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ISBN : 237100037X
Éditeur : NOUVEL ATTILA (06/04/2018)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Février 1920. Une jeune fille se réveille amnésique dans le lit d'une clinique de Berlin après s'être jetée dans le fleuve. Le mystère autour de son identité commence, en même temps qu'une des plus grandes énigmes du XXe siècle.
Est-ce Anastasia Romanov, la dernière survivante du clan Romanov épargnée par les bolcheviques...ou Anna Anderson, l'ambitieuse petite paysanne kachoube qui réussit, sa vie durant, à donner le change auprès des familles impériales de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Deltak
  13 septembre 2018
Je remercie Netgalley et le Nouvel Attila pour la découverte de ce livre. Passionnée par l'affaire des Romanov, ce titre m'a tout de suite attirée.
Dans ce premier roman, Nadia Oswald donne vie à la célèbre Anna Anderson, dont la ressemblance avec
Anastasia, lui aurait permis de se faire passer pour cette dernière auprès d'un certain nombre de ses proches et du grand public. Il faudra plusieurs décennies et l'aide de la science pour découvrir la vérité plus tard, à savoir que la supposée survivante du clan Romanov qui aurait été épargnée par les bolcheviks, n'était en réalité qu'une petite paysanne originaire de Pologne. Ce roman introspectif, sans parti pris, ni jugement, tente de faire la lumière sur les mécanismes ayant conduit à cette imposture.
J'avoue avoir été déroutée par le style de l'écriture : les phrases sont souvent très longues et la narration est fragmentée, semblant parfois un peu décousue. L'auteur analyse toutefois avec finesse cette lente descente vers le mensonge et la complexité de la personnalité d'Anna Anderson. Au fil des pages, on finit par s'habituer à ce style un peu déstructuré, unique en son genre, qui n'est pas dépourvu d'une certaine poésie. En revanche, j'ai trouvé la narration un peu redondante. J'aurais aimé lire quelque chose de plus vivant, une intrigue plus travaillée ; cette dernière semble avoir été sacrifiée au profit du style. Dommage.
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Commenter  J’apprécie          80
ZeroJanvier79
  02 septembre 2018
La femme qui ressuscite est le premier roman de Nadia Oswald, que j'ai eu l'occasion de découvrir et de lire en service de presse par l'intermédiaire de la plateforme NetGalley.fr. J'avais sollicité ce livre car son résumé m'avait interpellé :
Février 1919. Une jeune fille se réveille dans le lit d'une clinique de Berlin, amnésique, après s'être jetée dans le fleuve. le mystère autour de son identité commence, en même temps qu'une des plus grandes énigmes du XXe siècle.
Est-ce Anastasia Romanov, la dernière survivante du clan Romanov épargnée par les bolcheviks… ou l'ambitieuse petite paysanne schwab de Pologne qui réussira toute sa vie à donner le change auprès des familles impériales de la planète en se faisant passer pour la défunte princesse ?
L'héroÏne reconstruit sa mémoire et son identité… mais sont-ce bien les siennes ?
Sans jamais prendre parti ni donner les clés, Nadia Oswald donne vie à cette réincarnation mentale et physique. Premier roman servi par une langue prodigieuse, baroque et poétique, La Femme qui ressuscite fait revivre un mystère, un double portraits de femme, et un esprit que le trouble de l'inconnu mènera jusqu'aux limites de la folie.
Outre la saga des Romanov, le livre nous plonge aussi dans la fn de l'empire des Tsars, le Berlin de l'après-première guerre mondiale, la diaspora Russe nostalgique de l'époque impériale, l'Amérique des années folles et l'exubérance artistique des années 20 …
Le roman nous propose la rencontre au début des années 1920 d'une jeune femme qui vient de survivre à une tentative de suicide et qui affirme soudainement être Anastasia Romanov, dernière héritière de Nicolas II, dernier tsar de Russie qui a pourtant été tué avec son épouse et tous leurs enfants en 1918.
Le roman s'appuie sur une histoire « vraie », puisque le personnage principal, connu sous plusieurs noms tout au long de sa vie, a réellement existé et a prétendu être Anastasia, suscitant de nombreuses polémiques entre ceux qui croyaient à son histoire et donc à la survie de la dernière fille de Nicolas II, et ceux qui dénonçaient une imposture destinée à mettre la main sur la fortune des derniers tsars russes. Dans ce roman, nul doute n'est permis sur l'imposture : la jeune femme en question n'est pas Anastasia, son identité véritable est connue dès le début.
Le récit nous propose alors de suivre la vie d'Anna, comme elle se se fait appeler, d'abord en Allemagne où elle se fait connaître, puis en Suisse, aux Etats-Unis, puis à nouveau en Allemagne. Les compagnons et compagnes se succèdent autour d'Anna, plus ou moins convaincus de sa prétendue ascendance impériale. Des anciens proches de famille Romanov viennent rencontrer Anna pour se faire leur propre opinion, et les avis divergent clairement.
Si j'ai apprécié la trame de départ du roman et sa description du monde des années 1920, notamment l'Allemagne et les Etats-Unis, j'ai rapidement été lassé par le récit. C'est intéressant au début, on se prend au jeu de l'imposture, mais cela finit par devenir répétitif voire franchement ennuyant.
Je suis allé au bout car le roman est court, mais je ne suis pas sûr que j'en aurai eu le courage s'il avait fait une centaine de pages de plus. Cette lecture est donc plutôt une déception, car le sujet m'intéressait mais je m'attendais à un récit plus passionnant alors que le cadre tient toutes ses promesses.
