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Petit précis de mondialisation tome 4 sur 6
EAN : 9782213701349
288 pages
Fayard (29/03/2017)
3.93/5   110 notes
Résumé :
« Les moustiques viennent de la nuit des temps (250 millions d'années), mais ils ne s'attardent pas (durée de vie moyenne : 30 jours). Nombreux (3 564 espèces), installés sur les cinq continents (Groenland inclus), ils tuent volontiers (750 000 morts chaque année).
Quand ils nous vrombissent à l'oreille, ils ne se contentent pas de pourrir nos nuits, c'est une histoire qu'ils nous racontent : leur point de vue sur la mondialisation. Une histoire planétaire de... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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♫Un mosquito

C'est un moustique qui galère

Un mosquito

Pique et pique et pique dans ta chair

Un mosquito

C'est un méchant hélicoptère

Un mosquito

ça vit du sang chaud des baigneurs, un mosquito♫

Vanessa Paradis-1989-

-

Quand, au coeur de la nuit,

à nos oreilles le moustique vrombrit

c'est notre histoire qu'il raconte.

Il nous enfonce sa trompe

Rien qu'un rappel né au lit tique

C'est pas la femme moustique

mais la mère qui nous pique.

AM STRAM GRAM

Pique et Picolez 2 grammes

Zika ou Sida, quoique tu fasses

Prends en ACT²

Paludisme, malaria Vs Artémisinine

YOUYOU TU Benéficie Nobel Médecine

Armoise chinoise, a l'arme Terre a peu tique

un comble pour qui les tristes trop piquent

DDT Dichlorodiphényltrichloroéthane

fait plus de victimes que les hippopotames

ce n'est pas avec ce que nous savons, nez en moins

que le coronavirus se lave les mains

mais certains moustiques adorent plus que tout, le parfum de certains de nos savons...

Rien n'est jamais acquis

telle est la loi de la vie

et le quotidien de notre survie

Or c'est naRration, prise de conscience de l' intranquillité

Orsenna , inlassable éveilleur de curiosité...

'

ACT² = Artemisin-based Combinaison Thérapies, ces ACT ont contribué, depuis le début des années 2000, à diviser par deux le nombre de décés liés au paludisme (aujourd'hui quatre cent cinquante mille morts annuelles, un million hier).

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Très intéressant comme livre. C'est ce qu'on appelle un précis de vulgarisation, je crois, car grâce à une écriture accessible à tous, vous saurez absolument tout sur les moustiques, les différentes espèces, les ravages trop souvent mortels qu'ils provoquent (750.000 morts/an), la propagation des virus qu'ils portent en eux, leur mondialisation car les moustiques voyagent. Tout comme nous, ils prennent le bateau ou l'avion.

De nombreux scientifiques les étudient dans le monde entier et tentent de trouver, non pas des remèdes ou des vaccins pour l'humain, mais des solutions à leur éradication, au point de couper la chaîne alimentaire pour nombre d'espèces animales. Comme quoi, rien n'est jamais simple.

Parmi les solutions, certaines sont controversées. Un exemple : des moustiques mâles ont été irradiés pour qu'ils deviennent stériles, puis ont été relâchés par milliers dans la population d'une île des Caraïbes, en 2009, en espérant que les femelles n'aient plus rien à transmettre car ce sont elles qui piquent.

Les coûts monstrueux que toutes ces recherches engendrent, bien entendu, pour sauver des vies humaines, mais que seuls les pays riches et moins infectés de par leur climat peuvent se permettre. Les insecticides, les tentatives de clonage de moustique (oui, oui), les manipulations de leur gêne sans savoir ce qu'ils pourront engendrer comme nouvel insecte une fois qu'une femelle "sauvage" s'accouplera à un mâle génétiquement modifié...

C'est absolument effarant, mais Erik Orsenna nous livre ses découvertes comme s'il était un aventurier. Quelques graines d'humour par-ci par-là, l'auteur, qui nous fait faire connaissance avec les plus illustres chercheurs en la matière (lesquels sont d'ailleurs complètement déjantés) a souvent très peur des situations dans lesquelles il se trouve, au côté de ces drôles de docteurs.

Bref, malgré tout ça, c'est très plaisant à lire, ce qui fait que nous ne deviendrez pas mousticophobe, une fois fini.

Très bon NOËL à tous !

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INCROYABLE !

