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ISBN : 2844141668
Éditeur : L'Association (10/06/2005)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Une jeune fille découvre la fête foraine près de chez elle. Mais elle n'a que peu d'argent, et ne peut se permettre des attractions coûteuses. Elle cherche donc des stands en rapport avec ses finances.

Elle va d'échec en échec (il lui manque peu mais c'est déjà trop) et se voit interdire l'accès à l'amusement jusqu'au moment où elle aperçoit une tente répondant au nom de "Cinéma Panopticum", avec des machines projetant des petits films.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
svecs
  18 avril 2018
Que dissimule le titre "Cinema Panopticum" ?
Une rapide recherche sur Wikipedia nous apprend que le panoptique est un type d'architecture carcérale imaginée par le philosophe utilitariste Jeremy Bentham et son frère, Samuel Bentham, à la fin du xviiie siècle. L'objectif de la structure panoptique est de permettre à un gardien, logé dans une tour centrale, d'observer tous les prisonniers, enfermés dans des cellules individuelles autour de la tour, sans que ceux-ci puissent savoir s'ils sont observés. Nous apprenons aussi que le Panoptikum était le nom donné par Karl valentin, artiste et cabaretier de la République de Weimar, au cabinet de curiosités et musée des horreurs qu'il fonda en 1930.
Le titre de ce livre renvoye aux 2 sens de ce terme.
Nous y suivons une petite fille qui se rend dans une fête foraine. mais elle n'a pas suffisamment d'argent s'offrir les tours de manège qu'elle désire. Au fond de la foire, elle tombe sur une tente isolée: le cinéma panopticum. A l'intérieur, 5 bornes disposées en demi-cercle, ce qui renvoie à l'architecture panoptique. Pour une piècette, chaque borne déroule une histoire. La fillette va les regarder l'une après l'autre. de courtes histoires horriblement absurdes, petits condensés de cruautés et d'horreurs, comme ce que l'on peut imaginer dans un cabinets de curiosité comme celui de Karl Valentin.
Thomas Ott creuse inlassablement le même sillon. Un travail à la carte à gratter très méticuleux couplé à un univers sombre et teinté d'humour très noir. Il convoque des schémas classique des récits d'horreurs comme l'Hotel Mystérieux ou le Savant Fou. Il ajoute une touche de grotesque en utilisant le folklore de la Lucha Libre et du monde des morts mexicains dans l'un des récits. Cinema Panopticum s'inscrit parfaitement dans son univers si particulier. Si vous aimez Thomas Ott, ce livre aura parfaitement sa place dans votre bibliothèque. Si vous n'aimez pas, il n'y a aucune raison que celui-ci vous plaise. Si vous êtes curieux, pourquoi ne pas commencer par celui-ci ?
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sassenach
  11 décembre 2012
Comme tous les enfants, une fillette est attirée par la fête foraine qui s'est installée en ville. Elle flâne dans les allées et espère passer du bon temps mais toutes les attractions ne sont pas accessibles à son petit budget. En effet, elle n'a que cinq pièces à dépenser et elle ne trouve qu'un groupe de cinq machines permettant chacune de visionner un petit film en échange d'une pièce. Mais ces films peuvent être effrayants, présentant une vision de la vie qui diffère du quotidien habituel …
La couverture annonce bien l'ambiance de l'album ! Sur des pages au fond noir se détachent d'une à quatre vignettes sans texte qui utilisent la technique de la carte à gratter. Il faut avouer que ce n'est pas très courant ! Je connaissais cette technique pour l'avoir pratiqué à l'école mais j'ignorais jusqu'à peu qu'on avait pu faire des albums de bande dessinée entièrement basés sur celle-ci. Mais j'ai trouvé que cette technique particulière donnait vraiment le ton et créait l'atmosphère adéquate pour les histoires qui sont narrées dans cet album de Thomas Ott. C'est limite étouffant et quand la fillette découvre la tente abritant les 5 machines où on peut voir des petits films, cela devient encore pire. La montée en puissance est bien là et nous met en condition pour la découverte de films angoissants, bizarres, complètement décalés, avec une touche de fantastique et toujours avec une fin surprenante et effrayante. Alors quand on arrive au dernier film qui est aussi la fin de l'album, l'auteur sollicite encore plus ses lecteurs et j'ai d'autant plus apprécié mais chut, je n'en révèle pas plus car c'est à découvrir soi-même, si possible le soir pour se mettre encore plus dans l'ambiance !
