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Citations sur Sommes-nous ce que nous lisons ? (13)

emdicanna
emdicanna   18 mai 2022
Il y a des livres qu'on lit et qu'on relit, des livres qui meublent notre esprit et modifient notre rapport à l'existence, des livres dans lesquels on pioche mais qu'on ne lit jamais en entier, des livres qu'on lit d'une traite et qu'on oublie en une semaine... et tous ces livres peuvent coûter le même prix.
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BJFenimore
BJFenimore   14 mai 2022
Tout ce que l'on peut dire à leur sujet est que, aussi longtemps que la civilisation fera que chacun a parfois besoin de distraction, la littérature "légère" y aura sa place.
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Zora-la-Rousse
Zora-la-Rousse   12 juillet 2022
Tout horoscope [devient] certainement vrai dès lors qu'il vous dit que vous êtes un aimant pour le sexe opposé et que votre plus grand défaut est votre générosité.
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emdicanna
emdicanna   16 mai 2022
Mais la vraie raison pour laquelle je ne voudrais pas faire mon métier du commerce des livres est que, pendant la période où j'ai pratiqué ce commerce, j'ai perdu l'amour des livres. Un libraire est contraint de mentir à propos des livres, et cela l'en dégoûte ; pire encore, il passe sa vie à les épousseter et à les trimballer d'un endroit à l'autre. Fut un temps où j'ai authentiquement aimé les livres, aimé les voir, les sentir et les toucher, en tout cas ceux qui étaient âgés d'un demi-siècle ou plus. Rien ne me réjouissait tant que d'en acheter un lot pour un shilling dans un vide-grenier. Les livres cornés et inattendus que l'on récupère ainsi ont un parfum qui n'appartient qu'à eux : poètes mineurs du dix-huitième siècle, chroniqueurs démodés, tomes dépareillés de romans oubliés, anthologies de magazines féminins des années 1860. En matière de lecture tranquille - dans le bain, ou bien tard dans la nuit quand on est trop fatigués pour dormir, ou pendant un quart d'heure avant de déjeuner -, rien ne peut rivaliser avec les vieux numéros de Girl's Own Paper. Mais à la minute où j'ai commencé à travailler dans une librairie, j'ai cessé d'acheter des livres. A les voir en légions de cinq ou six mille dos contre dos , ils m'ennuyaient d'avance et me provoquaient même une légère nausée. Aujourd'hui, il m'arrive d'en acheter un de temps à autre, uniquement des ouvrages que j'ai très envie de lire et que je ne peux pas emprunter, et jamais je n'achète un livre que je jetterai aussitôt lu. La bonne odeur du papier en décomposition a perdu son pouvoir de séduction. Je l'associe désormais trop aux clients paranoïaques et aux mouches mortes.
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Corboland78
Corboland78   19 mai 2022
Ainsi, rien ne changera tant que l’on continuera à juger que tous les livres méritent d’être chroniqués. Il est pratiquement impossible de traiter un grand nombres de livres sans tresser des lauriers immérités à l’écrasante majorité d’entre eux. C’est lorsqu’on commence à entretenir une relation professionnelle avec les livres que l’on découvre à quel point ils sont généralement mauvais. Dans plus de neuf cas sur dix, la seule critique objective consisterait à dire : « Ce livre est nul »
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gielair
gielair   05 août 2022
À l’époque où je travaillais dans une bouquinerie – un endroit que l’on imagine souvent, lorsqu’on n’y travaille pas, comme une sorte de paradis où de vieux messieurs charmants feuillettent à jamais des volumes reliés dans du cuir de veau –, ce qui ne laissait pas de m’étonner était l’extrême rareté des véritables amateurs de livres.
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Charybde2
Charybde2   17 mai 2022
J’ai toujours été convaincu que le mieux serait simplement d’ignorer la plupart des livres et d’accorder de très longs articles – au moins mille mots – à ceux, rares, qui sont visiblement importants. Des notules d’une ligne ou deux évoquant des parutions à venir peuvent se révéler utiles, mais les chroniques ordinaires, avec leurs six cents mots, seront toujours fatalement démunies d’intérêt, même si leur auteur y met du sien. Or, ce n’est généralement pas le cas, et la production de bribes de texte à longueur de semaine ne manquera pas de réduire le chroniqueur à la silhouette éreintée que j’ai dépeinte au début de cet article. Cela étant, et puisque chacun en ce monde a un autre qu’il méprise, je dois admettre, pour avoir exercé les deux métiers, que le critique de livres est toutefois mieux loti que le critique de films, lequel ne peut même pas travailler de chez lui et doit se rendre à des projections privées à onze heures du matin. De lui on attend, à une ou deux exceptions notables, qu’il brade son honneur contre un verre de mauvais sherry.
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Achab1970
Achab1970   28 avril 2022
Et si notre consommation de livres demeure aussi faible qu’auparavant, ayons au moins la décence d'admettre que cela est dû au fait que la lecture est un passe-temps moins captivant que les courses de chiens, le cinéma ou le pub, et arrêtons de raconter que les livres, achetés ou empruntés, coûtent trop cher.
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Achab1970
Achab1970   28 avril 2022
Ainsi rien ne changera tant que l'on continuera à juger que tous les livres méritent d'être chroniqués. Il est pratiquement impossible de traiter un grand nombre de livres sans tresser de lauriers immérités à l'écrasante majorité d'entre eux. C'est lorsqu'on commence à entretenir une relation professionnelle avec les livres que l'on découvre à quel point ils sont généralement mauvais. Dans plus de neuf cas sur dix, la seule critique objective consisterait à dire : "Ce livre est nul", et la véritable réaction du chroniqueur serait probablement : "Ce truc ne m'intéresse pas le moins du monde, et je n'écrirais pas une ligne dessus si je n'étais pas payé pour le faire." Mais un journal publiant ce genre de choses perdrait tous ces lecteurs. Et ce ne serait que justice. Les lecteurs attendent d'être guidés vers les livres qu'on leur demande de lire, et ils attendent une évaluation. Mais dès que l'on commence à parler de la valeur d'un livre, toutes les échelles s'écroulent. Car si l'on dit - et tout critique le dira au moins une fois par semaine - que le Roi Lear est une bonne pièce de théâtre et que The Four Just Men d'Edgar Wallace est un bon roman policier, comment faut-il interpréter l'épithète "bon" ?
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liloubebin
liloubebin   03 août 2022
Que dire de Sherlock Holmes, de Vice Versa de Dracula, de Helen's Babies ou des Mines du roi
Salomon? Ce sont des romans tout à fait absurdes, des livres dont on rit plutôt que des livres qui nous font rire, et que leurs auteurs eux-mêmes ne prenaient pas franchement au sérieux; mais ils ont survécu et ont certainement une vie encore longue devant eux. Tout ce que l'on peut dire à leur sujet est que, aussi longtemps que la civilisation fera que chacun a parfois besoin de distraction, la littérature « légère » y aura sa place; et on aurait tort de nier l'existence d'un authentique talent, ou d'une grâce innée, qui joue un rôle plus important dans la survie d'une œuvre que l'érudition ou la puissance intellectuelle. Ainsi, certaines chansons de music-hall font de meilleurs poèmes que les trois quarts de ce qui atterrit dans les anthologies
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