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Yvonne Davet (Traducteur)
EAN : 9782264030351
336 pages
Éditeur : 10-18 (15/12/1999)
3.85/5   65 notes
Résumé :
Deux plongées dans une Angleterre désarçonnée au lendemain de la Première Guerre mondiale et redoutant la suivante à travers les aventures de deux héros : George "Fatty" Bowling (Un peu d'air frais), un modeste agent d'assurance aux prises avec les contraintes de son morne quotidien ; et dans Et vive l'aspidistra, Orwell nous conte les errances de Gordon Comstock, poète ignoré et employé de librairie qui a déclaré la guerre au culte de l'argent et qui, bien sûr, va ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Isidoreinthedark
  16 février 2021
« Et vive L'Aspidistra », publié en 1936, est un roman un peu étrange, à la fois monotone et glaçant, que l'on peut situer à mi-chemin entre « Dans la dèche à Paris et à Londres » et « 1984 ».
George Orwell y abandonne le récit autobiographique et adopte la forme romanesque qu'il reprendra avec bonheur dans « 1984 ». Si le roman quitte le rivage de la misère abordé par « Dans la dèche à Paris et à Londres », la vie à la lisière du dénuement que mène son personnage principal, Gordon Comstock, rappelle les tribulations d'Orwell dans son ouvrage consacré à la description des conditions de vie des plus miséreux.
L'antipathique Gordon annonce par de nombreux aspects le futur « héros » valétudinaire de 1984, Winston, tant les deux personnages partagent un caractère aussi clairvoyant que velléitaire. La lutte obsessionnelle que mène Gordon contre l'argent tout au long du roman préfigure la lutte contre le régime totalitaire d'inspiration communiste que mènera, à son tour, et parfois à contrecoeur, le désormais célèbre Winston Smith.
Orwell annonce la couleur dans l'incipit, un extrait de l'épître aux Corinthiens qu'il a librement adapté : le thème central du roman est l'argent. « Et quand j'aurais le don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas d'argent, je ne suis rien ».
« Et vive l'Aspidistra » nous conduit sur les traces de Gordon Comstock, trentenaire éduqué qui a fait le choix délibéré de ne pas laisser l'argent dicter sa vie. Il a ainsi quitté un poste avantageux dans une régie de publicité pour devenir employé dans une librairie et consacrer son temps libre à écrire de la poésie qu'il essaie tant bien que mal de faire publier. Gordon vit chichement de son maigre salaire de libraire, loue une chambre de « célibataire », compte en permanence chaque penny, et parvient en réalité tout juste à joindre les deux bouts. Sa situation précaire est la cause de mille tracas quotidiens, et affecte aussi bien sa relation amicale avec Ravelston, jeune homme affable et fortuné, que sa relation amoureuse avec Rosemary, jeune femme épatante, qui lui refuse néanmoins tout rapport charnel.
Le lecteur saisit rapidement toute l'ironie de la situation : en choisissant de lutter contre l'argent, Gordon s'est paradoxalement mis dans une mouise où le manque d'argent dicte chacun de ses choix, et finit par le définir en tant qu'être social, ami désargenté auprès de Ravelston et amoureux chaste auprès de Rosemary. le titre du roman, de prime abord pour le moins opaque, prend ici tout son sens : l'aspidistra est une plante vivace, partie intégrante de chaque foyer londonien et symbolise une forme de normalité, d'appartenance à la société. La détestation de Gordon à l'égard de l'aspidistra qui représente à ses yeux le système dont il refuse de faire partie illustre à merveille toute l'ironie glaçante de l'auteur.
Le roman est comme « 1984 » un roman à thèse. L'auteur s'attache à nous dépeindre dans les moindres détails la monotonie et la petitesse de la vie de Gordon, et nous montre page après page à quel point l'argent régit chaque instant de la vie de son « héros », en dépit de sa tentative désespérée de s'extraire du système. Si une forme d'ennui accompagne parfois la lecture, c'est une angoisse insidieuse qui saisit le lecteur lorsque celui-ci réalise à quel point la pauvreté ronge Gordon de l'intérieur, au risque de lui voler son âme.
« Et vive l'Aspidistra » est ainsi le titre faussement enjoué d'un roman sombre, très sombre qui annonce le chef d'oeuvre noir comme l'ébène qu'écrira Orwell en 1948. Tandis que gronde la rumeur de la seconde guerre mondiale, l'auteur emploie à dessein la forme romanesque pour dire tout le mal qu'il pense du système capitaliste qui transforme chaque homme en esclave d'un nouveau Dieu fait de papier.
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JeanPierreV
  08 novembre 2017
Le nom de George Orwell est souvent associé à deux dénonciations, à deux textes "1984" d'une part et "La Ferme des Animaux" dans lesquelles il dénonce les régimes policiers et totalitaires. le hasard des ballades sur Internet, m'a permis de connaitre d'autres textes moins connus, dont "Vive l'Aspidstra", non réédité et devenu indisponible en livre neuf. En occasion il atteint plus de 3 fois le prix mentionné en neuf....normal me direz-vous : "Et vive l'Aspidistra" a pour thème l'Argent, l'argent qui mène nos sociétés et dont on ne peut se passer. L'Argent nécessaire à la vie de chacun de nous.
La famille de Gordon était autrefois aisée; mais les partages dus au nombre d'oncles et de tantes, ont laissé assez peu d'agent à ses parents. Malgré tout ils ont tout fait afin que Gordon puisse suivre des études. Il était celui qui allait remettre la famille sur les rails de l'argent. Julia sa soeur a été sacrifiée et a du trouver un emploi de serveuse dans un salon de thé.
Gordon a des capacités indéniables, il est apprécié de ses supérieurs dans l'entreprise La nouvelle Albion, qui conçoit des "réclames", des slogans publicitaires, un mot qu'on n'employait pas à l'époque. Il savait trouver les mots justes, accrocheurs pour les affiches de sirop pour la toux, etc. Ces réclames destinées à faire vendre, à gagner de l'argent le dégoutent. Il souhaite "déclarer la guerre au dieu Argent et à tous ses pourceaux de prêtres", alors il quittera cet emploi bien payé afin de se consacrer à la poésie. Mais son recueil "Souris" pour lequel le Times écrira : "des promesses exceptionnelles", ne s'est vendu qu'à 153 exemplaires. Il n'intéresse personne, même soldé à 1 shilling, au lieu des 3 shilling six pence, prix initial. Alors, il travaille dans une librairie minable qui est aussi une bibliothèque privée. Il vit dans une chambre minable, et a mis au clou son pardessus..
Son ami, Philippe Ravelston, par ailleurs éditeur de ses textes, a beaucoup d'argent, c'est lui qui paye les repas de restaurant et qui aussi lui prête des sommes dont il ne reverra sans doute jamais la couleur...Il est socialiste. Socialiste et riche. Un socialisme qu'Orwell égratigne : "Tout garçon de seize ans intelligent est socialiste. A cet âge-là on ne voit pas dépasser l'hameçon de l'appât assez pâteux." le capitalisme, comme le socialisme sont montrés du doigt. Nombreuses sont les phrases qui conservent toute leur actualité et leur pertinence
Avoir de l'argent devient une obsession pour Gordon, mais il refuse d'en gagner, il refuse de rentrer dans ce système où l'argent détruit tout. Ce manque d'argent lui interdit de recherche un meilleur travail, d'être créatif et de finir son poème de 2000 vers , "c'était le manque d'argent, uniquement le manque d'argent qui le dépouillait du pouvoir d'« écrire »". .Amoureux de Rosemary, il aimerait faire l'amour avec elle, mais il lui dit : "je t'assure que je ne peux pas faire l'amour avec toi quand je n'ai que huit pence en poche. du moins, quand tu sais que je n'ai que huit pence."
Et dès qu'il reçoit une somme importante qu'il n'espérait pas, c'est pour immédiatement tout dépenser en repas luxueux avec Rosemary et Ravelston, pour se saouler d'alcools forts, au point d'être arrêté par la police et descendre encore plus bas.
Argent des riches, argent des pauvres, dieu Argent, quête de l'argent...Orwell dénonce ce culte de l'argent, cette quête perpétuelle de chacun, ce besoin d'en avoir toujours plus pour certains, et de pouvoir simplement vivre pour d'autres.
Argent et Aspiditra mises au même plan par Orwell. Les deux piliers de la société anglaise. L'Aspidistra: cette plante de belle-mère, qu'on retrouvera souvent dans les descriptions d'Orwell, dans toutes les chambres louées, dans tous les appartements, riches ou pauvres, Aspidistra, que tout couple nouvellement marié s'empresse d'acquérir.
Mais peut-on refuser, une vie entière, toute relation avec l'argent ?
Un peu longuet quelques fois, mais un grand Orwell. C'est bien dommage que ce livre ne soit pas disponible et ne soit pas réédité. En effet Orwell développe dans chacun de ses livres ses idées, chacune délivrant un message nouveau. Chaque livre nous permet de mieux comprendre sa perception du monde. Son humanisme

