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Silvain Chupin (Traducteur)
ISBN : 2253122661
Éditeur : Le Livre de Poche (14/03/2008)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Fille unique, Dorothy vit une existence morne avec son père, le pasteur acariâtre d'une petite paroisse du Suffolk. Frappée par une soudaine amnésie, elle se retrouve à la rue et va partager l'existence des déshérités, des clochards de Londres aux cueilleurs saisonniers de houblon. Mais, à mesure que la mémoire lui revient, Dorothy trouvera-t-elle en elle-même la force d'aspirer à une autre vie ?

Publié en 1935 et inédit en français, Une fille de past... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  27 juin 2015
Ah le bonheur retrouvé de lire un bon livre !
Knype Hill, c'est une petite ville de province anglaise, au début du XXème siècle.
Y vivent un pasteur désargenté, égoïste, froid, méprisant, fâché avec beaucoup de monde,
et sa fille Dorothy, inquiète, scrupuleuse, multipliant les tâches, assumant toutes les responsabilités paroissiales, se débattant avec les dettes faites aux commerçants.
C'est une société finement dépeinte, avec ses travers, avec les personnalités de ses personnages.
En lisant, on voit visuellement Knype Hill et ses habitants.
La deuxième partie se situe à Londres où l'on retrouve Dorothy amnésique. Après avoir ramassé du houblon un temps, elle se retrouve à la rue, puis institutrice dans une école privée minable.
Avec une écriture naturelle, qui coule de source, plaisante à lire, Georges Orwell nous offre une description sans faille et sans faux-semblants de la société anglaise en province et dans la capitale dans les années 1930.
Un régal de lecture.
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Witchblade
  12 juin 2016
Livre pioché dans la bibliothèque de ma belle-mère principalement à cause du nom de l'auteur. J'ai lu « 1984 » en cours de français et j'avais bien apprécié son écriture et son univers. Cela n'a malheureusement pas été le cas pour celui-ci.
Je ne suis pas allée au-delà du premier chapitre que j'ai d'ailleurs lu en diagonale tout en m'endormant à moitié, ce qui ne m'arrive pas souvent. Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais pour ce roman mais sûrement pas un bon somnifère... Les descriptions sont longues, on ne comprend rien aux abréviations utilisées par l'auteur et je n'ai pas été captivée par l'histoire que nous raconte Dorothy...
Comme vous l'aurez compris, je ne retenterais pas l'expérience de cet auteur hors de ses romans phares car je ne suis pas du tout une bonne lectrice pour la littérature générale. Je m'y ennuie. J'essaierais néanmoins « La Ferme des Animaux » pour voir ce qu'il a créé pour celui-ci. Je vous conseille donc de le découvrir pour vous en faire votre propre avis, je pense qu'il mériterait d'être plus connu. Il fait d'ailleurs parti de ses premiers textes publiés, mais longtemps inconnu en France.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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mollymon
  03 novembre 2016
Dans cette histoire dont l'action se passe au début du 20éme siècle, George Orwell fait le portrait féroce d'une société anglaise qui semble encore coincée à l'ère victorienne, comme dans un roman de Dickens.
Tous les personnages, mis à part Dorothy, l'héroïne, et Nobi le voleur, semblent incarner les pires travers de l'âme humaine. La méchanceté, l'avarice, la cupidité, la lubricité, la sournoiserie ect. animent chacun d'eux et à aucun moment n'existe la moindre bienveillance ou trace d'amour sauf brièvement chez les plus démunis.
C'est à tout ce monde de noirceur, d'indigence faite de misère morale et matérielle auquel se trouve confrontée Dorothy, une vielle fille un peu innocente et épuisée par les trop nombreuses taches qui lui incombent. Victime de ce qu'on pourrait qualifier de "burn out", son esprit surmené lui joue un mauvais tour et la voilà qui se retrouve propulsée dans une étrange aventure !
