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ISBN : 207274430X
Éditeur : Gallimard (11/01/2018)
Résumé :
Il n’y a qu’un seul roman – et nous en sommes à la fois les auteurs et les personnages : l’Histoire. Tout le reste est imitation, copie, fragments épars, balbutiements. C’est l’Histoire que revisite ce roman-monde où, tantôt homme, tantôt femme, le narrateur vole d’époque en époque et ressuscite sous nos yeux l’aventure des hommes et leurs grandes découvertes.
Vivant de cueillette et de chasse dans une nature encore vierge, il parvient, après des millénaires... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Squirelito
  15 janvier 2018
Chaque livre est différent, chaque livre s'ouvre avec un sentiment distinct, parfois intense, parfois craintif, parfois neutre. Mais pour le dernier roman de Jean d'Ormesson c'est une approche bien étrange. Dans ses mains, on sait que l'on détient un objet rare, un bien précieux qu'il faut manipuler avec précaution. le regarder, le retourner, le feuilleter, fermer les yeux pour se souvenir. Puis, commencer la lecture, tout doucement, prendre son temps parce que c'est justement de lui qu'il s'agit, ce temps qui passe et qui ne revient pas, ces hommes et ces femmes qui vivent et trépassent inéluctablement. C'est l'Histoire, la nôtre, la vôtre, cette histoire universelle que nous conte l'académicien et qui, par son écriture, personnalise ce qui nous lie tous : l'humanité et sa fuite en avant.
C'est le récit d'un voyage qui a commencé un jour ou une nuit, et personne ne sait quand il se terminera. Il a débuté sans les animaux, sans les hommes. Puis, progressivement, les êtres vivants sont apparus, ont évolués jusqu'au moment de la découverte du feu qui a été un grand pas en avant vers les civilisations. C'est là que s'ouvre « Et moi, je vis toujours » où l'auteur nous entraîne à travers les siècles, les continents, où l'auteur se transforme en 1001 personnages, tantôt homme, tantôt femme afin de faire vibrer les vies qui font le roman de l'épopée humaine commencée il y a des milliers d'années en Afrique.
En seulement 280 pages vous détenez la plus précieuse des bibles, Jean d'Ormesson étant à lui seul une encyclopédie et tel un Ulysse c'est une invitation à une odyssée perpétuelle entre larmes et rires, entre guerre et paix, entre haine et amour, le tout englobé dans l'ivresse de l'art, de la philosophie, d'anecdotes et de découvertes comme, par exemple, celle de la brioche de Bianca Cappello.
Cette publication posthume de Jean d'Ormesson est une profonde émotion. le bonheur de le lire encore, de s'enivrer de sa verve, de savourer son humilité, de sourire face à un humour qu'il a dû pratiquement garder jusqu'à son dernier souffle. La tristesse aussi, en sachant que c'est le dernier opus (à moins que certains soient cachés et qu'un jour…), et que Monsieur Jean n'est plus là pour nous épater.
Pourtant, écoutez :
« Longtemps je m'étais déplacé de bas en haut et de haut en bas. Maintenant je marchais droit devant moi, la tête haute, impatient et curieux. le soleil n'en finissait pas de se lever devant nous. Je découvrais avec ahurissement, avec admiration un monde nouveau dont je n'avais aucune idée ; des peuples, des langues, des villes, des religions, des philosophes et des rois ».
Ou encore :
« J'ai pleuré et j'ai ri. Il y a de quoi rire : rien ne m'a autant amusé que la vie. Et il y a de quoi pleurer : je suis aussi la faim, la soif, la pauvreté, l'ignorance, la maladie, les chagrins d'amour, la dépression, la folie. »
Son timbre nous berce, ses mots resplendissent. Sacha Guitry disait « quand on a entendu du Mozart, le silence qui suit est encore du Mozart ». Pour ce Guépard de l'atticisme, désormais « loin de tout, qui a rejoint le domaine des certitudes éternelles », c'est exactement ce même silence. Un silence vivant.

Lien : http://squirelito.blogspot.f..
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critiques presse (2)
LeFigaro   17 janvier 2018
Dans Et moi, je vis toujours, son ultime roman, Jean d'Ormesson fait montre d'un savoir encyclopédique, avec légèreté et esprit.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   12 janvier 2018
Disparu le 5 décembre 2017, l'Académicien français Jean d'Ormesson offre "Et moi, je vis toujours" (Gallimard), roman posthume et ultime clin d’œil de l'immortel à ses lecteurs.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   16 janvier 2018
Mes vies se sont confondues avec les livres. Les bibliothèques et les librairies ont été mon destin. Vivre, pour moi, pour tous les moi où je me suis glissée les uns après les autres, c'était d'abord lire un livre.
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mcd30mcd30   15 janvier 2018
Thomas (d'Aquin), qui devait être reconnu par Rome, trois cents ans plus tard, comme docteur de l'Eglise, fut assez indulgent pour m'accorder l'absolution que je sollicitais avec humilité. Mais il l'assortit d'une pénitence : pour avoir tant péché contre Dieu et contre les hommes au nom d'un pouvoir dont j'acceptais jusqu'aux excès et jusqu'à l'injustice, j'étais condamné à me détourner des puissants de ce monde que j'avais trop bien servis et à m'occuper, dans une autre vie, des plus pauvres et des plus démunis.
La tâche n'était pas très difficile. Ce qui manque le moins dans ce monde, c'est le malheur.
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mcd30mcd30   15 janvier 2018
La poussée des Turcs est pour Venise comme l'annonce de son déclin. Mais le coup le plus funeste lui est porté quarante ans après la chute de Constantinople : le 12 octobre 1492, après une traversée de soixante-dix jours, Christophe Colomb découvre l'Amérique. Le coeur du monde se déplace : il passe de la Méditerranée et de l'Adriatique à l'océan Atlantique.
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mcd30mcd30   15 janvier 2018
Les conquêtes militaires, les empires, l'amour, le succès et l'échec, tout ça, c'est la même chose. Vous commencez peut-être à comprendre comment je fonctionne : tout passe, tout s'écroule.
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mcd30mcd30   15 janvier 2018
Le riche manteau des églises romanes, puis des cathédrales gothiques - l'encyclopédie de l'imaginaire après l'encyclopédie du réel -, fait vivre au-dessus d'eux-mêmes des corps écrasés de douleur et des esprits sans espoir - au moins dans ce monde-ci.
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