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Florent Gorges (Traducteur)Stéphanie Lemoine (Traducteur)
EAN : 9782379890468
Omaké Books (12/11/2020)
3.92/5   37 notes
Résumé :
Le sort s’acharne décidément sur la famille Kamiki. Après le licenciement du chef de famille, sur lequel reposait la stabilité financière du foyer, la famille regroupant trois générations est contrainte de déménager en rase campagne. Leurs maigres moyens ne leur permettent néanmoins pas de louer autre chose que cette vieille maison à l’atmosphère pesante. Les accidents inexpliqués s’enchaînent les uns après les autres, avant que la grand-mère ne découvre la terrible... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Après son hommage autobiographique à travers sa passion au rétro-gaming ( Bip-bip Boy), sa comédie un zeste romantique et surtout compétitive autour des bornes d'arcades (Hi score-girl) ou encore un détour par le survival punitif très hardcore (Le Perce-Neige), voici un nouveau titre de l'atypique Rensuke Oshikiri au style si particulier avec un petit bijou fantastique : Sayuri.

Les éditions Omaké (mais qu'est qu'ils sont chouette ces gens) nous éditent un nouveau titre remarquable avec un one-shot qui n'a rien à envier au cinéma de genre japonais. J'évoque par là les fameux Ring, Ju-on et autres petits bijoux de Takashi Shimizu ou Kiyoshi Kurosawa... Rensuke Oshikiri dans une agréable inspiration cinématographique nous conte sa propre vision d'une maison hantée par un esprit retors et absolument sans pitié.

Le postulat de la maison hanté n'est pas une nouveauté dans la culture. Toutefois, il est toujours bon de souligner l'appropriation de ce thème dans le domaine du manga que, personnellement, je trouve peu courant. Dans tous les cas, Sayuri fait désormais partie des titres de références dans le domaine du manga fantastique. Avec la radicalité dont il a notamment fait preuve sur le Perce-neige, Rensuke Oshikiri plonge son lecteur dans une atmosphère oppressante qui s'ouvre sur un brutal décès. Sayuri, c'est d'abord l'effondrement d'une famille : une tragédie de l'intime dans laquelle l'horreur vient bousculer le confort et la joie d'une cellule familiale qui ne devient alors qu'une cellule maudite entre les murs d'une maison sinistre.

Oshikiri-san exploite parfaitement le cadre de cette maison hanté. L'auteur joue étroitement avec les différents degrés de plan ne dévoilant jamais une pièce. Son découpage est souvent resserré et peu de plans d'ensemble viennent englober cette maison. Nous sommes vraiment coincés avec cette famille dans les couloirs ténébreux de cette demeure. L'horreur est progressive et le mangaka va de plus en plus accentuer les encrages au rythme d'une confrontation cauchemardesque face à l'esprit.

Le style de Rensuke Oshikiri n'est pas simple à saisir au premier abord. Il a un style un peu grimaçant ( que je trouve tout de même plutôt sobre par rapport à ses autres titres comme Bip-Bip Boy ). La silhouette et les traits de ses personnages possèdent un style très particulier, parfois un peu grossier avec la forme accentué de leurs visages, les yeux écartés... Mais c'est ce qui fait le charme du style de dessin de ce mangaka parce que c'est un style qui se marrie aussi bien avec la dérision et l'humour qu'avec l'horreur ou le drame. Ce style s'accorde parfaitement au ton du manga.

En l'occurrence, dans Sayuri, l'auteur va même plus loin puisqu'il joue énormément avec des expressions de frayeur, avec de véritables masques d'horreur façon The Ring. Ce qui donne lieu à des scènes bien flippantes dans lequel le malaise règne en maître. On peut parler de l'esprit mais les humains ne sont pas en reste en terme de flippe comme en témoigne l'un des personnages de la famille que je ne spoilerais pas ici. Toujours est t-il que si Sayuri s'impose facilement comme un super manga du genre, c'est justement par rapport à ce rapport de confrontation entre les humains et l'esprit. Je n'en dirais pas plus mais disons que la dernière partie se montre assez audacieuse dans cette confrontation. Côté scénario, Rensuke Oshikiri se montre radical mais en même temps, il nous conte à sa manière l'esprit de famille et l'importance de continuer à vivre, d'avoir cette "rage de vivre " d'où le sentiment de bravoure et de volonté qui surgit de la pénombre de cette maison hantée.