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alouett
  05 avril 2012
En saisissant l'album, j'ai de suite été intriguée par l'expression du visage de la fillette de la couverture. En feuilletant, je me suis laissée submerger par la dominante de noir qui ressort et j'ai entraperçu des visages crispés, attristés ou angoissés…
J'ai mis plusieurs mois entre chacune de ces étapes avant de finalement passer à la lecture, non sans appréhension. J'ai apprivoisé cette fillette solitaire, l'ai vue reluquer la Fête foraine par-dessus la palissade, fureter à la recherche d'une attraction accessible pour cinq pièces de monnaie. Aucune ne l'est, sauf le Cinema Panocticum qui projette ses courts métrages.
Personne à l'accueil et ce grand rideau légèrement entre-ouvert. Cinq machines à 1Ø pièce.
Cinq chapitres :
The Girl. The Hotel. The Champion. The Experiment. The Prophet.
Ce mélange de fascination et de révulsion ne m'a pas quittée de toute ma lecture. Entre chaque chapitre, une courte transition de 3-4 planches mettant en scène l'enfant qui se déplace d'une machine à l'autre, insère une nouvelle pièce et observe les personnages enfermés dans ces prisons métalliques…
Le panoptique :
l'auteur revisite ce concept en faisant circuler la fillette au milieu de cinq boites mécaniques qui vont offrir au personnage un regard sur un court épisode de la vie d'un homme ou d'une femme. Chose particulière : les individus enfermés dans ces machines sont des personnes que l'enfant a croisé dans l'enceinte de la Fête foraine.
Une fois la pièce insérée, la fillette assiste médusée au spectacle qui se déroule sous ses yeux. Ses expressions m'ont fascinée. le trait de Thomas Ott est atypique, il crée une ambiance angoissante. Sur les visages ronds des adultes et des enfants, on lit l'horreur, la crispation et l'inquiétude. Étrange mélange contenu dans cet album blanc sur noir réalisé en carte à gratter. Les jeux de hachures créent de nombreuses déclinaisons de gris, donnant parfois l'impression que les personnages sortent des cases, comme lorsqu'on est face à un support en 3D. du moins, c'est le sentiment que j'ai eu tant j'ai été happée par cet album muet. La violence est suggérée, l'angoisse y couve à bas bruit. Je crois qu'à la découverte de chacun des cinq dénouements de nouvelle, mon visage devait être semblable à celui de la fillette.

Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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alecska
  29 août 2007
Tout en noir et blanc, sans texte, ce roman graphique est fascinant !
Je l'ai "lu" entièrement dans la librairie mais il n'était pas question que je ne l'achète pas, ce format me plait beaucoup.
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zazimuth
  06 septembre 2010
Publié par "L'Association" qui fait vivre des livres souvent novateurs et en dehors des cadres, "Panopticum" est un recueil de scénettes sans paroles plutôt sombres et parfois surréalistes. le fil conducteur est une fillette qui, à la foire, entre dans une attraction où elle peut visionner la vie de quelqu'un. L'homme à l'hôtel, le combat contre la mort, le myope, le prophète et enfin la fillette...
La fin est excellente et la structure particulièrement intelligente.
Lien : http://toutzazimuth.over-blo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
NievaNieva   24 janvier 2014
El Macho Vs La Muerte at 1 am Coliseo
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NievaNieva   24 janvier 2014
This is the end.
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