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ISBN : 2953813020
Éditeur : Philosophie magazine (03/10/2013)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes)
Résumé :
A l'occasion du centième anniversaire de la naissance d'Albert Camus, ce livre présente et commente les plus grandes pages de l'auteur. D'une relecture de "La Peste" après Fukushima à l'analyse de la révolte au temps des "indignés", en passant par la question du terrorisme et de la violence, tous soulignent la modernité de la pensée de Camus.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
IreneAdler
  14 octobre 2013
S'il n'avait pas été percuté par un arbre il y a 53 ans, il en aurait eu 100 cette année. Cela est l'occasion de redécouvrir ou découvrir cet écrivain philosophe un peu oublié jusqu'à aujourd'hui. Et dont la pensée me semble moderne, ouverte, en phase avec notre époque. C'est en tout cas ce qui ressort de ce recueil d'entretiens et d'articles consacré à Camus.
Les principaux thèmes de l'oeuvre camusienne (absurde, révolte, refus du totalitarisme...) et ses oeuvres emblématiques sont abordés par ordre chronologique. Les chapitres confrontent les points de vue de la première réception et des analyses actuelles. Il est intéressant de noter que les intellectuels des années 1950-1960 étaient assez sceptiques, tout en lui reconnaissant des qualités certaines (la querelle avec Sartre n'y est sans doute pas étrangère) Tous en lui reconnaissent un homme intègre et honnête, que la question de l'Algérie a ébranlé ; Algérie ou Algérie française, ne légitimant aucune violence alors que les armes répondent aux armes. Il est aujourd'hui revendiqué des 2 côtés de la Méditerranée.
Il s'agit d'un homme foncièrement différent des intellectuels de son époque, qui prônaient une histoire toute-puissante et vivaient dans l'idée de guerre permanente après 1945, les combats devenant politiques et les visions biaisées (notamment sur ce qui se passait en URSS). Camus laisse une grande place à la nature et à la paix, dénonce toutes les formes de violence et de totalitarisme (droite ou gauche). Pour lui la politique ne peut se faire que dans un contexte apaisé, et ouvert, en débat véritable. Philosophiquement, s'il s'inscrit dans une tradition plutôt grecque, il n'appartient, ni ne fonde, aucun système, laissant chacun libre de choisir ; il ne sent le maître de personne (ni dominus ni magister : sans esclave, sans disciple).
Un homme de conviction, honnête, engagé et silencieux s'il le faut, qu'il faut sortir des seules classes de lycées et présenter sur la place publique. Un homme qui éclaire notre monde, qui nous aiderai à le peser et peut-être, qui sait, à le respecter davantage.
Un grand merci à Babelio Masse Critique et Philosophie magazine pour cet ouvrage.
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DockyElis
  06 novembre 2013
Ma première remarque sur ce livre : ce n'est pas un livre de Camus lui-même mais un recueil de textes de philosophes (Philosophie Magazine) sur les textes de l'auteur.
Vous pouvez sauter à la conclusion si vous voulez.
Voici ce que l'on peut dire pour le fond :
-Beau livre, grand et pas très épais. Ce n'est pas un livre de poche que l'on peut lire facilement dans le bus. À dévorer sur une table, de préférence.
-L'intérieur est très beau aussi. La mise en page nous permet de repérer d'un coup d'oeil les différents "chapitres" du livre. Nous avons des photos de Camus, une biographie rapide, des extraits des différentes oeuvres de Camus, des textes de philosophes sur les extraits des oeuvres présentés, des repères historiques concernant Camus, quelques informations "insolites" je dirais et la table des matières à la fin.
-Les pages du livre sont agencées de manière agréable.
Sur la forme en elle-même :
-Les extraits des oeuvres de Camus peuvent être utiles si on a besoin de "lire" rapidement Camus.
-Les textes des philosophes quant à eux, sont d'un niveau assez élevé. Ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains, il peut se révéler incompréhensible si l'on n'est pas habitué au langage philosophique. Moi-même, j'ai eu quelques difficultés à comprendre.
-Les informations historiques sont très intéressantes. Nous pouvons découvrir la vie de Camus et la mettre en lien avec les oeuvres qu'il a écrites et les textes des philosophes.
Pour conclure, il s'agit d'un livre très beau, mais à mettre dans les mains des philosophes dans l'âme et non des apprentis.
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Bamo
  10 novembre 2013
Ce livre rend hommage à Albert Camus, à l'occasion du 100e anniversaire de sa naissance. L'ouvrage regroupe des commentaires de nombreux auteurs, philosophes, morts ou vivants, qui l'ont côtoyé ou pas. On y trouve par exemple un extrait de l'article "L'explication de l'Etranger" de Jean-Paul Sartre.
Le livre traite des thèmes majeurs de son oeuvre, comme l'absurde et la pensée de midi.
J'ai trouvé ce recueil très intéressant mais certains articles un peu compliqués. Les chapitres "politico-historiques" m'ont ennuyé. Même si l'oeuvre de Camus est indissociable des événements du milieu du XXe siècle, et qu'on ne peut pas la comprendre sans s'y référer, j'ai eu du mal à accrocher aux réflexions politiques. Je préfère sa philosophie métaphysique, donc atemporelle, ou la mise en relation entre un événement récent et la pensée de Camus. Par exemple, on trouve un article entier comparant le roman 'La Peste' et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Cela me parle beaucoup plus que la guerre d'Algérie.
Merci à Babelio et à Philosophie Magazine (collection Les Intemporels).
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
oranoran   06 septembre 2016
L'Etranger aux accents Punks ...


Trente-cinq ans après la parution de L'Etranger en 1942, à des centaines de milles de Saint-Germain-des-Prés, au fond du Sussex, un gamin de 17 ans lit passionnément Camus "en français dans le texte" et y trouve une expression puissante de ses propres impressions du monde. Le monde, c'est pour lui l'Angleterre instable de la fin des années soixante-dix d'où va émerger la gouvernance de fer du thatchérisme, et, en face, l'explosion de la mouvance punk autour des Sex Pistols, des Buzzcocks et des Clash. Le gamin, c'est Robert Smith, tout juste fondateur de The Cure, groupe promis à devenir l'objet d'un culte, engendrant des générations de "curistes" (...)

A Manchester, un autre groupe choisit de s'appeler The Fall, en référence à La Chute: Camus a la cote, le désespoir aussi".
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IreneAdlerIreneAdler   11 octobre 2013
Nietzsche l'a bien analysé, le ressentiment est un terrible poison pour l'être humain. La "bonne" indignation, la vraie, n'a rien à voir avec cela. Loin de diviser et d'opposer les hommes, elle les rapproche : à travers elle, nos âmes tressaillent, se cabrent face aux injustices insupportables infligées à nos semblables. L'indignation nous dresse et nous pousse à la révolte. Cette leçon, nous la devons en grande partie à Camus.
[Jean-François MATTEI]
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IreneAdlerIreneAdler   11 octobre 2013
1946 : Bien faire son métier pour un journaliste, cela consiste à dire, quel que soit le prix payé, que 2 et 2 font 4, cela consiste à cultiver l'énergie plutôt que la haine, la libre objectivité plutôt que la rhétorique.
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