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soazickcl
  21 mars 2019

Anastasia ou pas Anastasia.. telle est la question à laquelle Nadia Oswald tente de répondre par un roman, mettant en scène une jeune femme se prétendant la descendante des Romanov, épargnée par les bolcheviques lors du massacre de Ekaterinbourg où toute la famille du dernier Tsar de Russie a été passée par les armes.
Toute ? La question de la survivante s'est posée pendant longtemps, et une femme s'est bien fait passer pour elle en Allemagne, aux USA et partout en Europe.
Elle a été «  reconnue » par de nombreux russes blancs et a trouvé en eux des soutiens pécuniaires , comme auprès des membres éloignés de la famille régnante, des artistes russes, tout contents de revivre les belles années, elle a vécu chez eux, de leurs deniers, dépendant d'eux entièrement car elle ne possède rien, ne jouit de rien que d'aumônes et de dons, en échange de quelques détails de la vie passée.
Nadia Oswald nous promène donc pendant toutes ces années, de 1918 à 1984.. suivant une jeune femme polonaise accidentée , et sans mémoire, mutique et seule au monde, qui changera de nom au gré de ses rencontres et quand le destin se chargera de l'y obliger, errant de pays en pays, s'adaptant de façon étonnante , parlant même des langues qu'elle n'avait certainement pas apprises mais imitées, révélant en cela d'étonnantes capacités intellectuelles pour la pauvresse qu'elle était à sa naissance.
Elle a parcouru sa vie, seule, isolée, se cachant tout en se montrant, et c'est bien là le paradoxe.. riche mais toujours pauvre, recherchant la paix de son esprit, perturbé bien sur, mais pas suffisamment folle pour être internée malgré les affres de sa vie.
Ce livre est passionnant, un roman tout de même, pas une biographie, l'auteure a su trouver le style nécessaire pour nous faire partager les hésitations et les peines de cette pauvre femme !
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MuseaUranie
  28 juillet 2018
l y a un grand amour dans ma vie, un amour qui me fait tout lire, voir et rêver du jour où je poserais le pied sur son sol : La Russie. Mise à a part sa politique un peu douteuse, c'est surtout son Histoire qui m'attire qui a très rarement été calme. Tout ça pour dire qu'après ma lecture de "La femme qui tuait les hommes", on m'avait conseillé de lire "La femme qui ressuscite" puisqu'il s'inscrivait juste après les événements de celui que je venais de finir. Ni une ni deux, en le voyant sur NetGalley, j'ai sautée sur l'occasion. Je remercie ainsi la plateforme et le Nouvel Attila.
Connaissait vous Anna Anderson ? Les Russophiles diront oui, les autres peut-être non. Et pourtant, cette femme a secoué les restes de l'aristocratie russe et les presses internationale. le livre nous propose de revenir sur le destin et le parcours de cette femme découverte dans un asile qui n'aura de cesse de montrer au Monde qu'elle est la dernière survivante des enfants Romanov. le livre prend le parti-pris d'être Anastasia et à la fois Anna et montre le combat intérieur de cette femme qui cherchera toute sa vie à être aimé.
D'abord perturbée par le style et les (très) longues phrases, l'auteure emmène magnifiquement son lecteur dans cette Russie tsariste reconstitué dans le monde et ces hommes et femmes qui pleurent encore le pays. On côtoie une gouvernante, Pierre Gilliard ou encore la soeur d'Alexandra Feodorovna sans oublier tous les grands qui ont fait les années folles. Car c'est aussi ça "La femme qui ressuscite", un voyage dans cette décennie fantasmée de l'Amérique en pleine prohibition où règne une fête permanente.
Un livre qui plaira aux curieux, qui se dévore et dont on aimerai plus tant l'auteure a su donner vie à cette femme.
Lien : https://wp.me/p8ww3Y-1bR
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kadeline
  30 août 2018
Anna a tenté de se suicider et se retrouve bloquée à l'asile. Sa ressemblance avec Anastasia Romanov, associé à son mutisme permet à ses contacts de l'asile de la considérée comme telle. Dès ce moment, devenir ou redevenir Anastasia est la pore de sortie pour Anna.
Dans ce récit, on est dans les pensées d'Anna, jeune femme qui au départ sait ne pas être Anastasia. Comme son état mental n'est pas folichon au départ, le style se colle à cet aspect. On se retrouve donc avec des phrases longues, déconnectées de la réalité, sans réel fil conducteur. C'est assez déroutant et demande un temps d'adaptation. C'est interessant de voir l'évolution du style qui suit celui de l'état d'Anna. Il devient en effet de plus en plus ordonné et construit au fur et à mesure qu'elle « sort la tête de l'eau » et se construit son rôle de survivante des Romanov. Ce rôle ne peut que l'emmener loin, trop loin. Entre Europe et Etats-Unis, pendant la grande dépression et la seconde guerre mondiale, on suit la vie menée par cette femme qui est prise dans un tourbillon et sans réelle prise sur sa vie. L'écriture reste à l'image de l'histoire : un tourbillon sans structure apparente ou chaque expérience et ressenti semble jeté tel quel.
Ce style d'écriture est trop déstructuré pour moi mais c'était une lecture intéressante.
Merci netgalley et le nouvel attila pour cette découverte assez déroutante.
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critiques presse (1)
LeMonde   01 juin 2018
Dans un très beau premier roman, Nadia Oswald [...] agit en romancière et creuse les consciences, elle met au jour des émotions confuses. Elle analyse surtout, avec une extrême sensibilité, les mécanismes de l’illusion et du mensonge.
Lire la critique sur le site : LeMonde
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