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ISBN : 2266252461
Éditeur : Pocket (09/04/2015)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Solo vient de purger trois ans de taule pour une bagarre qui a mal tourné. A sa sortie, son cousin Tito, un vrai dur, lui propose une affaire... Il lui suffit de voler une voiture, de l'accompagner sur un coup et de manger sa langue. Une sacrée bonne aubaine pour ambiancer toute la nuit et régler ses dettes. Mais Solo se retrouve au cœur d'une embrouille qui pue salement la mort. Au Gabon, on murmure que certains politiciens n'hésitent pas à recourir aux meurtres ri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
StefEleane
  29 juin 2017
Un roman court, mais dense ! Voilà comment je pourrai décrire en cinq mots ce roman si j'avais cette contrainte. Malheureusement pour vous je ne l'ai pas donc je vais m'étendre un peu sur le sujet 😉
Une série de meurtres d'enfants secoue Kinshasa. On parle de rituels pour porter chance à certains politiciens. le commissaire a des ordres, il doit retrouver les auteurs de ces massacres. Il missionne deux policiers sur cette affaire. Mais à Kinshasa, il y a bien d'autres soucis que celui-ci.
Babette était une cinglée. Une véritable amazone. Elle n'avait pas froid aux yeux. Son histoire était presque la même que celle de toutes les fausses Blanches qu'on pouvait croiser dans cette vile.
Babette n'avait pas connu son père, un coopérant Blanc-manioc qui était rentré dans son pays quelques mois avant sa venue au monde. Sa maman en avait souffert car il lui avait fallu supporter le regard des autres. Elle était morte quelques mois après la naissance de Babette. Et Babette s'était retrouvée de matin bonheur seule dans la vie. Elle avait été recueillie par un de ses oncles alcoolo qui la prenait dans son lit pour la doublure de sa femme qu'il venait de perdre lui aussi, dès les prémices des seins de sa nièce. Puis le drame était arrivé. Un soir, elle l'avait coutoyé dans le dos. Et la déchéance avait commencé. Elle avait fait six mois de taule. Et à sa sortie, elle n'était plus la même.
La première chose que je peux vous dire c'est qu'il n'ai pas facile de suivre la multitude de personnages. Je me suis, part moment, un peu mélangé les pinceaux. Il y a environ 5 groupes de malfrats ou policiers. Donc quand je dis que ce livre est dense c'est tout simplement par ce qu'il n'a pas de temps mort.
Par ailleurs, l'auteur décortique une société gabonaise infectée par les divers larcins (vol, chantage, meurtre ), les personnages sont des flambeurs, qui picolent, se droguent et vont voir les putes. Bref une peinture très peu reluisante. On cherche les gens honnêtes ! D'ailleurs, on n'en trouve aucun !
Les flics ne sont pas mieux. Ils s'enrichissent sur le dos des divers « bandits » qu'ils rencontrent. Ils sont infidèles et menteurs. Quand aux politiciens et bien ce sont des politiciens là on est moins surpris !
J'ai beaucoup aimé l'écriture imagée de l'auteur, avec les expressions gabonaises. Les mots modifiés pour leur donner un autre sens ( Coutoyer pour donner des coups de couteau) . Cela donne un exotisme au texte qui vous fait sourire. Une véritable immersion.
Donc au-delà de ce regard critique qui vous fait réfléchir, ce roman est une plaisante lecture 🙂
Lien : https://lesciblesdunelectric..
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Commenter  J’apprécie          70
PierreF
  13 mars 2011
Janis Otsiemi nous refait le coup de l'autopsie de la société gabonaise, une société gangrenée à tous les niveaux par la corruption et la malhonnêteté. Car tout y est bon pour récupérer de l'argent, le seul et unique leitmotiv de tout le monde. Si on avait l'habitude des policiers corrompus, arrêtant ceux qui font des excès de vitesse pour récupérer un paiement en liquide, on assiste ici à des dessous de table de plus grande envergure, avec une implication jusqu'au plus haut niveau de l'état.
Par rapport à La vie est un sale boulot, on retrouve les thèmes, les personnages et la construction classique d'un roman noir. Mais la grosse originalité de Janis Otsiemi tient en deux éléments qui donnent un énorme plaisir à la lecture de ses livres. La construction est ici plus complexe, avec plus de personnages tous formidablement vivants, réalistes et l'on suit la logique de la narration avec étonnement si ce n'est de l'effarement. Je me doutais de la corruption mais Otsiemi nous montre qu'elle a lieu à tous les niveaux et que cela devient parfaitement naturel, une sorte de moyen de survie pour tout un chacun.
Enfin, il y a le style de Janis Otsiemi. Ecrire dans le patois gabonais, tout en étant explicite pour nous, gens de la métropole est un exploit. Cela en fait un livre extrêmement plaisant, voire drôle à lire par moments. Cela nous fait voyager dans ce pays, on ne nous montre pas la façade touristique, mais ce qu'il y a derrière le décor. Ce livre est tellement bien fait que j'ai eu l'impression de lire un reportage, ce qui m'a fait froid dans le dos ; cela m'a impressionné de voir un pays entraîné dans la spirale infernale de la corruption. Décidément, Janis Otsiemi confirme de la plus belle des façons qu'il est un auteur à suivre et vous auriez tort de laisser passer cette chance de lire un livre au style direct, acéré et coloré. Un mélange exotique et détonnant.
Lien : http://black-novel.over-blog..
