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EAN : 9782377220311
272 pages
Éditeur : Jigal (08/02/2018)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 13 notes)
Résumé :
En pleine nuit et sous une pluie tropicale, une femme surgie de nulle part vient se jeter sous les roues de la voiture du lieutenant Boukinda. Bouleversé par ce tragique accident, il veut savoir d'où sort cette inconnue, d'autant que son décès semble suspect... Au même moment, à quelques kilomètres de là, plusieurs individus pénètrent dans un camp militaire et s'emparent de nombreuses armes et d'un stock d'explosifs. Plus tard, c'est dans une ville en ébullition, ga... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Guardians
  05 avril 2018
MASSE CRITIQUE MARS 2018
Quelle joie de me voir attribuer par tirage au sort ce roman choisit à l'aveuglette.
Oui, oui à l'aveuglette, parce que c'est ça le plus drôle ou bien l'aventure si vous préférez : découvrir des univers, des auteurs que l'on ne connaît pas et que l'on ne choisirait peut-être pas à la médiathèque ou en librairie.
Et comme le hasard fait parfois bien les choses, j'ai été ravi, envouté, embarqué du début à la fin de ce polar africain. Un délice ! Je vais continuer à lire cet auteur c'est sûr ! Merci Babelio, merci Jigal polar !
Le lecteur est plongé dans l'univers gabonais dès le début de sa lecture. Chaque chapitre commence par un dicton ou un proverbe africain (le petit + fort apprécié, attendu à chaque fin de chapitre).
Le style est clair, simple, fluide, employant des expressions gabonaises (traduites), décrivant les décors, les personnages, le style de vie d'untel ou d'untel, les habitudes de vie des gabonais et gabonaises et leurs institutions.
Les mots vous apportent jusque dans votre petit chez-vous, la chaleur, la moiteur de ce pays. le tout fait que le lecteur est transporté en Afrique sans aucun problème.
L'auteur vous en dévoiler un peu, annonçant à l'avance que « les personnages n'ont pas idée de ce qui les attendra plus tard »… Il prend plaisir à appâter le lecteur, à le faire languir. A la lecture, il y a une forte envie de continuer à avancer pour découvrir l'avancée de ces deux enquêtes mais aussi l'envie de ralentir pour rester un peu plus encore dans l'ambiance de ce roman
Bref, c'est avec plaisir et parfois frissons, que l'on suit les deux enquêtes menées simultanément des Lieutenants Boukinda et Envame de la gendarmerie et des enquêteurs Koumba et Owoula de la Direction des Affaires Criminelles.
Les deux premiers enquêtent sur le meurtre d'une jeune femme, frappé, torturée, brûlée, violée et livrée à des vipères du Gabon.
Les seconds sur le vol de plusieurs armes et munitions dans un camp militaire par des activistes politiques souhaitant mettre un terme à la présidence en place.
Les quatre hommes finiront par travailler de concert, les protagonistes de leurs affaires respectives étant liés.

« ça pourrait être un film… » titre Marianne sur la couverture où apparaît le corps enroulé d'un serpent noir (une vipère – découverte au cours de la lecture ».
Un sacré film qu'il serait bon de voie adapté au cinéma, Hollywood si tu lis Babelio 
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vincent34380
  20 février 2018
Libreville, Gabon : Tard dans la nuit, sous une pluie battante, le lieutenant Boukinda rentre chez lui après une fête de mariage. Soudain, une forme surgit de la nuit et il ne peut éviter le choc. Il descend de voiture et découvre qu'il a heurté une jeune femme. le visage ruisselant d'eau et de sang, elle est presque nue, seulement vêtue d'un slip. Il la conduit immédiatement aux urgences de l'hôpital, ou elle est immédiatement prise en charge.
Le lendemain, Boukinda, choqué par cet accident, va prendre des nouvelles de la jeune inconnue.
Le médecin qui s'est occupé de la jeune femme, lui annonce qu'elle est décédée dans la nuit. Les marques qu'elle portait sur le corps attestaient des sévices subis : elle a été ligotée, sauvagement violée, et porte sur le corps des marques de brûlures de cigarette. La mort a été causée par de multiples morsures de vipère.
