AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782070748488
224 pages
Éditeur : Gallimard (04/02/1997)
3.22/5   146 notes
Résumé :
Mon grand-père aimait le passé.
Moi, j'étais comme tout le monde: je préférais les filles, et les baiser. Je ne pensais à rien d'autre. Je venais d'avoir seize ans. J'étais en terminale. Je préparais le bac. L'école m'ennuyait à périr. Et la vie encore plus. Je détestais le lycée, les lundis, la roulette russe des examens et, plus tard, des concours, la sombre noria des jours. Je détestais plus encore le monde autour de moi et la vie devant moi.
Le mon... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
3,22

sur 146 notes
5
0 avis
4
10 avis
3
7 avis
2
2 avis
1
6 avis

Sachenka
  11 juillet 2018
« Mon grand-père aimait le passé. Moi, j'étais comme tout le monde : je préférais les filles, et les baiser. Je ne pensais à rien d'autre. Je venais d'avoir seize ans, J'étais en terminale. Je préparais le bac. L'école m'ennuyait à périr. Et la vie encore plus. » Cet extrait du roman Casimir mène la grande vie se trouve en quatrième de couverture de l'édition que j'ai lue, puis elle commence le deuxième chapitre. Début punché et prometteur (selon mes goûts). Beaucoup de mes meilleures lectures datent de mon adolescence et, étant enseignant au secondaire, je lis encore énormément de bouquins mettant en vedette de jeunes protagonistes. Et ce Casimir me semblait engageant, incertain de sa place dans le monde mais ayant l'honnêteté de l'affirmer, même de le crier haut et fort. C'est très réaliste, pas tous les jeunes n'ont l'ambition de vouloir changer le monde. de plus, les premiers chapitres rendent évident sa grande culture (histoire, religion, littérature, rien ne lui échappe !). Je m'attendais donc à l'histoire d'un Holden Caufiled français. En plus, il est orphelin, il vit chez son grand-père original et détraqué mais leur tendre relation nous les rend plus sympathiques. Sans oublier leur humour unique.
Conséquemment, ce roman ne pouvait que me plaire ! Hélas…
Ces premiers chapitres alléchants mettaient la table à une histoire loufoque, que j'ai trouvée difficile à suivre. Casimir semble à la remorque, son ami Éric s'engage à fond dans le socialisme, la petite amie de ce dernier, Leïla, semble être d'origine arabe parce qu'on voulait une fille de cette nationalité dans le groupe. Tous les trois, avec le grand-père, dînent régulièrement chez des vieilles relations et ils forment un Groupe, une Pléiade des temps modernes dont l'objectif m'a longuement échappé. Il s'ensuit des péripéties abracadabrantes qui ne servent que la prémisse du roman : amener Casimir à écrire cette histoire. Ça tourne en rond. Jean d'Ormesson m'a grandement déçu. Comme quoi les personnages les plus intéressants, les jolis mots et les belles tournures de phrases ainsi que le style personnel (quoique pompeux) d'un académicien respecté ne sont pas tout !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          291
Epictete
  23 avril 2018
Si vous n'avez jamais lu de « Jean d'Ormesson » et si vous hésitez à entrer dans l'oeuvre, c'est par « Casimir » qu'il faut commencer.
Ce récit philosophique est en partie autobiographique et jubilatoire.
Le style débridé change de ce qu'a produit l'auteur dans le reste de son oeuvre.
On retrouve dans le style le ton enjoué, espiègle et les yeux pétillants de l'auteur.
On s'amuse à la lecture, à la découverte des personnages, parfois caricaturaux, bien typés qui se réunissent et échangent des idées.
Une jolie parenthèse au milieu de beaucoup de littérature prétentieuse et parfois ennuyeuse qui envahit nos rayonnages
Commenter  J’apprécie          271
mumuboc
  07 janvier 2018
Je préfère préciser tout de suite que Jean d'Ormesson est un auteur que je ne lis pas ou peu.... Mon dernier essai de lecture était pour "Voyez comme on danse" récit que j'avais abandonné car j'avais trouvé l'écriture pompeuse et puis même si je reconnais beaucoup de qualités à l'auteur, le côté "nombrilisme" m'agace un petit peu.
Comme c'était un livre choisi dans le cadre d'un club de lecture (sûrement en raison du décès de l'auteur) et que je suis contentieuse, j'ai refait l'essai, un peu à reculons, mais j'ai été plutôt surprise et je suis allée jusqu'au bout.
Je pense qu'à travers Casimir et son grand-père, il y a beaucoup de Jean d'O. Ce récit est à classer dans la catégorie fable, un peu philosophique. 