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Marpesse
  14 février 2016
Pour savoir qui était George Orwell, qu'on ne connaît souvent que comme l'auteur de 1984 et La Ferme des Animaux, il faut lire la biographie de Stéphane Maltère parue en mai 2015 chez Gallimard. On y découvre comment Eric Blair est devenu peu à peu cet écrivain renommé, essuyant de nombreux échecs mais s'acharnant à son travail littéraire. le livre se lit comme un roman, et il m'a donné envie de lire, entre autres, Et Vive l'aspidistra dont le titre est plus un repoussoir qu'autre chose. Je ne sais pas pourquoi, mais il me donnait l'impression d'un texte sur une révolution en Amérique du Sud...
Mais l'aspidistra, c'est une plante récurrente dans le roman, dont la logeuse de Gordon Comstock se sert pour orner toutes ses fenêtres.
Gordon Comstock est un drôle de narrateur (le livre est écrit à la 3e personne, mais le point de vue interne nous donne directement accès aux pensées souvent mesquines de ce personnage qui fait figure, dès les premières lignes, d'anti-héros). Issu d'une famille pauvre, il a décidé de devenir écrivain. le problème, c'est que jusque là, à part son recueil de poèmes Souris, vendu à une centaine d'exemplaires, il n'a pas fait grand chose. Il refuse de gagner de l'argent et pourtant, se plaint de ne pas en avoir : il a quitté tous les emplois qui lui auraient permis de vivre confortablement! Il est désormais embauché dans une librairie/bibliothèque, où il passe dix heures par jour. le premier chapitre est hilarant : la description des personnages qui défilent à la librairie, la façon qu'a Gordon de les percevoir, est très drôle.

