AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2213701342
Éditeur : Fayard (29/03/2017)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 20 notes)
Résumé :
« Les moustiques viennent de la nuit des temps (250 millions d'années), mais ils ne s'attardent pas (durée de vie moyenne : 30 jours). Nombreux (3 564 espèces), installés sur les cinq continents (Groenland inclus), ils tuent volontiers (750 000 morts chaque année).
Quand ils nous vrombissent à l'oreille, ils ne se contentent pas de pourrir nos nuits, c'est une histoire qu'ils nous racontent : leur point de vue sur la mondialisation. Une histoire planétaire de... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
jalleks
05 avril 2017
Je savais qu'en lisant un tel ouvrage, ça finirait par me démanger.
Un livre qui parle des moustiques, il fallait oser, Monsieur Orsenna.
Quand je lis, j'ai toujours un crayon à papier avec moi pour annoter, souligner, entourer. Je n'ai fait que ça avec la Géopolitique du moustique.
Vous y apprendrez pourquoi le moustique tue, et comment, et pourquoi ?
Et quels sont les enjeux de le combattre ?
Pour info, ou rappel (ça fait froid dans le dos !), le moustique tue 750 000 personnes par an. (bien moins que les hommes qui s'entre-tuent, 475 000).
Une aubaine pour les recherches.
Comment tuer ces petites bêtes, qui lorsque vous les entendez siffler à votre oreille, est un appel à la copulation. Je vous passerai le nombre de fois où madame (celle qui pique) donne naissance à ses rejetons. Vous aurez envie de vivre dans une bulle.
Orsenna nous emmène en voyage, de part le monde. Autant faire court : les moustiques sont partout ! Laissant une cicatrice pour les plus chanceux, ou des fièvres mortelles pour d'autres. La dengue, Kika, Chikungunya, paludisme (qui est revenu en force ces dernières années et Orsenna nous explique pourquoi, mais je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même). Autant de termes exotiques qu'il vaut mieux avoir à éviter de prononcer.
Ne pensez donc pas aller vous protéger dans le nord, bien à l'abri d'une brise fraîche. le réchauffement climatique fait le bonheur de ces petites bêtes.
Eux ne connaissent pas les frontières et ont une capacité d'adaptation hors du commun.
Alors, saluons les chercheurs, notamment de l'Institut Pasteur, qui travaillent d'arrache-pied pour nous éviter de ramener un petit souvenir inattendu des vacances ... Comment les combattre : les éradiquer ? Les stériliser ? Bombarder la planète d'insecticide ? Modifier leur ADN ? Tuer les parasites qu'ils portent et tueurs d'hommes ?
Mais chaque être vivant de cette belle planète bleue, n'est-il pas un maillon de la Vie en général ? Serait-il possible de vivre ensemble ?
Comme l'écrit Orsenna à la fin de l'ouvrage : "La vie est la Start-Up qui a le mieux réussi".
Bref, je savais qu'en lisant ce petit précis, ça me démangerait.
Ça me démangerait de découvrir les autres petits précis d'Orsenna. Vite vite, ma libraire adorée !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          94
hcdahlem
04 août 2017
Erik Orsenna est un vulgarisateur hors-pair. J'imagine qu'il pourrait même rendre l'analyse d'un bottin téléphonique passionnante. Fidèle au modèle qu'il a conçu pour nous expliquer la mondialisation et avec lequel il nous a successivement raconté le parcours d'une balle de coton, suivi le trajet de l'eau ou encore la fabrication du papier, il a cette fois choisi un animal comme figure de proue de la mondialisation: le moustique. À suivre notre académicien avide de savoir, on comprend très vite le potentiel formidable de cet insecte aussi minuscule que terrifiant.
Quelques chiffres suffisent du reste à illustrer la dimension du problème. En 2015, les moustiques ont causé la mort de plus de 800000 personnes, alors que la même année les conflits humains ont tué 580000 personnes. Même un bestiaire à la Prévert qui rassemblerait requins, lions, crocodiles, serpents, chiens, ours ou autres prédateurs n'arriverait pas à la cheville de ces insectes. Au tableau de chasse du moustique on répertorie les victimes du paludisme, de la dengue, du Zika, de la fièvre jaune, du chikungunya pour ne prendre que les parasites et virus les plus connus que transmettent ces espèces qui n'ont sans doute pas encore été toutes découvertes.
C'est dire le potentiel de nuisance de ces minuscules bestioles. C'est dire aussi combien le combat mené sur tous les continents est vital. Avec l'aide et la caution d'Isabelle de Saint-Aubin, Erik Orsenna peut se lâcher et entraîner le lecteur dans cette guerre à l'issue très incertaine, dans un combat où les plus malins ne sont pas forcément ceux qu'on croit (l'adaptabilité des moustiques aux pièges qu'on leur tend est phénoménale), dans une stratégie battue en brèche par le tourisme et les voyages qui rendent possible – voire inéluctable – l'invasion de nouvelles espèces dans des régions jusque-là préservées. le cas du moustique-tigre en est un exemple révélateur.
Très didactique, l'ouvrage est construit sur une série de voyages et d'entretiens qui en le rendent aussi passionnant à lire qu'un roman. Découpé en trois grandes parties, il commence par dresser le portrait des moustiques (Qui sont-ils ?) avant de partir sur leurs traces (Où sont-ils ?) puis de détailler les recherches en cours (Comment s'en débarrasser?). Si le but du livre n'est pas de gâcher les vacances du lecteur, il faut bien reconnaître que les différentes techniques d'éradication, des recettes de grand-mère aux techniques utilisant la génétique, montrent toutes leurs limites.
Puis-je me permettre de vous suggérer l'achat d'un moustiquaire avant d'attaquer cet essai passionnant ? Car si vous avez besoin d'être rassurés, je ne vois guère que cette solution. le très intéressant dossier complémentaire mis en ligne par l'Institut Pasteur n'étant pas vraiment susceptible de vous rassurer, au moins à court terme. Bzzzz, bzzzz !

