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ISBN : 2213634653
Éditeur : Fayard (22/10/2008)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d'eau ? Assez d'eau pour boire ? Assez d'eau pour faire pousser les plantes ? Assez d'eau pour éviter qu'à toutes les raisons de faire la guerre s'ajoute celle du manque d'eau ?

Dans l'espoir de répondre à ces questions, je me suis promené. Longuement. Du Nil au Huang He (Fleuve Jaune). De l'Amazone à la toute petite rivière Neste, affluent de la Garonne. De l'Australie qui meurt de soif aux îles du Bra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
bgn
  04 octobre 2012
Ce petit précis de la mondialisation se lit comme un roman : point d'exposé indigeste, mais une série d'histoires exemplaires, et l'on reconnaît ici la patte de l'écrivain. Erik Orsenna est un formidable conteur, un popularisateur, comme il aime se définir.
Les chiffres affolent, bien sûr : 2,6 milliards d'être humains vivent sans système d'évacuation des eaux usées, 25 000 êtres humains meurent chaque jour faute d'eau,dont la moitié sont des enfants. Mais au-delà de ces chiffres alarmants, Erik Orsenna nous parle de l'eau dans tous ses états et du quotidien des différentes populations. L'avenir de l'eau n'est pas un essai théorique, coupé de la réalité. Bien au contraire. C'est en exposant des situations concrètes qu'Erik Orsenna veut nous faire passer son message ; à travers ses mots et ses exemples nombreux, nous comprenons les problèmes complexes qui se nouent autour de l'eau.
Il y a bien sûr les maladies qu'elle véhicule : le choléra fait encore des ravages à Calcutta alors que les solutions existent et sont d'une simplicité désarmante.
L'eau est à l'origine d'inégalités criantes : géographiques et climatiques - quelle chance nous avons de vivre dans un pays au climat tempéré, au relief diversifié, nous qui n'avons jamais eu jusque-là à lutter pour préserver cette ressource ! Mais au-delà ce ces inégalités "naturelles", il y a aussi des contrastes choquants : un habitant de Las Vegas consomme 1000 litres par jour quand aux portes du désert de Namibie la population tente de récupérer l'eau contenue dans l'atmosphère puisqu'il ne tombe que 20 millimètres par an.
Mais l'eau est une arme cruelle aux mains des politiques : partout dans le monde, des fleuves sont détournés pour irriguer les plantations, sans se soucier qu'ils soient taris en arrivant en bout de course et assoiffent les habitants des pays voisins ; pendant les guerres, certains généraux prirent la décision d'inonder des plaines entières et les populations qui vivaient là ; entre Israël et la Palestine, l'eau est devenue l'objet de toutes les tensions.
Et pourtant, l'eau est aussi capable de réunir autour d'elle le meilleur.
Conclusion, cet Avenir de l'eau est passionnant et nous permet de mieux comprendre l'état de notre planète.
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folivier
  21 mai 2018
Seconde étape de l' "enquêteur-voyageur" Erik Orsenna.
A chaque fois l'application du même principe, se déjouer des idées reçues, des idéologies, des concepts, des "y-a qu'a" "faut qu'on", aller voir sur place, rendre compte de la complexité des situations, constater, comprendre, pointer les injustices, les inégalités, et mettre en avant les hommes et femmes de bonne volonté, les idées nouvelles, les tentatives de solutionner localement des problèmes devenus mondiaux.
Dans ce tome, Erik Orsenna aborde le problème de l'eau.
Sa trop grande abondance dans certains endroits de la terre (Bangladesh par exemple) et sa rareté ailleurs. L'eau source de vie, bien commun universel, mais nécessitant des moyens énormes industriels, économiques, politiques et financiers pour irriguer, canaliser, traiter l'eau, dépolluer, modifier nos comportements de consommation.
Une nouvelle fois, comme pour le tome 1 sur le coton, Erik Orsenna montre l'ambiguïté dans laquelle se trouve nos sociétés, et tout particulièrement l'égoïsme des sociétés occidentales et libérales où notre "bonne vie" dépend du malheur de centaines de millions d'autres êtres humains et de la destruction d'immense région du globe.
