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EAN : 9782344035085
192 pages
Éditeur : Glénat Livres (22/05/2019)
3.75/5   10 notes
Résumé :
"La montagne m'a vu naître, elle m'a nourri, m'a appris, m'a protégé. Alors je suis devenu le seigneur des corniches rocheuses, la sentinelle des cols reculés, le maître des moraines isolées. Je règne sur ce royaume de pierres non parce qu'il est à moi, mais parce que je lui appartiens.
La montagne m'a accepté auprès d'elle et je suis devenu son gardien respectueux, le berger de ses bouquetins, en toutes saisons et par tous les temps."

Louis O... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
montmartin
  03 août 2019
Louis Oreiller a 86 ans, sa vie durant il a vécu dans sa montagne à écouter les cascades chanter, les arbres parler. Montagnard qui vit en harmonie avec la nature, homme humble qui sait qu'il ne pourra pas tout comprendre, il nous raconte une époque où l'on n'avait pas de temps à perdre dans les bavardages, une vie rude où l'on commence à travailler à 11 ans.
Ce témoignage recueilli par Irene Borgna est donc l'accumulation des souvenirs d'un homme si simple qu'il en est exceptionnel. Bien entendu, ce récit est un peu décousu, fait de bric et de broc, mais c'est la voix de la sagesse que l'on entend à chaque page.
Manoeuvre à 11 ans, puis braconnier, mais à cette époque les anciens braconniers deviennent garde-chasse, puis garde du parc national du Grand Paradis. Partez avec Louis dans des randonnées et vous allez rencontrer des personnages savoureux : un aumônier qui donne des beignes en guise d'absolution ; un homme appelé par tous « Nom d'un chien » car c'était l'usage de surnommer les gens par leurs tics de langage ; un vieux médecin qui ne s'aventure jamais en montagne sans embarquer une bouteille de rouge. Vous croiserez des animaux familiers une mule et deux chiens, mais aussi les bouquetins, les marmottes, le renard, la vipère, l'aigle, les tétras-lyre. Une vache amatrice de café et un bouquetin qui signale les passages difficiles aux randonneurs. Vous apprendrez à soigner une jambe cassée avec un emplâtre de couenne de porc enduite de miel.
Un monde simple fait de peu d'argent et de beaucoup d'ingéniosité.
Accompagnez Louis dans sa traque sans fin contre les braconniers et prenez une bonne bouffée d'air et d'humanité. Louis qui toute sa vie a caressé la roche comme on caresse une belle femme. Un témoignage qui est une vraie déclaration d'amour à la montagne, teintée d'humour et de bon sens.
« Là, tu réalises que ça pourrait être toi à la place du cadavre, qu'une distraction peut en un clin d'oeil transformer l'être vivant que tu es , tout chaud, avec l'avenir devant soi, en un sac de peau sans lendemain au pied d'une paroi. La montagne nous rappelle qu'on est tous comestibles : elle n'a pas de préférences, mais elle apprécie l'expérience et la sagesse. »
Un grand merci à Babelio et aux éditions Glénat pour ce moment de totale évasion.
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montmartin
  01 août 2019
Louis Oreiller a 87 ans, sa vie durant il a vécu dans sa montagne à écouter les cascades chanter, les arbres parler. Montagnard qui vit en harmonie avec la nature, homme humble qui sait qu'il ne pourra pas tout comprendre, il nous raconte une époque où l'on n'avait pas de temps à perdre dans les bavardages, une vie rude où l'on commence à travailler à 11 ans.
Ce témoignage recueilli par Irene Borgna est donc l'accumulation des souvenirs d'un homme si simple qu'il en est exceptionnel. Bien entendu, ce récit est un peu décousu, fait de bric et de broc, mais c'est la voix de la sagesse que l'on entend à chaque page.
Manoeuvre à 11 ans, puis braconnier, mais à cette époque les anciens braconniers deviennent garde-chasse, puis garde du parc national du Grand Paradis. Partez avec Louis dans des randonnées et vous allez rencontrer des personnages savoureux : un aumônier qui donne des beignes en guise d'absolution ; un homme appelé par tous « Nom d'un chien », car c'était l'usage de surnommer les gens par leurs tics de langage ; un vieux médecin qui ne s'aventure jamais en montagne sans embarquer une bouteille de rouge. Vous croiserez des animaux familiers une mule et deux chiens, mais aussi les bouquetins, les marmottes, le renard, la vipère, l'aigle, les tétras-lyre. Une vache amatrice de café et un bouquetin qui signale les passages difficiles aux randonneurs. Vous apprendrez à soigner une jambe cassée avec un emplâtre de couenne de porc enduite de miel.
Un monde simple fait de peu d'argent et de beaucoup d'ingéniosité. Accompagnez Louis dans sa traque sans fin contre les braconniers et prenez une bonne bouffée d'air et d'humanité. Louis qui toute sa vie a caressé la roche comme on caresse une belle femme. Un témoignage qui est une vraie déclaration d'amour à la montagne, teintée d'humour et de bon sens.



