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Jacques Lalloz (Traducteur)
ISBN : 2877309797
Éditeur : Editions Philippe Picquier (01/12/2007)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 16 notes)
Résumé :

L'histoire des 47 rônins est une légende nationale au Japon, l'histoire vraie de 47 samouraïs qui, au XVIIIe siècle, vengèrent leur maître au mépris de la mort, un acte d'honneur et de loyauté absolus selon les codes guerriers du Bushidô. Pendant presque deux ans, ils préparèrent mûrement leur vengeance, plongeant dans la clandestinité, menant en apparence une vie relâchée dans les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  14 avril 2017
J'aime beaucoup le chambara au cinéma. Sans être une spécialiste, loin de là, j'ai vu et aimé pas mal de ces films de sabre japonais (Baby Cart, Yojimbo, Kiba le loup enragé, Zatoïchi...). Mais je n'avais jamais lu de roman appartenant à ce registre. C'est pourquoi j'ai eu envie de lire "les 47 rônins".
Et bien, il m'en aura donné du fil à tordre ce bouquin. J'ai mis quasiment 1 mois pour en venir à bout. Il faut dire que ce roman de plus de 1000 pages n'est pas vraiment très facile d'accès.
Je m'attendais à un récit assez enlevé avec des personnages hauts en couleurs, des péripéties à foison, des duels, des manigances et des complots, le tout dans une histoire qui se terminerait sur un combat épique. En fait, "les 47 rônins" est un roman très austère. le rythme du récit est très lent et n'est pas vraiment animé d'un souffle épique. Si la scène de l'attaque des rônins est effectivement très réussie, brutale, chevaleresque à souhait, elle ne dure que quelques pages et n'est pas vraiment le point d'orgue du récit. D'ailleurs, il n'y a pas à proprement parler de climax dans ce roman.
Cette lecture m'a demandée beaucoup d'efforts. J'avoue m'être souvent perdue parmi tous ces personnages. J'avoue m'être parfois ennuyée, il y a indéniablement des longueurs. j'ai même parfois été tentée d'abandonner. Pour autant, je ne regrette pas d'avoir persévérer et d'être allée au bout. D'une part, parce que le roman de Jiro Osaragi réserve au lecteur de très beaux passages. Et d'autre part parce que "les 47 rônins" offre une peinture très intéressante du Japon du XVIII ème siècle. La description de la société de l'époque, ses moeurs, sa politique, ses normes, est très fouillée. C'est très documenté et on sent que l'auteur maîtrise tout à fait son sujet. Cela permet au récit d'être assez immersif, le lecteur est véritablement plongé dans le Japon du XVIIIème siècle et découvre la vie quotidienne de l'époque comme s'il y était. de plus, le roman, écrit en 1927, et dont l'action se situe dans une période de paix après une longue ère guerrière, ce qui remet en cause les fondements de la société (notamment la place de la classe des guerriers), peut aisément trouver une résonance avec le Japon d'entre-deux-guerres, partagé entre tradition et modernité.
Une lecture ardue qui ne m'a pas enthousiasmée mais que je ne regrette pas de par ses indéniables qualités.

Challenge Multi-défis 2017 - 19 (item 34 : un livre écrit par un auteur insulaire)
Challenge 1914-1968 - 10 (1927)
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Challenge A.B.C 2016-2017 - 20/26
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edwige31
  24 juillet 2016
J'ai choisi ce roman traditionnel japonais pour 2 raisons : la première est que je voulais lire le roman à l'origine du film "les 47 rônins" avec Keanu Reeves (désolé pour le côté midinette mais j'ai adoré le film) et parce que passionnée par le Japon, je souhaitais connaitre un récit faisant parti de la tradition nippone.
De ce côté là je ne suis pas déçue car il permet d'appréhender parfaitement les valeurs, le code du Bushido mais aussi la vie quotidienne des samouraïs et de leurs shoguns. Deux mondes s'affrontent : celui de la cour, représenté par le fielleux Kira Kosuke no suke et celui des samouraïs, représenté par Kuranosuke. le pouvoir n'est pas acquise par la science du combat mais par la stratégie et la politique. Totalement contraire aux valeurs du Bushido, on ne peut que comprendre les antagonismes et les intercompréhensions qui en découlent. Dans tous leurs faites et gestes, les notions d'honneur, de fidélité et du devoir sont omniprésentes ainsi que celles de la voie du sabre. On ne peut être frappé par les règles inouïes et rigides qui régissent les relations au sein de la cour. L'histoire est celle de la vengeance de Kuranosuke contre Kira Kosuke : ce dernier a poussé volontairement à la faute Asano Takumi no kami, qui n'a pas eu d'autres choix que de se faire seppuku. L'héritier de Asano, le jeune et fade Kuranosuke, préparera durant des années sa vengeance pour restaurer l'honneur de son maître et de son clan en s'aidant de fidèles samouraïs.
Le scénario du film s'est donc bien inspiré de cette histoire mais évidemment l'a adapté aux besoins des exigences cinématographiques.
Ce fut donc une lecture agréable pour ceux qui aime le Japon, les samourais, les récits historiques mais aussi le suspens. Il y a dans ce roman beaucoup de rebondissements, des personnages hauts en couleurs et surtout une vengeance, fil rouge de l'intrigue, magnifiquement et patiemment construite.
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Maphil
  31 janvier 2013
L'auteur s'est inspiré, pour ce roman, d'une histoire vraie et célèvre au Japon et qui se déroule au XVIII° siècle. Leur maître ayant été assassiné à l'instigation d'un puissant ennemi, 47 samouraïs décident de le venger et, après une longue préparation, passent à l'attaquent.
Ce roman, dans la veine des capes et épées de Dumas, est passionnant de bout en bout et ce, quoique fort éloigné de nos moeurs (code de politesse, code d'honneur...). Il est également émaillé de superbes visions poétiques.
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lagrandeval
  08 octobre 2016
Au XVIIIème siècle, Takumi no kami prépare l'arrivée des représentants du Shôgun sur les conseils de Kôzuke no suke. Or, celui-ci se moque de lui en lui donnant de mauvaises informations. Énervé, Takumi no kami le blesse. le Shôgun décide que Takumi no kami doit s'éventrer alors que Kôzuke no suke n'a aucune sanction.
Face à cette décision inhabituelle car normalement, les torts sont partagés, 47 rônins décident de venger leur maître. Pendant 2 ans, ils mettent en place leur vengeance et pendant 2 ans ils sont épiés par l'équipe adverse.
Cette histoire est une légende nationale au Japon, malheureusement je ne ressors pas de ma lecture enthousiasmée. Tout d'abord, il faut s'habituer à des noms et prénoms qui peuvent différer avec leur surnom. Ce n'est donc pas évident de repérer chaque personnage. Puis, le récit est excessivement long et manque cruellement de rythme. Ce livre permet, malgré tout, de comprendre la société japonaise de cette époque avec ces rites et rituels.
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lehibook
  23 mai 2019
Cette mise en roman d'un épisode de l'histoire du Japon nous offre plusieurs plaisirs : une réflexion sur la transition ,au XVIIIème, entre tradition et modernité , une plongée dans l'âme japonaise avec son si singulier rapport à la mort volontaire , et surtout un plaisir de lecture digne de nos « Trois mousquetaires » . La multiplicité des personnages n'empêche en rien la finesse de leur psychologie bien loin de tout monolithisme héroïque , le doute s'affronte au devoir , le goût de la vie et de la jouissance à l'implacable horizon du « sepukku ».
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