AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782234074200
144 pages
Éditeur : Stock (24/04/2013)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 187 notes)
Résumé :

Après La grammaire est une chanson douce (2001), Les Chevaliers du subjonctif (2004), La Révolte des accents (2007) et Et si on dansait ? (2009), La Fabrique des mots clôt la balade d’Erik Orsenna au pays de la grammaire française.

" Il y a des histoires qui sont des déclarations de guerre. Voilà pourquoi, moi, Jeanne, je me suis tue. J'ai préféré attendre que le temps passe. J'étais petite, à l'époque, dix ans et quelques mois. Mais l'heure e... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Jolap
  20 janvier 2019
« Venez près de moi. Maintenant, je me méfie des mots. On a beau fermer portes et fenêtres, ils circulent dans l'air. Allez plus près…. »
Amis de babelio, venez ! C'est un peu votre histoire ! C'est aussi de votre passion dont l'auteur parle dans cet ouvrage. Vous êtes concernés, vous qui alignez les mots de votre mémoire et de votre imagination, vous qui résidez à plein temps au « Royaume enchanté de la langue française ».Vous qui maniez la plume avec tellement de brio, tellement de conviction, tellement de savoir-faire. Vous qui m'enchantez, qui m'intéressez, qui me scotchez devant mon ordinateur me faisant oublier que j'ai tant de choses à faire…
Vous qui n'avez peur de rien, ni de la grammaire, ni de l'étymologie, ni du premier ou du second degré, du sens caché, du danger de tomber dans le pathos ou de monter en puissance, de la violence, des sentiments tellement complexes tout cela en suivant la route des mots tout comme en son temps d'aucuns suivaient la route de la soie avec la même quête, le même besoin, revenir chargé de richesses infinies, vous pouvez vous faire plaisir vraiment en parcourant ce petit livre tellement évocateur.
Sous ses faux airs naïfs, il soulève bien des questions : Les mots autorisés, les mots oubliés, les mots censurés. Les mots qui ouvrent ou ferment les frontières, qui dénoncent, qui trahissent, qui aiment ou qui haïssent.
Rédigé par un membre De l'Académie Française ce petit livre a fière allure. Il a tout d'un grand.
Officiellement je pense qu'il est destiné aux enfants et aux jeunes mais il a les mêmes vertus que Tintin. Je le vois solidement installé dans les mains de lecteurs de sept à soixante-dix-sept ans. D'ailleurs pourquoi soixante-dix-sept seulement ?
Et vous savez ce qu'il dit Erik Orsenna ? Il dit qu'un mot qui s'ennuie est prêt à tout. Il pourrait même faire la grève, refuser de remplir son rôle de messager bien docile. Et bien ça je ne l'ai pas cru. Ma fabrique de mots préférée c'est Babelio. Jamais une panne, jamais de grève, jamais d'ennui. Les mots racontent, racontent c'est incroyable ! Parfois même je découvre un nouveau mot. « Des mots qui ne racontent pas à quoi voulez-vous qu'ils passent leur journée ? ……
Dans vos nombreuses critiques les mots sont bien rangés. Il y a des tournures insolites, des traits d'humour, une phrase qui émeut, un billet tellement bien écrit qu'on le croirait sorti tout droit de chez un éditeur. D'ailleurs Ils sont plébiscités. Ils sont victorieux. Ils ont séduits. Ils ont transmis. de temps en temps ils ont refait le monde.
Pssssst……restez encore une seconde. L'auteur a rajouté que d'accord c'est nous les humains qui avons créé les mots, mais que ce sont les mots en retour qui n'ont pas cessé de nous inventer. Vous êtes d'accord avec ça Babeliots et Babeliottes ?
« Que serait l'amour sans mots d'amour ? »
Alors je vous dédie ma lecture. A mes amis qui, en écrivant et en m'écrivant, me donne une pêche d'enfer. A tous ceux que je lis parfois avec bonheur mais qui ne sont pas mes amis dédiés, parce que mon temps est limité et que je ne pourrais pas entretenir des échanges satisfaisants. J'aimerai bien augmenter ma liste mais….. le temps qui file à la vitesse de l'éclair. Ce n'est pas un vain mot… Je dédie aussi cette lecture à celles et ceux avec qui j'ai eu le grand plaisir d'échanger et qui ne sont plus là.
J'ai pensé à vous en lisant chaque ligne de ce livre. A toutes les idées que vous m'avez données et qui ont nourri habilement mon désir de lire des mots enchaînés, endiablés, poétiques mais tous témoins acharnés ou acteurs convaincus d'histoires, de fabuleuses histoires.
Je m'immerge dans La fabrique des mots d'Erik Orsenna et j'y sens l'opportunité de vous dire à tous un très grand MERCI .