La même nuit, un camp militaire voisin est la cible d'un vol. Les malfaiteurs emportent avec eux une importante quantité d'armes, de détonateurs et d'explosifs.
Quelques jours après, un fourgon de la BEAC (Banque des États de l'Afrique Centrale) est attaqué en pleine ville, bloqué par une voiture piégée et arrosé à l'arme lourde. Une opération sanglante, et cinquante millions de francs CFA envolés dans la nature. le mode opératoire suggère la piste du grand banditisme, les premières conclusions démontrant bien vite que les armes et explosifs volés ont servi à ce braquage.
Les deux enquêtes, l'une confiée à la Gendarmerie et l'autre à la PJ vont finir par se rejoindre, et mettre à jour un complot visant la tête de l'État.
Depuis ses premiers romans, Janis Otsiemi nous fait découvrir son pays et sa capitale, toujours gangrenés par les mêmes maux, hérités de la Françafrique : La pauvreté et la corruption sont omniprésentes, le clanisme et le népotisme érigés en institution.
Comment alors s'étonner que, depuis un demi-siècle, une même ethnie soit aux commandes du pays et s'enrichisse sans vergogne ? Les fonctionnaires de l'armée et de la police, même les plus intègres, ont bien du mal à ne pas céder de temps en temps à la tentation.
Ancré dans une réalité sociale et économique bien réelle, dans un contexte politique agité, ce roman policier à l'intrigue finement tricotée, nous dévoile les deux visages de l'Afrique : une qui aspire à la modernité et la richesse, et l'une autre plus attachée à ses racines ancestrales.
Le style est vif et abrupt, sans fioritures, dans une langue inventive, imagée, émaillée de gabonismes qui apportent au récit quelques notes d'un humour décalé. Réjouissants aussi, les aphorismes et maximes en tête de chapitre qui renforcent « l'africanité » du récit.
Janis Otsiemi réussit à combiner dans un même roman une intrigue policière bien ficelée et le portrait subversif de la société gabonaise et de ses institutions en état de déliquescence.
Au travers d'une oeuvre de fiction, c'est un constat amer sur la situation du Gabon d'aujourd'hui. C'est un roman sombre, puissant, et plein d'une humanité désenchantée, que je ne peux que conseiller aux amoureux de l'Afrique… et aux autres !
Éditions Jigal, 2018.

Lien : https://thebigblowdown.wordp..
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Polars_urbains
  23 mars 2018
Mais qu'est il arrivé aux duettistes des Affaires criminelles de la PJ et de la Direction générale des recherches (gendarmerie) de Libreville? On les avait connus plus dissipés dans African tabloid, amateurs de cuisse tarifée, de deuxième bureau, d'enveloppes bien garnies et de boissons fortes. Les revoilà dans Le festin de l'aube, plus calmes et retrouvant sagement le foyer familial une fois la journée de travail terminée, bons époux et bons pères !
A Libreville, deux événements apparemment sans rapport - la mort suspecte d'une jeune femme et le cambriolage d'un dépôt de munitions de l'armée pouvant déboucher sur une affaire d'état - vont occuper les lieutenants Boukinda et Envame d'un côté et les capitaines Koumba et Owoula de l'autre. Autres temps, autres moeurs, les deux binômes vont collaborer harmonieusement, eux dont les relations antérieures étaient sur la base du "je t'aime moi non plus!"
Janis Otsiemi, après Tu ne perds rien pour attendre, revient à des personnages familiers à ses lecteurs et propose une double enquête mêlant affaire de droit commun et tentative de déstabilisation de la république gabonaise. Le festin de l'aube est un bon roman policier, bien construit avec peut-être toutefois moins de couleur locale que dans les romans précédents. Moins de langage fleuri également, même si l'auteur reste fidèle à l'utilisation de proverbes (de son invention semble-t-il) en tête de chapitre. Une lecture agréable en conclusion, bien que, comme dans Tu ne perds rien pour attendre, Le festin de l'aube manque de cette musique si particulière que j'avais adoré dans Les chasseurs de lucioles ou La bouche qui mange ne parle pas.
