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ISBN : 2290328472
Éditeur : J'ai Lu (23/09/2002)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 196 notes)
Résumé :
La séduction : un art subtil, un rite mis à l'honneur pendant la Renaissance avec les cours d'amour, mais déjà chanté par Ovide.
La femme étant libre de ses sens et de ses sentiments, comment la conquérir ? Où tendre ses filets ? Compliments, promesses, larmes, baisers, hardiesse... Toutes les armes sont bonnes.
Celle que l'on aime une fois séduite, comment la retenir ?
Au terme d'un jeu dont le prix est le plaisir, l'amant raffiné a plus d'u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  06 mars 2014
Quand on se penche sur la littérature antique, on peut légitimement éprouver quelque frilosité à l'idée de se plonger dans des textes si anciens qu'on les taxerait un peu facilement de "poussiéreux".
Or, s'il est un texte antique qui ne ressemble à aucun autre, c'est bien "L'art d'aimer" d'Ovide. Ce traité frappe par sa modernité et parfois même son humour. Nonobstant une misogynie qui s'explique parfaitement par le contexte historique et culturel, les conseils et préconisations d'Ovide sur l'art de séduire, d'aimer puis d'être heureux dans son foyer et son couple révèlent une philosophie que nombre de mes contemporains voudraient faire leur.
Le texte est disponible en ligne en suivant le lien ci-dessous. Je ne saurais trop encourager les curieux et les amants de tout temps à y jeter un oeil ; certes, ils ne se le rinceront pas mais ils pourraient bien s'en trouver plus larges de vue !
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book-en-stock
  28 mars 2016
Voici un livre que je souhaitais lire depuis longtemps; le challenge «Pioche dans ma PAL de mars 2016» m'en a donné l'occasion.
Il s'agit d'un petit format, 96 pages dans la collection Librio. Cependant l'écriture est dense et de nombreuses réflexions philosophiques y sont menées. Il s'agit d'une oeuvre de jeunesse du poète latin Ovide, né (pour l'anecdote) à Sulmona, ville italienne dont la spécialité est la dragée.
Je qualifierai ce livre de traité car il est très organisé: d'abord en trois livres puis en chapitres avec des titres très précis. Dès le préambule, Ovide se pose comme le maître dans l'art d'aimer: «C'est l'expérience qui me dicte cet ouvrage: écoutez un poète instruit par la pratique» (p.10)
Il précise qu'il ne parlera que des liaisons permises.
Comment trouver l'objet de son amour, comment séduire la jeune fille puis comment faire durer son amour… le texte est parsemé d'exemples empruntés aux mythes antiques, chaque mythe étant rappelé à bon escient pour illustrer son propos. J'ai beaucoup aimé les revisiter ainsi comme par exemple l'enlèvement des Sabines, Ariane, Pasiphaé, le taureau d'airain à Agrigente…
Et pourtant, ce texte me paraît tellement moderne dans la description de certains sentiments.
J'ai également apprécié les très nombreux exemples liés aux chasseurs, aux animaux, à la nature en général, qui permettent à l'auteur d'illustrer régulièrement et surtout concrètement son discours et apporter une meilleure compréhension.
Le livre III est dédié aux femmes et multiplie les conseils sur la toilette, le soin à la personne, la posture à prendre, la voix...ect…
Je suis surprise de trouver ce texte encore actuel finalement. le style est très littéraire et soigné (c'est un poète qui s'exprime) et c'est un véritable plaisir que de le parcourir.
Une lecture appréciée et que je place dans les incontournables!
Pioche dans ma PAL mars 2016
Challenge Multi-défis 2016 (item : un livre dont le titre contient un verbe à l'infinitif)
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candlemas
  21 décembre 2017
Après mon commentaire du Banquet, il me semblait naturel d'enchainer sur L'Art d'Aimer d'Ovide. Passant de la Grèce à Rome - et du rapport entre hommes au rapport hommes-femmes- et contemporain du Christ, il s'agit d'un oeuvre en vers, courte, et l'on retrouvera dans la traduction un agréable phrasé, réminiscence du poème élégiaque original.