Il ressort de cette lecture une sensation d'horreur pour cette époque dure où les gens modestes souffrent de la faim, du froid et de la bêtise et pour lesquels il ne semble pas pouvoir exister une perspective de jours meilleurs.
C'est assez déprimant mais on ne peut que se réjouir de ne pas être né à cette époque. Une lecture passionnante même si elle fait froid dans le dos.
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Prudence
  30 octobre 2017
J'ai eu beaucoup de mal avec ce livre de George Orwell, j'avais pourtant beaucoup apprécié 1984 et La ferme des animaux. le livre est particulièrement long à démarrer, en tout cas ça a été mon ressenti jusqu'à la moitié du livre où j'ai fini par comprendre que l'intérêt n'était pas l'histoire mais le panorama brossé d'une époque et d'un pays, l'histoire de l'héroïne n'est qu'un prétexte à cela.
Dorothy va parcourir différentes strates de la société anglaise et sa dégringolade sociale sera l'occasion d'un bouleversement intérieur.
Et tandis que tout reprend sa place, rien ne sera plus pareil car le regard porté sera différent et alors tout est différent.
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absolu
  31 juillet 2012
Une fille de pasteur, jeune femme de 28 ans, célibataire sans enfant fuit le mariage, court enfin, pédale toute la journée. Un itinéraire jalonné de jambes malades à masser en passant par des aspidistras souffreteux, de remèdes à livrer et l'arrivage de nouveaux-nés. C'qui faut pas faire pour remplir les bancs de plus en plus vides de l'église paternelle anglicane. Faut dire qu'il est pas très souple de caractère, le père.
Eh oui, ça n'rapporte plus l'anglicanisme pur, ça culpabilise trop la noblesse, alors chaque église y va de sa spécialité pour remplir les caisses, enfin, la corbeille.. la fièvre romaine s'empare de la ville..
Dorothy gère tout ce qui manque, tout sauf le vide qui s'installe en elle. Un coup d'aiguille dans le bras, et ça repart, et le moindre éclat de lumière émeraude et éphémère la ranime, pour un moment. Elle parvient tant bien que mal à résister aux attaques spirituelles de son « ami » Warburton, le scandale urbain incarné, mais n'esquivera que trop tardivement une attaque charnelle, que n'esquiveront pas les yeux de Mme Semprill, pour son plus grand plaisir. Dorothy se réfugie dans la confection de costumes en papier kraft, et se réveille dans la rue, inconnue de tous, et surtout d'elle-même.
Commence alors un parcours initiatique, qui commence dans un brouillard de houblon, se poursuit dans un vaudeville frigorifié et « clochardesque », se perd dans le cerveau formaté de jeunes filles en panne d'inspiration expirant l'ennui et finit dans des bottes en papier kraft. C'est fou c'qu'on peut travestir avec du papier kraft..
Non seulement Orwell a merveilleusement « dystopié », avec 1984, mais il excelle à décrire l'atrophie spirituelle, l'hypocrisie sociale, la misère d'une foi (ou inversement) qui se dit intrinsèque mais qui n'est à qu'à peine épidermique et fait frissonner d'effroi.

Et puis, il y a les aspidistras...
