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ISBN : 9791022607339
Éditeur : Métailié (18/01/2018)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Qui est Juana ? Une militante révolutionnaire qui a trahi ? Une mère qui échange sa vie contre celle de son enfant ? Ou la prisonnière d’un cauchemar qui tente de survivre ?

Une femme, médecin sans histoire, est retrouvée noyée près de Saint-Nazaire. La jeune journaliste locale ne croit pas à la thèse du suicide et remonte le fil : elle découvre l’horreur de la dictature argentine, et un étrange échange de mails entre un jeune homme en colère et une f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  18 janvier 2018
Argentine, 1978. La Coupe du Monde de football bat son plein, la dictature militaire de Jorge Videla aussi, depuis le coup d'Etat de 1976. Les opposants sont séquestrés et torturés dans les locaux de l'ESMA, l'Ecole de la Marine, à quelques encablûres du stade de Buenos Aires.
France, 1978. Pendant que les exilés argentins réfugiés dans l'Hexagone appellent à boycotter la Coupe du Monde en dénonçant les violations des Droits de l'Homme commises dans leur pays, la junte met sur pied le Centre Pilote de Paris pour surveiller ces fauteurs de troubles et assurer la propagande du régime.
Argentine, 1978. Juana, membre des Montoneros, groupe armé rebelle, est arrêtée et emmenée à l'ESMA. Après bien des tortures, elle subit un ultime supplice : accepter de collaborer avec les militaires ou voir son fils de trois ans aux mains de ses bourreaux. Le dilemme est vite résolu. Parce qu'elle parle français, Juana est envoyée à Paris, au Centre Pilote, pour infiltrer les groupes d'opposants. Surveillée de très près – jusque dans son lit – par son tortionnaire/protecteur/amant forcé, elle ne renonce cependant pas à la lutte et s'efforce de retenir tous les noms, ceux des oppresseurs et des victimes, pour pouvoir tout raconter plus tard. Entre sa terreur pour la vie de son fils et sa crainte d'être reconnue par ses anciens compagnons d'armes qui la considèrent désormais comme une traîtresse, un coup de foudre lui indiquera une possible échappatoire...
France, 2004. A Saint-Nazaire, ville paisible avec moins d'un crime par an, on retrouve le cadavre d'une femme, Marie le Boullec, noyée dans la mer. Accident, suicide, meurtre ? La police n'a pas très envie d'enquêter, contrairement à Muriel, jeune journaliste entêtée ayant une revanche professionnelle à prendre. Aidée de Marcel, son amoureux transi, et de Geneviève, la vieille voisine de Marie, elle tente de cerner celle-ci, femme discrète d'origine argentine, médecin dévouée et appréciée. Quand l'autopsie révèle que Marie est tombée à la mer depuis une hauteur conséquente et qu'elle avait du Penthotal dans le sang, Muriel fait le rapprochement avec les « vols de la mort » lors desquels les prisonniers de la junte étaient anesthésiés puis jetés à l'eau depuis les airs. Un crime lié aux années de la dictature ? L'enquête est délicate et difficile, tant les langues craignent de se délier. Paranoïa ou méfiance justifiée, la menace de répression semble à peine moins forte qu'à la grande époque de l'ESMA.
Le roman va et vient entre présent et passé, entrecoupé d'échanges d'e-mails entre Soledad et Matías, dans lesquels une mère essaie d'expliquer à son fils pourquoi elle l'a abandonné. Fil après fil, après bien des noeuds, la trame se tisse et le portrait apparaît : celui d'une femme aux multiples identités, qui tente de reste droite bien que prisonnière de son passé et d'un amour tordu, et celui d'un pays qui n'a pas encore digéré ses années de plomb : même si les dignitaires du régime ne sont plus au pouvoir, beaucoup ont assuré leurs arrières en se recyclant chefs d'entreprises plus ou moins floues. Heureusement, d'autres n'échappent pas aux tribunaux*.
