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EAN : 9782221157466
638 pages
Robert Laffont (20/08/2015)
3.53/5   38 notes
Résumé :
« Il n'est ni tout à fait la droite, dont il est sociétaire à part entière, encore moins la gauche, dont il est parfois un évêque in partibus ; il n'est définitivement ni de Neuilly ni de Saint-Fargeau ; il n'est ni Sarkozy ni Mitterrand ; ni l'Ancien Régime ni la Révolution, -il est tout simplement ce que l'on retrouve au fond du creuset, cet alliage d'évidence : Jean d'Ormesson, c'est la France ! Il n'est pas centriste, il est central. Il incarne toutes les valeur... >Voir plus
Que lire après Dieu, les affaires et nous. Chroniques d'un demi siècleVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Ah j'allais oublier ! En fait non, c'est déjà aux trois quart fait. Acheté en une minute à l'étal d'une solderie pensant à un roman, il m'aura fallu près d'un an pour lire cette sélection de chroniques et éditoriaux de Jean d'Ormeson parus dans le figaro. Les apparences sont souvent trompeuses. Un an ! C'est long. Et c'est court si l'on considère que ces 161 articles courent de 1981 à 2015 soit trente quatre ans. Des flashs nostalgiques, souvenirs épars de péripéties ayant en leur temps enflammé l'opinion.


Je le dis tout à trac, perso je préfère de loin l'écrivain et plus encore le philosophe au journaliste polémique. Les journalistes font du papier n'est-il pas ? Cet exercice de compression est donc parfois bien cruel, avec une impression de radotage à cause de cette redondance à travers des articles publiés différents jours mais ici accolés les uns aux autres. D'où mon choix de saucissonner cette lecture. Nonobstant quelle dépense d'énergie, quelle agitation... Les chiens aboient, la caravane passe. Et Dieu dans toutes ces affaires ? A moins qu'une référence à Mitterrand. J'ai comme un doute.


Je m'en vais vous donner une impression d'outre-Quièvrain et tenter une réponse à cette question qui occupe toute la première partie soit 107 articles sur plus de 400 pages "Comment va la France Môssieur ?". Pour ce faire je n'hésiterai pas à faire appel au Belge Iliya Prigogine prix nobel de chimie qui m'a fait comprendre que si le chaos se cachait derrière l'ordre apparent, un autre ordre existait derrière ce chaos. Ainsi ces chroniques ordonnées font apparaître l'agitation permanente et en tous sens des (grands ?) hommes d'état français et que dissimule ce tumulte politique si ce n'est un roman digne d'une tragédie grecque ? Le rêve d'Itaque. Une France qui n'est pas et n'a jamais été ce qu'elle rêve être.


L'auteur n'échappe pas ici à ce mal franco-français d'un nombrilisme exacerbé. Bien sûr ce constat cinglant risque de provoquer le déni et pourtant faut-il une autre preuve que cette répartition disproportionnée d'un petit tiers soit 54 chroniques et 200 pages réservées au reste du monde et L'histoire que nous vivons ? Vanité tout n'est que vanité.

Néanmoins quelle verve !
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Il s'agit d'un recueil de chroniques que l'auteur a publié régulièrement dans la presse écrite.
Dès la première, on est dans le ton et on ne peut que constater que ce qui est dit est encore très actuel.
Cela demande un effort : il faut se remettre, pour chaque chronique, dans le contexte de l'époque.

On peut penser qu'il ne s'agit que du point de vue d'un écrivain de droite. Cependant, je renvoie chacun à la préface de Jacques Julliard (Editorialiste du Nouvel Observateur, ancien syndicaliste…) qui écrit à propos de l'auteur : « Comment être un éditorialiste de droite en restant un intellectuel de gauche ? »

Ce recueil est finalement, au fil des pages, un formidable livre d'histoire contemporaine et nous devons bien admettre que nous ne tirons jamais vraiment les leçons du passé, tant les erreurs grossières sont reproduites à l'envi au fil des années.
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un voyage de plus de 30 ans, de juin 1981, juste après l'élection de François Mitterrand, au 7 janvier 2015, jour de l'attentat contre Charlie Hebdo, dans l'histoire contemporaine de la France. L'ouvrage reprend une partie des éditoriaux ou chroniques de l'auteur dans Le Figaro et ses annexes. L'intérêt est qu'on peut prendre son temps pour le lire, l'oublier pendant quelques temps, y revenir plus tard. J'ai du commencer la lecture au premier semestre 2018, quelques mois après la port de l'auteur...

Les textes sont classés en deux parties : la première consacrée à l'état de la France (Comment va la France, Môssieur ?), la seconde plus tournée vers l'état du monde (L'Histoire que nous vivons).

J'ai trouvé la première partie plus intéressante, avec quelques analyses datant de plus de 20 ans préfigurant bien des événements très récents, notamment sur les dérives de l'islamisme, la montée de l'intolérance et du Front National ou le conflit israélo-palestinien. Mais on a aussi le droit de ne pas être d'accord sur tout, ce qui est mon cas...

Ajoutons le style d'écriture et la maîtrise de la langue qui caractérisent l'auteur et qui rendent la lecture facile !

Une bonne plongée dans 30 ans d'histoire politique de la France dans le monde.
Lien : http://michelgiraud.fr/2020/..
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Il est démocrate, il est libéral : cet écrivain n'a jamais cessé d'affirmer ses convictions. Si l'idée de faire de la politique ne lui a pas traversé l'esprit, le spectacle de la politique, du combat des idées, de la marche du monde l'a fasciné. Il s'est toujours engagé. Nous sommes liés au monde et il nous faut participer au grand jeu des événements qui nous entourent parce que nous dépendons de l'histoire et que l'histoire dépend de nous.

