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ISBN : 2350871746
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (22/09/2011)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 77 notes)
Résumé :
« Il y a des moments où l’histoire semble hésiter avant de prendre son élan : Hannibal quand il décide de passer les Alpes avec ses éléphants pour frapper Rome au cœur ; César sur les bords du Rubicon ; le général de Gaulle à l’aube du 17 juin 1940, quand il monte dans l’avion qui va l’emmener à Londres, vers une résistance qui peut paraître sans espoir.
C’est un éclair de cet ordre que j’ai tenté de saisir : l’instant où Bonaparte, adulé par les Français qu’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  02 décembre 2012
Dans cette pièce passionnante qui se joue en ce moment au théâtre Hébertot, Jean d'Ormesson situe au cours de l'hiver 1803-1804 une conversation imaginaire entre Bonaparte, alors Premier Consul et Cambacérès, deuxième consul.
Malgré l'estime mutuelle qui les rapproche, tout oppose ces deux personnages de l'Etat:
Bonaparte après avoir été réélu pour dix ans, se fait nommer consul à vie l'année précédente.
Jean-Jacques Régis de Cambacérès, le deuxième consul, a 16 ans de plus que Bonaparte, soit 50 ans au moment où cette conversation a lieu.
Cambacérès a eu un parcours politique bien rempli: député à la Convention nationale, il a voté "avec réserve" la mort du roi.
Il devient deuxième consul après avoir été Ministre de la Justice sous le Directoire.
Dans cette conversation, Bonaparte va faire part de sa décision de devenir Empereur. Il veut aussi circonvenir le deuxième consul et obtenir son ralliement : Cambacérès est en effet un des "esprits" de la Révolution.
Celui-ci a tout à gagner à "suivre" Bonaparte dans son ascension. le futur Empereur le nommera en effet archichancelier d'Empire.
Un texte magnifique, des répliques merveilleusement ciselées et percutantes.
C'est un portrait haut en couleurs de ces personnages qui ont marqué L Histoire.
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Cath36
  06 février 2012
Si je devais rajouter un sous-titre à ce livre, ce serait : comment Bonaparte devient Napoléon raconté aux enfants. le texte, présenté comme une pièce de théâtre avec les répliques de Bonaparte à Cambacérès et vice-versa (notez l'économie d'acteurs...), est clair, simple, agréable à lire et bien documenté, et en plus il est agrémenté de ces commérages historiques (que d'aucuns appellent la petite histoire) et dont -j'avoue en rougissant- je raffole. Contexte, hommes politiques, citations, phrases qui font mouche (et seront d'excellentes citations pour Babelio...), tout y est intéressant.
Cependant j'ai trouvé la fin un peu abrupte, par rapport à l'inflation de compliments, disons carrément de flagorneries, dont les deux personnages font preuve l'un vis-à vis de l'autre ; le rideau tombe comme un couperet et, à défaut de la tête, ça m'a coupé la chique.
En guise de conclusion je n'ajouterai qu'une phrase :
"Au livre ! citoyens !..."
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Tempuslegendae
  27 janvier 2013
Le jour où je sentis poindre en moi une passion sans réserve pour l'Histoire, Jean d'ORMESSON écrivait déjà depuis fort longtemps des oeuvres sublimes, «Mon dernier rêve sera pour vous», entre autre, et pour ne citer qu'un joyau de passage.
Dans un petit bijou de rhétorique et d'argumentation concessive, l'académicien nous livre un pétillant dialogue où Napoléon amène Cambacérès à proclamer l'empire, contre toutes ses convictions. Mais rappelons les faits: Napoléon veut convaincre le duc de Parme de la nécessité de se proclamer empereur. Il souhaite aussi que son deuxième consul, vaincu par les arguments postés comme des constats, propose lui-même cette hypothèse comme la seule alternative valable pour stabiliser la France.
Le dialogue est parfaitement conduit.
Une conversation des Lumières, réjouissante, renoue avec un genre éphémère, emblématique du XVIIIème siècle. Un autre éditeur que la fille de l'académicien avait de la même façon imaginé une déterminante entrevue à Saint-Cloud entre le marquis de Mirabeau et Marie-Antoinette. Est-ce à dire qu'Héloïse d'ORMESSON ait tenté de remettre au goût du jour cet art de la dialectique, commun à Diderot ou Fontenelle, pour ne citer qu'eux?
Monsieur d'ORMESSON ne tarde pas à répondre aux contraintes de l'exercice: convaincre par la raison, persuader par la séduction. C'est ce que fait d'ailleurs «son» Napoléon, pour pousser Cambacérès à la délibération qu'il a lui-même prise depuis longtemps. Au deuxième consul, qui salue enfin l'empereur, Napoléon consent: «Je l'accepte». Comme s'il ne lui venait pas de celui qu'il contrevient depuis plus de cent pages. Napoléon dit enfin: «Je suis heureux qu'il me vienne de vous».
Un ouvrage vite lu, sensationnel tout de même. Libre à vous de me croire!
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heartnsoul
  05 juin 2015
Pour découvrir D'Ormesson, j'ai opté pour le choix d'un petit livre dont le concept est assez original.
Effectivement, il s'agit d'une fiction mais ce n'est pas un récit ou un roman, il s'agit d'un dialogue entre Napoléon Bonaparte et son 2e consul Jean‑Jacques Régis Cambacérès.