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yv1
  26 novembre 2010
Il n'est pas très aisé d'entrer dans ce polar de Janis Otsiemi. Il faut passer les premières pages, se noyer un peu dans les personnages pour ensuite mieux se retrouver dans une véritable jungle dans laquelle tous les coups sont permis. Par son style dur et franc, très imagé, ponctué d'expressions et d'adages gabonnais (avec notes en bas de pages) l'auteur nous plonge directement au coeur des rues de Kinshasa. Qu'il est cruel son constat ! Tous les jeunes gens sont desoeuvrés, tentés par les arnaques plus ou moins fructueuses, par les embrouilles, et même par des coups beaucoup plus ambitieux. Tout le monde trempe dans un bouillon pas très ragoûtant : politiciens qui se servent des truands pour asseoir leur pouvoir et pour le garder ; policiers qui, cherchant les cambrioleurs ou les contrevenants préfèrent les arnaquer, leur demander leur part du butin et les laisser en liberté plutôt que de les arrêter. Tout ramène au fric, chacun essayant d'en avoir le plus possible pour vivre, pour "ambiancer"...
Lien : http://lyvres.over-blog.com/..
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yv1
  26 novembre 2010
Il n'est pas très aisé d'entrer dans ce polar de Janis Otsiemi. Il faut passer les premières pages, se noyer un peu dans les personnages pour ensuite mieux se retrouver dans une véritable jungle dans laquelle tous les coups sont permis. Par son style dur et franc, très imagé, ponctué d'expressions et d'adages gabonnais (avec notes en bas de pages) l'auteur nous plonge directement au coeur des rues de Kinshasa. Qu'il est cruel son constat ! Tous les jeunes gens sont desoeuvrés, tentés par les arnaques plus ou moins fructueuses, par les embrouilles, et même par des coups beaucoup plus ambitieux. Tout le monde trempe dans un bouillon pas très ragoûtant : politiciens qui se servent des truands pour asseoir leur pouvoir et pour le garder ; policiers qui, cherchant les cambrioleurs ou les contrevenants préfèrent les arnaquer, leur demander leur part du butin et les laisser en liberté plutôt que de les arrêter. Tout ramène au fric, chacun essayant d'en avoir le plus possible pour vivre, pour "ambiancer"...
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LN
  03 novembre 2010
L'immersion dans le pays est attrayante : le lecteur déambule aux côtés des protagonistes dans la capitale gabonaise, de Louis au Cap Esterias, accompagnant Solo et les autres dans leurs tribulations hasardeuses et découvrant avec horreur tous les dessous de la ville, plutôt glauques…
Les expressions renforcent cette immersion : « On n'est pas des cousins à plaisanteries », « Tu cherches toujours la bouche des gens » (tu provoques) « un type qui a bouffé des guêpes » (être surexcité) « kala-kala » (longtemps)…

- Les personnages sont bien campés : les petits truands toujours plus avides d'argent pour « ambiancer », les policiers corrompus qui laissent souvent filer les bandits en contrepartie de quelque pécule, les politiciens superstitieux prêt à tout pour rester au pouvoir…

Lien : http://lecturissime.over-blo..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   19 juin 2016
Babette était une cinglée. Une véritable amazone. Elle n'avait pas froid aux yeux. Son histoire était presque la même que celle de toutes les fausses Blanches qu'on pouvait croiser dans cette vile.
Babette n'avait pas connu son père, un coopérant Blanc-manioc qui était rentré dans son pays quelques mois avant sa venue au monde. Sa maman en avait souffert car il lui avait fallu supporter le regard des autres. Elle était morte quelques mois après la naissance de Babette. Et Babette s'était retrouvée de matin bonheur seule dans la vie. Elle avait été recueillie par un de ses oncles alcoolo qui la prenait dans son lit pour la doublure de sa femme qu'il venait de perdre lui aussi, dès les prémices des seins de sa nièce. Puis le drame était arrivé. Un soir, elle l'avait coutoyé dans le dos. Et la déchéance avait commencé. Elle avait fait six mois de taule. Et à sa sortie, elle n'était plus la même.
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mesrivesmesrives   19 juin 2016
Koumba avait vu les quelques photos qu'elle lui avait présentées. Franchement, elles étaient cochonnes. Sodomie, brouette, écrin à bijoux, tape-cul, approche du tigre, vignes enlacées, cerf en rut... Koumba aurait sûrement flingué sa femme si c'était elle qui se retrouvait sur ces fichues photos. Il en était sûr et certain. Putain. Malgré ses quarante ans au compteur, Ginette baisait encore comme une gossette de vingt ans, s'était-il permis de penser.
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Polars_urbainsPolars_urbains   12 septembre 2017
Koumba ne lui avait pas demandé sa carte d’identité nationale car il savait d’expérience que c’était un étranger comme la plupart des taximen qui écumaient les rues de Libreville. Un pigeon à plumer. C’était un Béninois. Les types étaient connus dans la capitale pour être des « peignes afros ». Et des insolents. Mais avec Koumba, il allait devoir nicher en veilleuse sa grande gueule et mettre la main à la poche. Et pas pour des clopinettes. Mais ça, il ne le savait pas encore, le pauvre indigène !
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manoesmanoes   13 novembre 2010
L’affaire qui devait être une balade de santé comme l’autre fois allait camembérer comme des œufs pourris.
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manoesmanoes   13 novembre 2010
Quand le pangolin et le varan se battent, toi l’écureuil, ne t’en mêle pas
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Philippe Georget - Philippe Hauret - Pascal Martin - Nils Barrellon - Sophia Mavroudis - Maurice Gouiran - Jacques-Olivier Bosco - Janis Otsiemi -
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