Dans la lignée de « Luz ou le temps sauvage », Elsa Osorio nous emmène à nouveau dans le passé glaçant de l'Argentine, dont les échos sinistres continuent de résonner, et creuse encore le sillon de l'Histoire pour en faire jaillir quelques éclats de vérité. En dépit des amourettes hystériques et dispensables entre Muriel et Marcel, « Double fond » est un roman habilement construit, sombre et captivant, un quasi-documentaire à suspense dans lequel beaucoup de choses se cachent sous les apparences.
*http://www.rfi.fr/hebdo/20171201-dictature-argentine-esma-proces-emblematique
En partenariat avec les éditions Métailié.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Annette55
  12 mars 2018
Mais qui est cette femme ? Lucia, Maria, Marie, aux multiples identités, veuve depuis peu, , un médecin sans histoire, retrouvée noyée près de Saint- Nazaire, à la Turballe , en 2004.......
Une mère qui a voulu épargner la vie de son enfant ?
Une ancienne militante révolutionnaire qui aurait trahi ?
La prisonnière d'un cauchemar ancien qui tenterait d' y survivre?
La police conclut trop rapidement à un suicide ..
Mais Muriel , une jeune journaliste locale apprend qu'elle était Argentine ......
Elle mène l'enquête , pressent que la victime dont elle cherche activement le nom aurait été jetée d'un avion comme aux heures les plus sombres de la dictature militaire argentine qui fit des dizaines de milliers de morts entre 1976 et 1983 ........
Au fil du temps , elle va reconstituer le parcours de cette femme , ancienne militante dès FAR: forces armées révolutionnaires puis des Montoneros : organisation de la lutte armée de tendance péroniste, de gauche, a été torturée à l'ESMA : (centre de détention et de torture pendant la dictature en Argentine) , brûlures , dard électrique, odeur de la peur et de la mort, cris de douleur , faim, tant et tant de saletés........
Elle a sacrifié sa liberté et accepté de collaborer pour sauver la vie de son enfant de trois ans : faussement repentie, elle a travaillé clandestinement au Centre Pilote de Paris :" un cloaque puant dans des pièces élégantes et claires ".
Là, elle sera chargée d'infiltrer les associations qui se mobilisaient contre la participation à la coupe du monde de foot en 1978, et aussi, pour épauler un amiral qui se vouait à une carrière politique ........
L'auteur entre présent et passé (1978 , 1984, 2004 ) construit avec talent et efficacité un puzzle vertigineux , qui fait froid dans le dos , en mêlant fiction et réalité oú les événements et les péripéties s'enchaînent parfaitement : cruauté et cynisme absolus d'un régime militaire violent qui n'hésite devant aucune horreur dans les camps de détention, fonctionnaires véreux , écoutes, traquenards , angoisse , secrets, peurs , vies sacrifiées , tortionnaires patentés , identités clandestines, passion amoureuse conjuguée à des péripéties politiques .......
Un ouvrage qui ressemblerait à un documentaire si ce n'est le côté romanesque , tellement l'auteur a restitué de main de maître l'histoire et les horreurs de la dictature en Argentine .
Ce récit d'espionnage est un kaléidoscope glaçant , le nom de la doctoresse qui s'appelait Juana est le symbole de cette histoire tragique !
Traduit de l'espagnol aux éditions Métallié , par François Gaudry .
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Ichirin-No-Hana
  03 août 2018
Après avoir entraperçu ce qui se passait au Chili dans les années 80 grâce à ma lecture du roman de Nona Fernández, La quatrième dimension, j'ai voulu en découvrir plus sur l'histoire récente de l'Amérique Latine. Je remercie Bookycooky pour m'avoir conseillé l'auteure argentine Elsa Osorio (il faut absolument que je découvre Luz ou le temps sauvage ensuite !).