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6542
FredMartineau
  02 novembre 2019
La fabrique des mots est à l'avenant des autres opus de la série, qui traitent de la langue française ; ce livre est enrichissant, poétique et pédagogique. Je suis un inconditionnel d'Erik Orsenna, je lui suis si reconnaissant de m'avoir donné envie d'écrire, sans que je puisse prétendre, bien sûr, égaler son talent ou la qualité de sa plume. La lecture de L'exposition Coloniale fut un ravissement ( pas celui de Lol V Stein), qui déclencha mon désir de raconter des histoires...
Commenter  J’apprécie          553
fanfanouche24
  15 novembre 2014
Une lecture jubilatoire d'une nuit… un petit ouvrage qui était dans ma liste depuis un long moment. Je suis ravie d'avoir pris le temps de parcourir ce « faux livre jeunesse »… livre de fables pour les jeunes de 4 à 99 ans et plus !!! pour tous ceux qui aiment les mots, leur magie, leur origine, leur signification première… et je ne peux m'empêcher de songer à un autre passionné-boulimique de la langue : Claude Duneton, qui m'a souvent enchanté par ses recherches sur les mots argotiques ou populaires…avec une facétie et une érudition malicieuses, toutes pareilles à celle d'Eric Orsenna....
Réflexions sur les mots, leur importance pour relier les hommes, parler de la « diversité du monde » , mais aussi de la « diversité des sentiments »…
Une foule de précisions étymologiques…. Dont celle , justement du terme, qui nous interpelle ici, et que je retranscris, tant j'en ai été surprise, par simple inattention et ignorance de ma part. La langue nous joue des tours… et change de « costume » au fil du temps….
« le plus étrange, c'est que le mot Mot, si je puis dire, vient du latin -muttum- dont on a tiré Mutisme, l'"absence de parole". Drôle de destin pour le mot Mot, qui sert à parler.... »(p.36)
Un texte à la fois amusant et instructif… qui nous fait réfléchir à ces mots que nous utilisons, aimons, malmenons au quotidien, sans plus y faire attention… ‘Une lecture savoureuse, joyeuse, qui nous dit avec talent et malice, à quel point nous avons la chance d'être des « êtres de paroles » , qui peuvent échanger, communiquer avec les autres, avec plus ou moins de talent ou surtout d'attention !!
Je termine cette mini-chronique, après déjà plus de 20 critiques aussi excellentes les unes que les autres..., par ces deux extraits qui me touchent plus particulièrement....Ce mince texte m'a "réveillée" salutairement en quelque sorte... je PROMETS.....je porterais une attention accrue aux "mots que je choisis" chaque jour, pour aller vers les autres et le monde extérieur !!
« -Les mots sont des armes.
-Ou des déclarations d'amour.
-Des outils pour comprendre.
-Ou pour faire.
-Ou pour refuser de faire. (p. 36-37) »
Il fallait, au contraire, rappeler ce que nous devons aux mots, nous qui les respectons si mal alors qu'ils sont nos plus vieux , nos plus divers et nos plus fidèles amis.
D'accord, c'est nous, les humains qui avons créé les mots.
Mais eux, en retour, ils n'ont pas cessé de nous inventer.
Que serait l'amour sans mots d'amour ? (p. 126)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          431
cicou45
  19 avril 2014
Un joyeux petit ouvrage qui se lit très vite, plutôt destiné à la jeunesse il est vrai (et cela en raison des nombreuses illustrations assez naïves qui accompagnent ce texte) et pourtant...
Erik Orsenna nous emmène une fois de plus dans sa passion pour la langue et le grammaire mais en s'intéressant tout particulièrement ici aux mots. Il est vrai, que ferions-nous sans eux ? Que ferions-nous si nous ne pouvions plus appeler un chat un "chat"? Eh bien, c'est pourtant ce qui arrive aux habitants de cette petite île dont le dictateur Nécrole prononce son fameux discours dans lequel il proscrit toute utilisation de mots qu'il a jugés 'inutiles". Pour lui, la liste des mots autorisée se réduite au nombre ridicule de douze, et qui plus est, ce sont tous des verbes.
Aussi, l'ambiance est-elle à ce point tendue que la classe de Mademoiselle Laurencin, l'institutrice de cette petite île a décidé de déclarer la guerre au dictateur, une guerre pacifiste bien sûr et dont le seul but est de pouvoir récupérer leurs mots, de les sauver et de les préserver...
Une sorte de conte dans lequel le lecteur se régale de voir ces enfants jongler avec les racines, les préfixes et les suffixes mais dans lequel il apprend également, à mon goût, la tolérance car beaucoup de mots que nous employons tous les jours sont d'origine ancienne ou bien étrangère. Un vrai petit régal à découvrir et à faire découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          460
meeva
  18 août 2015
Agréable petit livre.
Un livre jeunesse qui se prend pour un grand.
Ou un livre de grand qui se croit encore jeune.
Bon, pour les enfants, les jeunes, je ne sais pas trop. Parce qu'il faut concilier le niveau de lecture et l'intérêt de lecture.
Mais à 37 ans, avec deux ou trois heures devant soi, alors là, pas de problème.