Ce manga fut un régal à la lecture. A lire sous la couette en PLS, c'est juste un très bon titre du genre dans lequel le style si particulier de l'auteur se marie très bien avec le cadre de la maison hantée. C'est le manga d'horreur/fantastique de cette année 2020.

Petit coup de coeur, Sayuri nous plonge dans les recoins d'une maison hantée et de l'effondrement cauchemardesque d'une malheureuse famille. S'inspirant du cinéma fantastique nippon, Rensuke Oshikiri signe un one-shot oppressant, radical et angoissant qui n'éclipse pourtant pas une certaine forme de bravoure au de l'horreur psychologique et physique.

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Quand on apprécie le travail d'un auteur, je pense qu'un réflexe normal est de chercher des récurrences dans son oeuvre, que ce soit dans le style (ici très marqué, on y reviendra) ou dans les thématiques développées. Et sur les quelques mangas de Rensuke Oshikiri qui nous sont proposés en France, il y a déjà un élément qui saute aux yeux : le travail sur les difficultés et les blessures de l'enfance. Que ce soit dans Bip-Bip Boy, son récit autobiographique sur la difficile construction de son identité lorsque l'on est enfant, Hi Score Girl, récit nostalgique plus doux sur le rapport aux autres, aux loisirs… et le fait de grandir, ou le Perce Neige, que je n'ai même pas besoin d'avoir lu pour pouvoir deviner qu'il parle de façon brutale de l'enfance, du harcèlement et d'un cycle de violence d'autant plus insoutenable qu'il concerne justement des enfants… Tous ces titres dépeignent les difficultés de cette période de la vie. Et Sayuri ne fait pas exception, puisque cette histoire de maison hantée est surtout un prétexte pour parler de l'enfance, du rapport à la famille et des blessures involontaires qu'elle peut causer.

Nous partageons donc le point de vue de Norio, deuxième enfant de la fratrie et adolescent bien dans sa peau, alors que toute la famille emménage dans une grande maison au point de vue des plus agréables. La taille de la bâtisse devrait permettre à chacun de s'épanouir comme il se doit, que ce soit les parents, les grands parents qui vivent également là, ou les trois enfants.

Mais évidemment, histoire de maison hantée oblige, un esprit va rapidement s'inviter à la fête, et briser cet équilibre familial. Oshikiri l'explique dans sa très belle postface, il a pensé son récit en deux temps (il a d'ailleurs été publié en deux volumes au Japon, alors qu'on a droit à un très beau volume double de 380 pages). Tout d'abord, la première partie fait monter progressivement l'horreur et l'angoisse, avant d'enchaîner les séquences choc et plus visuelles dans la deuxième moitié. Cela fonctionne parfaitement bien, d'autant plus qu'il n'attend pas longtemps avant d'instaurer une vraie tension dans le récit. Ainsi, la mort et la folie vont très rapidement s'emparer de cette famille, sous les yeux de Norio qui ne pourra rien faire pour arrêter ce cycle de malheur.

Et on comprend rapidement, dans la grande tradition des récits horrifiques, que l'aspect fantastique et l'horreur sont là pour développer une thématique plus profonde, qui est ici le rapport à la famille. Il est compliqué de développer ce point sans trop en dire, sachez simplement que si l'histoire raconte la destruction d'un cocon familial pourtant douillet, ce n'est pas pour rien. Ainsi, Norio voit sa famille voler en éclats de la façon la plus dramatique qui soit, en même temps qu'il découvre l'esprit de Sayuri, responsable de tous ses malheurs. Pourquoi la jeune fille fait-elle subir tous ces tourments à la famille ? On l'apprendra au fil du récit, ce qui viendra encore enrichir la portée symbolique et thématique de l'histoire.

Au-delà de l'intelligence dans l'écriture, le récit sait se faire angoissant, voire choquant par moments, sans que cela ne sombre dans la gratuité et la violence malsaine pour autant. On retrouve l'esthétique propre au mangaka, souvent qualifiée de « moche », qui pour ma part me parle beaucoup. Certes, son trait n'est pas le plus détaillé ni le plus complexe qui soit, mais Oshikiri a le mérite d'avoir un style immédiatement identifiable (au point où ses personnages se ressemblent parfois un peu trop cependant). Et surtout, son character design, avec ces personnages à la tête toute ronde et ultra expressive fait vraiment des merveilles autant dans un registre plus léger voire comique, que dans le domaine horrifique. C'est pour moi la marque d'un mangaka qui a pensé son style afin d'être en mesure de l'adapter en fonction des genres investis. Et ça fonctionne encore une fois parfaitement ici.

