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ISBN : 2070403971
Éditeur : Gallimard (14/01/1998)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 98 notes)
Résumé :
Avant le tout, il n'y avait rien.
Après le tout, qu'y aura-t-il ? (...) Que seraient les hommes sans le tout ? Rien du tout. Ils n'existeraient même pas puisqu'ils sont comme une fleur et comme un fruit du tout. Nous sommes un très petit, un minuscule fragment du tout. Mais que serait le tout sans les hommes ? Personne ne pourrait rien en dire puisqu'il n'y a que les hommes pour en parler. Le tout, sans les hommes, serait absent et mort.

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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
31 mars 2012
C'est Raymond Devos qui nous a appris en son temps que « rien, c'est déjà quelque chose, puisqu'on peut acheter quelque chose pour trois fois rien… »
Il n'est pas question ici de trois fois rien, mais de presque rien, qui plus est sur presque tout. Vaste entreprise de la part de Jean d'Ormesson qui tente, entre autres, une réponse à la hauteur de la question posée : Qui est l'homme ?… et le temps, et le rien, et le tout…?
Sa réponse est quelque chose comme : « l'homme, dans son unicité – présumée et malgré tout mal assumée - est au choix, presque rien ou presque tout »… ce qui n'est pas très différent au regard de la complexité immense (à moins que ce ne soit la complexe immensité) de l'univers.
Dans un monde qu'il nous décrit comme paradoxal, mais néanmoins ouvert sur le grand champ des possibles, Jean d'Ormesson, grand érudit devant l'éternel, met sa plume au service du tout…dans ce texte qu'il qualifie de « roman du tout ».
Quelques redites par rapport aux ouvrages précédents, quelques faiblesses dans certaines parties scientifiques… Néanmoins un grand Jean d'Ormesson.
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Epictete
13 janvier 2014
J'aime beaucoup Jean d'Ormesson, ceux qui me connaissent le savent.
On lui reproche souvent (c'est aisé en termes de critique) de toujours faire le même roman.
Voilà une exception ! Et j'ai aimé la capacité de jugement de cet auteur toujours aussi étonnant.
Tout est dans le titre.
Que dire d'autre ?
Que de temps en temps, dans un moment de calme, sur un siège bien confortable, c'est un vrai plaisir de se plonger dans ces réflexions.
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Aurel82
24 février 2017
Un D'Ormesson différent des autres. J'aime beaucoup cet auteur même si je trouve qu'il se répète parfois. Mais pas cette fois.
Beaucoup de questionnements dans un style fluide qui lui est propre. On aimera ou on n'aimera pas.
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mouette_liseuse
02 octobre 2014
Ce livre m'est tombé des mains rapidement et pourtant pendant 3 semaines, j'ai essayé de le lire. Les premières pages avec ces rondes de tout et de rien, m'ont énervé. Ensuite moins de tout et moins de rien, mais des petites chroniques sur le temps, l'être, l'homme, ... et même si c'est plaisant, ce n'est pas plus intéressant, on a l'impression de lire une rédaction d'un bon élève qui sait écrire mais se laisse porter par sa technique et quelques connaissances. Mais pourquoi cette obsession sur les diplodocus et Dieu ?
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migo
10 janvier 2008
je ne suis pas une inconditionnelle de J. d'Ormesson, l'homme m'irite parfois mais
je suis subjuguée par la rapidité de son jugement et surtout par son style fluide et élégant. On trouve toujours quelque chose à picorer et à méditer.
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Citations & extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
Aurel82Aurel8210 avril 2017
Pour un esprit, venu d'ailleurs, qui tomberait sur cette Terre et qui en ignorerait tout, l'eau serait un objet de stupeur presque autant que le temps. L'eau est une matière si souple, si mobile, si proche de l'évanouissement et de l'inexistence qu'elle ressemble à une idée ou à un sentiment. Elle ressemble aussi au temps, qu'elle a longtemps servi à mesurer, au même titre que l'ombre et le sable. Le cadran solaire, le sablier, la clepsydre jettent un pont entre le temps et la matière impalpable de l'ombre, du sable et de l'eau. Plus solide que l'ombre, plus subtile que le sable, l'eau n'a ni odeur, ni saveur, ni couleur, ni forme. Elle n'a pas de taille. Elle n'a pas de goût. Elle a toujours tendance à s'en aller ailleurs que là où elle est. Elle est de la matière déjà en route vers le néant. Elle n'est pas ce qu'on peut imaginer de plus proche du néant: l'ombre, bien sûr, mais aussi l'air sont plus si l'on ose dire - inexistants que l'eau.

