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EAN : 9782914704731
159 pages
Jigal (08/09/2010)
3/5   20 notes
Résumé :
Solo vient de purger trois ans de taule pour une bagarre qui a mal tourné. A sa sortie, son cousin Tito, un vrai dur, lui propose une affaire... Il lui suffit de voler une voiture, de l'accompagner sur un coup et de manger sa langue. Une sacrée bonne aubaine pour ambiancer toute la nuit et régler ses dettes. Mais Solo se retrouve au cœur d'une embrouille qui pue salement la mort. Au Gabon, on murmure que certains politiciens n'hésitent pas à recourir aux meurtres ri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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FloraRol
  12 janvier 2022
Dès les 30 premières pages, deux fautes d'orthographe et un mot manquant dans une phrase, ça commence mal… Bon, passons. Je découvre avec cette lecture un vocabulaire gabonais haut en couleurs (une gossette, arriérer (= reculer), motamoter (= apprendre par coeur), un grommologue, un courbon (= virage), ou encore la tétutesse) et des expressions qui donnent parfois le sourire (« une histoire queue de chat », « chercher la bouche », « avoir le bien-être indigène ») dans l'écriture très imagée de Otsiemi. Mais très vite, c'est le trop plein ! Cette succession d'expressions et de formulations imagées (en fait, tout l'écriture est tournée de cette façon) me donnent le tournis et gênent ma lecture… Ajoutez à cela un peu trop de vulgarité à mon goût dans certains passages et vous comprendrez que je ne suis pas franchement séduite.
L'histoire ne me plaît guère plus. Beaucoup de personnages différents (j'ai un peu de mal à suivre), sans profondeur aucune, tous des malfrats aux spécialités diverses (voleurs de voiture, braqueurs de banques, escroqueurs, maîtres chanteurs ou même kidnappeurs d'enfants) ou des policiers en mal de détenus à détrousser ou tabasser.
Pour ne rien arranger, j'ai le malheur de commencer à lire en parallèle Madame Hayat de Ahmet Altan, roman à l'écriture sublime, à l'histoire entraînante et aux personnages attachants… Ma lecture gabonaise n'en parait que plus pauvre… A ce stade, en parcourant quelques critiques de Babéliotes, je veux bien comprendre que certains puissent apprécier la verve de Janis Otsiemi, mais je me dis que, clairement, ses romans ne sont pas pour moi !
Puis, vient la seconde partie du roman. Les expressions et tournures imagées sont réduites à une quantité raisonnable (les notes de bas de page sont d'ailleurs beaucoup moins fréquentes) la lecture est plus fluide, l'histoire se construit et regagne mon intérêt. Néanmoins, pour un roman policier, je n'y ai trouvé aucun suspense, aucun rebondissement et des personnages peu travaillés… l'histoire est plutôt une accumulation de tristes (ou ignobles) forfaits commis par ces voyous sans foi ni loi, parfois pincés par des flics tous plus ripoux les uns que les autres, avec en fil conducteur une corruption gabonaise omniprésente, jusqu'aux plus hautes sphères de l'Etat. le mot de la fin illustre bien la manipulation des médias à des fins politiques. Ces dénonciations de Janis Otsiemi, ainsi que la découverte colorée de vocabulaire et expressions gabonaises, auront été pour moi les intérêts principaux de cette lecture.
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StefEleane
  29 juin 2017
Un roman court, mais dense ! Voilà comment je pourrai décrire en cinq mots ce roman si j'avais cette contrainte. Malheureusement pour vous je ne l'ai pas donc je vais m'étendre un peu sur le sujet 😉
Une série de meurtres d'enfants secoue Kinshasa. On parle de rituels pour porter chance à certains politiciens. le commissaire a des ordres, il doit retrouver les auteurs de ces massacres. Il missionne deux policiers sur cette affaire. Mais à Kinshasa, il y a bien d'autres soucis que celui-ci.
Babette était une cinglée. Une véritable amazone. Elle n'avait pas froid aux yeux. Son histoire était presque la même que celle de toutes les fausses Blanches qu'on pouvait croiser dans cette vile.