Lui aussi parle de l'Amour , depuis la parade amoureuse jusqu'à la sauvegarde du couple "durable". Incroyablement moderne, Ovide parle de "l'art" amoureux sans artifices, parfois crûment, sur ton libertaire et souvent satyrique. On pourra trouver certains aspects désuets, et l'enseignement "technique" un peu ridicule et prétentieux -l'amour ne se créant pas avec des recettes de cuisine- ; et bien sûr, on pourra regretter que la femme y soit plus longuement présentée comme objet du désir des hommes que comme sujet, mais elle n'est pas oubliée pour autant, et, parmi ses recommandations, Ovide place bien souvent l'homme dans une forme de soumission amoureuse... elle est clairement la maîtresse absolue du jeu amoureux, le traité s'adressant aux hommes, à qui il faut par contre tout expliquer... quelle belle lucidité !
Je ne dirais pas que ce texte est érotique ; il n'est ni le kamasutra, ni le satyricon ; mais, avec une fraîcheur incroyable, il "enseigne", sur un ton d'histrion, techniques d'approche et conseils vieux comme le christianisme, pour conserver le plus possible passion , puis tendresse. Ainsi, ce dialogue avec cet ancien nommé Ovide apparaît O combien plus pertinent que l'approche grossière et fuyante des paltoquets du XXIème siècle ! Jeunes -et moins jeunes- gens qui désirez trouver l'Amour, relisez Ovide ! Pour ma part je rougis d'avoir si mal mis en pratique ces dernières années la partie relative aux conseils pour le conserver... ; ))
A lire donc au second degré, mais bien plus instructif que nos revues modernes pour désespérés de l'Amour...
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ahasverus
  28 juin 2013
Sur les conseils d'une amie, je suis allé à la bibliothèque Nucéra, à Nice, chercher cet ouvrage d'Ovide. J'ai eu la surprise de voir que les SDF avait investi les lieux, comme dans "à la recherche de Franck Burns" que j'ai vu récemment. J'ai noté qu'une bibliothécaire, croisant un SDF, touchait son bras d'un air complice, j'ai trouvé ça gentil et ça rachetait beaucoup de saloperies, et j'ai pensé qu'ils étaient sûrement là depuis longtemps, ces SDF, peut-être depuis toujours, et que c'est moi qui ne les voyait pas. Je me suis souvenu aussi qu'on était tous faits de la même boue et je suis retourné à mes préoccupations.
J'ai fouiné dans le rayon Littérature latine et j'ai déniché "l'Art d'aimer". Cet exemplaire provient des éditions Complexe, collection "La Plume et le Pinceau", une boite belge. Il s'ouvre par une préface de Jacques Lacarrière et est parsemé d'aquarelles de Gabriel Lefebvre. C'est un bien bel objet, tracé sur un papier granuleux, très agréable au toucher et j'étais content de l'ouvrir.
Il s'agit d'une adaptation plus que d'une traduction. C'est là tout mon problème ! Ce postulat est si ardemment défendu dans la préface de Lacarrière et la postface de Carl Deroux que la puce qui squatte le lobe de mon oreille aurait dû crier gare et est actuellement en train d'expliquer sa défaillance dans le bureau de mon DRH.
Les vagabondages de Michel Grodent m'ont laissé perplexe : Avais-je affaire à du Ovide ou à du Grodent ? "Ô vous qui aspirez à un amour durable, quittez toute arrogance !". Voici Béatrice et Dante qui débarquent main dans la main au milieu du théâtre antique. Ce n'est un exemple parmi d'autres de ce qui sapait ma concentration.
Côté traduction, les choix de Grodent ne sont pas plus heureux : "L'existence des dieux est un avantage et puisque c'est un avantage, croyons à leur existence !" me semble faible au regard d'une version citée par Carl Deroux : """Il est utile que les dieux existent, et, comme c'est utile, croyons qu'ils existent''. J'arrête la démonstration pour ne pas surcharger mon propos mais il ne s'agit, là encore, que d'un exemple.
Même si j'ai trouvé cette lecture agréable et parsemée de pépites , mon plaisir,vous l'aurez compris, a été partiellement gâché par le traitement de Grodent qui parvenait même à glisser l'anachronique "vacherie" au détour d'une phrase, crevant la bulle que le texte installait dans mon imaginaire.