Casimir, son grand-père qui l'élève, l'ami de celui-ci Amédée Barbaste Zillouin (membre de l'académie des belles lettres), Adeline, la cuisinière, Erik et Leïla, les amis de Casimir, décident de devenir des Robins des Bois des temps modernes, de rendre justice . Punir les malfrats, les malhonnêtes, les magouilleurs, les profiteurs et les méchants, les tortionnaires, tous ceux qui passent à travers les mailles des filets de la justice ou qui s'en arrangent, voilà leur mission, artisanale au début mais qui très vite va prendre des proportions qu'eux-mêmes auront du mal à maîtriser.
Sur un ton vif, humoristique, Casimir, le narrateur qui a envoyé son récit à Jean d'Ormesson ........, nous décrit les aventures de ces doux dingues, qui ne cherchent pas dans un premier temps à tirer profit de leurs actes, ne recherchant qu'à appliquer une juste justice, mais très vite ils vont être débordés, le monde regorgeant tellement d'être malfaisants, et devant faire face à des frais ils vont se retrouver à la tête d'une entreprise de grande envergure, comportant soldats mercenaires. Oui car tout est fait en cohérence avec leur idéologie, bien sûr..... Mais à vouloir rendre justice, ils vont être confrontés à des situations clownesques, se retrouvant parfois à aider les tortionnaires d'hier...
Le grand-père est le maître du jeu, sympathique, aux idées très arrêtées, un peu vieille France, descendant d'une longue ligne d'aristocrates et de défenseurs de la femme et de l'orphelin, il a élevé Casimir après le décès de ses parents. Tout ce qui concerne la Querelle de Filioque (religion et mythologie), passion d'Amédée, m'a ennuyée mais elle est le prétexte à leurs réunions. 
Pour équilibrer le récit il était nécessaire d'avoir leurs opposés : Erick et Leïla, lui trotskiste, elle kabyle et puis Adeline, la cuisinière, l'intendante, la catégorie bon sens et classe ouvrière, voilà un microcosme sociétal qui va porter l'épée quand la justice fermera les yeux ou que sa balance penchera du mauvais côté.
L'auteur étant très médiatique, on entend presque celui-ci au fil des pages mais on retrouve également ses domaines de prédilection : littérature (Chateaubriand), politique, mythologie, religion avec son oeil qui frise, détournant les faits, parfois tragiques, pour une tirer une fable sur le pouvoir, sur l'engrenage mais aussi sur les petits arrangements avec les évènements et la conscience mais avec l'humour et la dérision qui le caractérisent.
L'ensemble est fluide, il y a une progression et un entraînement à suivre ces galopins, de voir jusqu'où ils vont aller même si la fin est très morale (quoique). C'est une écriture avec de l'humour mais sur un fond réaliste sur notre monde. C'est aussi une belle histoire d'amour filiale, d'amitié entre tous les protagonistes. 
J'ai aimé mais sans plus mais au moins je ne garderais pas une impression négative sur cet auteur sans que cela m'est donné l'envie de lire autre chose de lui. 
Lien : http://mumudanslebocage.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Verdure35
  03 janvier 2018
Ce Casimir a vu le jour sous la plume de J.d'Ormesson il y a une vingtaine d'année. Autant dire que le ton était plus primesautier si j'ose dire.
Il s'agit d'une aimable pochade , une satire de la société familière de l'auteur.
Casimir est un jeune garçon qui s'ennuie, quasiment bon à rien , élevé après l'accident de voiture qui l'a privé de ses parents, par son grand -père qu'il appelle « l'irascible vieillard », genre colonel de cavalerie en retraite, raide, mais bienveillant.
Casimir ne veut pas grandir comme on le lui suggère, vu qu'il mesure 1m89 (histoire de nous détourner de Jean ! pas folle la lectrice!)
Vient s'ajouter « Le Membre »Amédée Barbaste-Zillouin de l'Institut ; et fin connaisseur du Filioque, auteur également de »Biquette et son trou » ... Belle occasion pour d'Ormesson de nous faire partager un peu de sa grande érudition , qui parsème heureusement ce court roman .
Car , l'histoire part en vrille ; se joignent à eux un  révolutionnaire encore en peau de lapin, une charmante jeune fille, et tout ce beau monde se lance dans des hold-up genre western,afin de redistribuer le TOUT aux nécessiteux .