2004, une femme est retrouvée morte noyée à La Turballe. Cette femme, assez connue dans la région car médecin, a toujours semblé énigmatique et mystérieuse. C'est au moment de sa mort que son histoire va être enfin révélée. En partant simplement de ses origines argentines, une journaliste va remonter son histoire personnelle et découvrir une dictature sanglante, dictature où les rebelles étaient drogués et ensuite poussés d'un avion pour être noyés en pleine mer. Double fond nous parle de la dureté de cette dictature mais nous dépeint également le destin d'une femme qui a tout sacrifié pour ce qu'elle a de plus cher.
Double fond est un roman enrichissant qui m'a appris énormément de choses et qui m'a émue. On y suit différents points de vue : celui de la journaliste en 2004, celui de la morte (dont le véritable nom est un mystère tant elle en a eu) en 1978 et des extraits d'un texte écrit par une mère éloignée de son fils. On y découvre notamment la dureté de la vie en Argentine dans les années 70, le détournement politique de la Coupe du Monde en Argentine en 1978 (qui n'est pas sans rappeler les JO à Berlin sous Hitler), la torture inhumaine subie par les anciens rebelles… On n'a pas envie d'y croire, mais ses événements ont réellement eu lieu. Bien que la protagoniste soit un personnage fictif, Elsa Osorio nous permet de rencontrer des personnages qui ont réellement existé et cela fait froid dans le dos. Si on fait abstraction des coucheries de la journaliste (dont on suit principalement le point de vue) qui ont plus eu l'effet de me sortir de l'intrigue qu'eu de véritable intérêt, Double fond est un roman vraiment addictif par son apport historique mais également par le destin de femme qu'il décrit. A lire !
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zabeth55
  17 mars 2018
A Saint-Nazaire, une femme est retrouvée noyée. A priori un suicide.
Muriel, jeune journaliste couvre l'évènement.
La morte, veuve depuis un an, était médecin, très appréciée de ses patients et de ses collègues.
Très vite, Muriel envisage d'autres pistes que le suicide, et ces pistes la mènent à douter de la véritable identité de la victime.
Effectivement, elle était d'origine argentine. Et on entre alors dans la dictature grâce à des textes retrouvés datant de 1978.
Alternant les extraits de lettres et de mail de la femme morte et l'enquête de Muriel, l'auteur nous entraîne dans un drame humain lié aux atrocités des tortionnaires argentins.
C'est tout simplement passionnant. L'auteur nous entraîne dans l'aventure bouleversante de Marie, ou Soledad, ou Juana, ou…..quel que soit son véritable nom.
On s'y perd un peu parfois, mais quel suspens, quelle émotion !
Tant dans la vie passée de la morte que dans la vie actuelle de Muriel.
Une page de l'histoire argentine que je découvre, et surtout une femme et une époque qui resteront en mémoire grâce au talent incontestable de l'auteur.
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traversay
  27 février 2018
Même ceux qui connaissent parfaitement la sombre période de la dictature militaire en Argentine (1976-1983) devraient apprendre de nouveaux éléments en lisant Double fond d'Elsa Osorio, tellement son livre est documenté et précis. En particulier sur cette officine installée en France, le mystérieux et semi-clandestin le Centre pilote de Paris, structure dirigée par plusieurs hommes de main de la junte. Cependant, Double fond est une oeuvre de fiction qui imagine la trajectoire d'une femme ténébreuse aux multiples identités (appelons-là Juana) qui, si elle collabore avec le pouvoir en place, entre Buenos Aires et Paris, ne le fait que par contrainte et ne saurait être simplement qualifiée de traîtresse ou de repentie. La personnalité ambivalente de Juana nourrit l'un des deux récits centraux du livre, dans la deuxième moitié des années 70, mais aussi l'enquête d'une journaliste de l'ouest de la France, près de 30 ans plus tard, après la mort suspecte d'une ancienne citoyenne argentine. Touffu et complexe, l'ouvrage est très romanesque (trop ?) multipliant les informations, les chausse-trappes et les revirements psychologiques. Dans un univers d'espionnite aigüe où l'élimination physique et les violences les plus extrêmes ne sont pas une option, fidèles reflets des exactions des militaires argentins et de leurs affidés, flotte comme un étendard la figure intense de Juana, femme, amante et mère (l'amour filial est l'un des sujets majeurs du livre). Un portrait d'une richesse infinie qui rend la lecture addictive au-delà de quelques répétitions, confusion et atermoiements narratifs.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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critiques presse (2)
LeMonde   23 février 2018
Pour « Double fond », la romancière Elsa Osorio a enquêté dans la capitale française pour retracer l’histoire d’une trouble officine installée là par Buenos Aires dans les années 1970.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   24 janvier 2018
Double fond croise les genres, entre enquête journalistique et roman policier, pour aboutir à ce qu’il est préférable de ne parfois jamais savoir.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   12 mars 2018
"Juanma saute et ça lui fait mal, tous ces hommes et ces femmes qui sautent dans la rue lui font mal, bondissant , s'enfonçant dans leur propre corps ,la haine monte, comme une lave bouillante, Juana, un volcan sur le point de vomir sa lave sur tous ces gens qui chantent ......