Quand j'étais ado, c'est le soir à table qu'on usait le plus des dico.
Parce qu'au cours des discussions, il fallait préciser ses pensées et savoir exactement le sens des mots qu'on employait. le « Larousse » n'était jamais à la hauteur face au « petit Littré » que dégainait mon père comme l'arme absolue. Quelques armes secrètes attendaient leur tour sur l'étagère, « le dictionnaire des mots obsolètes », « le dictionnaire de l'argot »…
C'est ce qui m'a donné le goût des mots.

Aujourd'hui, cela me permet de dévorer ce genre de petite historiette dont les mots sont des personnages à part entière. Écrit dans une langue bien sûr soignée, tout en restant simple, surtout que le roman est ponctué de dialogues. Erik Orsenna distille dans l'histoire les informations sur les racines, préfixes, suffixes, l'origine des mots…

Juste ce qu'il me fallait comme lecture.
Les mots dits sont bénis !


D'autres amoureux des mots :
« […]
Des morues pour les poissonniers
Et des mochetés pour les pas bien beaux
Des mots perdus pour les paumés
Des mots en l'air pour les oiseaux
Des mots de passe pour les méfiants
Et des mots clés pour les prisonniers
Des mots pour rire pour les enfants
Des mots tabous pour l'taboulé
[…] »
Extrait de « Les mots », La rue Ketanou :
https://www.youtube.com/watch?v=JahdXT7tfUE&list=RDoVhzXTbyVSk&index=5
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          245


critiques presse (1)
LaLibreBelgique   18 juin 2013
C’est bien des mots et de leur étymologie qu’à l’intention des grands enfants que nous restons à tout âge, il traite dans son dernier opus.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   14 novembre 2014
-Dans beaucoup de pays, à beaucoup d'époques , des autorités, des religieux, des politiques se sont méfiés des livres. Alors ils les ont brûlés. ce que nous sommes en train de vivre est pire.
-Que veux-tu dire ?
- Si nous perdons nos mots, plus besoin d'incendier les livres, personne ne pourra plus rien raconter. Et sans raconter, comment-voulez vous comprendre ? (p.39)
Commenter  J’apprécie          180
fanfanouche24fanfanouche24   15 novembre 2014
Où l'on décevra forcément beaucoup ceux qui espéraient gagner beaucoup d'argent avec les mots....