J'ai cependant compris l'essentiel du propos qui m'invite, pour me décoincer, à un séjour au Cap-d'Agde où je devrais argumenter aux plus réticentes "Que vous soyez possédées par un homme ou par mille, qu'à cela ne tienne, la chose dont je parle résiste mieux à l'usure que le fer ou la pierre". J'y viendrai avec mon ex-ami D. M., qui me proposait, la dernière fois qu'on s'est vus, d'aller un soir dans un club échangiste en m'expliquant qu'on pouvait juste y dîner dans une ambiance sympathique, des tas de gens font ça.
Le pragmatisme ironique d'Ovide, pas si éloigné des Stoïciens finalement, souligne cette obsession du mâle pour le sexe et les masques qu'il emprunte pour arriver à ses fins dans cette comédie permanente qu'est la vie. Çà me renvoie à la question d'un autre Belge, Philippe Geluck, qui se demandait : quand l'homme a découvert que la vache donnait du lait, que cherchait il exactement à faire ce jour là ?
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frconstant
  23 mai 2017
Avec son traité relatif à « L'art d'aimer », Ovide, pas spécialement connu pour son humour et sa maîtrise managériale d'un second degré, se revendique poète et homme d'expérience. Dont acte. Pourtant, de facto, il place la femme au second plan, le premier étant entièrement consacré à sa misogynie que, paraît-il, l'Histoire de son temps pourrait expliquer!
Le lecteur aura compris ma prise de distance avec les propos de l'auteur même si je reconnais à « L'art d'aimer » le statut de classique encore régulièrement présenté aux étudiants latinistes sous sa forme livresque ou au travers d'un monologue théâtral qui, ma foi, peut le mettre en valeur.
Malgré les très nombreuses références aux statures de la Rome antique, la version française que j'ai lue était lascivement couchée au coeur d'une tablette et relevait de la forme numérique… Il y a lieu d'admirer le grand écart entre l'écriture d'époque et les technologies modernes qui la supportent aujourd'hui ! Avec un texte bien équilibré, les assertions d'Ovide peuvent être joliment balancées aux lecteurs ou spectateurs qui ne manqueront pas de trouver la langue belle et, probablement, le sujet léger mais plaisant.
Pour ma part, sur le fond, je n'ai guère trouvé à me sustenter. L'art d'aimer qui aurait pu susciter en moi des envolées célestes et faire naître à foison des projets de vie, tous plus intéressants les uns que les autres a été tristement réduit à l'art de plaire, voire même seulement celui de paraître. Quel gâchis !
Et ce n'est pas le déploiement constant de propos misogynes qui sauvera la mise au poète. Fort heureusement, de nos jours, de tels débordements ne peuvent qu'apparaître politiquement incorrects et mal venus … Regrettable qu'une telle maîtrise de la langue se perde et s'anéantisse dans une vision du monde qui tronque la Femme. Même si je partage la conviction qu'aimer est un art à cultiver, je ne peux que constater que le niveau des idées, du discours du poète ne dépasse pas celui de bien des articles racoleurs de nombreux magazines actuels. Tous « Flair'ent » les recettes de séduction, aucun ne développe l'arôme enivrant de l'Amour !
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
SeirenSeiren   03 octobre 2012
La beauté est un bien fragile: tout ce qui s'ajoute aux années la diminue ; elle se flétrit par sa durée même ; ni les violettes, ni les lis à la corolle ouverte ne sont toujours en fleurs, et, la rose tombée, l'épine se dresse seule. Toi aussi, bel adolescent, tu connaîtras bientôt les cheveux blancs ; tu connaîtras bientôt les rides, qui sillonnent le corps. Forme-toi maintenant l'esprit, bien durable, qui sera l'appui de ta beauté: seul il subsiste jusqu'au bûcher funèbre.
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candlemascandlemas   21 décembre 2017
L'âge.