Vous l'aurez donc compris, j'ai vraiment été emballé par ce titre, et il m'en coûte de passer sous silence un certain nombre d'éléments pourtant passionnants du récit, mais il vaut mieux que vous les découvriez vous-mêmes. Que ce soit la grand-mère, surement le personnage qui m'a le plus marqué, où tout ce qui entoure Sayuri, le titre, bien que court (et il se lit d'une traite d'ailleurs !) est vraiment riche et propose des développements de personnages et de thématiques on ne peut plus pertinents.

En résumé, cette nouvelle incursion dans l'oeuvre de Rensuke Oshikiri m'a une fois de plus comblé. Sayuri est encore un titre étonnant, très différent de ses autres mangas, mais tout aussi maîtrisé et marquant. Une fois la lecture achevée, je n'avais qu'une envie, lire un autre titre de l'auteur. Et ça, c'est selon moi le signe d'un grand talent ! On peut remercier une fois de plus Omake Manga pour nous avoir amené cet auteur en France.
Lien : https://apprentiotaku.wordpr..
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La famille Kamiki déménage dans une grande maison en laissant derrière eux leur petit appartement. C'est pour eux l'occasion de réunir sous le même toit toutes les générations : des grands-parents aux petits-enfants.
Mais la joie de prendre possession de cette nouvelle demeure est de courte durée. le père décéde d'une crise cardiaque, quasiment tous ont du mal à dormir, la grande-soeur se referme sur elle-même, le grand-père est hospitalisé, ... La vie de rêve qui s'annonçait tourne au cauchemar. On s'en que quelque chose de malsain se passe, qu'une ombre rôde dans la maison. Quelle est-elle ? Pourquoi s'acharne t-elle sur cette famille ?

Ce manga joue sur la peur des personnages, du côté obscure et inquiétante de la demeure. Ça se lit vite mais ne fait pas si peur que cela !
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Comme le dit si bien l'auteur, le fait d'avoir pu publier son manga dans une version one-shot est est une véritable chance. Parce qu'il est vrai que la première moitié peut parfois paraître ennuyeuse... Et pourtant !
Dès que l'action commence, ça ne s'arrêtera pas jusqu'à la fin ! Les scènes sont complètement folles (mention spéciale à la grand-mère complètement fêlée).
J'ai adoré !
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Après avoir lu le Perce Neige j'avais très envie de découvrir une autre oeuvre de la mangaka Rensuke Oshikiri avec son style très atypique.
On se retrouve comme avec le Perce Neige plongé dans une atmosphère oppressante un peu comme le genre des films d'horreur japonais. Tout se fait plus en douceur dans la première partie du manga avec d'abord peu à peu l'effondrement de la famille Kamiki éradiqués un à un.
Une maison hantée par un esprit sans pitié.
Le trait de la mangaka arrive à bien montrer tout ça avec des visages complètement horrifiques à la The Ring.
Son style de dessins peut en rebuter certain mais si vous vous forcez vous verrez qu'elle a le style de dessin parfait pour ce genre de manga d'horreur.
Il va donc y avoir confrontation entre les membres de la famille restantes et l'esprit qui hante la maison. Ils vont faire preuve de rage de vivre pour essayerde gagner contre l'esprit.
Une fin atypique aussi que j'ai trouvé parfaite! Une seconde partie du manga ou tout s'enchaîne et où l'horreur est maître !
Je recommande chaudement ce OS aux amoureux du genre !
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critiques presse (1)
MangaNews
17 novembre 2020
L'auteur développe donc tout un travail d'ambiance, page après page, que ce soit dans les atrocités vécues par la famille ou par le mystère autour de l'entité qui hante les lieux qui se décantera progressivement.
Lire la critique sur le site : MangaNews
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Cette maison était un rêve pour toi... alors que c'est plutôt la maison du cauchemar !
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Videos de Rensuke Oshikiri (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rensuke Oshikiri
Tsubaki, le grand retour de Rensuke Oshikiri chez Omaké, une fable écologique mystique en trois tomes, à partir de juin prochain. L'intégralité de la news ici : https://www.manga-news.com/index.php/actus/2024/02/27/Le-manga-Tsubaki-annonce-par-Omake
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