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EAN : 9782080604767
858 pages
Éditeur : Flammarion (08/01/1992)
4.49/5   44 notes
Résumé :
Qui était Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1734-1838), celui qui fut évêque d'Autun à trente-quatre ans, qui devint chef du clergé constitutionnel sous la Révolution, que l'on retrouve en 1793 sur la liste des émigrés ? Qui était cet homme qui fut ensuite ministre des Relations extérieures sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, qui devint Président du Gouvernement provisoire puis ministre des Affaires étrangères sous la Restauration, pour finir ambassad... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Hindy
  16 décembre 2010
La meilleure Bio sur Talleyrand qui n'occulte rien des défaut de l'homme mais nous le montre plus humain.
L'homme politique français le plus habile, le plus cynique et le plus intelligent !
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katatoni
  26 février 2014
Talleyrand est un homme extraordinaire. Dans le sens où il a traversé tant d'époques où il aurait largement pu sombrer. Au lieu de cela, il les a dominé par son intelligence et son savoir-faire humain hors norme.
Homme caméléon, il a réussi à servir l'intérêt national en servant le sien également.
Jean Orieux nous offre une belle biographie, dans un style enlevé qui met bien en valeur les aspects incroyables de la vie de ce Sphinx.
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ioss
  29 avril 2020
L'auteur est visiblement tombé sous le charme de son personnage et lui passe tout, justifie tout. Pour blanchir son héros, il n'hésite pas à noircir la principale victime de ses trahisons, Napoléon. du coup, la biographie vire parfois au pamphlet contre ce dernier et ressemble au plaidoyer d'un avocat certes talentueux mais peu scrupuleux dans le choix de ses moyens de défense.
Talleyrand était sans conteste un homme intelligent. Il est peu probable qu'il ait été le surhomme qu'on nous décrit ici.
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pdbloti17730
  14 juin 2016
Bonne biographie comme toute celles de son auteur.
Un peu trop compréhensive et indulgente pour ce sombre personnage, qui nonobstant ses dehors policés, aidé par une intelligence hors norme reste pour moi une parfaite ordure guidée non seulement par son ambition, mais surtout l'appât du gain la peur de manquer animée d'une morgue et un mépris de ses contemporains. Entre Fouché et lui j'ai choisi. le Duc d'Otrante malgré un parcours aussi sinueux n'a jamais trahi ses convictions
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CharlyTango
  23 juin 2021
Livre ébouriffant sur ce personnage hors norme qu'était Talleyrand. Et comme toujours Jean Orieux met tout son savoir faire pour nous le décrire et c'est comme si nous étions assis à coté de ce personnage à vivre ce qu'il a vécu et il a vécu très longtemps. Son enfance, sa jeunesse nous permettent de comprendre son évolution psychique dans ce 18ème siècle qui va mener à la révolution. Il a eu, par la malveillance d'une nourrice, un pied atrophié, sa mère l'a rejeté et ensuite comme il n'était pas l'ainé, il a dû entrer dans les ordres comme c'était la coutume sous l'ancien régime. Pour un individu très intelligent comme lui, il y avait un challenge évident à vouloir marquer de son empreinte cette fin de siècle où tout était possible. Il a su habilement retourner sa veste quand c'était utile à ses intérêts et à sa survie mais il l'a fait pour sauver la France. Napoléon disait de lui " Monsieur, vous êtes de la merde dans un bas de soie"
Livre passionnant de bout en bout dont je recommande chaudement la lecture. A près ma lecture, je me suis dit que j'aurais bien aimé rencontrer cet homme si complexe qui n'aimait pourtant pas beaucoup les femmes qu'il a cependant beaucoup fréquenté.
Lien : https://etsivouslisiez.blogs..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
enjie77enjie77   04 mai 2021
Cependant, à seize ans, quand on est seul devant une conspiration aussi générale, on faiblit. C'est ce qui arriva : il est plutôt de la nature du roseau que de celle du chêne. "Après un an de séjour à Reims, voyant que je ne pouvais éviter ma destinée, mon esprit fatigué se résigna. Je me laissai conduire au séminaire". Comme à l'abattoir.

page 92

En l'étouffant sous une soutane, on avait fait de lui un apprenti révolutionnaire!

Page 94
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enjie77enjie77   02 mai 2021
On voyait régulièrement, dans les salons de la rue Saint-Florentin, l'ancien précepteur en habit de soie avec ses souliers à boucles et ses boutons de strass, l'almanach de la cour sous le bras. Ses mollets maigres dans ses bas noirs, agitant une tabatière grosse somme un sucrier et un immense mouchoir à carreaux dans lequel il éternuait son savoir aussi léger que la poudre de sa perruque.

(Langlois fut un des précepteurs de Talleyrand qui ne lui enseigna que des balivernes) - page 84
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ileanaileana   16 décembre 2020
[portrait physique de Talleyrand] La marche lui était pénible mais moins pénible que le sentiment qu’il avait qu’elle paraissait disgracieuse ; avec une force de volonté entretenue dès l’enfance, il se tenait guindé pour n’être pas tordu. Plutôt que de boiter en clopinant [ ], il avait réussi à mettre au point, par un effort douloureux et constant, une sorte de démarche ondulante qui le faisait non pas marcher, mais glisser sur les parquets, par un mouvement savant et étrange, qui n’était pas sans inquiéter. Beaucoup de ses contemporains déjà ‘romantiques’, se crurent, en le voyant, en présence d’un être très mystérieux, très insolite et – le mot vient tout seul – diabolique. [ p307]
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rasibusrasibus   20 février 2016
M. de Chateaubriand devient sourd, dit la rumeur.
" C'est qu'il n'entend plus parler de lui !" réplique
Talleyrand.
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ileanaileana   16 décembre 2020
[le sacre de Napoléon] Talleyrand entendit une fois de plus un Te Deum prestigieux qui, crevant les voûtes de Notre-Dame, alla retentir à Vienne, à Londres, à Berlin [ ]… partout où, dans le monde, il y avait un gouvernement qui voyait apparaître dans la stupeur et l’effroi cet anachronisme lourd d’avenir : un empereur d’Occident. Talleyrand avait cinquante ans ; il avait vingt et un ans au sacre de Louis XVI. Il devait en connaître un troisième, celui de Charles X, à l’âge de soixante et onze ans. Pensa-t-il, ce 2 décembre, 1804, au sacre de Louis XVI ? [ ] Nous n’en savons rien. Dans ses Mémoires, il glisse. [ ] Celui-ci était, à ses yeux, du cirque, du très grand cirque – un peux truqué ; il le savait mieux que personne puisqu’il y avait mis la main. [p428]
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