gromit33
  26 février 2019
Après avoir lu « La claire fontaine » de David Bosc, qui avait comme personnage principal, le peintre Courbet, j'ai eu envie de découvrir d'autres livres sur ce peintre. David Bosc nous parlait de la période d'exil de Courbet, après sa condamnation après les événements de la Commune cette fois, Christine Orban se place dans la tête et le corps de la modèle qui a inspiré le tableau illustrissime « l'origine du monde ».
Joanna Hifferman est irlandaise et est l'amie et modèle du célèbre peintre américain Whistler. A Trouville, elle a fait la connaissance de Courbet et part avec lui à Paris.
A la première personne, Christine Orban nous parle de ce tableau et surtout de la femme qui a servi de modèle.
On retrouve à travers ce texte le personnage du peintre et sa truculence et ses excès dans la vie. On se retrouve dans son atelier parisien et dans les bistrots qu'il aimait fréquenter. On a aussi le point de vue de la femme, qui est à la fois son amante et son modèle.
Il faut rappeler que ce tableau était une commande privée, le diplomate ottoman, Khalil Bey avait commandé ce tableau pour le mettre dans son salon privé. L'histoire de ce tableau est aussi digne d'un roman, car suite à la ruine du diplomate, il devient la propriété d'un baron, qui se le fait dérober pendant la deuxième guerre mondiale mais qui le retrouve et qui échoue chez Jacques Lacan.
Aujourd'hui, il est accroché au musée d'Orsay et suscite encore quelques scandales, le dernier en date est la pose d'une artiste contemporaine devant cette toile. Et dans son actualité, il va être aussi prêté pour être exposé à Ornans pour une exposition autour de son influence dans la peinture.
J'ai beaucoup apprécié l'écriture de Christine Orban et de nous donner à voir le point de vue du modèle et ses questionnements face à l'homme et l'artiste qu'était Courbet.
Personnellement, je découvre à travers plusieurs livres, la vie et l'oeuvre de Courbet et je trouve qu'il serait le personnage idéal d'un film.
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eli-re
  03 mai 2012
J'ai lu ce livre suite à un travail fait sur Gustave Courbet, et aussi un peu, j'avoue, en franc-comtoise un peu fière... Mais dans l'ensemble ce fut une assez grande déception. Je n'ai pas retrouvé les émotions que j'attendais en commençant ce livre. Je ne sais pas ce que j'y cherchais exactement, mais je ne l'ai pas trouvé...
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Gwordia
  03 mai 2012
En novembre 2006, le voisinage de la Galerie Helenbek de Nice a fait interdire l'exposition en vitrine d'un tableau hommage à Gustave Courbet, représentant un sexe féminin. Les assauts de pudeur de la population niçoise face à cette oeuvre ont bien démontré que le temps, dont on dit qu'il efface les blessures, n'agit pas de même avec la pruderie, la pudibonderie des âmes puritaines. Je conseille vivement à ces retardataires d'un bon siècle dont l'esprit est le plus mal placé, tout autant qu'aux autres, la lecture de ce magnifique livre qui dépeint une fiction que je me plais à imaginer vraie, en véritable amoureuse de la passion et non de la pornographie.
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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myriampele
  26 mai 2012
Une écriture simple et magnifique, pleine d'émotions et de sensualité. J'ai savouré cette fiction avec gourmandise.
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Duluoz
  04 août 2017
Un livre, à l'origine..., de l"ennui le plus total !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
QueLireQueLire   10 juin 2016
Whistler savait que l'imagination n'était pas le point fort de Courbet. Il ne pouvait ignorer non plus mes faiblesses. A ma manière, j'avais le cœur d'une sainte : je m'arrangeais pour que tous les hommes y aient une place. Whistler ne m'a pas empêchée de poser pour Gustave, il est parti.
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GwordiaGwordia   22 mars 2011
Dans l'intimité de l'amour, cette vérité fugace, je peux montrer, donner beaucoup de moi, mais aucun homme ne m'avait demandé encore d'être la figure peinte, le symbole désigné et fixé à jamais de cet abandon.

L'amour charnel c'est un souffle de vie sans postérité.

J'étais prête à offrir mes jambes ouvertes sur un sofa à Gustave, pas à Courbet.
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myriampelemyriampele   26 mai 2012
Après l'amour, Gustave avait faim. Et comme je n'étais pas bonne cuisinière, nous descendions, souvent, dîner chez Andler. Mon bras sous le sien frottait contre son ventre.
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gromit33gromit33   26 février 2019
Dans l'intimité de l'amour (cette vérité fugace), je peux montrer, donner beaucoup de moi à un homme. J'étais prête à offrir mes jambes ouvertes à Gustave, pas à Courbet. Comment a-t-il osé me le demander ? Comment ai-je pu accepter ?
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gromit33gromit33   26 février 2019
Le mensonge du passé est la vérité du moment et il arrive à la vérité du passé d’être un mensonge du présent
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Videos de Christine Orban (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christine Orban
Émission complète à découvrir sur : http://www.web-tv-culture.com/avec-le-corps-qu-elle-a-de-christine-orban-1276.html
Christine Orban aurait pu ne jamais être auteur. Des études de droit dans la perspective d?une carrière d?avocate, pour faire plaisir à son père, telle était la voie toute tracée. Mais le goût de la littérature était bien ancré en elle. L?envie de s?accomplir, de se prouver à elle-même et aux autres qu?elle en était capable l?incite à écrire et à proposer à un éditeur son premier livre « Les petites filles ne meurent jamais ». Nous sommes en 1986. Depuis, derrière une réserve et une pudeur non feintes que certains considèrent parfois comme de la froideur, Christine Orban promène son élégance naturelle dans l?univers littéraire, entre romans contemporains et portraits historiques, histoires dramatiques ou plus légères, souvent teintées d?un voile de mélancolie. Le nouveau titre de Christine Orban « Avec le corps qu?elle a? » sonne comme une provocation dans l?actualité de ces derniers mois, dominée par l?affaire Weinstein, du nom de ce producteur américain ayant abusé de nombreuses femmes. Et pourtant, cette histoire, la romancière la porte en elle depuis longtemps et peut-être même n?y est-elle pas complètement étrangère. Une jeune femme de 20 ans, issue de la bonne société parisienne, a décidé d?écrire, envers et contre tout, car dans ce milieu, une jeune femme n?a pas à prendre la plume. Son premier roman est publié au grand dam de son beau-père qui sent son pouvoir sur elle s?écrouler. Un jour d?été, alors que le livre est à peine sorti, l?homme a cette phrase « Avec le corps qu?elle? » sous-entendu machiste, haineux, qui laisserait entendre que la jeune femme n?a pas été reconnu pour son écriture mais pour son physique. Comment vivre avec cette phrase violente, prononcée par un proche ? Comment garder confiance en soi et ne pas sombrer ? Comment envisager sa vie de femme quand celui qui devrait être votre premier protecteur vous assène cette insulte sexiste. Christine Orban nous entraine jusqu?au bord du gouffre dans cette histoire qui devrait être celle des siècles passés et qui reste pourtant très actuelle. « Avec le corps qu?elle a? » de Christine Orban est publié chez Albin Michel.
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