Cette discussion totalement fictive mais qui aurait bien pu exister nous apprend de nombreuses choses sur l'état d'esprit et les ambitions du futur empereur.
Elle démarre par un échange de civilités anodines mais très vite se recentre sur la situation de la France durant la période du Consulat et sur la notion du pouvoir.
J'ai pu découvrir un Cambacérès en totale admiration pour Napoléon, qui ne voit pas en ce dernier un homme mais le demi-dieu qui mettra à ses pieds l'Europe et l'Orient.
Ce livre que j'ai lu en moins d'une heure m'a permis de passer un bon moment et m'a donné l'envie de me lancer dans une biographie de Napoléon, personnage au combien romanesque et dantesque.
Vu le format de l'histoire, « la conversation » a pu être aisément adaptée au théâtre avec Maxime d'Aboville dans le rôle de Napoléon.
Finalement, pour mieux appréhender le style de l'auteur, je vais devoir me tourner vers un autre de ces ouvrages. La question est lequel ?
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Epictete
  21 avril 2014
Jean d'Ormesson nous livre une conversation imaginaire, mais documentée entre Bonaparte, premier consul, qui s'est aussi fait nommer consul à vie, et Cambacérès , deuxième consul.
On est toujours, comme dans tant d'oeuvres historiques ou non, sur le thème de l'ambition et des luttes de pouvoir. Et on reconnaît le caractère de Bonaparte qui veut installer l'empire, donc s'installer « lui ». Cette démarche personnelle dépasse le fait historique, pour prendre la première place du dialogue.
Il s'agit d'un texte court (Cent vingt pages de dialogue). Malheureusement, je dois avouer que je n'ai pas suffisamment de connaissances de cette période précise pour juger du texte au niveau historique, mais je fais confiance à Jean d'Ormesson pour nous livrer un ouvrage sérieux et documenté.
Il y a toujours une touche d'humour dans le texte et on croit voir les yeux de l'auteur se plisser malicieusement.
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critiques presse (3)
Bibliobs   21 octobre 2011
Le texte de Jean d'Ormesson est plus qu'une brillante pochade. Il capture, par le style et l'érudition, l'un des tournants de l'histoire française.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   06 octobre 2011
Jean d'Ormesson revient sur les grandes ambitions de Napoléon de Bonaparte en imaginant les conversations qu'il aurait pu avoir au cours de sa vie. […] Jean d'Ormesson réussit là une photographie palpitante : il capture cet instant, fragile, où l'ambition d'un homme bouleverse le cours du monde.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   23 septembre 2011
Et si j'instaurais l'Empire? C'est la question que pose Bonaparte à Cambacérès dans un éblouissant dialogue imaginé par Jean d'Ormesson. […] Et c'est un régal, un dialogue pétillant d'humour et d'intelligence comme on les aime chez Jean d'Ormesson. L'historien n'a rien à corriger. Tout est juste et vrai.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   02 décembre 2012
BONAPARTE
Nulle société ne peut exister sans morale. Il n'y a pas de bonne morale sans religion. il n'y a donc que la religion qui donne à l'Etat un appui ferme et durable.
Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole.
J'ai été mahométan en Egypte, j'aurais été bouddhiste en Inde.
Je suis catholique ici pour le bien du peuple parce que la majorité est catholique.
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oranoran   31 décembre 2016
Cambacérès
J'étais partisan d'un gouvernement d'assemblée, vous m'avez converti au gouvernement personnel.
J'étais attaché à la République, vous m'avez rallié à l'Empire.
Voilà que, par l'effet de votre parole, la France qui me paraissait si grande me semble toute petite au regard de l'Europe et l'Europe insignifiante au regard du monde dominé par votre génie. Vous êtes un alchimiste. Vous êtes un magicien. Le plomb de nos fluctuations et de nos incertitudes, vous le changez en or pur.
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TRIEBTRIEB   07 octobre 2011
Bonaparte : pour la première fois depuis longtemps, le pouvoir est exercé par un homme qui comprend les besoins des Français et qui se confond avec ce qu’ils réclament : l’ordre, la gloire, la paix et le respect de la religion, la garantie des biens nationaux .Cet homme, c’est moi. ( …) Je vous le déclare, Cambacérès, je ne puis plus obéir .J’ai goûté du commandement et je ne saurais y renoncer
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Cath36Cath36   06 février 2012
La politique est la forme moderne de la tragédie. Elle remplace sur notre théâtre la fatalité antique. L'avenir n'est à personne. J'essaie de le soumettre à ma volonté.
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AelaAela   02 décembre 2012
BONAPARTE
Votre prudence n'empêche tout de même pas Talleyrand de ramasser lles trois consuls dans une formule de son cru dont tout Paris s'amuse:
"Hic, Haec, Hoc...."
CAMBACERES
Hic Haec Hoc? M. de Talleyrand se souviendrait-il encore de son latin de cuisine?
BONAPARTE
Hic, celui-ci, le démonstratif masculin avec une nuance emphatique, c'est moi.
Haec, celle-là, le démonstratif féminin, vaguement péjoratif, c'est vous.
Hoc, cette chose-là, le démonstratif neutre, tout à fait insultant, c'est ce pauvre Lebrun.
Je vous le dis avec amitié, ne soyez pas trop Haec, Cambacérès.
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