Ce qu'il y a de merveilleux dans l'eau, c'est elle est un peu là, et même beaucoup, mais avec une délicatesse de sentiment assez rare, avec une exquise discrétion. Un peu à la façon de l'intelligence chez les hommes, elle s'adapte à tout et à n'importe quoi. Elle prend la forme que vous voulez : elle est carrée dans un bassin, elle est oblongue dans un canal, elle est ronde dans un puits ou dans une casserole. Elle est bleue, verte ou noire, ou parfois turquoise ou moirée, ou tout à fait transparente et déjà presque absente. Elle est chaude ou froide, à la température du corps, ou bouillante jusqu'à s'évaporer, ou déjà sur le point de geler et de se changer en glace. Tantôt vous l'avalez et l'eau est dans votre corps; et tantôt vous vous plongez en elle et c'est votre corps qui est dans l'eau. Elle dort, elle bouge, elle change, elle court avec les ruisseaux, elle gronde dans les torrents, elle s'étale dans les lacs ou dans les océans et des vagues la font frémir, la tempête la bouleverse, des courants la parcourent, elle rugit et se calme. Elle est à l'image des sentiments et des passions de l'âme.

Ce serait une erreur que de prêter à l'eau, à cause de sa finesse et de sa transparence, une fragilité dont elle est loin. Rien de plus résistant que cette eau si docile et toujours si prête à s'évanouir. Là où les outils les plus puissants ne parviennent pas à atteindre, elle pénètre sans difficulté. Elle use les roches les plus dures. Elle creuse les vallées, elle isole les pierres témoins, elle transforme en îles des châteaux et des régions entières.

Elle est douce, fraîche, légère, lustrale, bénite, quotidienne, de vie, de rose, de fleur d'oranger, de cour, de toilette ou de table, thermale ou minérale, de Cologne ou de Seltz. Elle peut aussi être lourde, saumâtre, meurtrière et cruelle. Sa puissance est redoutable. Ses colères sont célèbres. Elle porte les navires qui n'existent que par elle, et elle leur inflige des naufrages qui font verser des larmes aux veuves de marins. Lorsqu'elle se présente sous forme de mur, lorsqu'elle s'avance, selon la formule des poètes et des rescapés, à la vitesse d'un cheval au galop, lorsqu'elle s'abat sur les côtes et sur les villes, elle fait surgir du passé les vieilles terreurs ancestrales.

Aussi vieille que la terre, ou plus vieille, plus largement répandue à la surface de la planète, complice des algues, des nénuphars, du plancton et du sel, fière de ses origines, consciente des services qu'elle a rendus à l'homme dont elle a longtemps abrité et nourri les ancêtres, puisque durant trois milliards et demi d'années tout ce qui vit est sous l'eau, elle considère toute matière autre qu'elle-même avec une sorte de dédain. Comme la lumière, elle est nécessaire à la vie. Supprimez l'eau, c'est le désert, la ruine, la fin de tout, la mort. II n'y a pas d'eau sur la Lune. Aussi peut-on assurer que ses paysages sont lunaires.
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born2flyborn2fly05 décembre 2012
Avant le tout, il n'y avait rien.
Après le tout, qu'y aura-t-il ? Que seraient les hommes sans le tout ? Rien du tout. Ils n'existeraient même pas puisqu'ils sont comme une fleur et comme un fruit du tout. Nous sommes un très petit, un minuscule fragment du tout. Mais que serait le tout sans les hommes ? Personne ne pourrait rien en dire puisqu'il n'y a que les hommes pour en parler. Le tout, sans les hommes, serait absent et mort.
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lecassinlecassin31 mars 2012
Voilà ce que je suis, un miracle. À des milliards et des milliards d’exemplaires.
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Malahide75Malahide7528 mai 2013
Le souvenir nous désespère, nous amuse, nous crucifie, nous enchante. Il est à nous, et à nous seuls. Nous sommes capables d'agir sur le présent, mais il nous est extérieur. Nous ne pouvons rien sur le passé, mais il nous appartient. Ce qui est à nous, et seulement à nous, c'est ce qui n'est plus. Tomber dans le passé et dans l'absence n'est rien d'autre que tomber dans la pensée. Les hommes sont les maîtres sans pouvoir de tout ce qui a cessé d'être. Pantelants, déchus, dans les larmes et dans l’impuissance, nous sommes les dieux de l’évanouissement, de la chute implacable dans le néant, du souvenir et du passé.
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Marc21Marc2122 septembre 2013
Chaque matin, le jour revit. Si le monde n'est fait que de matins, si tout le bonheur du monde est dans les matinées, c'est qu'il y a dans le commencement une promesse d'on ne sait quoi et peut-être de presque tout. Si, en dépit de tant de larmes, le monde est une bénédiction, c'est qu'il recommence à chaque instant. La vie n'est qu'une suite de commencements, indéfinis dans le temps. Et le deuxième, le troisième, le centième recommence¬ment, et le cent millionième renvoient au premier et au seul commencement : celui où le tout se dégage du néant.
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Videos de Jean d' Ormesson (94) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean d' Ormesson
Quand Jean d'Ormesson parlait avec émotion de Simone Veil, "ministre et femme" .Le 10 janvier 1975 sur France Culture, Jean d'Ormesson dressait avec émotion le portrait de Simone Veil, à la fois "ministre et femme", alors que Veil était durement attaquée par une partie de la droite sur sa loi permettant l'avortement. Extrait, en partenariat avec France Culture.
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