Ne t'informe pas de son âge, ni du consul sous lequel elle est née, surtout si elle n'est plus dans la fleur de l'âge. (...) Jeunes gens, cet âge, ou même un âge plus avancé n'es tpas inutile ; oui, ce champ qu'on dédaigne portera des moissons ; oui ce champ est bon à ensemencer. (... ) A cet âge les femmes sont plus savantes en l'amoureux travail , et qui possèdent l'expérience qui seule fait les artistes. par des soins elles compensent les outrages du temps ; elle se prêteront pour l'amour à mille attitudes (...) chez elle le plaisir nait sans provocation artificielle ; pour qu'il soit vraiment agréable il faut que la femme et l'homme y prennent part également (...) je hais la femme qui se livre parce qu'elle doit se livrer, et qui, n'éprouvant rien , songe à son tricotage.
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LydiaBLydiaB   29 novembre 2010
L'amour est de nature peu traitable; souvent même il me résiste; mais c'est un enfant; cet âge est souple et facile à diriger. Chiron éleva le jeune Achille aux sons de la lyre, et, par cet art paisible, dompta son naturel sauvage : celui qui tant de fois fit trembler ses ennemis, qui tant de fois effraya même ses compagnons d'armes, on le vit, dit-on, craintif devant un faible vieillard et docile à la voix de son maître, tendre au châtiment des mains dont Hector devait sentir le poids. Chiron fut le précepteur du fils de Pélée; moi je suis celui de l'amour; tous deux enfants redoutables, tous deux fils d'une déesse. Mais on soumet au joug le front du fier taureau; le coursier généreux broie en vain sous sa dent le frein qui l'asservit : moi aussi, je réduirai l'Amour, bien que son arc blesse mon cœur, et qu'il secoue sur moi sa torche enflammée. Plus ses traits sont aigus, plus ses feux sont brillants, plus ils m'excitent à venger mes blessures. Je ne chercherai point, Phébus, à faire croire que je tiens de toi l'art que j'enseigne : ce n'est point le chant des oiseaux qui me l'a révélé; Clio et ses sœurs ne me sont point apparues, comme à Hésiode, lorsqu'il paissait son troupeau dans les vallons d'Accra. L'expérience est mon guide; obéissez au poète qui possède à fond son sujet. La vérité préside à mes chants; toi, mère des amours, seconde mes efforts !
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hupomnematahupomnemata   04 janvier 2011
DONNER DES PREUVES DE DÉVOUEMENT.

Souvent, aux approches de l'automne, lorsque l'année est dans sa plus belle période, et que le raisin gonflé d'un jus vermeil est presque rouge, lorsque nous éprouvons tour à tour un froid qui nous resserre ou une chaleur qui nous détend, cette inconstance de la température fatigue les corps. Puisse ton amie rester bien portante! Mais si quelque indisposition la force à garder le lit, si, malade, elle ressent la maligne influence du ciel, qu'elle voie bien alors ton amour et ton dévouement! Alors sème le grain que, plus tard, tu moissonneras à pleine faux. Ne te laisse point rebuter par les exigences de la malade; que tes mains lui rendent tout les services qu'elle autorisera; qu'elle te voie pleurer; qu'aucune répugnance ne te fasse repousser son baiser et que ses lèvres désséchées boivent tes larmes!
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hupomnematahupomnemata   02 janvier 2011
A ce spectacle assisteront pleins de joie et pêle-mêle jeunes hommes et jeunes femmes, tous le coeur dilaté par ce jour où tu triompheras; si l'une d'elles demande le nom des rois, ou bien quels sont ces lieux, ces montagnes, ces rivières dont on porte la représentation, réponds toujours; n'attends pas les questions; même quand tu ne sais pas, parle comme si tu connaissais la chose à fond. Voici l'Euphrate, le front ceint de roseaux; celui qui porte cette longue chevelure bleu sombre, c'est le tigre; ceux qui viennent, dis que ce sont les Arméniens; cette femme est la perse, dont le premier roi fut petit-fils de Danaé; voici une ville qui exista dans les vallées des Archéménides. Ce captif ou cet autre étaient des généraux; et tu trouveras des noms à mettre sur leur visage, exacts, si tu peux, du moins vraisemblables.

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Videos de Ovide (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Ovide
Émission « Poésie sur Parole », par André Velter, diffusée le 3 novembre 2001 sur France Culture. Invité : Danièle Robert, pour discuter de sa traduction des 'Métamorphoses'
Dans la catégorie : Poésie italienneVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues italiques. Littérature latine>Poésie italienne (26)
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