Une haine qu'elle pensait n'avoir jamais ressentie auparavant , avec cette intensité, quelle connerie, elle avait assisté à des choses terribles à l'époque, mais c'était eux, les Assassins , cette foule, par contre, ce sont des gens ordinaires.,des gens heureux, qui chantent ......Sont- ils aveugles ?ils ne savent donc pas qu'on a Tué et qu'on continue de Tuer des Milliers de Personnes dans notre pays ?"
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Charybde2Charybde2   17 février 2018
Après avoir lu sur Internet le premier rapport sur les vols de la mort, je n’ai rien pu faire d’autre que de continuer à lire, malgré mes difficultés à comprendre l’espagnol. Je ne suis pas allée à La Turballe ni à l’hôpital de Saint-Nazaire ni à celui de Pornichet où travaillait Marie Le Boullec.
La rédaction fermait et je n’avais pas encore écrit un seul mot. J’ai rédigé l’article à toute vitesse, avec toute la charge émotionnelle de ce que j’avais lu, mais sans dire un mot de mes soupçons.
J’ai suivi les conseils de Fouquet : ne pas prévenir qu’on est sur une piste, au risque de laisser filer l’hypothétique criminel. Vous aurez tout le temps de raconter si jamais on le trouve, m’a-t-il dit, en citant en exemple le cas de ce dealer tabassé dans une rue de son quartier. Muet de peur, il avait refusé de révéler qui l’avait agressé. La piste que suivait Fouquet était la moins évidente, rien à voir avec un règlement de comptes entre bandes rivales, juste une histoire avec sa petite amie du lycée.
J’apprends à dire sans dire. C’est un défi. Dans le papier sur Marie, une seule phrase pouvait suggérer l’orientation de mon enquête… ou n’importe quelle autre.
« Les Grecs appelaient ananké l’impossibilité d’échapper au destin, en dépit des efforts de l’être humain pour se croire libre. L’ananké, si chère aux romantiques, surtout à Victor Hugo, a rattrapé la femme de La Turballe. »
Je pensais que le rédacteur en chef allait se montrer réticent, les références littéraires ne sont les bienvenues ni dans la rubrique ni dans le journal, mais il était si tard quand j’ai envoyé mon papier que personne n’a dû le lire. Dans les pages politiques, où j’écrivais avant, pas une ligne ne passait sans être revue et corrigée. J’aurais aimé écrire beaucoup plus, mais j’ai choisi la prudence.
Le jour s’était levé quand je suis allée dormir, angoissée.
Je sais vraiment peu de choses sur l’histoire de l’Amérique latine. La presse avait suivi avec intérêt la détention de Pinochet à Londres en 1998. Je l’ai lu aujourd’hui dans les archives. Et si j’ai été impressionnée que ses avocats défendent l’usage de la torture, cette sophistication du mal consistant à jeter les détenus vivants et anesthésiés à l’eau m’est intolérable. Les vols de la mort. Comment peut-on être aussi cruel ?
Ce que j’ai lu dans le témoignage d’un survivant est-il possible ? Pour alléger la conscience des tortionnaires, un prélat de l’Église argentine citait la phrase biblique : il faut séparer le bon grain de l’ivraie.