Il est évident qu'il faut lire entre les lignes, c'est totalement loufoque. Par contre , je déconseille vivement aux nouveaux lecteurs de Jean d'O de commencer par la lecture de Casimir , qui n'est qu'une parenthèse amusante, mais assez inattendue, c'est le moins qu'on puisse dire. J'ai bien ri quand même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
julienmorvan
  29 avril 2019
Cela commence en fanfare, avec des accents d'"Au plaisir de Dieu" ; des personnages qui regardent vers le passé, se perdent en valeurs révolutionnaires ou attendent l'âge d'homme ; un appartement simplet près du Luxembourg, moins aristocratique ; un Membre de l'Institut, spécialiste de la querelle du Filioque. Les premières aventures de ce Groupe improvisé, improbable, réjouissent par leur juvénilité. Jean d'Ormesson s'amuse visiblement à s'inventer de nouveaux Robins des Bois, acteurs et super-héros d'une croisade aristo-anarcho-trotskiste contre l'injustice et les prédateurs du monde capitaliste.
La dernière partie, très redondante, moins inspirée, moins crédible, finirait par lasser si le roman n'avait le bon goût de se limiter à 240 pages. du reste, D Ormesson s'en amuse dans le dernier chapitre : il critique gentiment Gallimard, la télévision, les gauchistes qui s'institutionnalisent, les livres trop longs ... à tel point qu'on finit par se demander si ce manuscrit n'a pas réellement existé. Une belle pirouette finale qui justifie la lecture de ce conte - sotie contemporaine, avec masques d'acteurs vieillissants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90

Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   08 juillet 2018
Peut-être le faut-il - le faut-il? parler un peu de moi. Deux mots. Pas un de plus. Les autres ne cessaient jamais, collés à leurs passions, d'être ce qu'ils étaient. Chateaubriand était un épicurien à l'imagination religieuse ; Malraux, c'était l'Asie, l'Espagne, l'engagement, le culte de l'art contre la mort ; Montherlant, de la hauteur tempérée par l'alternance ; Aragon, un paysan de Paris saisi par le communisme ; Jules Romain, l'âme des foules travaillée par le canular ; Gide, le combat sans répit et toujours contrôlé du désir et du dépouillement ; Claudel jetait sur l'univers son filet catholique. Ah! bravo! Encore bravo. Fanfares, cours magistraux et obsèques nationales. Adeline aimait son fourneau ; Proust aimait les chauffeurs, les duchesses, les pavés mal assemblés où le pied se tordait, les madeleines trempées dans le thé ; Picasso, la peinture et ses révolutions ; Einstein, l'espace et le temps en train de se confondre jusqu'à ne plus faire qu'un. Mon grand-père aimait le passé, le Professeur aimait son livre, Éric ne pensait qu'à une chose, et ce n'était pas à Leïla : c'était à changer le monde. Tout cela, qui faisait les livres et la vie, était construit sur le roc et toujours semblable à soi-même. Moi, qu'est-ce que j'étais donc, qu'est-ce que je pouvais bien être? Je vais vous le dire : je n'étais rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
lyoko01lyoko01   07 janvier 2014
L'histoire se déroule dans un pays lointain, rassurez vous, bonnes gens, de l'Amérique latine. L'Archevêque d'une petite ville écrasée par de soleil et de poussière avait détourné le denier du culte pour installer sa maîtresse, qui s'appelait Esmeralda, dans une maison de rêve, baldaquins et piscine, au bord de l'océan. Quoi de plus simple? L'Eglise aussi appartient à ce monde et elle en connait les tourments. La jeune enfant se baignait, buvait du chocolat, regardait des feuilletons à la télévision et se promenait en bateau. De temps en temps, elle allait danser. Le malheur est qu'en ce temps là, et dans ce coin précisément, la famine sévissait. Les gens s'étaient révoltés. Le chef de la rébellion harcelait jour et nuit les troupes envoyées sur place par un gouvernement de coalition où, unis par une fraternité d'intérêts plus forte que leurs convictions, conservateurs et progressistes se partageaient les pots de vin. Héritier de Zapata et de Pancho Villa, ce héros des temps modernes portait le nom , bientôt dans toutes les bouches, de capitaine Marquez.
Dans une maison amie qui s'entourait de précautions pour accueillir clandestins et rebelles, le capitaine Marquez rencontra Esmeralda qui était venue rendre visite à une amie de son âge. Elle avait dix neuf ans. Il en avait trente-quatre. devinez ce qui se passa? L'amour, comme il se doit , les frappa l'un et l'autre. La rumeur de cette passion ne mit pas très longtemps à parvenir jusqu'à l'archevêque en qui se déclencha le fatal enchaînement des passions et des crimes. La jalousie l'embrasa.