MON AVIS :
Intéressant, mais long à lire.
Long, car ce sont des chroniques écrites sur le qui vive, donc il faut se remettre à chaque fois dans le contexte de l'époque.
Intéressant, car, outre le style précis, on revoit la France de l'époque Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, et tout cela à l'ombre du Général qu'il admire tant (comme moi-même).

Après la partie française, qui fait les trois quarts du livre, vient l'international, qui est très bon, car l'auteur est un observateur attentif et bienveillant :
La fin du marxisme, l'Union Européenne, Jean Paul II, les dangers de l'économie de marché, les palinodies en chaîne d'Hollande, et l'Etat Islamique.

Tout cela, bien qu'un peu fastidieux, est bien emballé par un homme de droite, qui essaie de rester impartial, et prévoit, à la suite de son analyse des faits qui se révéleront, notamment:
En 2001, il prévoit que l'UE sera bancale,
En 2011, il voit la submersion migratoire de 2015.

Un bon livre, fin, qui complète et tempère les synthèses d'Obertone, et de Zemmour.

3 étoiles et demi.
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Je ne peux pas dire que je n'ai rien appris en lisant ce livre. Mais j'ai été très déçue et j'ai eu du mal à arriver à la fin.
Ce livre est une collection d'articles que Jean D'Ormesson a écrit pour Le Figaro. Il y a beaucoup de répétitions et peu d'objectivité... Bref, je n'ai pas du tout accroché.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
La pire erreur à commettre serait de se laisser aller à un rejet en bloc de tout ce qui est islamique, et du même coup arabe, et du même coup de couleur. Dans la situation actuelle, l'impératif capital, tant du point de vue éthique que du point de vue politique, est de rejeter tout racisme et touts intolérance dans le camp de l'ennemi. Les Noirs ne sont pas des ennemis. Les Arabes ne sont pas des ennemis. Et l'islam n'est pas l'ennemi. Il faut le dire haut et fort : l'islam n'est pas l'ennemi.
L'ennemi, le seul ennemi, est la violence, l'intolérance, le racisme.
...
Il serait à la fois suicidaire et honteux de rejeter les Noirs, les Arabes, les musulmans.
...
Il y faut plus de courage, et aussi plus d'intelligence, que dans l'exclusions brutale et inepte de ceux qui n'ont pas notre couleur de peau ou qui ne partagent pas nos croyances.
...
La lutte est entre ceux qui refusent la violence et le racisme et ceux qui veulent les imposer.

In "Le Figaro, 18 octobre 1995"
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Je crois au fond de moi-même qu'il y a encore de beaux jours à vivre et de grandes choses à faire. Mais tu ne dois plus compter sur les structures qui nous entourent et qui se sont effondrées. Oublie tout ce que je t'ai dit et ne retiens que ceci : la vie est merveilleuse ; il faut tout trouver en toi-même : la justice, le bonheur, la simplicité, la grandeur. Et alors, peut-être, tu reconstruiras un monde.
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Encouragé de toute évidence par le Front National, un climat d'intolérance et de haine est en train de monter en France. Il faut nous y opposer de toutes nos forces, ou tout est perdu. Le mépris et la haine pour un arabe ou un noir sont des sentiments répugnants. On a vu à quoi ont mené le mépris et la haine des juifs. Ne laissons pas ces sentiments-là envahir le pays ni nous-mêmes.
....
Ce n'est pas par des injures et des cris dignes du Front National que sera réglé le problème du Front National. C'est par des réformes capables d'améliorer les conditions d'existence de tous et de convaincre les esprits. Si nous ne sommes pas capables de les mener à bien, si nous ne sommes pas capables de nous refuser au mépris et à la haine de l'autre, alors le pire n'est pas impossible.
...
Le Figaro, 20 février 1997
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L'homme est plus puissant que jamais Tout va mal : il l'est devenu beaucoup trop. Hier, il n'avait pas de moyens, mais il avait des espérances. Aujourd'hui, il a des moyens. Mais il n'a plus d'espérance.
Il n'a plus d'espérance parce que les grandes choses auxquelles il croyait se sont écroulées tour à tour. Les vieilles vertus d'autrefois - le respect pour les anciens, la tradition, la famille, l'exaltation du travail, la patrie - sont tombées au rang de sarcasmes, de matières à plaisanterie, de lubies malfaisantes. Compromises par leurs liens avec des causes impures ou vaincues, avec des intérêts camouflés, avec des idéologies rejetées, elles ont cessé de constituer ce qu'elles avaient été si longtemps : un moteur de l'histoire.
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Ce qu'il est permis de reprocher à M. Begin et au général Sharon, ce n'est pas tant d'avoir mené une politique pleine de risque et d'avoir gagné en vain des batailles inutiles, ce n'est même pas d'avoir fait ou laisser tuer des civils, des femmes, des enfants par centaines -d'autres, après tout , en ont tué beaucoup plus sans qu'on fasse tant d'histoires - non, la faute peut-être plus qu'historique, la faute métaphysique de M. Begin et du général Sharon, c'est d'avoir brouillé aux yeux du monde l'image du peuple juif : ils l'ont fait basculer, en quelques trente-six heures, du camp des victimes dans le camp des bourreaux.
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"Une petite merveille ! le seul conte écrit par Jean d'Ormesson et qui ressemble tellement à ses yeux bleus et pétillants ! de 8 à 120 ans !" - Gérard Collard.
Il était une fois, quelque part dans une vallée entourée de montagnes, un petit garçon comme tous les autres...
À retrouver à La Griffe Noire et sur lagriffenoire.com https://lagriffenoire.com/l-enfant-qui-attendait-un-train.html
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