Il pointe également les conséquences de la raréfaction de l'eau et des luttes vitales pour la maîtrise et le contrôle des sources, des fleuves, qui en découlent de nombreux régions du monde. L'eau arme politique, diplomatique.
Le recueil, construit par très courts chapitres, semble n'être que la mise en forme littéraire des notes prises par l'auteur. il manque de mon point de vue comme d'ailleurs pour le tome 1 un fil conducteur, un propos clair. Certes, Erik Orsenna donne quelques lignes de conclusion assez générale, constatant sans vraiment se révolter, alertant, c'est déjà un premier mérite, s'en s'engager réellement.
Ouvrage intéressant, pédagogique, à nous d'en tirer les conclusions et d'agir...
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sylvie
  31 janvier 2009
Quand j'ai vu ce titre proposé par l'opération masse critique, j'ai été tentée...
Je trouve que le projet de ce livre est en lui même extrêmement exaltant : partir en voyage pendant deux ans autour du monde pour rencontrer H2O dans tous ses états et tenter de nous en donner un portrait vivant et conforme à la réalité du monde tel qu'il est aujourd'hui est un beau challenge...
J'ai été tout à fait conquise par la forme donnée à cet ouvrage, qui veut être un livre de vulgarisation en géopolitique attrayant, et qui y réussit à merveille, puisque j'ai lu avec grand plaisir et sans jamais m'ennuyer ces 400 pages au sujet très sérieux dont je ne suis pas du tout spécialiste...
Je suis entrée dans ce livre comme on lit un récit de voyage, et je ne l'ai pas lâché, tellement les paysages, les rencontres et les situations parfois cocasses ont attisé ma curiosité et l'ont maintenue jusqu'au bout... C'est à dire vers la poursuite de cette lecture sur le blog qui la prolonge.
Il faut dire que la plume d'Erik Orsenna y est pour beaucoup. Claire et limpide, comme on rêve souvent son sujet, elle est aussi précise, malicieuse, et... brillante!
Pourtant, quelques fois, j'ai été un peu gênée, agacée, par certains propos...
Comme Laurence, qui a beaucoup aimé, mais qui regrette que les positions de l'auteur ne soient pas assez tranchées, j'ai été remuée dans certaines de mes convictions devant l'insistance avec laquelle l'auteur ne prend jamais parti pour une solution politique ou une autre.
A cet égard, il semble être d'un pragmatisme tellement exemplaire, qu'il en devient un peu gênant...
Ma lecture de l'étude critique de Thierry Ruff sur ce livre m'a confortée dans ce sentiment : pour moi, sans y connaître grand chose, l'eau, élément vital par excellence, est un bien commun qui ne devrait pas être géré par des sociétés privées dont le but est le profit mercantile.
Comme Monsieur Ruff, je n'ai pas aimé non plus la manière quasi irrévérencieuse de traiter la Fondation France Liberté de Danielle Mittérand dont l'un des combats est de défendre
le droit pour tous à disposer d'une eau potable, libre et gratuite....
Bref, j'ai aimé lire ce livre très bien construit et admirablement écrit, il m'a remuée et m'a fait réfléchir...
Au bout du compte, il m'a aussi aidée à conforter mes convictions même si ça n'est pas toujours dans le sens de Monsieur Orsena...
des liens et des vidéos sur le blog
Lien : http://sylvie-lectures.blogs..
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bina
  10 juin 2012
Dans cet ouvrage, Erik Orsenna est comme d'habitude un fabuleux conteur, qui nous promène autour du monde, d'un excès à un manque d'eau, pour un constat : l'eau mérite toute notre attention.
L'auteur observe, prend des notes, questionne, mais ne propose pas de solution. Il porte à notre connaissance ce qui fonctionnent par endroit, à nous d'agir par la suite localement. L'eau est en effet un problème local, en fonction des conditions climatiques, du sol, des productions agricoles, ou des usages industriels. L'usage de l'eau n'est pas uniforme à l'échelon d'un Etat, elle l'est donc encore moins au niveau de la planète.