Babette n'avait pas connu son père, un coopérant Blanc-manioc qui était rentré dans son pays quelques mois avant sa venue au monde. Sa maman en avait souffert car il lui avait fallu supporter le regard des autres. Elle était morte quelques mois après la naissance de Babette. Et Babette s'était retrouvée de matin bonheur seule dans la vie. Elle avait été recueillie par un de ses oncles alcoolo qui la prenait dans son lit pour la doublure de sa femme qu'il venait de perdre lui aussi, dès les prémices des seins de sa nièce. Puis le drame était arrivé. Un soir, elle l'avait coutoyé dans le dos. Et la déchéance avait commencé. Elle avait fait six mois de taule. Et à sa sortie, elle n'était plus la même.
La première chose que je peux vous dire c'est qu'il n'ai pas facile de suivre la multitude de personnages. Je me suis, part moment, un peu mélangé les pinceaux. Il y a environ 5 groupes de malfrats ou policiers. Donc quand je dis que ce livre est dense c'est tout simplement par ce qu'il n'a pas de temps mort.
Par ailleurs, l'auteur décortique une société gabonaise infectée par les divers larcins (vol, chantage, meurtre ), les personnages sont des flambeurs, qui picolent, se droguent et vont voir les putes. Bref une peinture très peu reluisante. On cherche les gens honnêtes ! D'ailleurs, on n'en trouve aucun !
Les flics ne sont pas mieux. Ils s'enrichissent sur le dos des divers « bandits » qu'ils rencontrent. Ils sont infidèles et menteurs. Quand aux politiciens et bien ce sont des politiciens là on est moins surpris !
J'ai beaucoup aimé l'écriture imagée de l'auteur, avec les expressions gabonaises. Les mots modifiés pour leur donner un autre sens ( Coutoyer pour donner des coups de couteau) . Cela donne un exotisme au texte qui vous fait sourire. Une véritable immersion.
Donc au-delà de ce regard critique qui vous fait réfléchir, ce roman est une plaisante lecture 🙂
Lien : https://lesciblesdunelectric..
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PierreF
  13 mars 2011
Janis Otsiemi nous refait le coup de l'autopsie de la société gabonaise, une société gangrenée à tous les niveaux par la corruption et la malhonnêteté. Car tout y est bon pour récupérer de l'argent, le seul et unique leitmotiv de tout le monde. Si on avait l'habitude des policiers corrompus, arrêtant ceux qui font des excès de vitesse pour récupérer un paiement en liquide, on assiste ici à des dessous de table de plus grande envergure, avec une implication jusqu'au plus haut niveau de l'état.
Par rapport à La vie est un sale boulot, on retrouve les thèmes, les personnages et la construction classique d'un roman noir. Mais la grosse originalité de Janis Otsiemi tient en deux éléments qui donnent un énorme plaisir à la lecture de ses livres. La construction est ici plus complexe, avec plus de personnages tous formidablement vivants, réalistes et l'on suit la logique de la narration avec étonnement si ce n'est de l'effarement. Je me doutais de la corruption mais Otsiemi nous montre qu'elle a lieu à tous les niveaux et que cela devient parfaitement naturel, une sorte de moyen de survie pour tout un chacun.
Enfin, il y a le style de Janis Otsiemi. Ecrire dans le patois gabonais, tout en étant explicite pour nous, gens de la métropole est un exploit. Cela en fait un livre extrêmement plaisant, voire drôle à lire par moments. Cela nous fait voyager dans ce pays, on ne nous montre pas la façade touristique, mais ce qu'il y a derrière le décor. Ce livre est tellement bien fait que j'ai eu l'impression de lire un reportage, ce qui m'a fait froid dans le dos ; cela m'a impressionné de voir un pays entraîné dans la spirale infernale de la corruption. Décidément, Janis Otsiemi confirme de la plus belle des façons qu'il est un auteur à suivre et vous auriez tort de laisser passer cette chance de lire un livre au style direct, acéré et coloré. Un mélange exotique et détonnant.
Lien : http://black-novel.over-blog..
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Norlane
  29 mai 2020
Voyous, flics ripoux, baises tarifées... aucun personnage auquel m'attacher et une histoire qui fait un inventaire des trafics et embrouilles le tout finissant pareil. Et la langue inventive m'a paru forcée, et répétitive. Reste le Gabon. Bref, ce polar noir confirme que je ne suis pas une lectrice pour ce genre-là.
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collectifpolar
  28 août 2020
Au Gabon, Solo vient de purger trois ans de prison
pour une bagarre qui a mal tourné. Son cousin Tito lui
propose une affaire : il lui suffit de voler une voiture,
de l'accompagner sur un coup puis de garder le
silence. Mais Solo se retrouve au coeur d'une intrigue
impliquant des politiciens. Traqué, il est forcé de se
cacher...