... Gordon Comstock est obsédé par l'argent, mais à l'inverse de tout le monde : il n'en veut pas. Il veut fuir tout emploi confortable qui rapporterait, et ce principe le conduit de plus en plus bas. Rosemary, sa petite amie, est d'une patience incroyable. Son ami socialiste, Ravelston, le supporte avec la même gentillesse, et lui ne veut rien entendre : non, on ne payera rien pour lui. Qu'il vive dans la misère, sans personne, il n'acceptera pas de reprendre cet emploi de publicitaire qu'il a quitté de son plein gré.
Le roman est un enfoncement progressif : Gordon se plaît à se laisser "couler", loin de l'ambition, du confort, quitte à vivre dans un taudis avec les punaises :
Symboliquement, son ennemi, c'est l'aspidistra : on trouve cette plante chez tous les gens de Londres, et tout particulièrement chez ceux que le système a happés. Il prend cette plante en haine et, où qu'il aille, il la rencontre.
La focalisation interne 3e personne rend familier de Gordon, au point que, comme son entourage, il nous agace, nous navre, mais on n'arrive pas à le trouver détestable. Pénible, oui, tellement à cheval sur ses principes absurdes qu'on le voit passer à côté de sa vie. Un chapitre, particulièrement, nous place dans cette position : Gordon a gagné 10 livres grâce à l'un de ses poèmes publié dans une revue américaine. Lui qui n'a pas d'argent va pouvoir mieux vivre quelque temps et, que fait-il? Il les claque en une soirée, sous l'oeil impuissant de Rosemary et de Ravelston, s'enivrant au point qu'il va finir en cellule.
C'est un livre drôle et grinçant aussi, dans lequel Orwell dévoile encore sa fascination pour la pauvreté, lui qui a été capable de vivre comme un miséreux pour pousser l'expérience jusqu'au bout. En est sorti le roman : Dans la dèche à Paris et à Londres, à lire aussi!