Lien : https://collectiondelivres.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
micky05
20 juillet 2017
Voici un livre que l'on pourrait trouver distrayant de par sa démarche et sa présentation. Pourtant le sujet abordé est des plus graves. Erik Orsenna aidé d'une cohorte de spécialistes des moustiques et autres bactéries et virus souvent mortels et responsables de gigantesque pandémie comme la malaria, nous fait participer de cette collaboration qui lui a permis d'écrire ce récit porteur d'informations sur ce cataclysme souvent mal évalué qu'est le réchauffement de la planète.
L'écriture d'Éric Orsenna est toujours agréable et singulière à la fois. Il aime à nous faire voyager avec lui au sein de ces contrées tropicales, chaudes et humides où les différents diptères, Aèdes et autres Culex, surtout de la gent féminine se gavent de notre sang afin de pondre leurs oeufs dans des niches humides favorables au développement de leurs larves puis de leurs nymphes. Pas le moindre petit point d'eau imaginable n'y manque. L'intérieur d'un pneu peut très bien faire l'affaire et l'animal traversera les océans. On ne s'étonnera donc pas de leur prolifération phénoménale et de leur développement.
Mais c'est surtout par sa capacité d'adaptation, qui lui confère une aptitude à créer des espèces résistantes à toutes les tentatives de destruction, que l'insecte nous sidère. À y regarder de plus près, l'Homo sapiens, et sa prétention à croire qu'il a tout compris participe de ce dérèglement plus souvent qu'à son tour. Abandonnant certains traitements en cours de route, minimisant l'extraordinaire faculté que les mutations offrent à l'évolution adaptative, notre espèce paie le prix fort et n'en a pas fini avec ce petit animal ailé qui est peut-être bien en passe de gagner cette bataille.
Il s'agit bien entendu d'un livre de vulgarisation. Et comme toujours dans ce cas certaines parties souffrent d'une simplification abusive quand d'autres gagneraient à être détaillés. Une relecture se serait avérée parfois bien utile comme par exemple celle des schémas montrant la transmission « normale » et la transmission « forcée » de gènes de résistance qui est incompréhensible puisque tous les moustiques sont représentés de manière identique.
Alors ne retenez pas ce détail si vous lisez ce livre et contentez-vous d'y prendre tout le plaisir qu'il mérite et de pousser la réflexion sur la mondialisation de maladies plus indésirables portées par ce vecteur à l'égard duquel une prophylaxie aussi efficace que celle qui a permis l'éradication de la variole s'impose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
arttle
12 septembre 2017
A nouveau, Erik Orsenna nous embarque pour un tour du monde. Cette fois-ci le fil conducteur est le moustique.
Il nous parle aussi bien d'entomologie, de niche écologique, des maladies dont il est le vecteur que de la manière dont les gens vivent avec le moustiques de par le monde.
On finit le livre, si ce n'est en aimant le moustique, du moins avec l'idée qu'il fait partie de notre quotidien, et qu'il faut savoir vivre avec et non chercher à le détruire.
Commenter  J’apprécie          00
Ecureuil
11 juin 2017
Pour cette quatrième partie de son "petit précis de mondialisation", Erik Orsenna examine la vie des moustiques. Ou plus précisément de la relation qu'ils entretiennent avec l'homme : parfois simplement agaçants, parfois carrément dangereux quand ils transmettent des maladies.
La formule d'Orsenna reste la même, pourquoi changer une équipe qui gagne ? le texte est un délicieux mélange de littérature et de science, articulé dans des chapitres courts, accessibles à tous les curieux (pas besoin de compétences scientifiques particulières). Et, à nouveau, on voyage en compagnie de l'auteur à travers le monde. Et on se dit qu'on adorerait partir plus souvent avec lui !
Commenter  J’apprécie          00

