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ISBN : 2350870588
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (24/05/2007)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 26 notes)
Résumé :
« C'est le livre qui permet le mieux les jeux féconds du souvenir, du rêve, de l'imagination. »

Plaidoyer pour la lecture, réflexions sur une civilisation en mutation, billets d'humeur, le présent recueil est un choix parmi le millier de chroniques que Jean d'Ormesson a publiées de 1969 à aujourd'hui.

Avec une jubilation communicative, il proclame son amour de la littérature, de l'art et de la vie. Il parle de ses voyages, réels ou imag... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
magwil
04 octobre 2011
J'aime beaucoup Jean d'Ormesson mais ses livres ne sont pas simples à lire. L'avantage de celui-ci c'est qu'on peut le prendre ou l'arrêter comme on veut car il rassemble les chroniques qu'il a écrites.
Jean d'Ormesson est un "personnage" et ses interventions sont toujours appréciables. Il fait partie de ceux qui me donnent envie de lire ou de relire des classiques.
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liratouva2
03 juin 2010
J'aime beaucoup Jean d'Ormesson parce que j'ai l'impression de l'avoir toujours connu, parce que j'ai toujours aimé le voir et l'écouter à la télévision, parce que j'aurais bien voulu un père, un grand père, un oncle comme lui, souriant, élégant, cultivé. Cependant, à part le très joli livre pour les plus jeunes: « l'enfant qui attendait un train », je n'ai rpas lu un seul de ses livres complètement. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi.
Celui-ci non plus, je ne le lirai pas en entier bien qu'il soit très intéressant. Ce n'est pas un roman mais un regroupement de ses chroniques à partir de 1969, comme un condensé de sa pensée au fil du temps., une accumulation de billets d'humeur, bref un livre que j'ai feuilleté avec attention et où j'ai picoré des idées qui me plaisent comme celle-ci par exemple: "Je surprendrai peut-être le lecteur en lui assurant que ce que je préfère, c'est me taire.J'ai parfois regretté mes paroles, je n'ai jamais regretté mon silence. Je ne participe pas volontiers aux querelles qui agitent le petit monde des intellectuels parisiens."
J'ai l'impression d'une conversation avec un esprit léger et profond, qui parle de tout avec style et panache.
Lien : http://liratouva2.blogspot.c..
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pasiondelalectura
19 juillet 2014
Ce sont des chroniques du temps qui passe.
C'est une suite de chroniques de Jean d'Ormesson dans Madame Figaro et Le Figaro.
Certaines sont trop anciennes, elles sentent "la resucée".
Le style est impeccable, mais pour certaines les personnages et les situations sont maintenant hors contexte.
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
CombrayCombray20 août 2017
La femme de chambre de la baronne Putbus m'avait longtemps fait rêver. Tous les familiers de Marcel Proust ,et ils sont devenus légion, connaissent l'image de cette "grande fille blonde", "follement Giorgione", dont Robert de Saint-Loup révèle un jour les moeurs faciles au narrateur enfiévré. Ce qu'il y avait d'admirable dans la femme de chambre de la baronne Putbus, dont nous ne sauront jamais le nom, ce n'était pas seulement cette désignation un peu obscure où, comme dans toute l'oeuvre de Proust, se mêlent en parts égales la poésie, le mystère et le comique, c'était encore le fait capital que, telle l'Arlésienne de Bizet, la femme de chambre de la baronne Putbus n'apparaît pas une seule fois en chair et en os dans toute la Recherche du temps perdu. Elle représente, à l'intérieur du roman, un personnage romanesque au deuxième degré et un échelon de plus dans l'imaginaire :elle n'a pas d'autre existence que les fantasmes érotiques du narrateur qui rumine avec un mélange de fascination et de crainte les folles délices qu'il pourrait tirer de ses vices.
Dans cette longue méditation sur l'imagination et les signes qu'est en fin de compte la Recherche, la femme de chambre de la baronne Putbus est un des symboles du songe et des illusions de l'amour. (...)
Le déchiffrement d'innombrables brouillons a mené à une espère d'archéologie de la Recherche du temps perdu et à des découvertes de style presque policier qui ont bouleversé les proustiens.
Une de ces découvertes, qui remonte déjà à quelques années mais à laquelle les ouvrages récents de Philip Kolb et de Maurice Bardèche donnent une nouvelle actualité, jette précisément de nouvelles lueurs sur la femme de chambre de la baronne Putbus et nous donne enfin la clé de l'énigme. Dans les brouillons laissés de côté lors de la rédaction définitive et où la célèbre Albertine n'existait pas encore, le narrateur finissait par retrouver la femme de chambre de Mme Putbus. Elle jouait un rôle assez important, détournait le narrateur de sa grand-mère, le précipitait à Venise et à Padoue, lui valait successivement des remords, des révélations nouvelles et de nouvelles désillusions. Elle constituait en vérité un rouage essentiel dans ce premier état de l'oeuvre qui n'a jamais vu le jour. Ce qui en reste aujourd'hui, où le personnage d'Albertine s'est tellement développé au détriment des autres figures de femmes, fait penser à ces icebergs dont toute la masse secrète est cachée sous la mer.
Qui ne se réjouirait de travaux qui nous renseignent toujours un peu mieux sur les livres que nous aimons et sur leur préhistoire ? Mais au vrai bonheur de savoir se mêle un peu de mélancolie :il me semble que la "grande fille blonde ","follement Giorgione ", me faisait mieux rêver lorsqu'elle n'était que l'ombre d'une ombre, aux fugitives évocations. Nous savons désormais presque tout sur la belle fille qui, dans des ébauches abandonnées, devait se donner enfin au narrateur dans un hôtel de Padoue. Nous voilà bien savants. Tant mieux. Tant pis. Je continuerai à penser à la femme de chambre de la baronne Putbus comme à un songe d'un songe ---un rêve inassouvi dans le grand rêve de Marcel Proust.

Le Figaro, 7 octobre 1971
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CombrayCombray20 août 2017
Proust écrit :"La littérature a pour but de découvrir la réalité en énonçant des choses contraires aux vérités usuelles."
"J'ai eu le malheur, dit encore Proust, de commencer mon livre par le mot je et aussitôt on a cru que, au lieu de chercher à découvrir des lois générales, je m'analysais au sens individuel et détestable du mot."
Conclusion : ce n'est pas tant d'un microscope, comme on le répète si souvent, que ce sert Marcel Proust, mais d'un "téléscope braqué sur le temps" et sur les profondeurs de l'écriture et de l'âme, "là où les lois générales commandent les phénomènes particuliers aussi bien dans le passé que dans l'avenir.

Le Figaro littéraire, 4 novembre 1994.
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PinkCatReadingPinkCatReading08 avril 2016
Qu'est-ce qu'ils nous apprennent, Aragon, et Yourcenar, et Borges, et Cioran, et les autres ? Que, selon la belle formule de Pessoa, la vie ne suffit pas et que la littérature est là pour nous élever un peu au-dessus de nous-mêmes.
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Vidéo de Jean d' Ormesson
Quand Jean d'Ormesson parlait avec émotion de Simone Veil, "ministre et femme" .Le 10 janvier 1975 sur France Culture, Jean d'Ormesson dressait avec émotion le portrait de Simone Veil, à la fois "ministre et femme", alors que Veil était durement attaquée par une partie de la droite sur sa loi permettant l'avortement. Extrait, en partenariat avec France Culture.
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