Un des intérêts de ce livre tient dans son écriture
imagée. L'utilisation de la langue « gabonaise » est
omniprésente. Mais chaque mot est expliqué en
note... L'auteur veut créer une ambiance locale. Du
coup soit on adhère soit cela devient gênant à la
lecture. de plus si Janis Otsiemi arrive à nous décrire
une société gabonaise à la dérive et un système
politique corrompu, il ne va pas au bout de son sujet.
Et l'intrigue reste elle aussi bien faible..
Personnellement j'ai eu du mal à entrer dans ce roman policier. Je le regrette car je suis persuader qu'il peut plaire à d'autres lecteurs. Pour moi, ça n'a pas matché !
Lien : https://collectifpolar.com/
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   19 juin 2016
Babette était une cinglée. Une véritable amazone. Elle n'avait pas froid aux yeux. Son histoire était presque la même que celle de toutes les fausses Blanches qu'on pouvait croiser dans cette vile.
Babette n'avait pas connu son père, un coopérant Blanc-manioc qui était rentré dans son pays quelques mois avant sa venue au monde. Sa maman en avait souffert car il lui avait fallu supporter le regard des autres. Elle était morte quelques mois après la naissance de Babette. Et Babette s'était retrouvée de matin bonheur seule dans la vie. Elle avait été recueillie par un de ses oncles alcoolo qui la prenait dans son lit pour la doublure de sa femme qu'il venait de perdre lui aussi, dès les prémices des seins de sa nièce. Puis le drame était arrivé. Un soir, elle l'avait coutoyé dans le dos. Et la déchéance avait commencé. Elle avait fait six mois de taule. Et à sa sortie, elle n'était plus la même.
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mesrivesmesrives   19 juin 2016
Koumba avait vu les quelques photos qu'elle lui avait présentées. Franchement, elles étaient cochonnes. Sodomie, brouette, écrin à bijoux, tape-cul, approche du tigre, vignes enlacées, cerf en rut... Koumba aurait sûrement flingué sa femme si c'était elle qui se retrouvait sur ces fichues photos. Il en était sûr et certain. Putain. Malgré ses quarante ans au compteur, Ginette baisait encore comme une gossette de vingt ans, s'était-il permis de penser.
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collectifpolarcollectifpolar   28 août 2020
Solo traversa la rue et enfila un pivot entre deux maisons. Au bout, un portail de tôles rouillées.
Joe, Fred, Jimmy et Dodo étaient assis sur un banc dans la cour de la concession. Lorsqu'ils entendirent le portail s'ouvrir bruyamment, les deux garçons se mirent à cavaler comme des cinglés. Jimmy qui n'avait pas bougé d'un poil les rappela dans un rire fou.
- Qu'est-ce qui vous prend, les mecs ? Ce n'est que Solo et son ombre.
Les gars arrêtèrent leur course et se retournèrent. Et Solo était là. Rigolard, il les observait. Emmailloté dans un survêtement blanc qui lui donnait l'allure d'un ditengu. Il se tordait de rire lui aussi, à s'en faire péter les poumons.
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collectifpolarcollectifpolar   28 août 2020
C'est Tata qui avait abordé Nathalie dans la rue un soir et l'avait présentée à Balard. Tata n'avait pas été plus loin que le cours secondaire première année, mais c'était un tchatcheur né quand il s'agissait de verber une fille. Des conquêtes, il en collectionnait comme d'autres, des chaussures de marque. Il avait levé sa première fille à douze ans quand certains malaxaient encore leur bangala avec un morceau de savon dans leur douche devant la photo de Kim Kardashian. Faut dire que la nature l'avait mieux garni que Balard avec son nez camard, son front bombé et sa taille de cocotier qui le faisait souvent passer dans la rue pour un Ouest-africain.
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collectifpolarcollectifpolar   28 août 2020
20 heures. Quartier La Campagne.
Solo descendit d'un taxi reconnaissable à ses larges bandes rouges et blanches. Il se dirigea vers un groupe de jeunes hommes paumés qui bavardaient sous un lampadaire sur le capot d'une voiture posée sur des cales de bois.
— Salut les gars ! Vous savez où il est, Tito ?
— Il est chez Thierry, répondit l'un d'eux.
Solo s'en doutait.
Thierry était un dealer de yamba du quartier. Tous les petits durs que comptait le secteur se retrouvaient chez lui le soir pour fumer un joint à l'abri des curieux (…)
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