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schabrieres
  26 mai 2009
Voici un roman qui m'a enthousiasmé au plus haut point. George Orwell (1903-1950) y décrit les mésaventures de Gordon Comstock, un jeune homme pauvre de trente ans, qui travaille dans une librairie sordide de Londres et passe ses soirées à grelotter dans une chambre louée, s'escrimant à écrire de la poésie. Mais hélas son rêve de vivre de sa poésie ne se réalise pas.
Il est déterminé à rester en dehors du monde de l'argent et des métiers lucratifs, ainsi que des responsabilités familiales et de la sécurité que symbolise l'aspidistra, une plante que l'on retrouve dans tous les foyers britanniques.
Est-ce qu'un emploi rémunérateur vaut que l'on éprouve l'horrible ennui de passer ses journées à quelque chose que l'on déteste? Gordon Comstock pense que non. Il décline tous les jobs intéressants et toutes les opportunités, parce que cela va contre ses principes. Pour lui, le Dieu argent est l'ennemi à combattre; pourtant l'argent sera son obsession tout au long du roman.
Au lieu de ça, il choisit de faire un métier mal payé et de vivre dans la misère car il désire vivre de sa plume. S'accrochant à ses idéaux, il refuse obstinément toute aide de ses amis et de sa famille, et de Rosemary, sa petite amie (un personnage hautement attachant) et plonge de plus en plus profondément dans la pauvreté jusqu'au moment où il doit faire un choix crucial, où la question de sa survie est en jeu: exercer un métier qui ne lui plaît pas? Ou s'arc-bouter sur ses principes et souffrir de la faim?
Le personnage de Gordon Comstock m'a rappelé un autre anti-héros, celui des Carnets du sous-sol (1864) de Dostoïevski. C'est lui aussi un loser, un être antipathique et amoureux de sa solitude, un artiste raté, et son but ultime, il le répète souvent, est de vivre sous terre, de vivre dans la boue. Comme quelqu'un qui se réjouirait de tomber au bas de l'échelle sociale. Comme Edgar Allan Poe écrivait dans une nouvelle intitulée "Le démon de la perversité"(1845) : "il n'y a pas dans la nature de passion plus diaboliquement impatiente que celle d'un homme qui, frissonnant sur l'arête d'un précipice, rêve de s'y jeter."
Ce livre pourrait être déprimant , il est au contraire plein d'esprit et d'humour.
Traitant de sujets comme la société capitaliste, la pauvreté, la recherche d'un emploi, ce roman écrit dans les années 30 est terriblement d'actualité.

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Ccelia
  16 janvier 2019
Ce livre avait tout pour me plaire et pourtant... Je me suis lassée, ennuyée et aucunement prise d'affection pour Gordon. Je reconnais beaucoup de scènes qui pourraient se passer, de nos jours. Certains passages sont très humains et et à l'inverse, d'autres, dénotent aussi l'individualisme d'un tout un chacun. Encore un livre qui ne se démode pas. Je regrette juste de ne pas m'être attachée au personnage qui est le centre de l'histoire et qui du coup ne m'a pas permis d'apprécier ce livre dans son intégralité.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
IsidoreinthedarkIsidoreinthedark   15 février 2021
La plupart du temps, quand aucun client ne venait, il passait son temps à lire la littérature de camelote sous couverture jaune que contenait la bibliothèque. Des livres de ce genre, vous pouvez en lire en moyenne un par par heure. C’est vraiment une « littérature d’évasion », cette denrée des bibliothèques à deux pence ! On n’a jamais rien inventé qui demande moins d’effort à l’intelligence ; même un film en comparaison exige un certain effort. Aussi, quand un client demandait un livre de telle ou telle sorte, que ce fût de la catégorie « Sexe » ou « Crime » ou « Ouest sauvage », ou « Roman d’amour », Gordon était en mesure de donner un conseil de connaisseur.
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IsidoreinthedarkIsidoreinthedark   16 février 2021
- Mais qu’est-ce que le socialisme signifierait donc, selon toi ?
- Oh! Quelque chose dans le genre du « Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley ; seulement pas si amusant. Quatre heures par jour dans une usine modèle, à serrer l’écrou n°6003. Rations distribuées, dans du papier imperméable à la graisse, à la cuisine communale. Excursions à pied en commun de la maison de Marx à la maison de Lénine et retour. Cliniques d’avortement gratuites dans tous les coins. Tout ça c’est bien dans son genre, bien sûr. Seulement nous n’en voulons pas.
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CceliaCcelia   15 janvier 2019
Le regard terne, il contempla le mur de livres. Il les haïssait tous, les vieux et les nouveaux, les livres pour intellectuels et les livres pour gens dépourvus de sens artistique, les moroses et les gais. Leur simple vue lui rappelait sa propre stérilité. Car lui qui était censé être un "écrivain", il n'était même pas capable d'"écrire"! Car ce qui était en question, ce n'était pas simplem le fait de ne pas obtenir la publication, mais le fait de ne rien produire,ou presque rien. Et toute cette littérature camelote encombrant les rayons, et bien, elle existait, en tout cas ; c'était tout de même quelque chose de réaliser.
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PseudoPseudo   24 janvier 2011
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas d'argent, je ne suis qu'un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas d'argent, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas d'argent, cela ne me sert de rien.

L'argent est patient ; l'argent est plein de bonté ; l'argent n'est point envieux, il n'est pas présomptueux, il ne s'enfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'aigrit point, il ne soupçonne point le mal ; il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il met sa joie dans la vérité ; il s'excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout...

Maintenant donc, ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance et l'argent ; mais la plus grande des trois est l'argent.

I Corinthiens, 13 (adaptation)
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stekasteka   17 août 2016
Le premier effet de la pauvreté, c'est qu'il tue la pensée. Il comprit soudainement, comme si c'était une nouvelle découverte, qu'on n'échappe pas à l'argent en n'en ayant pas ...
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