Je ne suis ni scientifique ni intellectuelle et pourtant je suis restée accroché à ce livre jusqu'à le finir, d'une seule traite. Pourquoi ? Parce que Erik Orsenna parle dans une langue humble (non celle d'un académicien qui cherche à se faire mousser par un vocabulaire tellement châtié qu'il nous faut trois heures pour comprendre une phrase.) Il simplifie un sujet passionnant, qui de premier abord parait rébarbatif. On en sort en ayant appris quelque chose, émerveillé, peut être un peu effrayé, mais édifié ! On y découvre un écrivain qui aime sa planète et qui a décidé de dédier sa passion qu'est l'écriture à la défense de cette terre. Il a le mérite d'approcher un sujet qui n'est pas vendeur ! Où est l'erreur ? Les rayons des libraires qui nous exposent essentiellement du Musso, Levy, Bussi (tiens ils ne dépassent jamais 5 lettres dans les noms, pour que nous pauvres lecteurs lambdas n'oublions pas) qui ne sont que des casseroles vides face à cet essai.

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Erik Orsenna est un vulgarisateur hors-pair. J'imagine qu'il pourrait même rendre l'analyse d'un bottin téléphonique passionnante. Fidèle au modèle qu'il a conçu pour nous expliquer la mondialisation et avec lequel il nous a successivement raconté le parcours d'une balle de coton, suivi le trajet de l'eau ou encore la fabrication du papier, il a cette fois choisi un animal comme figure de proue de la mondialisation: le moustique. À suivre notre académicien avide de savoir, on comprend très vite le potentiel formidable de cet insecte aussi minuscule que terrifiant.

Quelques chiffres suffisent du reste à illustrer la dimension du problème. En 2015, les moustiques ont causé la mort de plus de 800000 personnes, alors que la même année les conflits humains ont tué 580000 personnes. Même un bestiaire à la Prévert qui rassemblerait requins, lions, crocodiles, serpents, chiens, ours ou autres prédateurs n'arriverait pas à la cheville de ces insectes. Au tableau de chasse du moustique on répertorie les victimes du paludisme, de la dengue, du Zika, de la fièvre jaune, du chikungunya pour ne prendre que les parasites et virus les plus connus que transmettent ces espèces qui n'ont sans doute pas encore été toutes découvertes.

C'est dire le potentiel de nuisance de ces minuscules bestioles. C'est dire aussi combien le combat mené sur tous les continents est vital. Avec l'aide et la caution d'Isabelle de Saint-Aubin, Erik Orsenna peut se lâcher et entraîner le lecteur dans cette guerre à l'issue très incertaine, dans un combat où les plus malins ne sont pas forcément ceux qu'on croit (l'adaptabilité des moustiques aux pièges qu'on leur tend est phénoménale), dans une stratégie battue en brèche par le tourisme et les voyages qui rendent possible – voire inéluctable – l'invasion de nouvelles espèces dans des régions jusque-là préservées. le cas du moustique-tigre en est un exemple révélateur.

Très didactique, l'ouvrage est construit sur une série de voyages et d'entretiens qui en le rendent aussi passionnant à lire qu'un roman. Découpé en trois grandes parties, il commence par dresser le portrait des moustiques (Qui sont-ils ?) avant de partir sur leurs traces (Où sont-ils ?) puis de détailler les recherches en cours (Comment s'en débarrasser?). Si le but du livre n'est pas de gâcher les vacances du lecteur, il faut bien reconnaître que les différentes techniques d'éradication, des recettes de grand-mère aux techniques utilisant la génétique, montrent toutes leurs limites.

Puis-je me permettre de vous suggérer l'achat d'un moustiquaire avant d'attaquer cet essai passionnant ? Car si vous avez besoin d'être rassurés, je ne vois guère que cette solution. le très intéressant dossier complémentaire mis en ligne par l'Institut Pasteur n'étant pas vraiment susceptible de vous rassurer, au moins à court terme. Bzzzz, bzzzz !


Lien : https://collectiondelivres.w..
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Erik Orsenna nous amène à la découverte de petites bêtes qui ne nous veulent pas toujours du bien. Intentionnellement ou pas. le moustique, choix emblématique se retrouve sur tous les continents. Celui qui nous assaillent pour sa survie et dont nous n'avons pas encore trouvé de vaccins pour la ribambelle de maladies qu'il génère.

Et pourtant, toutes les médecines s'y attèlent et jusqu'ici, seule la prévention (à moindre effet secondaire) et/ou les traitements curatifs limitent la casse.

