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ISBN : 2070468739
Éditeur : Gallimard (02/05/2016)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 26 notes)
Résumé :

La route maritime du Nord, qui permet de relier l’Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, est aujourd’hui le plus court chemin navigable entre l’Europe et l’Asie. Un passage forcément très convoité…

Après leur voyage dans le Grand Sud, en 2006, Isabelle Autissier et Erik Orsenna ont exploré cette région du monde où, dans un contexte de réchauffement climatique, les richesses naturelles, les routes commerciales et les gigan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  12 septembre 2016
Voilà une chronique pas facile à faire car les sujets de PASSER PAR LE NORD de Isabelle Autissier et Erik Orsenna, sont autant scientifiques que écologiques ou politiques mais heureusement un peu teintés d'humour pour agrémenter le récit.
C'est une expédition très sérieuse qui a été entreprise car le plus gros du problème est celui du réchauffement climatique.
Si les auteurs ont écrit ce récit ensemble c'est à cause de leur point commun : ils sont tous les deux navigateurs et avaient déjà effectué une expédition ensemble, racontée dans SALUT AU GRAND SUD.
Tous les deux sont passionnés aussi par le Grand Nord. Ils ont donc renouvelé l'expérience mais de l'autre côté du globe.
C'est un long périple qui les attend et qui est décrit dans cet ouvrage composé de nombreux chapitres, chacun accompagné d'explications scientifiques ou historiques très détaillées. de plus, une carte en début de chapitre nous permet de resituer géographiquement chaque région traversée, ce qui n'est pas négligeable. En effet, toutes ces régions lointaines ne sont pas forcément faciles à retrouver sur une carte.
Nos deux navigateurs vont donc emprunter cette route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique et longe les côtes de la Sibérie. Cette route est le plus court chemin entre l'Europe et l'Asie et le sujet de nombreuses convoitises.
Ce récit a l'avantage de n'être jamais ennuyeux malgré tous les renseignements scientifiques car, bien au contraire, ils sont très utiles et enrichissants.
Donc le but du voyage est de passer par le détroit de Béring et, en route, nous admirons (ou pas, quelquefois) des paysages où abondent des richesses naturelles et où nous voyons que la banquise est en train de fondre, lentement mais sûrement, ce qui est la principale cause du réchauffement climatique dont on parle autant actuellement. Il aurait fallu y penser bien avant mais à présent que le climat est totalement déréglé, les pays organisent des conférences en tentant de prendre des décisions draconiennes alors que le processus est déjà bien engagé. C'est bien d'y penser, d'en parler mais il faut surtout agir.
Nous pouvons aussi contempler des aurores boréales et ce n'est pas pour nous déplaire dans ce milieu devenu si fragile. Nous découvrons aussi que la Sibérie terrestre n'est guère hospitalière (ça jette un grand froid mais on s'y attendait) car elle est gelée en profondeur.
Lorsque les deux auteurs nous parlent, au chapitre IV de Vitus Béring, ils nomment ce chapitre La Conquête de l'Est. Rappelons que Vitus Béring (ou à l'origine Behring), né au Danemark a sillonné cette région pour le compte de la tsarine Anna Ivanova, nièce de Pierre 1er. Il va cartographier les côtes de l'Alaska jusqu'à la côte arctique de la Sibérie. Tombé malade, Béring meurt et son nom sera donné à la mer.
Isabelle connaissait déjà l'Alaska, Erik était fasciné par cette région et ils en ont donc pris la direction.
Tout au long du récit, nous allons de terres en terres et assistons aux différents problèmes causés par ce maudit réchauffement.
Isabelle Autissier et Eric Orsenna ont gagné le pari d'effectuer le trajet convoité et prouvent ainsi que PASSER PAR LE NORD, c'est bien une une nouvelle voie maritime qui est l'ambition de nombreux pays. de plus les richesses naturelles y sont très nombreuses et souvent les paysages sont défigurés par l'exploitation de l'homme.
A signaler également que la fonte des neiges fait resurgir des carcasses de mammouths qui sont recherchés non seulement pour leur ADN (pourquoi ne pas l'utiliser pour des recherches et des manipulations génétiques…), mais aussi pour les défenses (comme pour les éléphants). Il n' y a pas de petit profit à la convoitise humaine.
Le livre comportant de nombreuses traits humoristiques, il est très agréable à lire, contrairement à ce que l'on pourrait penser au premier abord et très instructif car il nous démontre que chacun, chaque pays, est responsable de la catastrophe écologique qui nous guette si rien n'est fait pour y remédier rapidement et sérieusement. D'ailleurs, chaque mois, nous effectuons des records (si l'on peut appeler cela ainsi) de chaleur - on s'en passerait bien.
Avant de lire ce livre, j'ignorais qu'Erik Orsenna était autant passionné par les aventures maritimes, lui un membre de l'Académie Française et grand écrivain. Il n'a pas manqué de m'étonner.
Quant à Isabelle Autissier, nul besoin de rappeler combien elle est une navigatrice hors pair, experte et passionnée par des expéditions à grand risque. Elle nous l'a prouvé, pour notre plus grand bonheur dans plusieurs récits.