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fuji
  21 avril 2018
A Libreville, sur fond de succession de Papa Roméo père, Essomo chef de la PJ somme Koumba et Owoula d'enquêter toutes affaires cessantes sur le vol de tout un arsenal, qui met les hautes instances en émoi et la promesse de faire tomber des têtes est un engagement ferme.
Plus tôt dans la nuit, vers 3h30 du matin le gendarme Boukinda accompagné de sa femme rendre d'un mariage et heurte sous une pluie dru le corps d'une jeune femme. Il appelle son collègue Envame à la rescousse. La victime transportée au CHUL, va succomber deux heures plus tard.
Mais ce n'est pas le choc avec le véhicule qui a causé sa mort, mais quelque chose de bien plus originale. Que faisait-elle au sortir d'une zone industrielle, à cette heure, sous une pluie battante, seulement vêtue d'un slip ?
L'énigme est posée.
« Dans le couloir, le patricien retint Boukinda par l'épaule. Il se délunetta et se frotta les yeux comme s'il se donnait du temps pour trouver les mots justes. »
Eh oui, les deux enquêtes entreront en collision car la collusion règne.
Nos quatre enquêteurs vont en baver, et personnellement les passages sur l'herpétoculture m'ont ravie.
Mais, heureusement pour eux il y a des pauses déjeuners telles que celle-ci : « Puis il était allé manger un morceau à « La Marmite Bantu », un restaurant local où on mangeait le meilleur plat Lacoste. »
Avec Janis Otsiemi vous êtes à Libreville comme si vous y viviez, ses enquêtes sont menées de main de maître, sans temps mort, avec réalisme et une langue riche.
Il a son style, ce qui pour moi est une qualité rare, c'est noir, incisif, drôle et totalement dépaysant. L'enquête lui sert à raconter le Gabon, dans sa magnificence comme dans sa noirceur. Il a une écriture intransigeante qui colle parfaitement avec ses exigences d'auteur.
Dans sa façon de procéder, il est comparé souvent à Henning Mankell qui avec son personnage de Wallander mettait en exergue ses analyses sur son pays, et effectivement il y a de cela.
Janis Otsiemi dit tant sur géopolitique de son pays…
De plus j'adore l'émaillage de proverbes gabonais.
Il fait partie des auteurs qui m'ont reconciliée avec le polar. J'ai l'intention d'ailleurs de découvrir ses autres écrits des essais sur le Gabon.
Merci à Masse critique Babelio et aux éditions Jigal Polar pour cette lecture.
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 21 avril 2018
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Olivier43
  08 avril 2021
Je découvrais cet auteur avec ce roman et je dois dire que j'ai pris une vraie claque. C'est un super polar sur le continent africain. L'intrigue est solide, les personnages nous emportent et le final est époustouflant. C'est dépaysant tout en respectant les codes du polar. Pour autant, l'auteur n'oublie pas de poser le cadre de l'Afrique, les luttes tribales pour le pouvoir, la justice aveugle et expéditive. le tout est fait avec peu de mots, mais des mots justes, ce qui donne un format court mais d'une densité incroyable. C'est une vraie découverte et un auteur à suivre.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Polars_urbainsPolars_urbains   23 mars 2018
- Quels genres de coups?
- Des petits braquages de commerçants dans le quartier. Il y a quatre ou cinq ans, ils ont fait la caisse de l'essencerie du carrefour Hassan. Ils ont raflé pas moins de vingt bâtons. Carlos s'était même acheté une merco avec laquelle il farotait au quartier. Il l'a revendue plus tard quand il a mangé toute sa part du pognon en femmes et en shit.
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Rob7Rob7   20 septembre 2019
Avant de s'attaquer à une bête, la panthère observe d'abord sa taille.
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Rob7Rob7   20 septembre 2019
Si j'ai eu des passions, dans ma vie, ce n'aura été que pour l'amour, le langage et la liberté.
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GuardiansGuardians   05 avril 2018
Deux hommes qui débroussent un village ne se gardent pas rancune

Quand l'antilope met bas, la panthère est aux aguets.

On n'arrache pas une chaise à quelqu'un parce qu'on a de grosses fesses
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RhlRhl   14 avril 2018
Le clanisme était le cancer qui gangrenait toutes les administrations. Et la religion du piston y était largement pratiquée.
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