Les critiques presse (3)
Lexpress15 mai 2017
Le long de son périlleux voyage aux pays des moustiques Erik Orsenna apprend que "comme les êtres humains, les Aedes voyagent, veulent vivre et se reproduire. Et, surtout, ils s'adaptent."
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro05 mai 2017
Erik Orsenna a ce don rare, savoir célébrer le chant du monde comme lire sa carte. Sa soif de comprendre la planète est inextinguible.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique26 avril 2017
Passionnant et inquiétant.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem04 août 2017
Si certains parviennent tant bien que mal à la cinquantaine, la plupart d’entre eux, à commencer par les moustiques, ne vivent pas longtemps. En d’autres termes, ils ne sont pas embarrassés par leurs vieux. À peine ont-ils at teint la pleine force qu’ils ont la décence de mourir pour laisser la place aux jeunes. On pourrait objecter qu’ils perdent ainsi en expérience. Ce manque est pallié par leur très longue présence sur la Terre : en quatre cents millions d’années, certes on prend son temps, mais on s’adapte à tout !
Quand la dynamique de l’espèce l’emporte sur la revendication de l’individu, il y a gros à parier que la vitalité générale y gagne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
MadeMoiZeleMadeMoiZele13 juillet 2017
Et MERCI au coup de pied aux fesses reçu d'un Prix Nobel.
"Qu'un ignorant tel que toi occupe le fauteuil de Pasteur à l'Académie française, c'est une honte ! Soigne-toi!"
Ce Nobel s'appelait François JACOB.
Ce livre fait partie de mon traitement.
Commenter  J’apprécie          20
MadeMoiZeleMadeMoiZele13 juillet 2017
Rappelons-nous les statistiques: l'homme est, juste après le moustique, l'animal le plus meurtrier pour l'homme. Les requins tuent dix personnes chaque année. Les loups dix aussi; les lions, cent, comme les éléphants; cinq cent pour les hippopotames; mille pour les crocodiles; deux mille pour les ténias; dix mille pour les escargots d'eau, les punaises, les mouches tsé-tsé; vingt-cinq mille pour les chiens; cinquante mille pour les serpents...
Mais bravo les moustiques! Sept cent cinquante mille morts humaines à votre tableau de chasse! Nous, humains, méritons aussi quelques applaudissements; quatre cent soixante-quinze mille personnes tuées par la main de l'homme chaque année.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MadeMoiZeleMadeMoiZele13 juillet 2017
... il n'y a pas de rentes dans la nature, donc dans la vie. Pas de situations pour toujours acquises. Pas de victoires à jamais remportées. La vie n'est qu'une longue suite de remises en cause. Pour une simple raison: tout le monde veut vivre. Alors, quand nous inventons une drogue pour tuer ceux qui nous dérangent, figurez-vous que ces minuscules bêtes résistent. Et, pour résister, elles mutent. Nous nous retrouvons comme des idiots avec nos médicaments devenus inutiles puisque leurs cibles ont changé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MadeMoiZeleMadeMoiZele13 juillet 2017
Ainsi, croyons-nous chaque fois avoir trouvé le remède miracle et définitif. Mais, chaque fois, les parasites trouvent une parade.
Car leur volonté de vivre vaut bien la nôtre.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Erik Orsenna (103) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erik Orsenna
La Fontaine d'Orsenna. Membre de l'Académie française, Erik Orsenna publie « La Fontaine, une école buissonnière » chez Stock. Un livre dans lequel il raconte la vie de celui qui pour beaucoup reste le plus grand poète français. Découvrez également les lectures Christian Hecq et Micha Lescot, de la Comédie-Française, qui reprennent tour à tour des fables de Jean de la Fontaine comme « L'Huître et les plaideurs ».
autres livres classés : moustiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Erik Orsenna, presque...

Erik Orsenna est un pseudonyme ?

vrai
faux

5 questions
75 lecteurs ont répondu
Thème : Erik OrsennaCréer un quiz sur ce livre