Lien : http://www.listesratures.fr/..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
PseudoPseudo   15 janvier 2011
Très vite et facilement, Dorothy leur donna l'habitude à réfléchir par elles-mêmes. Elle leur faisait faire des dissertations de leur propre composition, au lieu de copier des balivernes et les fleurettes qui éclatent de leurs bourgeons. Elle reprit leur arithmétique à ses bases, commença les multiplications avec les petites et guida les plus grandes des divisions en fractions ; pour trois d'entre elles il fut même question de décimales. Elle leur donna les premiers rudiments de grammaire français au lieu de leur faire répéter "Passez-moi le beurre, s'il vous plaît" et "Le fils du jardinier a perdu son chapeau". Ayant découvert que personne en classe ne savait à quoi ressemblait aucun pays dans le monde (même si plusieurs d'entre elles savaient que Quito était la capitale de l'Equateur), elle leur fit faire, sur une planche de contreplaqué triple épaisseur, une grande carte de l'Europe en pâte à modeler, à l'échelle à partir de l'atlas. Les enfants adoraient faire cette carte ; elles réclamaient sans cesse l'autorisation de la continuer. En outre, elle commença, avec l'ensemble de la classe sauf les six plus jeunes et Mavis Williams, la spécialiste des crémaillères, la lecture de Macbeth. Aucune d'entre elles n'avait jamais lu spontanément quoi que ce soit dans sa vie, hormis peut-être le Girl's Own Paper ; elles se mirent de bon coeur à Shakespeare, comme tout enfant le fait quand on ne le dégoûte pas du texte avec son analyse grammaticale et littéraire.
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SepoSepo   20 avril 2014
Ainsi, dix jours tout juste après avoir cessé de faire la manche, Dorothy partit pour l'académie Ringwood House, Brough Road, à Southbridge, avec une petite malle raisonnablement remplie de vêtements et quatre livres dix dans son sac à main - sir Thomas lui avait fait cadeau de dix livres. Quand elle songeait à la facilité avec laquelle on lui avait trouvé ce travail, puis à la lutte misérable qu'elle menait trois semaines plus tôt, le contraste la stupéfiait. Cela lui faisait penser, plus que jamais auparavant, au mystérieux pouvoir de l'argent. En fait, cela lui rappelait ce que disait M.Waburton: si on l'on prenait la Première Epître aux Corinthiens, chapitre 13, et que l'on remplaçait "charité" par "argent"dans chaque verset, ce chapitre prenait dix fois plus de sens qu'avant.
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zabriskiezabriskie   28 octobre 2017
Des professeurs avec licence, maitrise et tout ça, je peux en avoir treize à la douzaine à n'importe quel moment. Seulement, celles qui ont des licences ou des maitrises ont tendance à boire en général, ou bien elles... bon peu importe... et je dirai à votre crédit que vous ne semblez pas portée sur la boisson ou sur quoi que ce soit de ce genre. Je pense que nous pouvons nous entendre toutes les deux si vous laissez tomber ces idées d'un nouveau genre que vous avez et que vous comprenez ce qu'on entend par enseignement pratique. Alors écoutez moi bien.
Dorothy écoutait. Avec une clarté admirable, et un cynisme d'autant plus dégoutant qu'il était complètement inconscient, Mrs Creevy expliqua sa méthode d'escroquerie qu'elle appelait "enseignement pratique"
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SepoSepo   20 avril 2014
Dorothy frissonna légèrement. Le vent âpre lui renvoyait le souvenir inscrit jusque dans ses os du froid de Tragalgar Square. Et même si elle ne pensait pas réellement que perdre son travail signifierait retourner dans le sous-monde d'où elle venait - en effet, ce n'était pas aussi désespéré que cela; au pire, son cousin ou quelqu'un d'autre l'aiderait- , le "savon" de Mme Creevy lui avait brusquement fait sentir que Trafalgar Square n'était plus très loin. Cela lui avait donné une compréhension beaucoup plus profonde du grand commandement moderne - le onzième commandement qui avait balayé tous les autres: "Tu ne perdras pas ton travail.
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PseudoPseudo   15 janvier 2011
Bien sûr, ils (les policemen de Londres) ne peuvent pas vraiment laisser les gens dormir dans la rue... Je veux dire, ça ne serait pas très convenable... Et puis il faut se souvenir que ça encourageait tous les gens qui n'ont pas de maison à eux... la racaille, si vous voyez ce que je veux dire...
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Le 18.09.18, Bruce Bégout était l'invité de "La Compagnie des auteurs", pour évoquer George Orwell.
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