C'est donc un beau livre à quatre mains que j'ai lu très rapidement car chaque chapitre m'intriguait et j'étais pressée de continuer le chemin avec nos deux écrivains à bord de leur bateau.
De plus, il faut saluer leur courage dans cette expédition qu'ils nous ont racontée aussi simplement et avec bonne humeur alors que notre avenir se joue au pôle Nord.
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Aela
  05 février 2015
La route maritime du Nord, celle qui permet de relier l'Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de Sibérie dans l'Océan Arctique, éveille bien des convoitises. Elle permettrait de diminuer les durées d'acheminement des marchandises entre Europe et Asie et aussi de diminuer les coûts en énergie.
Cette zone arctique intéresse depuis longtemps la Russie:
Déjà le tsar Pierre le Grand avait envoyé l'explorateur Bering à l'assaut de cette zone. Son successeur, l'Impératrice Catherine avait quant à elle envoyé le baron von Wrangel qui donnera son nom à l'île de la Mer des Tchouktches.
De nos jours cette zone arctique intéresse en premier lieu les Russes mais aussi les Américains, les Canadiens, les Norvégiens.
Un Conseil de l'Arctique a été créé en 1996.
D'autres pays se sentent concernés, ainsi les Chinois aimeraient se fournir en gaz pour pouvoir être moins dépendants du charbon, hautement polluant.

Cette région est hautement stratégique en raison des réserves de gaz et de pétrole qu'elle contient. On estime que le quart des réserves mondiales de gaz se trouve dans cet eldorado septentrional.
Oui mais les contraintes climatiques et écologiques sont importantes.
Du fait du réchauffement du climat, les sols arctiques laissent suinter du méthane qui a un pouvoir en termes d'effet de serre de 23 fois supérieur à celui du CO2.
C'est la rapidité du réchauffement surtout qui pose problème, la banquise d'été disparaîtra vraisemblablement d'ici 2030, et les espèces animales n'ont pas le temps d'évoluer.
Erik Orsenna et Isabelle Autissier, après avoir exploré Le Grand Sud et l'Antarctique en 2006, ont exploré cette zone arctique qui suscite tant de convoitises.
Leur livre est passionnant et nous permet de découvrir les tenants et les aboutissants de cette course à l'Arctique.
Nous découvrons aussi la faune, les types de bateaux qui circulent, les peuples autochtones.
C'est un travail remarquable à la fois travail d'écrivain et d'explorateur.
A trois reprises ils ont fait ce parcours pour mieux nous montrer que les enjeux importants vont passer par le pôle Nord.
Excellent ouvrage d'information et de géopolitique.
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mesrives
  22 septembre 2015
Hommage aux marins, explorateurs, aventuriers découvreurs de nouvelles terres...
Hommage à tous les peuples qui ont su s'adapter aux contraintes du milieu arctique et polaire.
Dès les premières pages, l'embarquement vers la nouvelle route maritime du Nord et ses nombreux passages est immédiat: d'abord son histoire, sa géographie mais aussi ses enjeux, économiques, géopolitiques et environnementaux...
Un dessous des cartes de l'Arctique et de ses pays riverains (Russie, Finlande, Suède, Norvège, Danemark, Islande, Canada, Etats-Unis) nous est dessiné.
Un dessous des cartes où de nos jours les protagonistes sont en Mer de Barents la Norvège et la Russie, et en Mer de Bering, les Etats-Unis et bien sûr encore les Russes..
Une alerte sur les risques de déséquilibres écologiques de ces écosystèmes fragiles multipliés par les effets papillons: menaces du réchauffement climatique, de l'exploitation pétrolière, gazière et halieutique...
Le message des auteurs: "Nous sommes tous des "Artics users", des utilisateurs de l'Arctique, et aussi ses protecteurs ou ses destructeurs du seul fait de nôtre rôle dans le réchauffement climatique".
Une leçon sur le monde arctique à méditer, une mine de connaissances sur ses spécificités permettant une meilleure compréhension des économies des pays nordiques.
Un plaidoyer pour s'engager.
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MarcoPolo85
  29 décembre 2014
Le réchauffement climatique ne fait pas que des malheureux, loin de là. En Russie, en Norvège et même au Canada, on n'est pas franchement mécontent que les eaux glaciales Arctiques décongèlent un peu.
Certes, les ours ou les morses en pâtissent, mais ce n'est rien eu égard aux richesses que l'homme peut en tirer comme les matière premières que l'on trouve à foison dans ces zones. Et, il y a aussi à prendre en compte un élément majeur dans la course économique mondiale, c'est l'avènement d'un nouvel axe de communication majeur qui dégèle dur : La Route Maritime du Nord-Est reliant l'Europe à l'Asie.
Et, celle-ci a de quoi attirer les investisseurs, les coûts de transport pouvant être diminués d'au moins 30% pour des marchandises venant de Chine et acheminées sur Rotterdam. Belle manne en perspective, donc, pour cette région inhospitalière que nombre d'explorateurs ont arpenté au péril de leur vie (Dejnev Béring, Barents, Hansen...).