Le capitaine Marquez, comme beaucoup de ses soldats, était un rebelle catholique et marxiste. Il descendait des montagnes qui lui servaient de refuge pour tuer quelques hommes à la solde du pouvoir et pour assister à la messe. Le matin de Pâques, dans une petite ville de l'intérieur investie pour quelques heures par un coup de main de ses troupes, il alla se confesser à un prêtre qui exprimait ouvertement, dans ses sermons du dimanche, sa sympathie pour la révolte. Il se trouva que ce prêtre était un agent triple, à la solde des rebelles, de l'Eglise et du gouvernement. Il n'eut rien de plus pressé que sauter à cheval, ou peut-être dans une Jeep, et d'aller trouver l'archevêque pour lui indiquer que le capitaine si activement recherché par la police et l'armée était dans la région.
La paresse ne figurait pas dans la panoplie bien fournie des vices de l'archevêque. Il ne mit pas longtemps à prévenir le chef de la Sécurité militaire. Une opération fut lancée. Le capitaine fut repéré, encerclé, arrêté, envoyé en prison, jugé par un commandant, exécuté à l'aube. L'archevêque commit une erreur. Il fit ou laissa envoyer à Esmeralda le sexe sanglant du capitaine. A ce point du récit d'Eric, le Membre poussa un cri.
Esmeralda aimait le soleil, la mer, le confort, le luxe.Elle aimait les robes, les bateaux, les parfums. elle aimait aussi, depuis peu, mais avec violence, Juanito Marquez qui avait les épaules larges, une mince moustache presque blonde et un sexe qui désormais était séparé de lui-même. En recevant cette relique qu'elle reconnut aussitôt pour l'avoir pratiquée et maniée avec beaucoup de dévotion, elle perdit connaissance. Quand elle eut repris ses esprits, elle décida de gagner la capitale sur-le-champ et de tout déballer.
Le scandale fut énorme. L'émission de télévision où Esmeralda apparut dans la robe à bretelles la plus simple, la plus convenable et la plus excitante, fut un succès mondial. Elle parlait avec des mots de la vie de chaque jour et avec une ardeur retenue. Elle parlait surtout d'amour. On l'entendit et on la vit à Londres, à New York, à Paris, à Moscou, jusque dans les îles les plus lointaines de l'océan Pacifique. Pour des raisons différentes, Esmeralda était devenue, en douze minutes, aussi célèbre qu'Ava, que Rita, que Golda, qu'Evita.
L'archevêque fut rappelé à Rome. On l'envoya au Rwanda. Esmeralda, aux dernières nouvelles, se remettait de ses épreuves sur les plages d'Hawaï.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
SachenkaSachenka   06 juillet 2018
Mon grand-père aimait le passé. Moi, j'étais comme tout le monde : je préférais les filles, et les baiser. Je ne pensais à rien d'autre. Je venais d'avoir seize ans. J'étais en terminale. Je préparais le bac. L'école m'ennuyait à périr. Et la vie encore plus.
Commenter  J’apprécie          200
SachenkaSachenka   09 juillet 2018
La littérature est faite pour ça : elle n'a jamais cessé de transformer des rêves en réalité, elle pourra bien, pour une fois, transformer un peu de notre vie réelle en fiction et en rêves.
Commenter  J’apprécie          261
Verdure35Verdure35   03 janvier 2018
« Vous me demanderez peut-être , je vous entends d'ici, c'est une manie chez vous, pourquoi j'écris ce livre. Je vous donnerai, pour le même prix, deux réponses au lieu d'une. Première réponse : je vous emmerde. Voilà une bonne chose de faite. J'espère qu'elle vous monte à la gorge et qu'elle vous en bouche un coin. Deuxième et dernière réponse ,et s'il vous plaît n'y revenez pas: j'écris ce livre parce que mon grand-père m'a demandé de l'écrire . C'est la meilleure des raisons. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80

Videos de Jean d' Ormesson (127) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean d' Ormesson
Des messages portés par les nuages : lettres à des amis Jean d'Ormesson Jean-Luc Barré, Martin Veber Éditions Bouquins
Recueil de lettres reflétant la grande diversité des correspondants de l'écrivain français : Marguerite Duras, Michel Déon, Raymond Aron, Jacques de Lacretelle, Jean-François Brisson, Roger Callois, Jeanne Hersch, Claude Lévi-Strauss, Simone Veil, Michel Debré, entre autres. Un dévoilement des jugements littéraires de l'auteur, de ses admirations, de son intimité et de son engagement d'écrivain. ©Electre 2021
https://www.laprocure.com/messages-portes-nuages-lettres-amis-jean-ormesson/9782221250051.html
+ Lire la suite
autres livres classés : dérisionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
17016 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre

.. ..