Alors, sommes-nous condamnés à la cohabitation ?

Un livre bien fourni qui peut rebuter par ses références scientifiques. Cela dit, l'auteur arrive à décrisper l'enjeu pour le rendre accessible et même par endroits cocasse.

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critiques presse (3)
Lexpress   15 mai 2017
Le long de son périlleux voyage aux pays des moustiques Erik Orsenna apprend que "comme les êtres humains, les Aedes voyagent, veulent vivre et se reproduire. Et, surtout, ils s'adaptent."
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   05 mai 2017
Erik Orsenna a ce don rare, savoir célébrer le chant du monde comme lire sa carte. Sa soif de comprendre la planète est inextinguible.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   26 avril 2017
Passionnant et inquiétant.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
(Les chauves-souris) que je vais vous présenter ne vont pas vous décevoir, déjà de beaux oiseaux, ou de jolis rats, comme vous voulez, des Pteropus : d'un bout de l'aile à l'autre, une bonne soixantaine de centimètres. N'ayez pas trop peur quand même, pas de vampires parmi elles, rien que des frugivores, aucune ne va vous sucer le sang.
- Et quelles sortes de virus portent-elles ?
- Oh, parmi les plus méchants, le SRAS, par exemple, ou de très désagréables coronavirus. Ce n'est pas une raison pour les détester. Elles mènent leur vie. Comme les moustiques.
P144
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Quelle est la durée d'une "génération" chez nous, humains ? On retient généralement le chiffre de vingt-cinq ans, l'âge où l'on devient père et mère. Puis les enfants grandissent, engendrent à leur tour, et le cycle se poursuit. Mais quelle est la durée d'une "génération" chez les moustiques ? Leur vie complète, de l'œuf à la mort : un mois et demi. En comptant large. La comparaison avec nous est simple. En un siècle , l'espèce humaine aura vu passer quatre générations. Les moustiques : sept générations par an, multipliées par cent. Soit : sept cents !
p 67
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"Je connais maintenant la capacité des insectes. Mais, tout de même, huit millions d'espèces chez eux et seulement huit mille chez nous, les vertébrés ! Comment expliquer leur formidable succés? "
[...]
"Eh bien, le succés des insectes, j'y vois six raisons."
[...]
petitesse
+ manger de tout
+ habiter partout
+ se reproduire frénétiquement
+ se plaire en société
+ diversité
= génie de l'adaptation
Voilà le secret pour survivre : l'adaptation !
p27
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Nous avons, non sans difficultés, accepté Darwin, Darwin et sa non-tranquillité, Darwin et l'inconfort qu'il décrit, Darwin et sa vérité dérangeante, selon laquelle rien n'est jamais acquis et la vie une jungle d'évolutions permanentes et interactives. Mais nous avons encore plus de difficultés à admettre que, parmi ces évolutions, beaucoup sont accélérées. Laissez-nous le temps [...] de nous adapter.
p68
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Si certains parviennent tant bien que mal à la cinquantaine, la plupart d’entre eux, à commencer par les moustiques, ne vivent pas longtemps. En d’autres termes, ils ne sont pas embarrassés par leurs vieux. À peine ont-ils at teint la pleine force qu’ils ont la décence de mourir pour laisser la place aux jeunes. On pourrait objecter qu’ils perdent ainsi en expérience. Ce manque est pallié par leur très longue présence sur la Terre : en quatre cents millions d’années, certes on prend son temps, mais on s’adapte à tout !
Quand la dynamique de l’espèce l’emporte sur la revendication de l’individu, il y a gros à parier que la vitalité générale y gagne.
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Videos de Erik Orsenna (151) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erik Orsenna
Il y a 200 ans, le 27 décembre 1822, naissait Louis Pasteur, l'un des scientifiques français les plus connus dans le monde. de quel héritage scientifique a-t-il la paternité ? En quoi ses découvertes ont encore aujourd'hui un rôle dans nos politiques de santé publique ?
Pour en parler, Guillaume Erner reçoit : - Erik Orsenna, écrivain, membre de l'Académie française - Pascale Cossart, chercheuse spécialiste en microbiologie cellulaire - Olivier Schwart, directeur scientifique de l'Institut Pasteur
#vaccination #covid19 #sante
__________ Découvrez tous les invités des Matins de Guillaume Erner ici https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDroMCMte_GTmH-UaRvUg6aXj ou sur le site https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins
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