Isabelle Autissier et Erik Orsenna nous emmènent ici non seulement dans un espace à l'enjeu géopolitique majeur, mais aussi à la rencontre d'îles, de presqu'îles, de villes qui constituent ce territoire, avec, sur chacun de ces lieux, la vie(si elle existe) qui en découle.
Merci aux auteurs pour ce voyage. Ils me donnent l'envie d'aller plus loin et notamment de lire les exploits passés de Nordenskjöld ou Hansen, à la recherche de ce fameux passage du Nord Est.
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aurelieT
  09 octobre 2016
Le récit très riche, d'un long périple à travers le Nord, écrit à quatre mains par Erik Orsenna et Isabelle Autissier. Un livre passionnant qui regorge d'informations, de questions face au réchauffement climatique, à la faune, la flore, aux peuples... et qui nous permet de saisir les enjeux politiques et économiques du développement de la plus courte route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique.
Un roman que je vous recommande vivement.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   13 septembre 2016
A TABLE !
Le goût de l’aventure n’exclut pas le goût tout court. (…) Une table garnie des spécialités suivantes : paupiettes de bison, queue de castor frite, ragoût de lynx, chèvre des montagnes à l’étouffée, chili de rat musqué, porc-épic sucré-salé, fricassée d’écureuil, caribou à la Stroganov, côtelettes de lion de mer et cervelle de phoque au gratin… (…) Pour la pâtisserie vous choisirez plutôt un ours de fin de saison, bien gras avant l’hibernation : sa graisse fera merveille pour vos donuts et autres beignets. P.214/215
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AelaAela   05 février 2015
La péninsule de Iamal, juste un peu moins grande que l'Angleterre, avance de 700 kilomètres dans la partie ouest de la mer de Kara.
Vers l'Est, elle est longée par l'immense fleuve Ob. Jusqu'à la fin du XX ème siècle, n'y vivaient que des rennes et des nomades nénètses.
Cette péninsule est un eldorado, une sorte de golfe Persique.
Si bien qu'une activité forcenée s'y déploie, dans des conditions physiques et climatiques des plus hostiles. Et dans l'un des milieux les plus fragiles de la planète.
Le mot Iamal signifie "extrémité". Cette extrémité est devenue, en peu d'années, l'un des lieux principaux de la route du Nord.
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mesrivesmesrives   19 août 2015
Hommage aux marins, explorateurs, aventuriers découvreurs de nouvelles terres...
Hommage à tous les peuples qui ont su s'adapter aux contraintes du milieu arctique et polaire.
Dès les premières pages, l'embarquements vers la nouvelles route maritime du Nord et ses nombreux passages est immédiat: d'abord son histoire, sa géographie mais aussi ses enjeux, économiques, géopolitiques et environnementaux...
Un dessous des cartes de l'Arctique et de ses pays riverains (Russie, Finlande, Suède, Norvège, Danemark, Islande, Canada, Etats-Unis) nous est dessiné.
Un dessous des cartes où de nos jours les protagonistes sont en Mer de Barents la Norvège et la Russie, et en Mer de Bering, les Etats-Unis et bien sûr encore les Russes..
Une alerte sur les risques de déséquilibres écologiques de ces écosystèmes fragiles multipliés par les effets papillons: menaces du réchauffement climatique, de l'exploitation pétrolière, gazière et halieutique...
Le message des auteurs: "Nous sommes tous des "Artics users", des utilisateurs de l'Arctique, et aussi ses protecteurs ou ses destructeurs du seul fait de nôtre rôle dans le réchauffement climatique".
Une leçon sur le monde arctique à méditer, une mine de connaissances sur ses spécificités permettant une meilleure compréhension des économies des pays nordiques.
Un plaidoyer pour s'engager.
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nadiouchkanadiouchka   30 septembre 2016
Dix-sept mille conteneurs de déchets contaminés, enfouis, à ciel ouvert ou immergés, tapissent la côte est de Nouvelle-Zemble et la mer de Kara. (…) Malgré tout, on vit en Nouvelle-Zemble ; c’est même la seule île du Grand Nord russe effectivement habitée. (…) Quelle bonne fée s’est donc penchée sur la bourgade ?
Plusieurs sans doute. Nous connaissons déjà la première, qui se nomme tourisme. (…)
La seconde fée a les mains poisseuses : elle s’appelle pétrole et gaz. P.120/121
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nadiouchkanadiouchka   14 novembre 2016
Last but not least, à quelques kilomètres de Longyearbyen se dresse depuis 2008 un bâtiment futuriste gardé comme Fort Knox. Au fond d’un couloir de 100 mètres creusé dans la montagne, derrière des portes blindées équipées de caméras et de détecteurs de mouvements, se cachent des chambres froides garnies d’étagères et de poches étanches : c’est l’Alcatraz de la biodiversité.
P.103
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Vidéo de Erik Orsenna
Érik Orsenna était à la librairie Dialogues à Brest mardi 5 décembre et a rendu hommage à son camarade académicien Jean d'Ormesson. Réalisation : Ronan Loup.
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