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Ardwen
  08 juillet 2019
[Merci Babelio et les éditions Glénat pour ce cadeau suite au Masse Critique !]
Louis Oreiller partage avec simplicité des anecdotes de sa vie. Mêlant la beauté et la rudesse du sauvage, les changements, la mort, les joies, les peines, etc. Certes, il y a une part de l'égo de l'auteur qui parle mais cela n'enlève rien au caractère plaisant du récit.
"Là où l'horizon est plat je ne tiens pas" est ce genre de livre qui inspire et qui nous invite à penser à notre propre vie, à ce qu'elle est et ce qu'elle pourrait devenir. Une histoire d'une vie à découvrir...
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Iletaitunefoismoietmoi
  07 août 2019
Louis Oreiller c'est un peu le grand-père que tout le monde aurait aimé avoir. Celui qui t'apprend, te raconte ses histoires...qui transmet en somme !
A mi-chemin entre de la poésie et une discussion de pêcheurs marseillais, ses récits souvent éxagérés narrent une montagne qu'il aime et respecte. Qu'il soit d'un coté ou l'autre de la loi il a toujours côtoyé cette nature magnifique mais ingrate et il en partage certains souvenirs avec nous.
Une sorte de témoignage testament, de ce qui a été et ne sera jamais plus, des portraits de gens aimés, des planques et des bourre-pifs de son métier de garde.
Un livre que j'ai vraiment apprécié tout simplement car il respire le vécu. J'aurais voulu en apprendre un peu plus sur le côté nature et un peu moins sur le côté garde chasse mais ses histoires croustillantes compensent amplement ce bémol.
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CVolland
  21 janvier 2021
Comme sur le divan d'un psy ou plutôt au comptoir d'un bistro, Louis Oreiller le taiseux se confie (déjà un oxymore) sur sa vie passé dans une des vallée les plus rude du val d'Aost. De braconnier à gardien d'une réserve de chasse ce personnage haut en couleurs sait faire du récit de sa vie un vrai roman, vraisemblablement non exempt d'exagérations.
Une vie de montagnard au sens noble du terme, un hymne à la sédentarité ou l'herbe n'est pas forcément plus verte qu'ailleurs.Louis Oreiller est à ses montagnes ce que Jacques Attali est à un hall d'aéroport c'est à dire une pièce du décor.
C'est plaisant à lire bien que l'on est parfois l'impression d'être baladé entre mythes et réalités. Ceci faisant la force et la faiblesse de l'ouvrage, tout le monde n'étant pas fasciné par les figures local.   
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
montmartinmontmartin   31 juillet 2019
Chaque chute dépose une couche de neige, qui se transforme en fonction de l'humidité de l'air, de la température, du vent et d'autres paramètres. Après plusieurs chutes de neige, la couverture neigeuse est comme un livre rempli de pages : chaque page est une strate qui raconte l'histoire de la neige qui l'a déposée et de ses transformations. Il est fondamental de savoir compter et lire les pages, autrement dit les couches de neige, pour savoir si on peut être confiant, si les pages sont bien attachées ou bien si le poids d'un homme peut suffire à les faire glisser les unes sur les autres.
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montmartinmontmartin   31 juillet 2019
Là, tu réalises que ça pourrait être toi à la place du cadavre, qu'une distraction peut en un clin d’œil transformer l'être vivant que tu es , tout chaud, avec l'avenir devant soi, en un sac de peau sans lendemain au pied d'une paroi. La montagne nous rappelle qu'on est tous comestibles : elle n'a pas de préférences, mais elle apprécie l'expérience et la sagesse.
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montmartinmontmartin   31 juillet 2019
la solitude est faite pour ceux qui savent qui ne sont jamais vraiment seuls.
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MonidesMonides   17 mars 2021
La vieillesse est soustraction : on perd des kilos, des centimètres, la vue et ses proches. Le dernier à partir ça a été mon frère Enrico : l'idée de le suivre ne me fait pas peur, ce qui me [[c'est de ne plus couper du bois pour ma femme Nathalie, c'est le bien-être de mon fils devenu homme et parti vivre loin. Jour après jour j'ai l'impression que ma peau se fait plus fine et se tend sous le seul élément en augmentation : les souvenirs - de plus en plus nombreux, de plus en plus encombrants. Ici tout garde mémoire et je garde mémoire de tout : on m'appelle pour mettre fin à des disputes parce que je connais l'histoire de chaque caillou, qu'il serve à délimiter une propriété ou que ce soit un simple galet de la Doire. Je m'y rends d'un pas plus lent qu'autrefois, parce que les dérouillées prises par le passé font payer leurs intérêts. Après tout, ce que j'appelle maux de la vieillesse, c'est peut-être juste des cercles supplémentaires sur les cornes d'un vieux bouquetin. p.31
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montmartinmontmartin   03 août 2019
Quand tu n'as plus peur, tu es fichu. En toutes circonstances.
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Video de Louis Oreiller (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Italie : l'homme qui parlait à l'oreille de ses montagnes
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