Certaines critiques précédentes de cet ouvrage déplorent justement le fait que nous ayions sous les yeux une succession de solutions de ce qui se fait de part le monde, sans prise de position. Nous dire ce qui se fait ailleurs est le travail du messager, il est rapporteur de connaissances. C'est ensuite à nous, citoyens, de nous investir. N'oublions pas qu'Erik Orsenna est un économiste, mais pas un spécialiste de l'eau. Son rôle est de questionner, et de transmettre.
Sécheresse, inondations ravageuses, réservoirs, barrages, hydroélectricité, usines de dessalement, arrosage amélioré, changement de culture, sélection des plantes, gestion de l'eau par Véolia ou Suez, lombri-station d'épuration ou guerre de l'eau, tous les sujets sont abordés et montrent à quel point le sujet est vaste et délicat.
A lire, et à mettre en parallèle avec tout ce qu'on peut entendre ou lire actuellement sur le sujet dans différents médias. Cette thématique mériterait d'être réactualisée dans quelques années, pour voir ce que l'homme à compris, et comment il a décidé de se prendre en main.
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MicheleTurbin
  15 février 2015
« L'avenir de l'eau » est le 2ème petit précis de mondialisation d'Erik Orsenna. Cet ouvrage fait suite à « Voyage au pays du coton » mais il est aussi très proche par le sujet et le personnage principal du « Portrait du Gulf Stream »
C'est clair comme de l'eau de roche, Orsenna est un passionné. Il cherche à tout connaître de l'eau.
« Certains passionnés se contentent de la fascination : ils ne font rien pour connaître vraiment l'objet de leur passion. Mais j'avoue que je tiens les passionnés de cette première catégorie pour des paresseux ou, pire, pour des peu confiants. Quelques chose me dit qu'ils redoutent de trop apprendre. Comme ceux qui font l'amour toutes lampes éteintes, ils craignent que trop de lumière n'éteigne leur flamme. »
Il est aussi académicien, c'est dire si sa plume coule de source ! Son humour allège le terrible témoignage.
« J'avais traversé la moitié de la planète pour assister à la pire des sécheresses, et voici qu'il pleuvait. »
Mais il est breton aussi et, bercé la complainte de l'eau salée, il a tellement humé le parfum de la bruine que c'est avec un amour mi-filial, mi-passionnel qu'il nous dévoile les mille et un aspects de ce personnage essentiel à la Vie.
Erik Orsenna nous amène à la rencontre de l'eau à travers temps et continents, des pires sécheresses aux plus cruelles inondations, de la soupe originelle aux problèmes mortels des pollutions et du bouleversement climatique d'aujourd'hui.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
lanardlanard   22 juillet 2014
Réchauffement global ou crises régionales

Première erreur, généralement commise: l'eau n'est pas le pétrole. L'eau est une ressource renouvelable. Pour comprendre l'eau, il ne faut pas comprendre gisement, mais cycle. Le risque n'est donc pas que s'épuisent des gisements, mais que se dérègle des cycles. La déforestation, par exemple, dérègle un cycle et réduit les pluies.
Deuxième erreur, elle aussi généralement commise: le réchauffement global ne va pas diminuer la quantité d'eau disponible, mais l'accroître. L'intensification de l'effet de serre va augmenter la rayonnement solaire à la surface du globe. En conséquence, l'évaporation aura tendance à s'amplifier. Plus d'humidité dans l'air se traduit par davantage de précipitations.
Troisième et quatrième erreurs: croire à la régularité, croire à l'égalité. Par sens moral tout autant que par paresse intellectuelle, on voudrait penser que ce surcroît de précipitations se répartira régulièrement sur toute la planète.
Des mécanismes complexes, qui impliquent le jeu des courants d'air dans l'atmosphère, font qu'il n'en sera rien. La violence et l'injustice triompheront. Des canicules alterneront avec des déluges. Les régions déjà bien arrosées seront inondées. Les zones arides recevront moins encore.