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Charybde2Charybde2   17 février 2018
Ce sont des pêcheurs qui l’ont trouvée, à La Turballe. Dans sa robe à fleurs, le visage serein, le corps bien conservé. Il n’y avait pas longtemps qu’elle était morte, a dit le médecin légiste.
Maintenant que j’ai pu mener l’enquête et reconstituer son histoire, je vois que même en cela, en laissant son corps arriver là, elle avait eu le sens de l’à-propos. Cette idée de se sauver à tout prix, qu’elle avait appliquée toute sa vie, elle l’avait gardée jusque dans sa mort.
La mort, elle n’avait pu y échapper, mais on aurait dit qu’elle s’était arrangée pour qu’on finisse par l’apprendre. Que se serait-il passé si la marée l’avait entraînée ailleurs, ou – comme c’était le plus probable – au fond de la mer ? Et que se serait-il passé si au journal on ne m’avait pas mutée du siège central, de Rennes, à Saint-Nazaire, pour couvrir des faits divers et ne plus fouiner là où il ne faut pas, mademoiselle Le Bris – histoire de me faire comprendre que personne n’est irremplaçable. Sans compter le commissaire Fouquet, un brave type, le contraire d’un imbécile, même s’il cache bien son jeu.
On n’aurait rien su. Ce n’était pas la première fois qu’elle s’en serait allée sans laisser de traces. Une de plus. Dans un petit village perdu de la côte française, au XXIe siècle, et sous une autre identité. Qui aurait pu le soupçonner ?
Fouquet m’a lancé l’hameçon et j’y ai mordu. Parce que c’est lui qui m’a dit que Marie Le Boullec était d’origine argentine et que la cause de son décès était l’asphyxie par immersion. Peu de temps auparavant, il avait lu dans le journal un article qui l’avait impressionné sur les noyés en Argentine, que l’on trouvait dans les années 70 sur une plage quelconque, ou les côtes du pays voisin.
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Charybde2Charybde2   17 février 2018
Encore à fourrer mon nez où il ne fallait pas, comme on me le disait à Rennes à propos d’une affaire beaucoup moins dangereuse. Cela pourrait être pire qu’un changement d’affectation, pire que de perdre mon emploi. Mais je ne peux plus faire marche arrière, que cela concerne ou non la femme noyée, je veux en savoir plus. Et si elle sert à faire un peu de bruit, ce ne serait pas mal non plus, m’a dit Marcel. Les responsables de ces crimes sont encore en liberté, même si on dit que les lois qui les protégeaient étaient dévoyées, ils seront jugés. Il y a des signes favorables, mais attendons de voir pour le croire, dit Jean-Pierre, personne n’a encore été jugé, les seuls membres des juntes militaires condamnés sous le gouvernement démocratique ont été graciés par le deuxième président.
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fbalestasfbalestas   21 juin 2018
La falsification des documents à l’ESMA était de plus en plus perfectionnée grâce au travail des camarades détenus. Je me souviens qu’ils avaient installé un laboratoire photographique pour résoudre le problème de la couleur sur la carte d’identité, ils ont acheté du matériel sophistiqué grâce auquel ils pouvaient fonctionner indépendamment du ministère de l’Intérieur et de la police fédérale. Passeports, cartes d’identité, cartes de presse, permis de conduire, et même des notes d’hôtel … Les faux papiers de l’ESMA avaient acquis une réputation internationale, parmi les mafieux, bien sûr. Le passeport avec lequel Licio Gelli a été arrêté en Uruguay avait été fabriqué à l’ESMA.
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Videos de Elsa Osorio (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elsa Osorio
https://www.librairiedialogues.fr/livre/13111937-double-fond-elsa-osorio-anne-marie-metailie Elsa Osorio nous parle de son livre "Double fond" (éditions Métailié), dans l'émission Dialogues littéraires, réalisation : Ronan Loup. Interview par Laurence Bellon.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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