-Maîtresse, maîtresse, quand on invente un mot...
-Oui, Johann ?
- Est-ce qu'on en est propriétaire ?
-Bien sûr que non !
-Ah bon ? Je rêve ! A qui est-il alors ?
- A tout le monde.
-On ne gagne pas d'argent grâce à lui ? Même s'il est très intelligent ou très drôle et qu'il est utilisé chaque jour par des milliers, des millions de gens ?
- Même dans ce cas.
- Alors à quoi ça sert de se casser la tête pour inventer ?
-Ca sert à la fierté.
- Comment ça, la fierté ?
-C'est se sentir plus grand qu'on ne le croyait. (p.84)

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
FredMartineauFredMartineau   02 novembre 2019
Alors, vous comprenez ce qu'est notre langue, je dirais plutôt qui est nôtre langue ? Un être vivant, qui vient de très avant dans le passé et qui d'année en année s'enrichit d'innombrables cadeaux venus des autres langues.
Commenter  J’apprécie          212
fanfanouche24fanfanouche24   15 novembre 2014
-Vous voyez comme c'est drôle : au début, Réussir, c'était trouver la sortie. Aujourd'hui, c'est se protéger pour que personne n'entre !
Quand il riait, ses rides s'effaçaient, il rajeunissait , lui aussi remontait dans le temps, vers l'origine des mots. (p.24)
Commenter  J’apprécie          170
Laura94Laura94   09 janvier 2015
-Dans beaucoup de pays, à beaucoup d'époques, des autorités, des religieux, des politiques se sont méfiés des livres. Alors ils les ont brûlés. Ce que nous sommes en train de vivre est pire.
-Que veux-tu dire?
- Si nous perdons nos mots, plus besoin d'incendier les livres, personne ne pourra plus rien raconter. Et sans raconter, comment voulez-vous comprendre?
Commenter  J’apprécie          100

Videos de Erik Orsenna (131) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erik Orsenna
L'épidémie de Coronavirus continue de gagner du terrain. Alors que deux nouveaux décès ont été recensés en France hier, l'inquiétude s'intensifie. Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, a déclaré qu'il était peu probable que la France échappe au stade 3, stade maximum du plan de lutte contre l'épidémie. Devant un tel constat, la communication et les mesures adoptées par le gouvernement sont-elles la hauteur pour ralentir le sentiment de panique qui s'installe ? Que dit la gestion de l'épidémie de la mondialisation ? Pour en parler, nous recevons Erik Orsenna, membre de l'Académie Française au siège de Pasteur, (ambassadeur de l'Institut Pasteur et du réseau international, écrivain, auteur notamment de « Géopolitique du moustique : petit précis de mondialisation 4 », éd. Fayard) et Jean-François Chambon, médecin clinicien spécialiste de l'infection par le VIH/Sida (et directeur de la communication à l'Institut Pasteur sont nos invités pour discuter de ces sujets).
L'Invité des Matins de Guillaume Erner - émission du 6 mars 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/saison-26-08-2019-29-06-2020
Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/¤££¤24De Coronavirus9¤££¤6khzewww2g/?sub_confirmation=1
Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture
+ Lire la suite
autres livres classés : étymologieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Erik Orsenna, presque...

Erik Orsenna est un pseudonyme ?

vrai
faux

5 questions
90 lecteurs ont répondu
Thème : Erik OrsennaCréer un quiz sur ce livre

.. ..