Un point de vue global ne raconte rien d'utile. Pour servir à quelque chose, toute analyse doit se référer à des réalités locales. D'un bout à l'autre de la planète, les saisons, par exemple, ne se ressemblent pas;
Les seules généralités qui pourraient être avancées sont celles-ci: une augmentation globale du nombre de jours secs et, dans les deux hémisphères, une dérive vers les pôles des zones arides.
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sylviesylvie   31 janvier 2009
Peu à peu, j’ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J’ai vu s’aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j’ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées. J’ai vu des illusions et des férocités à l’oeuvre. De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter.
Un habitant de la planète sur six continue de n’avoir pas accès à l’eau. Un sur deux vit sans système d’évacuation.
Pourquoi ?
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lanardlanard   22 juillet 2014
Nous voici maintenant en au cœur de l'Asie. Le Laos, proche de l'Himalaya et traversé par des cours d'eau puissants, dispose d'un grand potentiel hydroélectrique, largement supérieur à ses besoins de pays encore rural et guère peuplé. Sa voisine la Thaïlande est, au contraire, avide d'énergie. Installé sur la rivière Nam Theun, un grand barrage permettra de fournir 1070 mégawatts, dont 1000 seront exportés. Les royalties et les taxes diverses engendrées par ce commerce approcheront les 30 millions de dollars chaque année durant vingt-cinq ans. Une manne pour le si pauvre Laos! L'espace occupé par les eaux sera vaste: 450 kilomètres carrés. Mais d'importantes mesures de compensations et d'accompagnement ont été décidées. Elles permettront aux populations déménagées de sortir de leur dénuement.
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amigoamigo   28 décembre 2010
- La Bretagne compte 3 millions d'habitants humains. Et 3 autres millions de bovins. Et 14 millions de porcs. Et 400 millions de poulets. Et tous ces animaux pissent et chient autant que 45 millions d'humains !
- Tandis que l'autre moitié de l'agriculture, celle qui fait pousser des plantes, utilise, pas plus qu'ailleurs, mais pas moins, herbicides et pesticides. Dans les année 1960 et 1970, comme ces produits ne coûtaient presque rien, les paysans en déversèrent sur leurs champs des tonnes et des tonnes. Et d'autant plus qu'ils ignoraient les vrais besoins des plantes.
- Résultat : les rivières ont été polluées.
- Résultat du résultat : les rivages, recevant ces rivières, ont été atteints. Des algues envahissent et empuantissent les plages.
(Page 442)
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MadeMoiZeleMadeMoiZele   14 janvier 2019
Le compteur d'eau est -que le cheval n'en prenne pas ombrage- le meilleur ami de l'homme.
1° Il lui indique que l'eau arrive jusqu'à son domicile. Ceux qui, depuis leur naissance, pour boire ou se laver, n'ont eu qu'à ouvrir un robinet ne peuvent comprendre la joie engendrée par cette information;
2° Que l'homme habite la ville ou les champs, ce compteur lui rappelle la rareté du bien eau, et combien il mérite le respect;
3° Tenant registre de tous les mouvements, il peur tout raconter à qui le lui demande. Le compteur est le témoin idéal, celui que le tribunal peut convoquer à tout moment pour s'informer des mauvaises pratiques en cours.
N.B. Le compteur n'est pas responsable de la tarification. Il se contente d'afficher un volume, dont le prix sera déterminé par des autorités bien plus hautes que lui. Que ces autorités décident d'établir la gratuité ou d'accabler le consommateur, le pauvre compteur n'y peut rien. Ou alors le thermomètre devrait être condamné pour publicité active avec la fièvre.
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Videos de Erik Orsenna (123) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erik Orsenna
On embarque pour un « Voyage au pays des bibliothèques » (Editions Stock coécrit avec Noël Corbin), en compagnie d?Érik Orsenna. Un état des lieux très complet du réseau des 16 500 bibliothèques françaises, dans lequel le membre de l?Académie française propose également un certain nombre de changements possibles, afin de rendre les livres plus accessibles !
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